Étiquette : Ste Hildegarde de Bingen

  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    Salut, Enfant Généreuse, Glorieuse, Immaculée !
    Pupille de chasteté, substance de sainteté, ô Plaisir de Dieu !
    En toi s’est répandue l’effusion céleste
    Par laquelle le Verbe souverain, en toi, a revêtu la chair.

    Lys étincelant que Dieu admirait avant toute créature,
    Toi la plus belle et la plus douce, toi, en qui Dieu trouva sa complaisance
    Lorsqu’il déposa en toi toute l’ardeur de sa chaleur
    Pour que, de toi, Son Fils goûte le lait maternel.
    Ton sein fut alors rempli d’allégresse,
    Toute la symphonie céleste a résonné en toi.
    Car, Vierge, tu portais le Fils de Dieu et ta pureté a été magnifiée en Dieu.
    Tes entrailles se sont réjouies
    Comme une herbe inondée de rosée recevant d’elle sa verdeur.

    Ainsi advint-il en ton sein, Mère de toute joie !
    Que l’Église, désormais, resplendisse de joie, qu’elle retentisse en harmonie
    Chantant la Vierge toute douce, Marie l’admirable, la Mère de Dieu ! Amen.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

     

     

     

  • Dirige nos pas sur le chemin de la droiture !

    Ô Feu de l’Esprit Saint,
    Loué sois-tu, toi qui œuvre au son des tambourins et des cithares.
    Lorsque tu enflammes l’esprit des hommes,
    Le tabernacle de leur âme s’emplit de ta puissance.
    Alors la volonté s’élève et suscite l’appétit de l’âme
    Et le désir de Dieu devient son guide.
    L’intelligence t’invoque par de doux chants
    Et te bâtit des temples de sagesse
    Qui s’exhalent en œuvre d’or.

    Tu portes toujours l’épée qui tranche
    Ce que le fruit du péché marque de son crime.
    Quand la volonté et les désirs se perdent dans le brouillard,
    Et que l’âme vole et tournoie de tous côtés,
    L’Esprit demeure le lien de la volonté et du désir.

    Quand l’âme elle-même se dresse pour chercher à voir la pupille du mal
    Et atteindre la gueule de la débauche, tu l’éprouves par le feu,
    Car telle est ta volonté.
    Quand la raison se laisse glisser sur la pente du mal,
    Tu la serres et la resserres, et tu la fais revenir par toutes sortes d’épreuves,
    Car telle est ta volonté.
    Et si le mal ose lever contre soi son épée,
    Tu la lui retournes en plein cœur,
    Comme tu l’as fait au premier Ange déchu,
    Dont tu jetas la tour d’orgueil au fond de l’enfer.
    Mais tu as élevé ici une autre tour pour les publicains et les pécheurs
    Qui te confessent leurs péchés et leurs œuvres.

    Toute créature te loue, vie de toute chose,
    Baume très précieux qui transfigures nos blessures béantes et souillées
    En pierre précieuses !
    Daigne maintenant nous rassembler tous ensemble en Toi,
    Et diriger nos pas sur le chemin de la droiture. Amen.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

     

     

     

  • Ste Hildegarde de Bingen, mystique et docteur de l’Église

    Sant_Ildegarda_di_Bingen_H

    H

    ildegarde était d’une noble famille germanique. Elle naît en 1098 en Rhénanie, probablement à Bermersheim, près d’Alzey, et meurt en 1179, à l’âge de 81 ans.

    Très jeune, on la confie au couvent de Disibodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens.

    Devenue abbesse, elle s’en va fonder une autre communauté à Bingen puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l’appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d’autres. Elle plaide pour une réforme radicale de l’Église.

    Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l’univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le « Nouvel Age ». « Le monde ne reste jamais dans un seul état », écrit-elle.

    L’essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au cœur d’un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.

    Le Pape Benoît XVI a proclamé, dimanche 7 octobre 2012, sainte Hildegarde de Bingen et Saint Jean d’Avila (1499/1500-1569) Docteurs de l’Église.

    Pour approfondir, lire le Catéchèses du Pape Benoît XVI :
    >>>  Sainte Hildegarde de Bingen (1)
    [AllemandAnglaisCroateEspagnolFrançaisItalienPortugais]
    >>>  Sainte Hildegarde de Bingen (2)
    [AllemandAnglaisCroateEspagnolFrançaisItalienPortugais]

    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).