Étiquette : charité

  • Guérisons

    Jésus Christ
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    L’un de vous m’a demandé: « Mais comment je guérirai en ton nom? » Guérissez d’abord l’esprit. Promettez aux infirmes le Royaume de Dieu s’ils savent croire en Moi et, après avoir vu en eux la foi, commandez à la maladie de s’en aller, et elle s’en ira. Et agissez ainsi pour ceux qui ont l’esprit malade. Allumez tout d’abord la Foi. Par une parole assurée communiquez l’Espérance. Je viendrai à mon tour mettre en eux la divine Charité, comme je l’ai mise dans votre cœur après que vous avez cru en Moi et espéré en ma Miséricorde. Et n’ayez peur ni des hommes ni du démon. Ils ne vous feront pas de mal. Les seules choses que vous devez craindre, ce sont la sensualité, l’orgueil, la cupidité. Par elles, vous pourriez vous livrer à Satan et aux hommes-satans, qui existent aussi. Allez donc en me précédant sur les routes du Jourdain. Arrivés à Jérusalem, allez rejoindre les bergers dans la vallée de Bethléem, et venez me trouver avec eux à l’endroit que vous savez. Ensemble, nous célébrerons la fête sainte en revenant ensuite plus affermis que jamais à notre ministère. Allez avec la paix. Je vous bénis au Nom Saint du Seigneur.”
    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

     

  • « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

    Mes sœurs, comme il est facile de reconnaître parmi vous celles qui ont le véritable amour du prochain et celles qui l’ont à un degré moindre ! Si vous compreniez bien l’importance de cette vertu, vous n’auriez pas d’autre préoccupation. Quand je vois des personnes tout occupées à examiner leur recueillement et si engoncées en elles-mêmes lorsqu’elles le pratiquent qu’elles n’osent pas bouger pour ne pas en détourner leur pensée, de crainte de perdre un peu du goût et de la dévotion qu’elles y trouvent, je me dis qu’elles comprennent bien peu le chemin qui conduit à l’union. Elles s’imaginent que la perfection consiste en ces façons de faire.

    Non, mes sœurs, non. Le Seigneur veut des œuvres. Il veut, par exemple, que si vous voyez une malade que vous pouvez soulager, vous laissiez là vos dévotions pour l’assister, que vous lui témoigniez de la compassion, que sa souffrance soit la vôtre, et que, s’il en est besoin, vous jeûniez pour qu’elle ait la nourriture nécessaire. Et tout cela moins par amour d’elle que parce que c’est la volonté de notre Maître. Voilà la véritable union à sa volonté.

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église
    Le Château intérieur, 5ème demeure, 3, 10-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 1052 rev.)

     

     

  • Intentions de prières de Benoît 16 – juillet 2012

    Universelle – La sécurité et l’emploi
    Pour que tous puissent avoir un travail et l’effectuer dans des conditions de stabilité et de sécurité.

    Missionnaire – Les volontaires chrétiens
    Pour que les volontaires chrétiens, présents dans les territoires de mission, sachent témoigner de la charité du Christ.

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  • « David lui-même le nomme Seigneur. »

    Qui est semblable à toi, mon Seigneur Jésus Christ, mon doux amour, très haut et immense, et qui regarde les choses les plus humbles ? Qui est semblable à toi parmi les puissants, Seigneur, toi qui choisis les choses les plus faibles dans le monde ? Qui est tel que toi, qui as formé le ciel et la terre…, et qui veux trouver tes délices avec les enfants des hommes ? Quelle est ta grandeur, ô Roi des rois et Seigneur des seigneurs ? Toi qui commandes aux astres et qui approches ton cœur de l’homme ? Qui es-tu, toi qui tiens dans ta droite les richesses et la gloire ?… Ô amour, jusqu’où inclines-tu ta majesté ? Amour, où conduis-tu la source de la sagesse ? Assurément jusqu’à l’abîme de la misère…

    « Venez, venez, venez » : je viens, je viens, je viens à toi, Jésus très aimant, toi que j’ai aimé, que j’ai recherché, que j’ai désiré. A cause de ta douceur, de ta compassion et de ta charité, t’aimant de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma force, je me rends à ton appel.

    (Références bibliques : Ps 112,6; Ex 15,11; 1Co 1,27;  Pr 8,31; 1Tm 6,15; Jb 7,17; Pr 3,16; 18,4; Lc 10,27)

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
    Les Exercices, n°3 ; SC 129 (trad. SC p. 99 rev.)

     

  • « Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

    Combien significatif est l’épisode évangélique de la veuve qui, dans sa misère, jette dans le trésor du Temple « tout ce qu’elle avait pour vivre ». Sa petite monnaie, insignifiante, est devenue un symbole éloquent : cette veuve a donné à Dieu non de son superflu, et non pas ce qu’elle avait, mais ce qu’elle est — elle-même, tout entière.

