Étiquette : St Jean-Paul 2

  • Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

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    Frères, quand nous nous sommes rendus en esprit à Bethléem le jour de Noël, là où le Verbe divin s’est fait chair, nous avions sous les yeux de notre foi le mystère insondable du Dieu incarné pour nous les hommes et pour notre salut. Mais ce mystère revêt en même temps la forme, à nous bien connue, de la famille, de la famille humaine. En effet dès cette nuit où la Vierge Marie, épouse de Joseph, a mis au monde Jésus, s’est révélée cette famille que l’Église vénère aujourd’hui avec dévotion.

    Partant de cette sainte famille de Bethléem et de Nazareth dont le Christ, le Fils même du Dieu vivant, est devenu le fils, l’Église pense aujourd’hui à chaque famille du monde ; elle s’adresse à chacune et prie pour chacune. Cette fête est la Journée de la Famille. Comme la famille de Nazareth a été le lieu privilégié de l’amour, le milieu particulier où a régné le respect mutuel des personnes les unes pour les autres et pour leur vocation, comme elle a été également la première école où le message chrétien a été vécu intensément, ainsi la famille chrétienne est et doit être une communauté d’amour et de vie, ses deux valeurs fondamentales.

    En ce jour, je vous invite tous à méditer et à vivre consciemment ce que Dieu, l’Église, l’humanité entière attendent aujourd’hui de la famille. Je vous invite à vous unir à ma prière pour toutes les familles : « Dieu, ‘de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre’ (Ep 3,15), toi Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils Jésus Christ, né d’une femme, et par l’Esprit Saint, source de charité divine, chaque famille devienne un vrai sanctuaire de la vie et de l’amour, pour les générations qui se renouvellent sans cesse. Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux vers le plus grand bien de leurs familles ; que l’amour, affermi par la grâce du sacrement, soit plus fort que toutes les faiblesses et les crises. Et que l’Église puisse accomplir sa mission avec fruit dans et par la famille ».

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Homélie du 28/12/1980 (trad. rev. Tournay)

     

     

     

  • « On se dressera nation contre nation. »

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    Vu les multiples dangers et menaces contre l’existence de l’humanité, les chrétiens luttent de toute la force de leur espérance en union avec tous les hommes de bonne volonté pour un avenir plus sûr, digne d’être vécu. De plus, ce qui nous anime ce n’est pas seulement une espérance purement terrestre, mais aussi et surtout cette espérance qui provient de la foi, dont le fondement et le but sont en définitive Dieu lui-même : Dieu qui, dans le Christ Jésus, a dit son oui définitif à l’homme. Avec sa croix et sa résurrection, le Christ a vaincu toute souffrance et toute calamité du monde, devenant ainsi pour nous tous le signe de l’espérance.

    L’espérance est une vertu divine ; elle est foncièrement un don que vous obtiendrez déjà… à force de prier Dieu avec les autres et pour les autres… Nous, les chrétiens, nous avons également le devoir de manifester publiquement notre espérance et de la donner en partage à autrui. Par nos paroles et actions, riches d’espérance, nous aiderons les autres à vaincre la peur de vivre, la résignation et l’indifférence, et à avoir confiance en Dieu et dans les hommes. Comme disciples du Christ…, vous offrirez à l’homme d’aujourd’hui, environné de mille menaces et plein de confusion, la parole et l’espérance qui rendent libres.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Message aux catholiques d’Autriche, juin 1982 (trad. DC 1835, 15/8/82 , p. 753)  – Copyright © Libreria Editrice Vaticana

     

     

     

  • Le Pape Jean-Paul II confie les jeunes à la Vierge

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    « Voici ta Mère! » (Jn 19, 27).
    C’est Jésus, ô Vierge Marie, qui, de la croix,
    a voulu nous confier à Toi,
    non pour atténuer, mais pour confirmer
    son rôle exclusif de Sauveur du monde.

    Si à travers le disciple Jean
    tous les fils de l’Eglise t’ont été confiés,
    j’ai d’autant plus plaisir à Te voir confiés, ô Marie,
    les jeunes du monde.
    A toi, douce Mère, dont j’ai toujours ressenti la protection,
    je les confie à nouveau ce soir.
    Sous ton manteau, sous ta protection,
    ils cherchent refuge.
    Toi, Mère de la grâce divine,
    fais-les resplendir de la beauté du Christ!

