Catégorie : Prière des âmes

  • Quand Jésus crucifié change ma faiblesse en toute-puissance !

    Quand la douleur s’empare de toute mon âme
    Et l’horizon s’assombrit comme la nuit,
    Et le cœur déchiré par la géhenne du supplice,
    Jésus crucifié, Tu es ma force.

    Quand l’âme par la douleur obscurcie,
    Redouble ses efforts et lutte sans répit,
    Et que le cœur agonise en un amer tourment,
    Jésus crucifié, Tu es l’espérance de mon salut.

    Ainsi les jours passent,
    Et l’âme baigne en une mer d’amertume,
    Et le cœur fond en larmes,
    Jésus crucifié, Tu brilles pour moi comme l’aurore.

    Et lorsque le calice déborde déjà d’amertume,
    Et que tout contre elle s’est conjuré,
    Que l’âme descend au Jardin des Oliviers,
    Jésus crucifié, en Toi j’ai ma défense.

    Quand l’âme ressentant son innocence,
    Accepte de Dieu ces épreuves,
    Alors le cœur est capable de rendre amour pour tourment,
    Jésus crucifié change ma faiblesse en toute-puissance.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6, 36)

    Ô amour ineffable ! Ô doux amour ! Ô feu éternel ! Tu es ce feu qui toujours brûle. Ô souveraine et éternelle Trinité, tu es la droiture sans défaut, la simplicité sans ombre ; tu es la sincérité sans déguisement possible. Dirige le regard de ta miséricorde sur tes créatures. Je comprends que la miséricorde t’appartient en propre, et de quelque côté que je me tourne, je ne trouve que ta miséricorde. Voilà pourquoi j’accours à toi, je crie devant ta miséricorde : ô Dieu, fais miséricorde au monde.

    Tu veux, ô Père éternel, que nous te servions selon ta volonté et tu fixes toi-même les voies de tes serviteurs. C’est nous enseigner que nous ne pouvons d’aucune manière juger l’état intime d’une créature d’après ses œuvres extérieures, mais que nous devons nous en rapporter à ta volonté, surtout pour tes serviteurs unis à cette volonté et transformés en elle. Aussi est-il heureux le chrétien qui regarde dans ta lumière les voies et les œuvres infiniment variées de tes serviteurs : quelques sentiers que ceux-ci prennent, ils courent tous per le chemin de feu de ton amour, sinon ils ne suivraient pas réellement ta vérité. (…)

    Ô Déité éternelle ! comme il est vrai que la miséricorde t’appartient en propre ! (…) Par miséricorde, aujourd’hui même, n’as-tu pas voulu me faire connaître à moi méprisable, que nous ne pouvons juger en rien des intentions de la créature raisonnable ? Car variées à l’infini sont les voies que tu leur traces à ton gré, comme tu me l’as montré par mon propre exemple. Grâce te soient rendues, ô mon Dieu !

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

     

     

  • Le pouvoir de la prière

    Le motif qui doit nous porter à avoir recours à la prière, c’est que tout tourne à notre avantage. Le bon Dieu veut notre bonheur, et il sait que ce n’est que par la prière que nous pouvons nous le procurer. D’ailleurs, mes frères, quel plus grand honneur pour une vile créature comme nous, que Dieu veuille bien s’abaisser jusqu’à elle, en s’entretenant avec elle aussi familièrement qu’un ami avec son ami. Voyez quelle bonté de sa part en nous permettant de lui faire part de nos chagrins, de nos peines. Et ce bon Sauveur s’empresse de nous consoler, de nous soutenir dans les épreuves, ou, pour mieux dire, il souffre pour nous. Dites-moi, mes frères, ne serait-ce pas vouloir renoncer à notre salut et à notre bonheur sur la terre que de ne pas prier ? puisque, sans la prière, nous ne pouvons être que malheureux, et qu’avec la prière nous sommes sûrs de tout obtenir ce qui nous est nécessaire pour le temps et pour l’éternité, comme nous allons le voir.

