Étiquette : prière

  • La prière humble et insistante

    Une Cananéenne s’approcha de Jésus et se mit à le supplier à grands cris pour sa fille qui était possédée par le démon. (…) Cette femme, une étrangère, une barbare, sans aucun lien avec la communauté juive, qu’était-elle sinon une chienne indigne d’obtenir ce qu’elle demandait ? « Il n’est pas bien, dit Jésus, de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » Pourtant, sa persévérance lui a mérité d’être exaucée. Celle qui n’était qu’une chienne, Jésus l’a élevée à la noblesse des petits enfants ; bien plus, il l’a comblée d’éloges. Il lui dit en la renvoyant : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux » (Mt 15,28). Quand on entend le Christ dire : « Ta foi est grande », on n’a pas à chercher d’autre preuve de la grandeur d’âme de cette femme. Vois comme elle a effacé son indignité par sa persévérance. Remarque également que nous obtenons davantage du Seigneur par notre prière que par la prière des autres.

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

     

     

     

  • Divine Miséricorde

    Miséricorde divine, qui nous accompagnes pendant toute la vie, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous enveloppes particulièrement à l’heure de notre mort, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous donnes la vie éternelle, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, présente à chaque instant de la vie, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous protèges du feu de l’enfer, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui convertis des pécheurs endurcis, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, merveille pour les anges, inconcevable pour les saints, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, insondable dans tous les mystères divins, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous relèves de toute misère, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, source de notre bonheur et de notre joie, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, nous appelant du néant à l’existence, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui portes dans tes mains tout ce qui existe, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, couronnant tout ce qui existe et existera, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, en laquelle nous sommes tous plongés, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, doux apaisement des cœurs tourmentés, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, seul espoir des âmes désespérées, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, repos des cœurs, paix au milieu des frayeurs, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, délice et merveille des âmes saintes, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous donnes l’espérance contre toute espérance, j’ai confiance en toi.

    Ô Dieu éternel, dont la miséricorde est insondable et le trésor de compassion inépuisable, regarde-nous avec bonté et comble-nous de ta miséricorde pour que nous ne désespérions pas dans les moments difficiles, que nous ne perdions pas courage, mais que nous nous soumettions avec grande confiance à ta sainte volonté qui est l’amour et la miséricorde même.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

     

  • Prier avec foi et confiance

    Il faut que nos prières soient faites avec confiance, et avec une espérance ferme que le bon Dieu peut et veut nous accorder ce que nous lui demandons, si nous le demandons comme il faut. Dans tous les endroits où Jésus-Christ nous promet de tout accorder à la prière, il met toujours cette condition : « Si vous la faites avec foi. » Quand quelqu’un lui demandait sa guérison ou autre chose, il ne manquait jamais de leur dire : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. » (Mt 9, 29) D’ailleurs, mes frères, qui pourrait nous porter à douter, puisque notre confiance est appuyée sur la toute-puissance de Dieu qui est infinie, et sur sa miséricorde qui est sans bornes, et sur les mérites infinis de Jésus-Christ au nom duquel nous prions. Quand nous prions au nom de Jésus-Christ, ce n’est pas nous qui prions mais c’est Jésus-Christ lui-même qui prie son Père pour nous.

    L’Évangile nous donne un bel exemple de la foi que nous devons avoir en priant, dans la personne de cette femme qui était atteinte d’une perte de sang. Elle se disait en elle-même : « Si je peux seulement toucher le bord de son manteau, je suis sûre d’être guérie. » (Mt 9,21) Vous voyez qu’elle croyait fermement que Jésus-Christ pouvait la guérir ; elle attendait avec une grande confiance une guérison qu’elle désirait ardemment. En effet, le Sauveur passant près d’elle, elle se jette aux pieds de Jésus-Christ, lui touche son manteau, et aussitôt elle est guérie. Jésus-Christ voyant sa foi, la regarde avec bonté, en lui disant : « Allez, votre foi vous a sauvée. » (Mt 9, 22) Oui, mes frères, c’est à cette foi et à cette confiance que tout est promis.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

     

     

     

  • En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, le chapelet et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, du Pape, à l’ouverture de la Maison de Marie, aux offenses faites au Père, aux victimes du fanatisme, de la guerre et à tous ceux partis trop tôt.

  • Dirige nos pas sur le chemin de la droiture !

    Ô Feu de l’Esprit Saint,
    Loué sois-tu, toi qui œuvre au son des tambourins et des cithares.
    Lorsque tu enflammes l’esprit des hommes,
    Le tabernacle de leur âme s’emplit de ta puissance.
    Alors la volonté s’élève et suscite l’appétit de l’âme
    Et le désir de Dieu devient son guide.
    L’intelligence t’invoque par de doux chants
    Et te bâtit des temples de sagesse
    Qui s’exhalent en œuvre d’or.

    Tu portes toujours l’épée qui tranche
    Ce que le fruit du péché marque de son crime.
    Quand la volonté et les désirs se perdent dans le brouillard,
    Et que l’âme vole et tournoie de tous côtés,
    L’Esprit demeure le lien de la volonté et du désir.

    Quand l’âme elle-même se dresse pour chercher à voir la pupille du mal
    Et atteindre la gueule de la débauche, tu l’éprouves par le feu,
    Car telle est ta volonté.
    Quand la raison se laisse glisser sur la pente du mal,
    Tu la serres et la resserres, et tu la fais revenir par toutes sortes d’épreuves,
    Car telle est ta volonté.
    Et si le mal ose lever contre soi son épée,
    Tu la lui retournes en plein cœur,
    Comme tu l’as fait au premier Ange déchu,
    Dont tu jetas la tour d’orgueil au fond de l’enfer.
    Mais tu as élevé ici une autre tour pour les publicains et les pécheurs
    Qui te confessent leurs péchés et leurs œuvres.

