Auteur/autrice : fred

  • Notre Dame des Douleurs

    Il y a deux espèces de martyre : l’un manifeste, l’autre secret ; l’un visible, l’autre caché ; l’un dans la chair, l’autre dans le cœur. (…) Le martyre du cœur dépasse les tourments de la chair.

    Aussi la glorieuse Vierge a-t-elle triomphé dans ce genre de souffrance, d’autant plus glorieuse qu’elle était plus proche quand, attachée à la croix adorable de la passion du Seigneur, elle puisa au calice, elle but la passion et, abreuvée au torrent de douleurs, elle put endurer une douleur à jamais sans pareille. Elle court à la suite de Jésus non seulement à l’odeur de ses parfums, mais dans l’abondance de ses douleurs ; non seulement dans la joie des consolations, mais aussi dans le débordement des souffrances. Mère, elle voyait son Fils, le véritable Salomon, avec le diadème dont elle l’avait couronné et, elle-même couronnée d’une couronne d’affliction, elle allait à sa suite.

    Elle se tenait debout auprès de la croix (Jn 19,25) pour considérer (…) la tête très douce de son Fils, ointe d’huile de préférence à ses compagnons, frappée avec un roseau et couronnée d’épines. Elle voyait le plus beau des enfants des hommes qui n’avait plus ni éclat ni beauté. Elle voyait méprisé et ravalé au dernier rang celui qui est exalté au-dessus de tous les peuples. Elle voyait le Saint des saints crucifié avec les scélérats et les impies. Elle voyait les yeux de cet homme sublime s’abaisser, et la tête de celui qui soutient l’univers se pencher, inclinée sur ses épaules, la très sereine face de Dieu se flétrir, et s’évanouir la beauté de son visage.

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

     

     

     

  • Fête de la Croix Glorieuse

    Celui-ci a été crucifié pour nos fautes – réellement –. Que si tu veux le nier, ce lieu illustre te confond, ce bienheureux Golgotha où justement nous voici rassemblés en raison de celui qui y fut crucifié. Ajoute que du bois de la croix divisé en fragments, toute la terre est désormais remplie. Or il a été crucifié non pas pour des fautes personnelles, mais afin que nous soyons délivrés, nous, de nos fautes à nous. Et il a été alors méprisé par les hommes, et, en tant qu’homme, souffleté ; mais il a été, en tant que Dieu, reconnu par la création : car le soleil, à la vue de son Maître outragé, s’éclipsa en tremblant, incapable de supporter ce spectacle. (…)

    Ne rougissons pas de la croix du Christ ; même si un autre la cache, toi marque-la apparemment sur ton front afin que les démons à la vue de ce signe royal s’enfuient au loin, terrifiés. Trace ce signe au moment de manger et de boire, de t’asseoir, de te lever, de parler, de marcher, bref en toute action. Car celui qui a été crucifié ici, est en haut dans les cieux.

    Si en effet, après sa crucifixion et son ensevelissement, il est resté dans la tombe, nous aurions à rougir ; bien au contraire, crucifié sur notre Golgotha, il s’est, de la montagne du Levant, du mont des Oliviers, élevé dans le ciel. En effet, descendu de notre terre aux enfers et remonté ensuite vers nous, il est monté encore de chez nous dans le ciel, tandis que le Père l’acclamait en disant : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis un escabeau sous tes pieds » (Ps 109,1).

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

     

     

     

     

  • « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. »

    Malheur à ceux qui gardent leur richesse en dépôt !
    Malheur à ceux qui veulent recevoir leur gloire des hommes !
    Malheur à ceux qui se faufilent parmi les riches
    au lieu de désirer la gloire de Dieu, la richesse de Dieu,
    de désirer être unis avec lui et rien d’autre,
    car vain est le monde et tout ce qui est dans le monde,
    tout ne sera que vanités des vanités. (…)
    Malheur, mon âme, à ceux qui désirent la gloire des hommes,
    car alors ils seront privés de la gloire de Dieu !
    Malheur, mon âme, à ceux qui gardent leur richesse entassée,
    car là-bas ils soupireront après une goutte d’eau !
    Malheur, mon âme, à ceux qui mettent dans l’homme leur espérance,
    car l’homme mourra, et avec lui leurs espoirs,
    et alors ils se trouveront dénués de tout espoir !
    Malheur, mon âme, à ceux qui trouvent ici-bas leur repos,
    car là-bas ils trouveront éternellement l’affliction !