    Je dis premièrement mes frères, que tout est promis à la prière, et deuxièmement que la prière obtient tout quand elle est bien faite : c’est une vérité que Jésus-Christ nous répète presque à chaque page de la Sainte Écriture. La promesse que Jésus-Christ nous en fait est formelle : « Demandez, nous dit-il, et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez, l’on vous ouvrira. Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, vous l’obtiendrez, si vous le faites avec foi. » (cf. Mt 7, 7 ; 21, 24) Jésus-Christ ne se contente pas de nous dire que la prière bien faite obtient tout. Pour mieux encore nous en convaincre, il nous l’assure avec serment : « En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera. » (Jn 15, 16) D’après les paroles de Jésus-Christ même, il me semble, mes frères, qu’il serait impossible de douter du pouvoir de la prière.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

     

     

     

  • Le samedi après les Cendres

    Dieu de grande miséricorde, Toi qui as daigné nous envoyer Ton Fils unique, comme la plus grande preuve de l’amour et de la miséricorde insondable, Tu ne repousses pas les pécheurs, mais de Ton insondable miséricorde, à eux aussi, Tu as ouvert le trésor dans lequel ils peuvent puiser en abondance, non seulement la justification, mais toute la sainteté que l’âme peut atteindre.

    Père de grande miséricorde, je désire que tous les cœurs se tournent avec confiance vers Ton infinie miséricorde. Personne ne se justifiera devant Toi si Ton incommensurable miséricorde ne l’accompagne. Lorsque Tu nous dévoileras le mystère de Ta miséricorde, l’éternité sera trop peu pour T’en remercier comme il convient.

    Oh ! comme il est doux d’avoir au fond de l’âme ce que l’ Église nous ordonne de croire. Lorsque mon âme est plongée dans l’amour, alors je résous clairement et instantanément les questions les plus embrouillées – l’amour seul est capable de franchir les précipices et les cimes de montagnes. L’amour, encore une fois l’amour.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

  • La prière humble et insistante

    Une Cananéenne s’approcha de Jésus et se mit à le supplier à grands cris pour sa fille qui était possédée par le démon. (…) Cette femme, une étrangère, une barbare, sans aucun lien avec la communauté juive, qu’était-elle sinon une chienne indigne d’obtenir ce qu’elle demandait ? « Il n’est pas bien, dit Jésus, de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » Pourtant, sa persévérance lui a mérité d’être exaucée. Celle qui n’était qu’une chienne, Jésus l’a élevée à la noblesse des petits enfants ; bien plus, il l’a comblée d’éloges. Il lui dit en la renvoyant : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux » (Mt 15,28). Quand on entend le Christ dire : « Ta foi est grande », on n’a pas à chercher d’autre preuve de la grandeur d’âme de cette femme. Vois comme elle a effacé son indignité par sa persévérance. Remarque également que nous obtenons davantage du Seigneur par notre prière que par la prière des autres.

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

     

     

     

  • Divine Miséricorde

    Miséricorde divine, qui nous accompagnes pendant toute la vie, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous enveloppes particulièrement à l’heure de notre mort, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous donnes la vie éternelle, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, présente à chaque instant de la vie, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous protèges du feu de l’enfer, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui convertis des pécheurs endurcis, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, merveille pour les anges, inconcevable pour les saints, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, insondable dans tous les mystères divins, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous relèves de toute misère, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, source de notre bonheur et de notre joie, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, nous appelant du néant à l’existence, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui portes dans tes mains tout ce qui existe, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, couronnant tout ce qui existe et existera, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, en laquelle nous sommes tous plongés, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, doux apaisement des cœurs tourmentés, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, seul espoir des âmes désespérées, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, repos des cœurs, paix au milieu des frayeurs, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, délice et merveille des âmes saintes, j’ai confiance en toi.
    Miséricorde divine, qui nous donnes l’espérance contre toute espérance, j’ai confiance en toi.

    Ô Dieu éternel, dont la miséricorde est insondable et le trésor de compassion inépuisable, regarde-nous avec bonté et comble-nous de ta miséricorde pour que nous ne désespérions pas dans les moments difficiles, que nous ne perdions pas courage, mais que nous nous soumettions avec grande confiance à ta sainte volonté qui est l’amour et la miséricorde même.

    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

     

     

     

     

  • Prier avec foi et confiance

    Il faut que nos prières soient faites avec confiance, et avec une espérance ferme que le bon Dieu peut et veut nous accorder ce que nous lui demandons, si nous le demandons comme il faut. Dans tous les endroits où Jésus-Christ nous promet de tout accorder à la prière, il met toujours cette condition : « Si vous la faites avec foi. » Quand quelqu’un lui demandait sa guérison ou autre chose, il ne manquait jamais de leur dire : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. » (Mt 9, 29) D’ailleurs, mes frères, qui pourrait nous porter à douter, puisque notre confiance est appuyée sur la toute-puissance de Dieu qui est infinie, et sur sa miséricorde qui est sans bornes, et sur les mérites infinis de Jésus-Christ au nom duquel nous prions. Quand nous prions au nom de Jésus-Christ, ce n’est pas nous qui prions mais c’est Jésus-Christ lui-même qui prie son Père pour nous.

