Étiquette : Ste Faustine

  • Que Ta miséricorde repose en moi, Seigneur !

    À chaque souffle de mon être, à chaque battement de mon cœur, à chacune des pulsations du sang dans mon corps, autant de fois je désire exalter Ta miséricorde, ô Très Sainte Trinité.

    Je désire me transformer tout entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.

    Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue sois miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.

    Aide-moi Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain. (…)

    Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Jésus, tu nous connais si bien !

    Jésus, ami du cœur solitaire,

    Tu es mon havre,

    Tu es ma paix,

    Tu es mon seul secours,

    Tu es le calme dans mes combats et dans l’océan de mes doutes.

    Tu es le lumineux rayon qui éclaire la route de ma vie.

    Tu es tout pour l’âme solitaire.

    Tu comprends l’âme, même quand elle se tait.

    Tu connais nos faiblesses, comme un bon médecin –

    Tu consoles et soignes, ménageant les souffrances,

    parce que Tu nous connais bien. (…)

    Jésus, j’ai confiance en Toi, j’ai confiance en l’océan de Ta miséricorde,

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Dieu, dans Sa miséricorde, s’est préparé un sanctuaire, la Sainte Vierge !

    Dieu, Tu n’as pas détruit l’homme après sa chute, mais dans Ta miséricorde, Tu lui as pardonné à ta manière divine, c’est-à-dire non seulement Tu lui as remis sa faute, mais encore Tu l’as comblé de toutes les grâces. La miséricorde T’as poussé à daigner descendre jusqu’à nous et à nous tirer de notre misère.

    Dieu, le Seigneur au-dessus des Seigneurs, descendra sur la terre, il s’abaissera, lui, l’Immortel. Mais où descendra-Tu Seigneur ; est-ce dans le temple de Salomon ? Ou bien feras-Tu bâtir un nouveau temple où Tu envisages de descendre ? Ô Seigneur, quel sanctuaire Te préparerons-nous, car toute la terre est Ton marchepied ?

    Tu T’es préparé, seul, un sanctuaire – la Sainte Vierge. Ses entrailles immaculées te sont une demeure, et l’inconcevable miracle de Ta miséricorde a lieu, ô Seigneur. Le Verbe se fait chair, Dieu a habité parmi nous, le Verbe Divin, la Miséricorde Incarnée. Tu nous as élevés vers Ta Divinité par Ton abaissement ; c’est là l’excès de Ton amour, plus personne maintenant n’a peur de s’approcher de Toi.

    Tu es le Dieu de miséricorde, Tu as pitié de la misère, Tu es notre Dieu et nous, Ton peuple. Tu es notre Père et nous, Tes enfants par la grâce. Que Ta miséricorde soit louée parce que Tu as daigné descendre chez nous !

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Ô moment présent, tu m’appartiens tout entier !

    Ô mon Dieu,

    Lorsque je regarde l’avenir, la peur me prend.
    Mais pourquoi sonder le futur ?
    Pour moi, ce n’est que le moment présent qui est cher,
    Car l’avenir ne s’établira peut-être pas dans mon âme.

    Le temps passé n’est plus en mon pouvoir,
    Pour changer quelque chose, corriger ou ajouter.
    Car ni le sage, ni les prophètes ne sont parvenus à le faire,
    Donc, il faut remettre à Dieu ce que contenait le passé.

    Ô moment présent, tu m’appartiens tout entier.
    Je désire tirer profit de toi selon mes possibilités,
    Et bien que je sois faible et petite,
    Tu me donnes la grâce de Ta toute-puissance.

    Et donc avec confiance en ta miséricorde,
    J’avance dans la vie comme un petit enfant,
    Et chaque jour je Te fais le sacrifice de mon cœur
    Brûlant d’amour pour Ta plus grande gloire.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Je T’adore, mon Créateur et mon Seigneur !

    Je T’adore, Créateur et Seigneur, caché dans le Très Saint Sacrement. Je T’adore pour toutes les œuvres de Tes mains dans lesquelles apparaissent tant de sagesse, de bonté et de miséricorde ; ô Seigneur, Tu as semé tant de beauté par toute la terre, et elle me parle de Ta splendeur, bien qu’elle ne soit que Ton faible reflet, inconcevable Beauté. Quoique Tu Te sois caché et dissimulé et que Tu aies dissimulé ta Beauté, mon œil illuminé par la foi T’atteint et mon âme reconnaît Son Créateur, son Bien suprême, et mon cœur entier sombre dans la prière de louange.

    Mon Créateur et mon Seigneur, Ta bonté m’a encouragée à Te parler – Ta miséricorde fait disparaître l’abîme qui existe entre nous, qui sépare le Créateur de Sa créature. Parler avec Toi, ô Seigneur, est le délice de mon cœur ; je trouve en Toi tout ce que mon cœur peut désirer. Là Ta lumière éclaire mon esprit et le rend capable de Te connaître toujours plus profondément. Là, sur mon cœur se déversent des torrents de grâces, là mon âme puise la vie éternelle.

    Ô mon Créateur et mon Seigneur, au-dessus de tous ces dons Toi, Tu Te donnes Toi-même à moi, et Tu T’unis étroitement avec Ta misérable créature. Ici nos cœurs se comprennent au-delà des mots ; ici personne n’est capable d’interrompre notre conversation. Ce dont je parle avec Toi, Ô Jésus, c’est notre secret, que les créatures ne connaîtront pas, et les anges n’ont pas l’audace de demander. Ce sont de secrets pardons que seuls Jésus et moi savons – c’est le secret de Sa miséricorde qui enveloppe chaque âme en particulier.