    Cet épisode émouvant s’insère dans la description des jours qui précèdent immédiatement la Passion et la mort de Jésus, « lui qui, comme le note saint Paul, s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » (2Co 8,9). Il s’est donné tout entier pour nous… À son école, nous pouvons apprendre à faire de notre vie un don total. En l’imitant, nous réussissons à devenir disposés, non pas tant à donner quelque chose de ce que nous possédons, qu’à nous donner nous-mêmes. L’Évangile tout entier ne se résume-t-il pas dans l’unique commandement de la charité ? La pratique…de l’aumône devient donc un moyen pour approfondir notre vocation chrétienne. Quand il s’offre gratuitement lui-même, le chrétien témoigne que c’est l’amour et non la richesse matérielle qui dicte les lois de l’existence. C’est donc l’amour qui donne sa valeur à l’aumône, lui qui inspire les diverses formes de don, selon les possibilités et les conditions de chacun.

    Pape Benoît XVI
    Message pour le Carême 2008 (trad. Libreria Editrice Vaticana)

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  • Deuxième jour de la neuvaine

    «Tu aimeras ton prochain comme toi même.»

    Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d’immenses faveurs l’âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce.

    Accordez le don de charité, afin que je puisse à l’avenir vous servir avec plus de ferveur, suivre avec plus de promptitude les saintes inspirations du Père, et observer plus exactement les divins préceptes du Ciel. Que la demeure de Marie soit un havre d’Amour.

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, et trois Gloria Patri.

     

  • « Tu lui pardonneras. »

    « Bienheureux les miséricordieux : ils trouveront miséricorde » (Mt 5,7). De la miséricorde, on dit qu’en Dieu elle surpasse toutes ses œuvres ; et c’est pourquoi un homme miséricordieux est un homme véritablement divin, car la miséricorde naît de la charité et de la bonté. Et c’est pour cette raison que les vrais amis de Dieu sont très miséricordieux et sont plus accueillants aux pécheurs et à ceux qui souffrent que d’autres qui n’ont pas cette charité. Et comme la miséricorde naît de la charité que nous devons avoir les uns envers les autres…, si nous ne l’exerçons pas, notre Seigneur nous en demandera un compte particulier au jour du jugement…

    Cette miséricorde ne consiste pas seulement en dons, mais elle s’exerce aussi à l’égard de toutes les souffrances qui peuvent fondre sur ton prochain. Celui qui voit cela sans témoigner à ses frères une véritable charité et une réelle sympathie dans toutes ses souffrances et qui ne ferme pas l’œil sur leurs fautes, dans un sentiment de miséricorde, cet homme-là a sujet de craindre que Dieu ne lui refuse sa miséricorde, car « à la mesure dont tu auras mesuré, à la même mesure on te mesurera à ton tour » (Mt 7,2).

    Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
    Sermon 71, pour la Toussaint (trad. Cerf 1991, p. 580 rev.)

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  • Troisième jour

    3ème jour : Saint Joseph, modèle de charité.

    Avec Joseph, modèle de charité, Seigneur, nous t’en prions : aide-nous à comprendre combien la vie chrétienne n’est rien d’autre que l’amour de Dieu et du prochain.

    Ô Saint Joseph, en serviteur fidèle, tu as pris un soin affectueux de Marie et de Jésus, inspire-nous de toujours vouloir partager avec notre prochain ce même amour fidèle et généreux ainsi que les vertus vraies et authentiques.

    Notre Père…?Je vous salue Marie…?Gloire au Père…

    Ô Joseph, père virginal de Jésus, très pur époux ?de la Vierge Marie, chaque jour, prie pour nous Jésus ?lui-même, le Fils de Dieu, afin que, fortifié par sa grâce,? nous puissions lutter comme il convient dans la vie, et? être couronnés par lui dans la mort.

    Jésus, Marie, Joseph, je vous confie mon cœur et ?mon âme ! ?Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi jusqu’à mon dernier ?soupir !? Jésus, Marie, Joseph, que mon âme puisse partir en paix ?vers vous !