    L’Évangile nous donne un bel exemple de la foi que nous devons avoir en priant, dans la personne de cette femme qui était atteinte d’une perte de sang. Elle se disait en elle-même : « Si je peux seulement toucher le bord de son manteau, je suis sûre d’être guérie. » (Mt 9,21) Vous voyez qu’elle croyait fermement que Jésus-Christ pouvait la guérir ; elle attendait avec une grande confiance une guérison qu’elle désirait ardemment. En effet, le Sauveur passant près d’elle, elle se jette aux pieds de Jésus-Christ, lui touche son manteau, et aussitôt elle est guérie. Jésus-Christ voyant sa foi, la regarde avec bonté, en lui disant : « Allez, votre foi vous a sauvée. » (Mt 9, 22) Oui, mes frères, c’est à cette foi et à cette confiance que tout est promis.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

     

     

     

  • En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, le chapelet et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, du Pape, à l’ouverture de la Maison de Marie, aux offenses faites au Père, aux victimes du fanatisme, de la guerre et à tous ceux partis trop tôt.

  • Nous sommes les envoyés de Dieu au monde

    Painted divine figure church of San Sebastiano Rome

    Un jour de plus commence.

    Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé.
    Il a marché parmi les hommes.
    Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui.

    Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison,
    chacun de ceux que je croiserai dans la rue,
    d’autres riches que ceux de son temps, d’autres pauvres,
    d’autres savants et d’autres ignorants,
    d’autres petits et d’autres vieillards,
    d’autres saints et d’autres pécheurs,
    d’autres valides et d’autres infirmes.
    Tous seront ceux qu’il est venu chercher.
    Chacun, celui qu’il est venu sauver. (…)

    Tout sera permis dans le jour qui va venir,
    tout sera permis et demandera que je dise oui.
    Le monde où il me laisse pour y être avec moi
    ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ;
    comme un enfant porté sur les bras de sa mère
    n’est pas moins avec elle
    parce qu’elle marche dans la foule.

    Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé.
    Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons,
    à chaque instant,
    les envoyés de Dieu au monde.
    Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé,
    au long de ce jour qui commence,
    à toute humanité, de notre temps, de tous les temps,
    de ma ville et du monde entier.

    À travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver,
    des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde,
    iront jusqu’à la fin des temps.

    Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

     

     

     

  • Dirige nos pas sur le chemin de la droiture !

    Ô Feu de l’Esprit Saint,
    Loué sois-tu, toi qui œuvre au son des tambourins et des cithares.
    Lorsque tu enflammes l’esprit des hommes,
    Le tabernacle de leur âme s’emplit de ta puissance.
    Alors la volonté s’élève et suscite l’appétit de l’âme
    Et le désir de Dieu devient son guide.
    L’intelligence t’invoque par de doux chants
    Et te bâtit des temples de sagesse
    Qui s’exhalent en œuvre d’or.

    Tu portes toujours l’épée qui tranche
    Ce que le fruit du péché marque de son crime.
    Quand la volonté et les désirs se perdent dans le brouillard,
    Et que l’âme vole et tournoie de tous côtés,
    L’Esprit demeure le lien de la volonté et du désir.

    Quand l’âme elle-même se dresse pour chercher à voir la pupille du mal
    Et atteindre la gueule de la débauche, tu l’éprouves par le feu,
    Car telle est ta volonté.
    Quand la raison se laisse glisser sur la pente du mal,
    Tu la serres et la resserres, et tu la fais revenir par toutes sortes d’épreuves,
    Car telle est ta volonté.
    Et si le mal ose lever contre soi son épée,
    Tu la lui retournes en plein cœur,
    Comme tu l’as fait au premier Ange déchu,
    Dont tu jetas la tour d’orgueil au fond de l’enfer.
    Mais tu as élevé ici une autre tour pour les publicains et les pécheurs
    Qui te confessent leurs péchés et leurs œuvres.

    Toute créature te loue, vie de toute chose,
    Baume très précieux qui transfigures nos blessures béantes et souillées
    En pierre précieuses !
    Daigne maintenant nous rassembler tous ensemble en Toi,
    Et diriger nos pas sur le chemin de la droiture. Amen.

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)