    Pour cette inconcevable bonté, je T’adore, mon Créateur et mon Seigneur, de tout mon cœur et de toute mon âme. Et quoique mon adoration soit si pauvre et si petite, je suis cependant en paix, car je sais que Toi Tu sais qu’elle est sincère malgré son incapacité…

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Garde les âmes du naufrage, ô Jésus !

    Dans le terrible désert de la vie
    Ô mon doux Jésus,
    Garde les âmes du naufrage,
    Car Tu es source de miséricorde.

    Que la clarté de Tes rayons,
    Ô doux Chef de nos âmes,
    Que Ta miséricorde change le monde,
    Et qu’ayant connu Ta grâce, il serve Jésus.

    Je dois traverser une longue route rocailleuse,
    Mais je n’ai peur de rien,
    Car pour moi jaillit la source pure de la miséricorde,
    Et avec elle coule la force pour l’humble.

    Je suis tourmentée et fatiguée,
    Mais ma conscience me rend témoignage,
    Que je fais tout pour la plus grande gloire du Seigneur,
    Le Seigneur est mon repos et mon héritage.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Sacré-Cœur de Jésus, solennité

    Je te salue, Cœur très miséricordieux de Jésus,
    Source vivante de toutes les grâces,
    Unique abri et notre refuge,
    En toi je trouve l’éclat de l’espérance.

    Je te salue, Cœur très compatissant de mon Dieu,
    Insondable, vivante source d’amour,
    D’où jaillit la vie pour l’homme pécheur,
    Ainsi que la source de toute douceur.

    Je te salue, plaie ouverte du très saint Cœur (Jn 19,34),
    D’où sont sortis les rayons de miséricorde,
    Et d’où il nous est donné de puiser la vie,
    Uniquement avec le vase de la confiance.

    Je te salue, bonté de Dieu, inconcevable,
    Jamais mesurée, ni approfondie,
    Pleine d’amour et de miséricorde, mais toujours sainte,
    Et cependant tu es comme une bonne mère qui se penche sur nous.

    Je te salue, trône de la miséricorde, Agneau de Dieu,
    Toi qui offris ta vie en sacrifice pour moi,
    Toi devant qui chaque jour mon âme s’abaisse,
    Vivant en une foi profonde.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Les entrailles de la miséricorde divine nous sont ouvertes !

    La miséricorde du Seigneur je chanterai,
    Pour les siècles devant tout le peuple,
    Car c’est le plus grand attribut de Dieu,
    Et pour nous un incessant miracle.

    Tu jaillis de la Trinité divine
    Mais d’un seul sein plein d’amour ;
    La miséricorde du Seigneur se montrera dans l’âme
    Dans la plénitude, quand le voile tombera.

    De la source de Ta miséricorde, ô Seigneur,
    Découle tout bonheur et toute vie ;
    Ainsi donc, toutes les créatures et toutes les œuvres
    Chantez dans le ravissement un chant de miséricorde.

    Les entrailles de la miséricorde divine nous sont ouvertes,
    Par la vie de Jésus, cloué sur la croix ;
    Tu ne dois pas douter, ni désespérer, pécheur,
    Mais avoir confiance en la miséricorde, car toi aussi tu peux devenir saint.

    Deux sources en forme de rayons ont jailli
    Du Cœur de Jésus,
    Non pour les anges, ni pour les chérubins, ni pour les Séraphins,
    Mais pour le salut de l’homme pécheur.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Quand Jésus crucifié change ma faiblesse en toute-puissance !

    Quand la douleur s’empare de toute mon âme
    Et l’horizon s’assombrit comme la nuit,
    Et le cœur déchiré par la géhenne du supplice,
    Jésus crucifié, Tu es ma force.

    Quand l’âme par la douleur obscurcie,
    Redouble ses efforts et lutte sans répit,
    Et que le cœur agonise en un amer tourment,
    Jésus crucifié, Tu es l’espérance de mon salut.

    Ainsi les jours passent,
    Et l’âme baigne en une mer d’amertume,
    Et le cœur fond en larmes,
    Jésus crucifié, Tu brilles pour moi comme l’aurore.

    Et lorsque le calice déborde déjà d’amertume,
    Et que tout contre elle s’est conjuré,
    Que l’âme descend au Jardin des Oliviers,
    Jésus crucifié, en Toi j’ai ma défense.

    Quand l’âme ressentant son innocence,
    Accepte de Dieu ces épreuves,
    Alors le cœur est capable de rendre amour pour tourment,
    Jésus crucifié change ma faiblesse en toute-puissance.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • Le samedi après les Cendres

    Dieu de grande miséricorde, Toi qui as daigné nous envoyer Ton Fils unique, comme la plus grande preuve de l’amour et de la miséricorde insondable, Tu ne repousses pas les pécheurs, mais de Ton insondable miséricorde, à eux aussi, Tu as ouvert le trésor dans lequel ils peuvent puiser en abondance, non seulement la justification, mais toute la sainteté que l’âme peut atteindre.

    Père de grande miséricorde, je désire que tous les cœurs se tournent avec confiance vers Ton infinie miséricorde. Personne ne se justifiera devant Toi si Ton incommensurable miséricorde ne l’accompagne. Lorsque Tu nous dévoileras le mystère de Ta miséricorde, l’éternité sera trop peu pour T’en remercier comme il convient.

    Oh ! comme il est doux d’avoir au fond de l’âme ce que l’ Église nous ordonne de croire. Lorsque mon âme est plongée dans l’amour, alors je résous clairement et instantanément les questions les plus embrouillées – l’amour seul est capable de franchir les précipices et les cimes de montagnes. L’amour, encore une fois l’amour.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)