    Ce sont les jeunes de ce siècle,
    qui à l’aube du nouveau millénaire,
    vivent encore les tourments dérivant du péché,
    de la haine, de la violence,
    du terrorisme et de la guerre.
    Mais ce sont également les jeunes
    vers lesquels l’Eglise se tourne avec confiance consciente que,
    avec l’aide de la grâce de Dieu ils réussiront à croire et à vivre
    en témoins de l’Evangile dans l’aujourd’hui de l’histoire.

    O Marie,
    aide-les à répondre à leur vocation.
    Guide-les vers la connaissance de l’amour véritable
    et bénis ceux qu’ils aiment.
    Soutiens-les dans les moments de souffrance.
    Fais d’eux des annonciateurs courageux du salut du Christ
    le jour de Pâques:  Paix à vous!
    Avec eux, je me confie moi aussi encore une fois à Toi
    et avec une affection pleine de confiance je te répète:
    Totus tuus ego sum! Je suis tout à toi!

    Et chacun d’eux s’exclame également avec moi:
    Totus tuus!
    Totus tuus!

    Amen.

  • « Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

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    L’Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l’histoire, et spécialement à l’époque contemporaine – de proclamer et d’introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l’Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d’une vie différente de celle qu’est capable de construire l’homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l’œuvre en lui. Et c’est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c’est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

    Il est vraiment difficile d’exprimer la valeur profonde de l’attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d’être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l’appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d’humilité est ici renfermée à l’égard de l’homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • « N’est-il pas le fils du charpentier ? »

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    La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer le mystère de l’Incarnation sous l’aspect de l’humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité » (S. Thomas d’Aquin).

    Parmi ces actions, les évangélistes privilégient celles qui concernent le mystère pascal, mais ils n’omettent pas de souligner l’importance du contact physique avec Jésus… Le témoignage apostolique n’a pas omis de décrire la naissance de Jésus, la circoncision, la présentation au Temple, la fuite en Égypte et la vie cachée à Nazareth, et cela en raison du mystère de grâce contenu dans de tels gestes, tous salvifiques, parce qu’ils participent de la même source d’amour : la divinité du Christ. Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif.

    Puisque l’amour paternel de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l’amour filial de Jésus et que, réciproquement, l’amour filial de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l’amour paternel de Joseph, comment arriver à connaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l’amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 27 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • « Elle est étroite la porte, il est resserré le chemin qui conduit à la vie. »

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    Je suis venu vous encourager dans la voie de l’Évangile, une voie étroite certes, mais la voie royale, sûre, éprouvée par des générations de chrétiens, enseignée par les saints… C’est la voie sur laquelle, tout comme vous, vos frères dans l’Église universelle s’efforcent de cheminer. Cette voie ne passe pas par la résignation, par les renoncements ou par les abandons. Elle ne se résout pas à l’affadissement du sens moral, et elle souhaiterait que la loi civile elle-même aide à élever l’homme. Elle ne cherche pas à s’enterrer, à demeurer inaperçue, mais elle requiert au contraire l’audace joyeuse des apôtres. Elle bannit donc la pusillanimité, tout en se montrant parfaitement respectueuse à l’égard de ceux qui ne partagent pas le même idéal…

    « Reconnais, ô chrétien, ta dignité ! » disait le grand pape St Léon. Et moi, son indigne successeur, je vous dis à vous, mes frères et mes sœurs : Reconnaissez votre dignité ! Soyez fiers de votre foi, du don de l’Esprit que le Père vous a fait. Je viens parmi vous comme un pauvre, avec la seule richesse de la foi, pèlerin de l’Évangile. Donnez à l’Église et au monde l’exemple de votre fidélité sans faille et de votre zèle missionnaire. Ma visite chez vous veut être…un appel à un élan nouveau devant les tâches nombreuses qui s’offrent à vous.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Discours à Paris le 30 mai 1980 (DC 1788 du 15/6/80)

     

     

     

  • Les exigences du Christ et la joie du cœur

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    Chers jeunes, vous m’avez fait savoir que vous considérez souvent l’Église comme une institution qui ne fait que promulguer des règlements et des lois… Et vous en concluez qu’il y a un profond hiatus entre la joie qui émane de la parole du Christ et le sens d’oppression que suscite en vous la rigidité de l’Église… Mais l’Évangile nous présente un Christ très exigeant qui invite à une radicale conversion du cœur, au détachement des biens de la terre, au pardon des offenses, à l’amour envers l’ennemi, à la patiente acceptation des persécutions et même au sacrifice de sa propre vie par amour du prochain. En ce qui concerne le domaine particulier de la sexualité, on connaît la ferme position qu’il a prise en défense de l’indissolubilité du mariage et à la condamnation prononcée même à l’égard du simple adultère commis dans le cœur. Et pourrait-on ne pas être impressionné face au précepte de « s’arracher l’œil » ou de « se tailler la main » si ces membres sont une occasion de « scandale » ? …