    Dis-moi, mon âme, pourquoi es-tu triste, que recherches-tu des biens de cette vie !
    réponds-moi et je t’enseignerai de chacun l’utilité,
    laisse-toi instruire, apprends ce qu’il y a de bon en chacun.
    Veux-tu être glorifiée, dis-moi, veux-tu être louée ?
    Écoute donc ce qu’est l’honneur et ce qu’est le déshonneur.
    L’honneur, c’est d’honorer tous les êtres, mais Dieu plus qu’eux tous,
    de gagner pour toute richesse ses commandements
    et pour eux de souffrir les injures, pour eux les insultes,
    pour eux de supporter les outrages de toute sorte.
    Lorsqu’en effet, mon âme, tu t’es efforcée en quelque occasion
    d’honorer Dieu, de le glorifier, et pour cela tu as été outragée, méprisée,
    c’est alors que tu as obtenu l’honneur et la gloire qui demeurent,
    car la gloire de Dieu ne manquera pas de venir sur toi ;
    c’est alors que tous les anges te loueront,
    car tu auras honoré Dieu, Dieu qu’ils chantent eux-mêmes.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

     

     

     

  • « Il passa la nuit à prier Dieu. »

    La prière du Christ à Gethsémani est la rencontre de la volonté humaine de Jésus Christ avec la volonté éternelle de Dieu… Le Fils s’est fait homme pour qu’ait lieu cette rencontre de sa volonté humaine avec celle du Père. Il s’est fait homme pour que cette rencontre soit pleine de la vérité sur la volonté humaine et sur le cœur humain, ce cœur qui veut faire disparaître le mal, la souffrance, le jugement, la flagellation, la couronne d’épines, la croix et la mort. Il s’est fait homme pour que sur ce fond de la vérité sur la volonté humaine et sur un cœur humain apparaisse toute la grandeur de l’amour qui s’exprime dans le don de soi et le sacrifice : « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique » (Jn 3,16). A l’heure où le Christ prie, l’amour éternel doit se confirmer par l’offrande du cœur humain. Et il se confirme : le Fils ne refuse pas à son cœur de devenir l’autel, le lieu de l’élévation, avant de devenir l’emplacement de la croix…

    La prière est donc la rencontre de la volonté humaine avec la volonté de Dieu. Son fruit privilégié est l’obéissance du Fils envers le Père : « Que ta volonté soit faite ». Cependant, l’obéissance ne signifie pas d’abord le renoncement à sa propre volonté, mais une réelle ouverture du regard spirituel, de l’ouïe spirituelle, vers cet Amour qui est Dieu même. C’est cet Amour que Dieu est (1Jn 4,16), lui qui a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Voici donc l’homme, voici Jésus Christ, le Fils de Dieu ; après sa prière à Gethsémani il se relève, raffermi par cette obéissance par laquelle il a de nouveau rejoint cet amour, ce don du Père au monde et à tous les hommes.

    Cardinal Karol Wojtyla (Saint Jean Paul II)

     

     

     

     

  • Ne cachez pas la vérité !

    Jésus : « Souvenez-vous du courage avec lequel, au milieu même de Mes ennemis pendant même qu’ils complotaient pour Me perdre, J’ai proclamé, à leur face, la criant bien haut, la doctrine de vérité, et ces vérités mêmes que Je savais leur être les plus odieuses, les plus insupportables… Souvenez-vous avec quel courage J’ai fait devant eux, au milieu d’eux, ces miracles, ces guérisons, ces actes qui les transportaient de rage et leur faisaient jurer Ma Mort… Je l’ai fait pour vous, pour votre bien, afin de prêcher la vérité bien haut et afin de donner, à tous les hommes, une leçon de courage dans l’accomplissement des devoirs religieux en particulier ; afin de donner, aux pasteurs des âmes, une leçon de courage dans la prédication. Ne cachez pas la vérité, quoi qu’il doive vous en coûter ; si vous en êtes martyrs, tant mieux : vous régnerez plutôt avec Moi dans la maison de Mon Père…

    Mais, souvenez-vous de l’exemple que Je vous donne. Je suis la lumière, Je n’ai pas le droit de me mettre sous le boisseau : il faut que J’éclaire les hommes, même malgré eux, jusqu’à ce que Mon Père fasse sonner l’heure de Mon repos ; vous de même, vous qui êtes pasteurs d’âmes ; je vous ai mis sur le chandelier (…) ; vous êtes obligés de semer la semence que Je vous ai confiée, de crier sur les toits la doctrine que Je vous ai confiée à l’oreille. Criez, semez, prêchez ; faites-le avec une joie d’autant plus douce qu’en le faisant, non seulement vous M’obéissez, mais vous M’imitez…

    Qu’on vous écoute ou qu’on ne vous écoute pas, prêchez toujours, et priez toujours pour que vos paroles rapportent du fruit ; si elles n’en rapportent pas, continuez sans tristesse ni découragement, avec une certaine joie de cet insuccès, puisque, n’ayant pas de succès, vous partagez Mon sort… »

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

     

     

     

     

  • Ne souffrez aucune division

    Réglez tous votre conduite sur celle de Dieu : respectez-vous les uns les autres, et ne considérez pas votre prochain avec les yeux de la chair, mais ayez les uns pour les autres une charité constante en Jésus Christ.

