Catégorie : Saints et Saintes

  • Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité

    « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. (…) Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Les trois métaphores auxquelles recourt Jésus sont très claires : Pierre sera le fondement, le roc, sur lequel s’appuiera l’édifice de l’Église ; il aura les clefs du Royaume des cieux pour ouvrir ou fermer à celui qui lui semblera juste ; enfin, il pourra lier ou délier, en ce sens qu’il pourra établir ou interdire ce qu’il pensera être nécessaire à la vie de l’Église, qui est et reste l’Église du Christ. (…)

    On rencontre également, après la résurrection, cette prééminence que Jésus a voulu conférer à Pierre (Mc 16,7 ;Jn 20,2.4-6). (…) Pierre sera, parmi les apôtres, le premier témoin d’une apparition du Ressuscité (Lc 24,34 ;1Co 15,5). Son rôle, qui est souligné avec décision (Jn 20,3-10), marque la continuité entre la prééminence qu’il a eue dans le groupe apostolique et la prééminence qu’il continuera à avoir dans la communauté née avec les événements de Pâques. (…) Plusieurs des textes clef qui se rapportent à Pierre peuvent être ramenés au contexte de la dernière Cène, au cours de laquelle le Christ confère à Pierre le ministère de confirmer ses frères (Lc 22,31s)…

    Cette contextualisation du primat de Pierre à la dernière Cène, au moment où est instituée l’Eucharistie, Pâque du Seigneur, indique en plus le sens ultime de ce primat : Pierre, pour tous les temps doit être le gardien de la communion avec le Christ. Il doit conduire à la communion avec le Christ. Il doit se préoccuper que le filet ne se rompe pas (Jn 21,11) et que la communion universelle puisse ainsi perdurer. C’est seulement ensemble que nous pouvons être avec le Christ, qui est le Seigneur de tous. La responsabilité de Pierre est de garantir ainsi la communion avec le Christ par la charité du Christ en conduisant à la réalisation de cette charité dans la vie de chaque jour. Prions pour que la primauté de Pierre, confiée à de pauvres personnes humaines, puisse toujours être exercée en ce sens originel voulu par le Seigneur, et pour qu’elle puisse ainsi être toujours plus reconnue en son sens véritable par les frères qui ne sont pas encore en pleine communion avec nous.

    Benoît XVI

  • Les vertus du cœur de la Vierge

    Durant la messe où Gertrude devait communier, elle vit la glorieuse Mère du Seigneur merveilleusement ornée de l’éclat de toutes les vertus. Se jetant humblement à ses pieds, l’âme se mit à la prier de daigner la préparer à recevoir le corps et le sang très saints de son Fils. La bienheureuse Vierge lui mit alors sur la poitrine un collier de toute beauté qui avait comme sept pointes, et sur chacune une sorte de pierrerie extrêmement précieuse.

    Cela symbolisait les principales vertus par lesquelles la Vierge avait plu au Seigneur. La première des pierreries figurait sa pureté attrayante ; la seconde, son humilité féconde ; la troisième, ses fervents désirs ; la quatrième, sa lumineuse connaissance ; la cinquième, son amour inextinguible ; la sixième, sa joie souveraine ; la septième, sa paix inaltérable. Or, lorsque l’âme se présenta aux regards de Dieu, ornée de ce collier, le Seigneur fut tellement charmé et captivé par la beauté de ces vertus, que, comme ravi d’amour, il s’inclina vers elle avec la toute-puissance de sa divinité, l’attira – ô merveille ! – tout entière à lui et, la pressant tendrement sur son Cœur, lui prodigua ses affectueuses caresses.

    (…)L’Esprit Saint, tel une brise infiniment légère, semblait venir du Cœur du Seigneur, et, de son souffle plein de suavité, faire avec douceur le tour des sept pierreries du collier porté par l’âme. Elles lui servaient comme d’instrument de musique pour chanter cette antienne à la louange de la Trinité suprême.

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

  • Sacré-Cœur de Jésus, solennité

    Comme c’est bon, n’est-ce pas, de s’abandonner au Cœur de Jésus, de se laisser faire par Lui, de bien penser que tout ce qui arrive, excepté le péché, arrive par Sa volonté, que même le péché est « permis » par Lui, et que de tout, absolument de tout, même des fautes, on peut et on doit tirer le plus grand bien… ! Comme c’est doux de nous sentir dans de telles mains, et appuyé sur un tel Cœur ! Avons-nous en Jésus un Père, un Frère, un Époux assez tendre, assez sage, assez puissant ! Que nous sommes heureux, nous, pauvres petites créatures ! Que le Bon Dieu est bon pour nous !

