Étiquette : St Ephrem

  • « Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie. »

    À cause de leur âge, Abraham et sa femme étaient devenus incapables de donner la vie ; dans leurs corps à tous deux, la jeunesse s’était éteinte, mais leur espoir en Dieu restait bien vivant ; il ne faiblissait pas, il était indestructible.

    C’est pourquoi Abraham, contre toute espérance, engendra Isaac, qui a été une figure accomplie du Seigneur. Il n’était pas naturel, en effet, que le sein déjà mort de Sarah puisse concevoir Isaac et qu’elle le nourrisse de son lait ; il ne l’était pas davantage que la Vierge Marie, sans connaître d’homme, conçoive le Sauveur du monde, et l’enfante sans perdre son intégrité… Devant la tente, l’ange avait dit au patriarche : « L’an prochain, à pareille époque, Sarah aura un fils » (Gn 18,14). L’ange aussi…dit à Marie : « Voici que la Comblée-de-Grâce va engendrer un fils » (Lc 1,28.31). Sarah avait ri en pensant à sa stérilité, en regardant son âge (v.12) ; sans croire à la parole, elle s’était écriée : « Comment Abraham et moi pourrions-nous avoir un enfant ? Nous sommes usés tous les deux ! » Marie, en songeant à la virginité qu’elle voulait garder, hésitait ; elle a dit : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais point d’homme ? » (Lc 1,34) La promesse était, certes, contre nature, mais celui qui, contre toute espérance, avait donné Isaac à Sarah, est vraiment né lui-même, selon la chair, de la Vierge Marie.

    Lorsqu’Isaac a vu le jour selon la parole de Dieu, Sarah et Abraham ont été remplis de joie. Lorsque Jésus est venu au monde selon l’annonce de Gabriel, Marie et Joseph ont été dans l’allégresse… « Qui aurait dit à Abraham que Sarah dans sa vieillesse allaiterait un fils ? » s’exclamait la stérile. « Qui aurait dit au monde que de mon sein virginal je nourrirais un enfant avec mon lait ? » s’écriait Marie. En fait, ce n’est pas à cause d’Isaac que Sarah s’est mise à rire, mais à cause de celui qui est né de Marie ; et comme Jean Baptiste a manifesté sa joie par son tressaillement dans le sein de sa mère, Sarah a manifesté la sienne en riant.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • « Je le veux, sois purifié ! »

    Dieu, dans le peuple hébreu, en donna le symbole :
    Quiconque dans le camp était atteint de lèpre
    En était expulsé et banni au-dehors.
    Mais si, guérie sa lèpre, il avait trouvé grâce,
    Alors, avec l’hysope, avec le sang et l’eau purifié par le prêtre,
    Il retournait chez lui, rentrant en héritage (Lv 14,1s).

    Adam était tout pur dans le Jardin splendide,
    Mais il eut lèpre affreuse au souffle du Serpent.
    Le Jardin pur le rejeta, le chassa de son sein,
    Mais le Grand Prêtre alors (He 9,11) de là-haut le voyant
    Jeté dehors, daigna descendre jusqu’à lui,
    Le purifia par son hysope (cf Jn 19,29) et le fit rentrer en Paradis.

    Adam nu était beau : mais sa femme diligente
    Peina à lui tisser un habit de souillures.
    Le Jardin le voyant, et le trouvant hideux, dehors le repoussa.
    Mais pour lui par Marie fut faite une tunique neuve.
    Vêtu de cette parure et selon la promesse, le Larron resplendit :
    Et le Jardin, revoyant en son image Adam, l’embrassa (Lc 23,43).

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • « Joseph, fils de David, ne crains pas ! »

    Joseph embrassait
    le Fils du Père céleste
    comme un nouveau-né,
    et il le servait comme son Dieu.

    Il se réjouissait en lui
    comme en la Bonté même.
    Il prenait soin
    de celui qui seul est juste (cf Mt 1,19) :
    quel paradoxe !

    « Comment m’est-il donné,
    toi le Fils du Très-Haut,
    que tu deviennes mon fils ?

    Je m’irritais contre ta mère,
    et je pensais la renvoyer :
    je ne savais pas
    que dans son sein
    se trouvait un grand trésor,
    qui dans ma pauvreté
    soudain me rendrait riche !

    « Le roi David,
    qui a surgi parmi mes ancêtres,
    a ceint la couronne.

    Qu’il est grand le dénuement
    où moi, je suis parvenu :
    au lieu d’être roi
    je suis charpentier.