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  • Nouvelle Jérusalem

    “Il en est ainsi. Que les ennemis détruisent donc le vrai Temple. En trois jours je le ferai surgir à nouveau, et il ne connaîtra plus d’embûches en s’élevant là où l’homme ne peut lui nuire. En ce qui concerne le Royaume de Dieu, il est en vous et partout où il y a des hommes qui croient en Moi. Éparpillé pour le moment, se répandant sur la Terre au cours des siècles. Puis éternel, uni, parfait dans le ciel. C’est là, dans le Royaume de Dieu, que sera édifié le nouveau Temple, c’est-à-dire là où sont les esprits qui acceptent ma doctrine, la doctrine du Royaume de Dieu, et en pratiquent les préceptes. Comment sera-t-il édifié si vous êtes pauvres et peu nombreux? Oh! en vérité, il n’est pas besoin d’argent ni de puissances pour construire l’édifice de la nouvelle demeure de Dieu, individuelle ou collective. Le Royaume de Dieu est en vous, et l’union de tous ceux qui auront en eux le Royaume de Dieu, de tous ceux qui auront Dieu en eux, Dieu: la Grâce; Dieu: la Vie; Dieu: la Lumière; Dieu: la Charité, constituera le grand Royaume de Dieu sur la Terre, la nouvelle Jérusalem qui arrivera à s’étendre jusqu’aux confins du monde et qui, complète et parfaite, sans imperfections, sans ombres, vivra éternellement au Ciel. Comment ferez-vous pour édifier Temple et cité? Oh! ce n’est pas vous, mais Dieu qui édifiera ces nouveaux lieux. Vous devrez seulement Lui donner votre bonne volonté. C’est bonne volonté que de rester en Moi. Vivre ma doctrine, c’est bonne volonté. Rester unis, c’est la bonne volonté. Unis à Moi jusqu’à faire un seul corps nourri dans toutes ses parties, même les plus petites, par une humeur unique. Un unique édifice reposant sur une base unique et tenu uni par une mystique cohésion. Mais puisque sans l’aide du Père, que je vous ai enseigné à prier et que je prierai pour vous avant de mourir, vous ne pourriez, être dans la Charité, dans la Vérité, dans la Vie, c’est-à-dire encore en Moi et avec Moi en Dieu Père et en Dieu Amour, car Nous sommes une unique Divinité, pour ce motif je vous dis d’avoir Dieu en vous pour pouvoir être: le Temple qui ne connaîtra pas de fin. De vous-mêmes, vous ne pourriez faire. Si ce n’est pas Dieu qui édifie, et Il ne peut édifier où Il ne peut prendre sa demeure, c’est inutilement que les hommes s’agitent pour édifier ou réédifier. Le Temple nouveau, mon Église, s’élèvera seulement quand votre cœur sera la demeure de Dieu et c’est Lui, avec vous, pierres vivantes, qui édifiera son Église.”

    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie.

  • St Vincent

    QUAND TOUT BASCULE – 1617

    Un jour de janvier, alors que Vincent accompagne Madame de Gondi au château de Folleville, en Picardie, un paysan moribond désire le voir. Vincent accourt au chevet du malade et lui fait faire une confession générale. Pour Vincent, c’est une révélation : il découvre la misère spirituelle des gens de la campagne qui représentent l’immense majorité de la population. En juillet, il se retrouve à Châtillon, comme curé. Il découvre la misère corporelle des pauvres et le peu d’organisation des secours. Pour y remédier, il crée la première Confrérie de la Charité, avec des dames de diverses conditions sociales.

    En 1619, Vincent est chargé de l’aumônerie générale des galères. En 1625, grâce aux Gondi, il crée une société de prêtres missionnaires dont il sera le supérieur. Le but est simple : « Suivre le Christ évangélisateur des pauvres ». La Congrégation de la Mission est approuvée par l’archevêque de Paris et par Rome.

    Installés dans l’ancienne léproserie de Saint-Lazare, on appelle ces missionnaires les lazaristes. La simplicité, l’humilité, la douceur, la mortification et le zèle sont, pour Vincent de Paul, les vertus principales de ces missionnaires: « Les cinq belles petites pierres avec lesquelles on peut vaincre l’infernal Goliath. »

    AU SECOURS DU CLERGÉ FRANÇAIS

    En 1628, l’évêque de Beauvais invite Monsieur Vincent à réfléchir au meilleur moyen de régénérer le clergé de France. Il inaugure des Retraites d’Ordinands pour préparer les futurs prêtres à recevoir les ordres. Il met sur pied les Conférences des mardis, destinées aux prêtres souhaitant « s’entretenir des vertus et des fonctions de leur état ». « Quand attentifs, nous l’écoutions parler dans quelque conférence, nous sentions s’accomplir en lui ce mot de l’apôtre : si quelqu’un parle, que ses paroles soient comme des paroles de Dieu », témoigne Bossuet. En 1641, Vincent ouvre un grand séminaire à Annecy. Pour lui, le prêtre a pour mission non pas de rappeler au peuple les pratiques de la religion, mais plutôt de les inviter à persévérer dans la fidélité à leurs devoirs. Entre temps, les Confréries de la Charité se sont multipliées. Pour aider les Dames dans le service corporel des pauvres, des « filles de village » se sont présentées. Louise de Marillac les regroupe en novembre 1633 ; ce seront les Filles de la Charité (appelées aussi soeurs de Saint-Vincent-de- Paul).

    À partir de 1632, les guerres dévastent les provinces. Monsieur Vincent y organise les secours. Il recueille les enfants trouvés, crée un foyer pour les mendiants et les vieillards. Il se lance dans des fondations en Irlande et en Pologne. Les terres non chrétiennes l’appellent : l’Afrique du Nord, puis Madagascar. La reine Anne d’Autriche l’appelle au Conseil de Conscience qui nomme évêques et abbés.

    L’oeuvre de Vincent de Paul s’est construite sans plan d’ensemble, sans illumination miraculeuse. Travaillant passionnément à partir des réalités qui

    s’imposent à lui, toujours en lien avec d’autres, hommes et femmes, il cherche simplement à répondre aux besoins de son temps, notamment dans deux secteurs décisifs pour tout l’apostolat de l’Église : les pauvres et le clergé.