    La licence morale ne rend pas les hommes heureux. De même la société de consommation n’apporte pas la joie du cœur. L’être humain ne se réalise que dans la mesure où il sait accepter les exigences qui proviennent de sa dignité d’être créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,27). C’est pourquoi, si aujourd’hui l’Église dit des choses qui ne plaisent pas, c’est qu’elle se sent obligée de le faire. Elle le fait par devoir de loyauté…

    Ne serait-ce donc pas vrai que le message évangélique est un message de joie ? Au contraire, c’est absolument vrai ! Et comment est-ce possible ? La réponse se trouve dans un mot, un seul mot, un mot bref, mais au contenu vaste comme la mer. Et ce mot est : amour. La rigueur du précepte et la joie du cœur peuvent parfaitement se concilier. Qui aime ne craint pas le sacrifice. Et même, il cherche dans le sacrifice la preuve plus convaincante de l’authenticité de son amour.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Discours aux jeunes du Pays-Bas, 14 mai 1985 (trad. ORf 21)

     

     

     

  • « Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. »

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    Que nous dit la croix du Christ, qui est le dernier mot, pour ainsi dire, de son message et de sa mission messianiques ? Certes, elle n’est pas encore la parole ultime du Dieu de l’Alliance, qui ne sera prononcée qu’aux lueurs de cette aube où les femmes d’abord puis les apôtres, venus au tombeau du Christ crucifié, le trouveront vide et entendront pour la première fois cette annonce : « Il est ressuscité ». Ils la rediront à leur tour, et ils seront les témoins du Christ ressuscité.

    Toutefois, même dans la glorification du Fils de Dieu, la croix ne cesse d’être présente, cette croix qui, à travers tout le témoignage messianique de l’Homme-Fils qui a subi la mort sur elle, parle et ne cesse jamais de parler de Dieu-Père, qui est toujours fidèle à son amour éternel envers l’homme. Car « Il a tellement aimé le monde, donc l’homme dans le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. »

    Croire dans le Fils crucifié signifie « voir le Père » (Jn 14,9), signifie croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde. Celle-ci en effet est la dimension indispensable de l’amour. Elle est comme son deuxième nom, et elle est en même temps la manière propre dont il se révèle et se réalise pour s’opposer au mal qui est dans le monde, qui tente et assiège l’homme, s’insinue jusque dans son cœur et peut « le faire périr dans la géhenne » (Mt 10,28).

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Encyclique « Dives in misericordia », § 7 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • « Lui-même était là au milieu d’eux, et il leur dit : ‘ La paix soit avec vous ‘ »

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    Nous avons plus que jamais besoin d’entendre cette parole du Christ ressuscité : « N’ayez pas peur ! » (Mt 28,10) C’est une nécessité pour l’homme d’aujourd’hui…qui ne cesse pas d’avoir peur en son for intérieur et non sans raisons… C’est également une nécessité pour tous les peuples et toutes les nations du monde entier. Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu’il existe Quelqu’un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu’un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1,18), Quelqu’un qui est l’Alpha et l’Oméga de l’histoire de l’homme (Ap 22,13), qu’elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu’un est Amour, l’Amour fait homme, l’Amour crucifié et ressuscité, l’Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l’Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande : « N’ayez pas peur ! »

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Entrez dans l’espérance, « N’ayez pas peur ! » (trad. Plon/Mame 1994, p. 320)

     

     

     

  • « Suis-moi ! »

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    Chaque vocation est un événement personnel et original, mais aussi un fait communautaire et ecclésial. Personne n’est appelé à marcher seul. Chaque vocation est suscitée par le Seigneur comme un don pour la communauté chrétienne, qui doit pouvoir en tirer avantage…

    C’est surtout vers vous, les jeunes, que je voudrais me tourner : le Christ a besoin de vous pour réaliser son projet de salut ! Le Christ a besoin de votre jeunesse et de votre enthousiasme généreux pour l’annonce de l’Evangile ! Répondez à cet appel par le don de votre vie à Dieu et à vos frères. Faites confiance au Christ. Il ne décevra pas vos désirs et vos projets, mais les remplira de sens et de joie. Il a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6).

    Ouvrez avec confiance votre cœur au Christ ! Laissez sa présence se renforcer en vous à travers l’écoute quotidienne et pleine d’adoration des Saintes Ecritures, qui constituent le livre de la vie et des vocations accomplies.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    (trad. Osservatore Romano)