    Mais une couronne m’est échue
    puisque voici dans mes bras
    le Seigneur de toutes les couronnes. »

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • « Et cependant le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. »

    « Parmi les hommes, aucun n’est plus grand que Jean. » Si tous les saints, ces hommes justes, forts et sages étaient réunis et habitaient en un seul homme, ils ne pourraient pas égaler Jean Baptiste (…), dont il a été déclaré qu’il dépasse les hommes de beaucoup et qu’il appartient aux catégories des anges (Mc 1,2 grec; Ml 3,1 hebr).

    « Mais celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. » (…) Par ce qu’il a dit de la grandeur de Jean, notre Seigneur a voulu nous annoncer l’abondante miséricorde de Dieu et sa générosité envers ses élus. Si grand et si célèbre que soit Jean, c’est moins que ce que sera le plus petit du Royaume, comme le dit l’apôtre Paul : « Notre connaissance est partielle (…). Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel disparaîtra » (1Co 13,9-10). Jean est grand, lui qui a dit par pressentiment : « Voici l’agneau de Dieu » (Jn 1,29), mais cette grandeur, comparée à la gloire qui doit être révélée à ceux qui en seront trouvés dignes, n’est qu’un mince avant-goût. En d’autres termes, toutes les choses grandes et admirables d’ici-bas, comparées aux béatitudes de l’au-delà, apparaissent dans leur petitesse et leur néant. (…)

    Jean a été trouvé digne des grands dons d’ici-bas : la prophétie, le sacerdoce (cf Lc 1,5) et la justice (…). Jean est plus grand que Moïse et les prophètes, mais la Loi ancienne a besoin du Nouveau Testament, puisque celui qui est plus grand que les prophètes a dit au Seigneur : « J’ai besoin de me faire baptiser par toi » (Mt 3,14). Jean est également grand, parce que sa conception a été annoncée par un ange, parce que sa naissance a été entourée de miracles, parce qu’il a annoncé Celui qui donne la vie, parce qu’il a baptisé pour la rémission des péchés. (…) Moïse a conduit le peuple jusqu’au Jourdain et la Loi a conduit le genre humain jusqu’au baptême de Jean. Mais « si parmi les hommes, aucun n’est plus grand que Jean », le précurseur du Seigneur, combien plus grands seront ceux à qui notre Seigneur a lavé les pieds et insufflé son Esprit ? (Jn 13,4; 20,22).

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • « Conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur. » (propre de la prière eucharistique)

    Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta mère bien-aimée ! La Vierge a enfanté son fils en conservant sa virginité, elle a allaité celui qui nourrit les nations, dans son sein immaculé elle a porté celui qui porte l’univers dans sa main. Elle est vierge et elle est mère, que n’est-elle pas dès lors ? Sainte de corps, toute belle d’âme, pure d’esprit, droite d’intelligence, parfaite de sentiments, chaste et fidèle, pure de cœur et remplie de toute vertu.

    Qu’en Marie se réjouissent les cœurs vierges, puisque d’elle est né celui qui a libéré le genre humain livré à un esclavage terrible. Qu’en Marie se réjouisse le vieil Adam, blessé par le serpent ; Marie donne à Adam une descendance qui lui permet d’écraser le serpent maudit et qui le guérit de sa blessure mortelle (Gn 3,15). Que les prêtres se réjouissent en la Vierge bénie ; elle a mis au monde le Grand Prêtre qui s’est fait lui-même victime, mettant fin aux sacrifices de l’ancienne alliance. (…) Qu’en Marie se réjouissent tous les prophètes, puisqu’en elle se sont accomplies leurs visions, se sont réalisées leurs prophéties, se sont confirmés leurs oracles. Qu’en Marie se réjouissent tous les patriarches, car elle a reçu la bénédiction qui leur a été promise, elle qui, en son fils, les a rendus parfaits. (…)

    Marie est le nouvel arbre de vie, qui donne aux hommes au lieu du fruit amer cueilli par Ève, un fruit très doux dont se nourrit le monde entier.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • « Il lui mit les doigts dans les oreilles et (…) lui toucha la langue. »

    La force divine que l’homme ne peut pas toucher est descendue, elle s’est enveloppée dans un corps palpable, afin que les pauvres la touchent, et qu’en touchant l’humanité du Christ, ils perçoivent sa divinité. À travers des doigts de chair, le sourd-muet a senti qu’on touchait ses oreilles et sa langue. À travers des doigts palpables, il a perçu la divinité intouchable quand le lien de sa langue a été rompu et quand les portes closes de ses oreilles ont été ouvertes. Car l’architecte et l’artisan du corps est venu jusqu’à lui, et d’une parole douce, il a créé sans douleur des ouvertures dans des oreilles sourdes ; alors aussi, cette bouche fermée, jusqu’alors incapable de donner le jour à la parole, a mis au monde la louange de celui qui faisait ainsi porter du fruit à sa stérilité.