    Ne souffrez parmi vous aucune division, mais que votre union avec votre évêque et avec vos chefs soit une image et une démonstration de la vie éternelle. De même que le Seigneur n’a rien fait ni par lui-même, ni par les Apôtres sans le Père avec lequel il est un, ne faites rien vous non plus en dehors de l’évêque et des prêtres. Ne croyez pas que vous puissiez rien faire de bon séparément : il n’y a de bon que ce que vous faites en commun.

    Une même prière, une même supplication, un seul esprit, une même espérance animée par la charité dans la joie incorruptible : tout cela c’est Jésus Christ, au-dessus duquel il n’y a rien. Accourez tous vous réunir dans l’unique temple de Dieu, autour de l’unique autel, c’est-à-dire en Jésus Christ un, qui est sorti du Père un, sans cesser de lui être uni.

    Saint Ignace d’Antioche (?-v. 110)

     

     

     

  • « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

    Le troisième commandement du Décalogue rappelle la sainteté du sabbat : « Le septième jour est un sabbat ; un repos complet consacré au Seigneur » (Ex 31,15 ; cf. 20,8).

    L’Écriture fait à ce propos mémoire de la création : « Car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, mais il s’est reposé le septième jour. Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat, il l’a sanctifié » (Ex 20,11).

    L’Écriture révèle encore dans le jour du Seigneur un mémorial de la libération d’Israël de la servitude en Égypte : « Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu. Voilà pourquoi le Seigneur ton Dieu te commande de pratiquer le jour du sabbat » (Dt 5,15).

    Dieu a confié à Israël le sabbat pour qu’il le garde en signe de l’alliance infrangible. Le sabbat est pour le Seigneur, saintement réservé à la louange de Dieu, de son œuvre de création et de ses actions salvifiques en faveur d’Israël…

    L’Évangile rapporte de nombreux incidents où Jésus est accusé de violer la loi du sabbat. Mais jamais Jésus ne manque à la sainteté de ce jour. Il en donne avec autorité l’interprétation authentique : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (Mc 2,27). Avec compassion, le Christ s’autorise « le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que le mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer » (Mc 3,4). Le sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes et de l’honneur de Dieu. « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

    Catéchisme de l’Église catholique

     

     

     

  • Fête de la Nativité de la Vierge Marie

    « Le nom de la vierge était Marie » (Lc 1,27). Ce nom signifie, dit-on, « étoile de la mer », et il convient admirablement à la Vierge mère. Rien n’est plus juste que de la comparer à une étoile qui donne ses rayons sans être altérée, comme elle enfante son fils sans dommage à son corps vierge. Elle est bien cette noble « étoile issue de Jacob » (Nb 24,17), dont la splendeur illumine le monde entier, qui brille dans les cieux et pénètre jusqu’aux enfers. (…) Elle est vraiment cette étoile belle et admirable qui devait se lever au-dessus de la mer immense, étincelante de mérites, éclairant par son exemple.

    Vous tous, qui que vous soyez, qui vous sentez aujourd’hui en pleine mer, secoués par l’orage et la tempête, loin de la terre ferme, gardez vos yeux sur la lumière de cette étoile, pour éviter le naufrage. Si les vents de la tentation se lèvent, si tu vois approcher l’écueil de l’épreuve, regarde l’étoile, invoque Marie ! Si tu es ballotté par les vagues de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance ou de la jalousie, lève les yeux vers l’étoile, invoque Marie. (…) Si tu es troublé par la grandeur de tes péchés, humilié par la honte de ta conscience, épouvanté par la crainte du jugement, si tu es sur le point de sombrer dans le gouffre de la tristesse et du désespoir, pense à Marie. Dans le péril, l’angoisse, le doute, pense à Marie, invoque Marie !

