Catégorie : Saints et Saintes

  • St Vincent

    QUAND TOUT BASCULE – 1617

    Un jour de janvier, alors que Vincent accompagne Madame de Gondi au château de Folleville, en Picardie, un paysan moribond désire le voir. Vincent accourt au chevet du malade et lui fait faire une confession générale. Pour Vincent, c’est une révélation : il découvre la misère spirituelle des gens de la campagne qui représentent l’immense majorité de la population. En juillet, il se retrouve à Châtillon, comme curé. Il découvre la misère corporelle des pauvres et le peu d’organisation des secours. Pour y remédier, il crée la première Confrérie de la Charité, avec des dames de diverses conditions sociales.

    En 1619, Vincent est chargé de l’aumônerie générale des galères. En 1625, grâce aux Gondi, il crée une société de prêtres missionnaires dont il sera le supérieur. Le but est simple : « Suivre le Christ évangélisateur des pauvres ». La Congrégation de la Mission est approuvée par l’archevêque de Paris et par Rome.

    Installés dans l’ancienne léproserie de Saint-Lazare, on appelle ces missionnaires les lazaristes. La simplicité, l’humilité, la douceur, la mortification et le zèle sont, pour Vincent de Paul, les vertus principales de ces missionnaires: « Les cinq belles petites pierres avec lesquelles on peut vaincre l’infernal Goliath. »

    AU SECOURS DU CLERGÉ FRANÇAIS

    En 1628, l’évêque de Beauvais invite Monsieur Vincent à réfléchir au meilleur moyen de régénérer le clergé de France. Il inaugure des Retraites d’Ordinands pour préparer les futurs prêtres à recevoir les ordres. Il met sur pied les Conférences des mardis, destinées aux prêtres souhaitant « s’entretenir des vertus et des fonctions de leur état ». « Quand attentifs, nous l’écoutions parler dans quelque conférence, nous sentions s’accomplir en lui ce mot de l’apôtre : si quelqu’un parle, que ses paroles soient comme des paroles de Dieu », témoigne Bossuet. En 1641, Vincent ouvre un grand séminaire à Annecy. Pour lui, le prêtre a pour mission non pas de rappeler au peuple les pratiques de la religion, mais plutôt de les inviter à persévérer dans la fidélité à leurs devoirs. Entre temps, les Confréries de la Charité se sont multipliées. Pour aider les Dames dans le service corporel des pauvres, des « filles de village » se sont présentées. Louise de Marillac les regroupe en novembre 1633 ; ce seront les Filles de la Charité (appelées aussi soeurs de Saint-Vincent-de- Paul).

    À partir de 1632, les guerres dévastent les provinces. Monsieur Vincent y organise les secours. Il recueille les enfants trouvés, crée un foyer pour les mendiants et les vieillards. Il se lance dans des fondations en Irlande et en Pologne. Les terres non chrétiennes l’appellent : l’Afrique du Nord, puis Madagascar. La reine Anne d’Autriche l’appelle au Conseil de Conscience qui nomme évêques et abbés.

    L’oeuvre de Vincent de Paul s’est construite sans plan d’ensemble, sans illumination miraculeuse. Travaillant passionnément à partir des réalités qui

    s’imposent à lui, toujours en lien avec d’autres, hommes et femmes, il cherche simplement à répondre aux besoins de son temps, notamment dans deux secteurs décisifs pour tout l’apostolat de l’Église : les pauvres et le clergé.

  • La charité de M. Vincent

    Saint Vincent de Paul a profondément marqué de son empreinte la France du XVIIe siècle. Sa vie est toute donnée au service de la charité et du salut des âmes des pauvres. Saint Vincent de Paul naît dans une famille de paysans des Landes, le 24 avril 1581. Ses parents sont pauvres sans être misérables. L’enfant est intelligent : son père le pousse à faire des études et l’envoie au collège de Dax. Puis Vincent est orienté vers la prêtrise. A 15 ans, il part pour Toulouse étudier la théologie.

    Il est ordonné prêtre à 19 ans, le 23 septembre 1600, par Mgr de Bourdeilles, évêque de Périgueux. Commence alors une longue période de flottement et de maturation. Prêtre âgé d’à peine 20 ans, il n’a pas encore trouvé sa véritable vocation. Il part sans succès à la recherche d’un bénéfice ecclésiastique. Au cours d’un voyage, il est enlevé par des pirates turcs et réduit en esclavage à Tunis pendant deux ans. Il monte à Paris en 1608 et devient ami avec le secrétaire de l’ancienne reine, Marguerite de Valois. Celle-ci le

    nomme aumônier, chargé de distribuer ses libéralités. Il visite les pauvres malades de l’hôpital de la Charité.