    De même, le Seigneur a formé de la boue avec sa salive et l’a étendue sur les yeux de l’aveugle-né (Jn 9,6) pour nous faire comprendre que quelque chose lui manquait, comme au sourd-muet. Une imperfection innée de notre pâte humaine a été supprimée grâce au levain qui vient de son corps parfait. (…) Pour combler ce qui manquait à ces corps humains, il a donné quelque chose de lui-même, tout comme il se donne à manger [dans l’eucharistie]. C’est par ce moyen qu’il fait disparaître les défauts et ressuscite les morts, pour que nous puissions reconnaître que, grâce à son corps « où habite la plénitude de la divinité » (Col 2,9), les défauts de notre humanité sont comblés et que la vraie vie est donnée aux mortels par ce corps où habite la vraie vie.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

  • La multiplication des pains

    Au désert, notre Seigneur a multiplié le pain, et à Cana il a changé l’eau en vin. Il a habitué ainsi la bouche de ses disciples à son pain et à son vin, jusqu’au temps où il leur donnerait son corps et son sang. Il leur a fait goûter un pain et un vin transitoires pour exciter en eux le désir de son corps et de son sang vivifiants. Il leur a donné ces petites choses généreusement, pour qu’ils sachent que son don suprême serait gratuit. Il les leur a données gratuitement, bien qu’ils auraient pu les lui acheter, afin qu’ils sachent qu’on ne leur demanderait pas de payer une chose inestimable : car, s’ils pouvaient payer le prix du pain et du vin, ils ne pourraient pas payer son corps et son sang.

    Non seulement il nous a comblés gratuitement de ses dons, mais encore il nous a traités avec affection. Car il nous a donné ces petites choses gratuitement pour nous attirer, afin que nous venions à lui et recevions gratuitement ce bien si grand qu’est l’eucharistie. Ces petites portions de pain et de vin qu’il a données étaient douces à la bouche, mais le don de son corps et de son sang est utile à l’esprit. Il nous a attirés par ces aliments agréables au palais afin de nous entraîner vers ce qui donne la vie à nos âmes. (…)

    L’œuvre du Seigneur atteint tout : en un clin d’œil, il a multiplié un peu de pain. Ce que les hommes font et transforment en dix mois de travail, ses dix doigts l’ont fait en un instant. (…) D’une petite quantité de pain est née une multitude de pains ; il en a été comme lors de la première bénédiction : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre » (Gn 1,28).

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • « Ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient. »

    En un clin d’œil, le Seigneur a multiplié un peu de pain. Ce que les hommes font en dix mois de travail, ses dix doigts l’ont fait en un instant. (…) Pourtant, ce n’est pas à sa puissance qu’il a mesuré ce miracle, mais à la faim de ceux qui étaient là. Si le miracle avait été mesuré à sa puissance, il serait impossible de l’évaluer ; mesuré à la faim de ces milliers de gens, le miracle a dépassé les douze corbeilles. Chez les artisans, la puissance est inférieure au désir des clients, ils ne peuvent pas faire tout ce qu’on leur demande ; les réalisations de Dieu, au contraire, dépassent tout désir. (…)

    Rassasiés au désert comme jadis les Israélites à la prière de Moïse, ils se sont écriés : « Celui-ci est le prophète dont il est dit qu’il viendra dans le monde. » Ils faisaient allusion aux paroles de Moïse : « Le Seigneur vous suscitera un prophète », non pas n’importe lequel, mais « un prophète comme moi » (Dt 18,15), qui vous rassasiera de pain dans le désert. Comme moi il a marché sur la mer, il est apparu dans la nuée lumineuse (Mt 17,5), il a libéré son peuple. (…) Il a remis Marie à Jean, comme Moïse a remis son troupeau à Josué. (…) Mais le pain de Moïse n’était pas parfait ; il a été donné seulement aux Israélites. Voulant signifier que son don est supérieur à celui de Moïse et l’appel des nations encore plus parfait, notre Seigneur a dit : « Quiconque mangera de mon pain vivra éternellement », car « le pain de Dieu est descendu des cieux » et il est donné au monde entier (Jn 6,51).