    Toute créature te loue, vie de toute chose,
    Baume très précieux qui transfigures nos blessures béantes et souillées
    En pierre précieuses !
    Daigne maintenant nous rassembler tous ensemble en Toi,
    Et diriger nos pas sur le chemin de la droiture. Amen.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

     

     

     

  • Donne-moi la force de te chercher !

    Seigneur, notre Dieu, nous croyons en toi,
    Père, Fils et Saint-Esprit. (…)
    Autant que je l’ai pu,
    autant que tu m’en as donné le pouvoir,
    je t’ai cherché,
    j’ai désiré voir ce que j’ai cru,
    j’ai beaucoup débattu et travaillé.
    Seigneur, mon Dieu, mon unique espoir,
    permets que je ne me lasse jamais de te chercher,
    mais fais que je cherche toujours ardemment ta Face.
    Donne-moi la force de te chercher,
    toi qui m’a fait te trouver,
    toi qui m’a donné de plus en plus
    l’espoir de te trouver.
    Devant toi est ma fermeté et mon infirmité,
    garde celle-là, guéris celle-ci ;
    devant toi est ma force et mon ignorance.
    Là où tu m’as ouvert, accueille mon entrée ;
    là où tu m’as fermé, ouvre à mon appel ;
    accorde-moi de me souvenir de toi,
    de te comprendre,
    de t’aimer.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

  • Noël

    nativite« Mon enfant, écris ce que je te dicte pour tous mes fils au travers de ce monde. Le Pardon est arrivé à la naissance de mon Fils et Fils de Dieu. Mon fils, à Sa naissance, a offert à ce monde ce qu’il avait de plus cher, Sa Vie. Aujourd’hui vous allez réitérer Sa venue par une fête qui n’a plus le sens de son origine. Vous devez dans l’accueil de l’arrivée de mon Fils exhorter le monde à la conversion et à la prière. Une mère ne peut que protéger son fils de tous les dangers. Mon Fils est né pour vous préserver du danger de l’ignorance et de l’insouciance. »

    Marie Mère des hommes – déc. 1998

  • « Toujours prier sans se décourager. »

    Bienheureux l’homme qui connaît sa propre faiblesse. Car cette connaissance est en lui le fondement, la racine, le principe de toute bonté. (…) Quand un homme sait qu’il est dénué de secours divin, il prie d’abondance. Et plus il prie, plus son cœur se fait humble. (…) Quand il a compris tout cela, il possède la prière dans son âme comme un trésor. Et tant sa joie est grande, il fait de sa prière une action de grâce. (…) Porté ainsi par cette connaissance et admirant la grâce de Dieu, il élève la voix, il loue et glorifie Dieu, il lui dit sa gratitude et parle au comble de l’émerveillement.

    Celui qui est parvenu en vérité, et non en imagination, à porter de tels signes et à connaître une telle expérience, celui-là sait ce que je dis, et que rien ne peut aller contre. Mais qu’il cesse désormais de désirer les choses vaines. Qu’il persévère en Dieu par la prière continuelle, dans la crainte d’être privé de l’abondance du secours divin.

    Tous ces biens sont donnés à l’homme dès lors qu’il connaît sa faiblesse. Par son grand désir du secours de Dieu, il approche Dieu en demeurant dans la prière. Et autant il approche Dieu par sa résolution, autant Dieu l’approche de ses dons, et il ne lui enlève pas sa grâce, à cause de sa grande humilité. Car un tel homme est comme la veuve qui ne cesse d’en appeler au juge pour qu’il lui rende justice contre son adversaire. Dans sa compassion Dieu retarde ses grâces pour que cette réserve incite l’homme à l’approcher et à demeurer auprès de celui d’où coule son bien, tant il a besoin de lui.

    Isaac le Syrien (7e siècle)

     

     

  • Viens chercher ta brebis perdue

    Seigneur Jésus Christ, pour nous enseigner le sommet des vertus, tu as gravi la montagne avec tes disciples, tu leur as enseigné les Béatitudes et les vertus sublimes, leur promettant des récompenses propres à chacune. Accorde à ma fragilité d’entendre ta voix, de m’appliquer par leur pratique à acquérir le mérite des vertus, afin que par ta miséricorde j’obtienne la récompense promise. Fais qu’en considérant le salaire, je ne refuse pas la peine du travail. Fais que l’espérance du salut éternel adoucisse pour moi l’amertume du remède, en enflammant mon âme par la splendeur de ton œuvre. Du misérable que je suis, Seigneur, fais un bienheureux ; de la béatitude d’ici-bas, par ta grâce, conduis-moi à la béatitude de la patrie.

    Viens, Seigneur Jésus, à la recherche de ton serviteur, à la recherche de ta brebis errante et harassée. Viens, Époux de l’Église, à la recherche de la pièce d’argent perdue. Viens, Père de miséricorde, recevoir le fils prodigue qui revient à toi. Viens donc, Seigneur, car tu es le seul à pouvoir rappeler la brebis qui s’égare, à retrouver la pièce d’argent perdue, à réconcilier le fils fugitif. Viens, afin qu’il y ait salut sur la terre et joie au ciel ! Convertis-moi à toi et donne-moi d’accomplir une vraie et parfaite pénitence, pour que je sois occasion de joie pour les anges. Très doux Jésus, je t’en prie, par l’immensité de ton amour pour moi pécheur, que je t’aime toi seul, par dessus tout, que je ne sois consolé que par toi, mon Dieu très doux !

    Ludolphe de Saxe