    RENCONTRE AVEC LES GRANDS SPIRITUELS FRANÇAIS

    Vers 1610, il rencontre Pierre de Bérulle qui fonde, l’année suivante, la congrégation de l’Oratoire de France. Vincent le prend comme conseiller spirituel. Il se familiarise avec le mouvement de spiritualité qu’on appellera plus tard l’École Française de Spiritualité, qui marque si profondément la France religieuse du XVIIe siècle. Il y rencontre François de Sales. Vincent traverse à cette période une profonde crise intérieure de doutes contre la foi. Il partage durant quelques mois la vie et les exercices de l’Oratoire. Bérulle l’invite à prendre une cure de campagne proche, à Clichy. Le jeune prêtre restaure l’église et se met avec enthousiasme au service spirituel de ses fidèles, visite les malades, prêche avec ardeur et cherche à rendre la foi à ses 600 paroissiens ruraux. L’année suivante, Bérulle lui procure la charge de précepteur chez Monsieur de Gondi, Philippe-Emmanuel de Gondi, Général des galères, l’une des plus riches familles de France. Outre ses obligations dans la famille, Vincent se met à évangéliser les populations de leurs fiefs.

  • St Vincent de Paul

    st vincent de paulCe 27 septembre 2009, la Famille vincentienne et, en tout premier lieu la Congrégation de la Mission (Pères Lazaristes) et la Compagnie des Filles de la Charité (Soeurs de Saint Vincent-de-Paul) célèbre une Année jubilaire marquant le 350ème anniversaire de la mort de Monsieur Vincent, immortalisé par Pierre Fresnay dans le film « Monsieur Vincent » de Maurice Cloche.

    Saint Vincent-de-Paul, c’est l’histoire d’un regard de compassion et d’amour porté sur le monde qui l’entoure. Il prend appui sur les réalités de son temps, fait bouger les lignes de fracture et répond simplement et énergiquement aux drames, aux interrogations qui se tissent devant lui. Ce n’est pas un homme seul ! Il a su s’entourer, inventer un amour « effectif » quand d’autres se gargarisaient d’un amour seulement « affectif ». Il sait mettre en route des personnes et des projets.

    Il fait confiance, interpelle, admoneste, console, encourage…, forme le clergé.

  • historique

    DaliQuand, à Jérusalem, la reine Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, fut convaincue d’avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la vraie croix du Christ, elle fit édifier en ce lieu, avec l’aide de son fils, une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre. Cette basilique qui eut pour nom « Résurrection » fut consacrée un 14 septembre. Par la suite, ce jour fut choisi pour célébrer une fête qu’on appela « Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix » parce que son rite principal consistait en une ostension solennelle d’une relique de la vraie croix. Ce geste manifestait devant tous que la Croix est glorieuse parce qu’en elle la mort est vaincue par la vie. La fête se répandit à Constantinople où elle connut un éclat nouveau à partir du 7ème siècle parce que les Perses infidèles s’étaient emparés de Jérusalem et avaient emporté dans leur pays la vraie Croix comme trophée de victoire. L’empereur Heraclius alla la reprendre et ramena triomphalement à Constantinople le symbole de la victoire du Christ sur la mort. Progressivement la fête fut célébrée dans toute l’Eglise et des parcelles de cette relique furent distribuées à travers le monde chrétien.

  • Livre de la naissance de la bienheureuse Marie et de l’enfance du Sauveur

    Chapitre troisième. Joachim qui est au désert, priant le Seigneur de lui accorder un fils, reçoit l’ordre de rentrer à Jérusalem. Au même moment Anne est avertie d’avoir à aller au-devant de son mari. La  » rencontre à la Porte Dorée  » sera évoquée bien souvent dans l’art médiéval.

    L’ange apparut de nouveau à Joachim, pendant son sommeil, et lui dit : Je suis l’ange qui t’a été donné par Dieu comme gardien ; descends et retourne auprès d’Anne sans crainte car les bonnes oeuvres que toi et ton épouse Anne avez faites  ont été rapportées à la face du Très-Haut et une postérité vous a été accordée, telle que, depuis les origines, les prophètes et les saints n’en ont eue, telle qu’ils n’en auront jamais. Joachim, s’étant réveillé, appela ses bergers et leur rapporta son songe. Et ils adorèrent le Seigneur et lui dirent : Veille à ne pas contrecarrer l’ange de Dieu. Mais, lève-toi, partons, et allons doucement tandis que nos troupeaux paissent en chemin.