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

     

  • « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. »

    Lorsque le peuple a péché dans le désert (Nb 21,5s), Moïse, qui était prophète, a ordonné aux Israélites de dresser un serpent sur une croix, c’est-à-dire de mettre à mort le péché. (…) C’était un serpent qu’il fallait regarder, puisque c’était par des serpents que les fils d’Israël avaient été frappés pour leur châtiment. Et pourquoi par des serpents ? Parce qu’ils avaient renouvelé la conduite de nos premiers parents. Adam et Ève avaient péché tous deux en mangeant du fruit de l’arbre ; les Israélites avaient murmuré pour une question de nourriture. Proférer des paroles de plainte parce qu’on manque de légumes, c’est le comble du murmure. Voilà ce qu’atteste le psaume : « Ils parlèrent contre Dieu dans les lieux arides » (Ps 77,17). Or, dans le paradis aussi, le serpent a été à l’origine du murmure. (…)

    Les fils d’Israël devaient ainsi apprendre que le même serpent qui avait tramé la mort d’Adam, leur avait procuré la mort à eux aussi. Moïse l’a suspendu donc au bois, afin qu’en le voyant, ils soient amenés, par la similitude, à se souvenir de l’arbre. Ceux, en effet, qui tournaient leurs yeux vers lui étaient sauvés, non certes grâce au serpent, mais à cause de leur conversion. Ils regardaient le serpent et ils se rappelaient leur péché. Parce qu’ils étaient mordus, ils se repentaient et, une fois de plus, ils étaient sauvés. Leur conversion transformait le désert en demeure de Dieu ; le peuple pécheur devenait par la pénitence une assemblée ecclésiale et, bien mieux, malgré lui, il adorait la croix.

    Sermon attribué à saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • « Le Seigneur m’a consacré par l’onction. »

    Prière pour l’onction après le baptême : « Par le baptême, le Dieu tout-puissant, Père de notre Seigneur Jésus Christ, t’a libéré du péché et t’a fait renaître de l’eau et de l’Esprit. Tu fais maintenant partie de son peuple : il te marque de l’huile sainte pour que tu demeures éternellement membre de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi. »
    Comme votre rang est élevé !
    Tandis que la pécheresse a oint
    Les pieds de son Seigneur, comme une servante (Lc 7,38),
    Pour vous, c’est le Christ lui-même
    Qui par ses ministres, comme un serviteur,
    Marque vos corps par l’onction baptismale.
    Le Seigneur des brebis trouve convenable
    De mettre en personne son signe sur ses servants. (…)

    Refrain :
    Voici que le Christ signe avec l’huile
    Ses agneaux nouveaux dans le baptême.

    L’huile qu’Élie a fait abonder (1R 17,14)
    Était un aliment pour la bouche ;
    Le vase de la veuve, en effet,
    N’était pas la corne de l’onction (1S 16,1).
    Mais l’huile dont notre Seigneur vous a oints
    N’est pas une nourriture :
    Elle transforme le pécheur, ce loup du dehors,
    En agneau, membre de son troupeau (Mt 7,15). (…)

    Quand la colombe a apporté la branche d’olivier (Gn 8,11),
    C’était le symbole de l’onction baptismale :
    Tous dans l’arche se sont hâtés vers elle,
    Puisqu’elle apportait une bonne nouvelle de rédemption.
    Vous aussi, hâtez-vous vers cette huile sainte ;
    Que vos corps fautifs se réjouissent,
    Car elle apporte la Bonne Nouvelle de la rédemption. (…)

    Lorsque David a été oint, mes frères (1S 16,13),
    L’Esprit est descendu,
    A discerné le cœur de ce brave et y a trouvé ses délices.
    Le parfum de cette huile est devenu celui de son cœur ;
    L’Esprit a fait sa demeure en lui et en lui a chanté (1S 16,23).
    Mais votre onction à vous est plus grande,
    Puisque le Père, le Fils et le Saint-Esprit
    Sont descendus et sont venus habiter en vous (…).

    L’huile de grand prix que Marie
    A versé sur la tête de notre Seigneur
    A exhalé son parfum dans toute la maison (Jn 12,3).
    Le parfum de votre onction, lui aussi,
    Se répand et s’exhale jusqu’aux cieux.
    Là il fait les délices des anges d’en haut ;
    Satan trouve son odeur insupportable ;
    Pour Dieu son arôme est doux (…).

    Venez, brebis, recevez votre signe
    Qui chasse ceux qui veulent vous dévorer !
    Venez, agneaux, recevez votre signe,
    Car votre signe est vérité (…).
    Cette vérité, comme elle ressemble
    À un grand arbre qui répand son ombre (…) :
    Les nations sont venues s’abriter dans ses branches (Mt 13,32),
    Elles ont cueilli ses fruits et s’en sont rassasié.

    Rituel du baptême et saint Éphrem (v. 306-373)