    Que son nom ne quitte jamais tes lèvres ni ton cœur. (…) En la suivant, tu ne t’égareras pas ; en la priant, tu désespéreras pas ; en pensant à elle, tu éviteras toute fausse route. Si elle te tient par la main, tu ne sombreras pas ; si elle te protège, tu ne craindras rien ; sous sa conduite, tu ignoreras la fatigue ; sous sa protection, tu arriveras jusqu’au but. Et tu comprendras par ta propre expérience combien sont justes ces paroles : « Le nom de la vierge était Marie ».

    Saint Bernard (1091-1153)

     

     

     

  • Jeter son filet à la lumière de la foi

    [Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Ô fille très chère, il est raconté dans le saint Évangile, que lorsque ma Vérité commanda au glorieux apôtre Pierre de jeter à la mer ses filets, Pierre répondit, que toute la nuit il s’était fatigué sans rien prendre (Lc 5,5), mais, ajouta-t-il, sur votre commandement, je vais le jeter. Il le jeta ; il prît une si grande quantité de poissons qu’il ne le pouvait retirer seul, et qu’il dut appeler les disciples à son aide. Considère cet acte de Pierre ! Dans la réalité qui vient d’être décrite, tu découvriras une figure, et tu comprendras par tout ce que je t’ai dit que cette figure s’applique à toi. (…)

    Pierre, t’ai-je dit, au commandement du Verbe, jeta le filet : il fut donc obéissant, en croyant avec une foi vive, qu’il prendrait du poisson, et il en prit en effet beaucoup ; mais ce ne fut pas pendant la nuit. Sais-tu quel est ce temps de la nuit ? C’est la nuit ténébreuse du péché mortel, où l’âme est privée de la lumière de la grâce. En cette nuit, elle ne saurait rien prendre, parce qu’elle jette le filet de son désir non dans l’océan de vie, mais dans la mer morte, où elle ne trouve que la faute qui n’est pas quelque chose. Elle se fatigue en vain, tous ses efforts sont inutiles. Ceux qui s’imposent toutes ces peines se font les martyrs du démon, non du Christ crucifié.

    Mais, quand le jour paraît, quand l’âme sort de la nuit du péché, pour recouvrer la lumière de la grâce, elle retrouve du même coup dans son esprit le commandement de la loi que je lui ai donnée, de jeter le filet, à la parole de mon Fils, en m’aimant pardessus toute chose, et le prochain comme soi-même. Docile dès lors à la lumière de la foi, avec une ferme confiance, elle jette son filet, sur sa parole, en suivant la doctrine et les exemples de ce doux Verbe d’amour et de ses disciples.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

     

  • « Il sortit et se retira dans un endroit désert. »

    Ne peut-on raisonnablement avancer que le désert est le temple sans bornes de notre Dieu ? Car celui qui habite dans le silence doit certainement se plaire dans les lieux retirés. C’est là que souvent il s’est manifesté à ses saints ; c’est à la faveur de la solitude qu’il a daigné rencontrer les hommes.

    C’est dans le désert que Moïse, la face inondée de lumière, voit Dieu. (…) Là, il est admis à converser familièrement avec le Seigneur ; il échange parole contre parole ; il s’entretient avec le Maître du ciel ainsi que l’homme a coutume de s’entretenir avec son semblable. Là, il reçoit le bâton puissant en prodiges ; et après être venu au désert comme pasteur de brebis, il quitte le désert en pasteur de peuples (Ex 3 ; 33,11 ; 34).

    De la même manière, le peuple de Dieu, quand il doit être libéré d’Égypte et délivré des œuvres terrestres, ne gagne-t-il pas des lieux écartés, ne se réfugie-t-il pas dans les solitudes ? Oui, c’est dans le désert qu’il va approcher ce Dieu qui l’a arraché à la servitude. (…) Et le Seigneur se faisait le chef de son peuple en guidant ses pas à travers le désert. Sur la route, de jour et de nuit, il déployait une colonne, flamme ardente ou nuée rayonnante, signe venu du ciel. (…) Les enfants d’Israël obtinrent donc de voir le trône de Dieu et d’entendre sa voix, tandis qu’ils vivaient dans les solitudes du désert. (…)

    Faut-il ajouter qu’ils ne parviennent à la terre de leurs désirs qu’après avoir séjourné au désert ? Pour que le peuple entre un jour en possession d’une contrée où coulaient le lait et le miel, il lui a fallu d’abord passer par des lieux arides et incultes. C’est toujours par des campements au désert que l’on s’achemine vers la véritable patrie. Qu’il habite une terre inhabitable, celui qui veut « voir les biens du Seigneur dans la terre des vivants » (Ps 26,13). Qu’il soit l’hôte du désert, celui qui veut devenir le citoyen des cieux.

    Saint Eucher (? – v. 450)