    Il y avait trente jours qu’ils marchaient et ils approchaient, quand Anne, qui était en prière, vit paraître un ange qui lui dit : Va à la Porte qu’on appelle Dorée, pour y rencontrer ton époux, car il va te revenir aujourd’hui. En hâte, elle s’y rendit avec ses servantes , et elle se tint près de la dite porte en prières. Elle attendait de puis déjà longtemps et commençait à se lasser, quand, levant les yeux, elle vit Joachim arriver avec ses troupeaux. Elle courut se jeter à son cou, rendant grâces à Dieu, et disant : J’étais veuve et voici que je ne le suis plus ; j’étais stérile et voici que j’ai conçu. Et une grande allégresse se répandit dans tout le voisinage et parmi tous ceux qui la connaissaient, si bien que tout le pays d’Israël la félicita de cette gloire.

    Evangile du pseudo-Matthieu

  • Fête de la nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

    NativitéL’année liturgique comporte trois cycles : celui des dimanches, des fêtes en l’honneur de Jésus-Christ et des fêtes des saints. La première grande fête du cycle des saints est celle de la Nativité de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, célébrée le 8 septembre de chaque année.

    La fête du 8 septembre est très ancienne. Si elle a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

    La Nativité de la sainte Vierge est mentionnée dans les homélies d’André de Crète (660-740) : « Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création. »

    Aujourd’hui encore, au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie. Les textes lus et les prières chantées à cette occasion éclairent au mieux le sens du culte que l’Église à cette occasion rend à Marie.

  • Année sacerdotale St Curé d’Ars : 19 juin 2009 – 19 juin 2010

    CurédArsMarie permet aujourd’hui que je vous parle.

    J’étais prêtre dans un petit village, dans une campagne. Je travaillais autant la nuit que le jour ; je confessais, je priais, j’allais de campagne en campagne, j’allais bénir, j’allais donner l’extrême onction. On m’appelait « le petit curé d’Ars ».

    Je viens ici pour vous dire que tout ce qui se passe correspond à la volonté Divine et non à la volonté de Satan. J’ai connu Satan, je me suis battu avec lui des nuits entières. Vous n’êtes point sous l’emprise de Satan et quiconque le dira devra en apporter les preuves, comme quiconque dira que vous êtes du côté de Dieu en apportera les preuves. Sachez donc écouter la parole Divine, restez près du Père Eternel en toute occasion et surtout ne vous défiez jamais d’autrui.

    Restez toujours unis à l’Eglise de quelque manière que l’on puisse vous traiter ; vous serez reconnus dans cette Eglise, car vous aimerez cette Eglise et l’Eglise vous aimera.

    Je prie chaque jour pour tous les êtres du monde entier, pour tous ceux qui souffrent, pour tous les plus petits, les plus miséreux, les plus incroyants. Et tous les jours, la foi augmente dans ce monde afin qu’elle devienne universelle. Je vous rends à votre Mère et je continuerai à prier sans cesse pour vous.

    Saint Jean-Marie Vianney – Curé d’Ars

    Message du 15 août 1997

  • invocation à St Michel

    St MichelSaint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre secours contre la Malice et les embûches du diable. Que Dieu vous commande nous vous en supplions; et vous, Prince de la milice céleste, par la Puissance divine, repoussez en enfer Satan et les autres esprits malins qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes. Amen.

  • Saint Thomas

    St ThomasSaint Thomas est l’un des douze apôtres accompagnant Jésus. Son nom signifie jumeau en araméen, tout comme son surnom Didyme, qui en est la traduction grecque.

    Thomas symbolise le doute. Évangélisateur des Indes, c’est pour avoir construit un palais pour un roi que Thomas est représenté avec une équerre d’architecte. Il est parfois également représenté avec la lance qui fut l’instrument de sa mise à mort.

    Dans l’Evangile selon St Jean, Thomas ne crut pas à la Résurrection, avant d’avoir vu les marques de la Crucifixion.  « Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jn 20, 24-29).

  • Padre Pio

    padre-pio

    Padre Pio: un phénomène! Unique en son genre!
    Il incarne le surnaturel dans un monde qui n’y croit plus.
    Il se lève comme un prophète, comme un héraut de Dieu,
    comme un témoin qui affirme que Dieu est capable de tout pour nous ramener à Lui.

    Il annonce une ère mystique,celle de la miséricorde!
    Celle où chaque âme est appelée à devenir une hostie de l’unique messe de l’Amour!