    Misericordias Domini in aeternum cantabo : on voudrait ne dire que ces mots-là pendant toute la vie comme on ne dira qu’eux, comme on ne vivra que d’eux pendant l’éternité… Fondons-nous en reconnaissance, en joie, en bénédictions, en regardant les bontés de Dieu pour tous les hommes, Son amour inouï pour chacun de nous ; contemplons-Le et disons-nous que nous sommes un de ces petits êtres qu’Il a tant aimés, pour lesquels Il a vécu et Il est mort : Il a donné tout Son sang pour chacun de nous ! Quel amour ! Quel bonheur d’être ainsi aimé ! et d’être aimé par qui ? par l’Être infiniment parfait, par la beauté infinie et souveraine… Qui sommes-nous, pour être tant chéris, et chéris par Dieu ?…

    Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

  • Nativité de saint Jean Baptiste, solennité

    Avant Jean Baptiste, on a vu de grands, de saints prophètes en grand nombre, dignes de Dieu, pleins de son Esprit, qui annonçaient l’avènement du Seigneur et rendaient témoignage à la vérité. Cependant on n’a pas dit d’eux ce qui a été dit de Jean Baptiste : « Parmi les enfants des femmes, il n’y en a pas eu de plus grand que Jean » (Mt 11,1). Pourquoi donc cette grandeur envoyée devant celui qui est la grandeur même ? Pour donner un témoignage de la profonde humilité du Précurseur.

    Il était si grand qu’on aurait pu le prendre pour le Christ. Rien de plus facile… puisque sans qu’il le dise, c’est ce que croyaient ceux qui l’entendaient et le voyaient… Mais cet humble ami de l’époux, zélé pour l’honneur de l’époux, ne veut pas prendre la place de l’époux, comme un adultère. Il rend témoignage à son ami, il recommande à l’épouse l’époux véritable, et il a horreur d’être aimé à sa place parce qu’il ne veut être aimé qu’en lui. « L’ami de l’époux se tient debout et l’écoute ; il se réjouit d’une grande joie à sa voix. »

    Le disciple écoute le maître ; il est debout parce qu’il l’écoute, car s’il refuse de l’écouter sa chute est certaine. Ce qui relève à nos yeux la grandeur de Jean, c’est qu’il pouvait être pris pour le Christ et que, cependant, il a préféré rendre témoignage à Jésus Christ, proclamer sa grandeur et s’humilier que de passer pour le Messie et se tromper lui-même en trompant les autres. C’est donc à juste titre que Jésus dit de lui qu’il était plus qu’un prophète… Jean s’est humilié devant la grandeur du Seigneur pour mériter que son humilité soit relevée par cette grandeur… « Je ne suis pas digne, dit-il, de dénouer la courroie de ses sandales. » (Mc 1,7)

    Saint Augustin (354-430)

  • Saint Barnabé, apôtre, mémoire

    Vous pouvez, vous aussi, si vous le voulez, mériter ce beau nom de messager de Dieu. En effet, si chacun de vous, selon ses possibilités, dans la mesure où il en a reçu l’inspiration du ciel, détourne son prochain du mal, s’il prend soin de l’amener au bien, s’il rappelle à l’égaré le Royaume ou le châtiment qui l’attendent dans l’éternité, il est évidemment un messager des saintes paroles de Jésus. Et que personne ne vienne dire : Je suis incapable d’instruire les autres, de les exhorter. Faites du moins votre possible, pour qu’un jour on ne vous demande pas compte du talent reçu et malheureusement conservé. Car celui qui a préféré cacher son talent plutôt que de le faire valoir n’avait pas reçu plus d’un talent, lui non plus (Mt 25,14s)…

    Entraînez les autres avec vous ; qu’ils soient vos compagnons sur la route qui mène à Dieu. Quand, en allant sur la place ou aux bains publics, vous rencontrez quelque désœuvré, invitez-le donc à vous accompagner. Car vos actions quotidiennes elles-mêmes servent à vous unir aux autres. Vous alliez à Dieu ? Essayez de ne pas y arriver seuls. Que celui qui, dans son cœur, a déjà entendu l’appel de l’amour divin en tire pour son prochain une parole d’encouragement.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

    Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime
    Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
    Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
    Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
    Si je te contemplais dans ta sublime gloire
    Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux
    Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
    Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !…

    Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère
    Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs
    Ô ma Mère chérie, sur la rive étrangère
    Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !….
    En méditant ta vie dans le saint Evangile
    J’ose te regarder et m’approcher de toi
    Me croire ton enfant ne m’est pas difficile
    Car je te vois mortelle et souffrant comme moi… (…)

    Ô Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
    En écoutant Jésus, tu ne t’attristes pas
    Mais tu te réjouis qu’Il nous fasse comprendre
    Que notre âme devient sa famille ici-bas
    Oui tu te réjouis qu’Il nous donne sa vie,
    Les trésors infinis de sa divinité !…
    Comment ne pas t’aimer, ô ma Mère chérie
    En voyant tant d’amour et tant d’humilité ?

    Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
    Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui.
    Aimer c’est tout donner et se donner soi-même
    Tu voulus le prouver en restant notre appui.
    Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
    Il savait les secrets de ton cœur maternel,
    Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse
    Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel. (…)

    La maison de Saint Jean devient ton seul asile
    Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus…
    C’est le dernier détail que donne l’Evangile
    De la Reine des Cieux il ne me parle plus.
    Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
    Ne révèle-t-il pas que Le Verbe Eternel
    Veut Lui-même chanter les secrets de ta vie
    Pour charmer tes enfants, tous les Elus du Ciel ?

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

  • Fête de saint Matthias, apôtre

    L’apôtre Paul écrit : « Ô abîme de la richesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont impénétrables et ses voies inaccessibles ! » (Rm 11,33). (…) Et un psaume dit : « Tu as tout fait avec sagesse » (103,24), c’est-à-dire dans ton Verbe, ta Parole éternelle. Si c’est dans le Verbe et par le Verbe que tout a été fait (Jn 1,3), qui doutera que c’est avec sagesse, et qu’il a parfaitement choisi ses disciples, sans partialité ? « Il nous a choisis en lui, dit l’apôtre Paul, dès avant la création du monde » (Ép 1,4). (…)

    Considérons le choix de Matthias. Les apôtres avaient choisi Joseph Barsabbas et Matthias (…) ; ensuite ils ont proposé leur choix à celui qui juge selon le cœur et qui « connaissait le cœur de chacun » d’eux, afin qu’il montre lequel des deux lui-même avait choisi. Et il avait sûrement choisi Matthias pour cet honneur avant que soit jeté le sort, avant même que soit créé le monde. (…)

    « Tout ce que vous demanderez dans la prière, dit le Seigneur, tenez-le pour obtenu, et vous l’obtiendrez » (Mc 11,24). C’est pourquoi l’Église a coutume de prier d’un commun accord toutes les fois qu’elle pense devoir demander quelque chose au Seigneur ; aucun moyen n’a autant de prise sur la volonté de Dieu que la prière, si du moins elle est faite avec foi, sérénité, humilité et persévérance. Le tirage au sort n’a donc porté aucun préjudice au choix de ce glorieux apôtre puisque, comme l’Écriture en témoigne, les apôtres ont commencé par prier ; c’est plutôt en réponse à leur prière que Dieu leur a inspiré de tirer au sort pour cette élection. D’autre part, Matthias n’a pas obtenu une grâce moins grande que Pierre, ou que les autres apôtres, bien qu’il soit appelé le dernier. Il a reçu l’Esprit avec la même plénitude que les autres, et les mêmes dons spirituels qu’eux. L’Esprit Saint, en se posant sur lui, l’a rempli de charité ; il lui a donné de s’exprimer en toutes les langues, de faire des miracles, de convertir les nations, de prêcher le Christ et de remporter le triomphe du martyre.

    Saint Laurent Justinien (1381-1455)

     

     

     

  • Fête de St Philippe et St Jacques (le mineur), apôtres

    Vous savez, mes sœurs, que les conférences ont servi à Notre Seigneur pour l’établissement de son Église. Dès le jour où il assembla ses apôtres, il leur en fit ; puis, quand sa Compagnie fut plus grande et eut apôtres et disciples, il tint parfois avec eux des assemblées ; et ce fut dans une conférence comme cela que saint Philippe, dont nous faisons aujourd’hui la fête, dit à Notre Seigneur : « Seigneur, vous nous parlez de votre Père, mais faites-nous voir votre Père » ; et Notre Seigneur lui répondit : « Qui me voit voit mon Père ; mon Père et moi ne sommes qu’un ».

    Les apôtres proposaient leurs difficultés dans ces conférences, et Notre Seigneur leur répondait. Il traitait de l’avancement de l’Église et des moyens dont Dieu se servirait pour la faire fleurir. De sorte, mes chères sœurs, que l’on peut dire, et c’est certain, que Jésus Christ même a institué les conférences et s’en est servi pour le commencement, le progrès et la perfection de son Église ; et après sa mort et son ascension glorieuse il ne se faisait d’autres instructions entre les fidèles par les apôtres et par les prêtres que sous forme de conférence. il n’y avait point de sermon ; quand les chrétiens étaient assemblés, on commençait la conférence.

    Saint Vincent de Paul (1581-1660)

     

     

     

  • « Abraham a vu mon jour. »

    « Dieu mit Abraham à l’épreuve et lui dit : ‘Prends ton fils bien-aimé, celui que tu chéris, Isaac, et offre-le en sacrifice sur la montagne que je t’indiquerai’ » (Gn 22,2). Ce fils sur qui reposent de grandes et merveilleuses promesses (…), voilà qu’Abraham reçoit l’ordre de l’offrir en holocauste au Seigneur sur une montagne !

    Que ressens-tu à cet ordre, Abraham ? (…) L’apôtre Paul à qui l’Esprit avait révélé, je crois, les pensées et les sentiments d’Abraham, a déclaré : « Grâce à sa foi, Abraham n’hésita pas lorsqu’il offrit son fils unique sur qui reposaient les promesses, car il pensait que Dieu était assez puissant pour le ressusciter des morts » (Rm 4,20; He 11,17.19). (…) Voilà donc la première occasion où la foi en la résurrection s’est manifestée. Oui, Abraham espérait qu’Isaac ressusciterait, il croyait à la réalisation de ce qui n’était jamais encore arrivé. (…) Abraham savait qu’en lui se formait déjà la préfiguration de la réalité à venir ; il savait que le Christ naîtrait de sa descendance, la vraie victime offerte pour le monde entier, celui qui triompherait de la mort par sa résurrection.

    « Abraham se leva donc de bon matin (…), et le troisième jour il parvint au lieu que le Seigneur lui avait indiqué. » Le troisième jour est toujours lié avec le mystère (…); la résurrection du Seigneur surtout a eu lieu le troisième jour. (…) « Levant les yeux, Abraham vit l’endroit de loin. Il dit à ses serviteurs : ‘Restez ici avec l’âne. Moi et l’enfant, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous’ ». (…) Dis-moi donc, Abraham, déclares-tu la vérité à tes serviteurs quand tu affirmes aller adorer puis revenir avec l’enfant, ou bien veux-tu les tromper ? (…) « Je dis la vérité, répond Abraham ; j’offre l’enfant en holocauste, et c’est pourquoi j’emporte le bois avec moi. Puis je reviens vers vous avec l’enfant. Je crois en effet de toute mon âme que ‘Dieu est assez puissant pour le ressusciter des morts.’ »

    Origène (v. 185-253)

     

     

     

  • Le Mystère de la paternité

    Qu’est-ce que la paternité ? Être Père, c’est communiquer l’être ; bien plus, c’est mettre dans cet être le mystérieux rayon de la vie.

    Dieu est Père de l’univers : « Pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père de qui viennent toutes choses » (1Co 8,6). Dieu est le Père, le Créateur du ciel, du soleil, des étoiles qui brillent en sa présence et chantent sa gloire (…) ; toute cette vie immense et variée est fille de l’amour de Dieu, dirigée, soutenue, enveloppée dans sa croissance et dans son développement par la paternelle Providence divine. (…)

    Or la paternité s’élève plus haut : avec l’être, avec la vie végétale et animale, elle communique encore une vie supérieure, la vie d’intelligence et d’amour. (…) L’ange et l’homme sont enfants de Dieu et le manifestent par l’image et la ressemblance que, dans l’ordre naturel, ils ont reçues de Lui.

    Enfin Dieu possède une paternité plus sublime encore, qui engendre des fils d’adoption et de grâce en un ordre supérieur aux natures de l’homme et des anges, et qui les rend participants de la vie divine elle-même : elle les appelle à partager sa propre béatitude dans la vision de son Essence, dans l’inaccessible lumière où il se révèle, lui et l’intime secret de son incomparable paternité, avec le Fils et l’Esprit-Saint.

    Vénérable Pie XII