Auteur/autrice : fred

  • Le don de la persévérance dans la prière

    La prière est absolument nécessaire pour avoir le bonheur de persévérer dans la grâce de Dieu après l’avoir reçue dans le sacrement de Pénitence. Avec la prière vous pouvez tout, vous êtes, pour ainsi dire, maîtres des volontés de Dieu, si j’ose parler ainsi ; et, sans la prière, vous n’êtes capables de rien, et cela seul suffit pour vous montrer la nécessité de la prière. Tous les saints ont commencé leur conversion par la prière et ont persévéré par la prière ; et tous les damnés se sont perdus par leur négligence de la prière. Je dis donc que la prière nous est absolument nécessaire pour persévérer. (…)

    Mais la prière dont je vous parle, qui est si puissante auprès de Dieu, qui nous attire tant de grâces, qui semble même lier la volonté de Dieu, qui semble, pour ainsi dire, le forcer à nous accorder ce que nous lui demandons, c’est une prière faite dans un espèce de désespoir et d’espérance. Je dis désespoir, considérant notre indignité et le mépris que nous avons fait de Dieu et de ses grâces, nous reconnaissant indignes de paraître devant lui et d’oser lui demander notre grâce, nous qui l’avons tant de fois déjà reçue, et l’avons toujours payé d’ingratitude, ce qui doit nous porter, à chaque instant de notre vie, à croire que la terre va s’ouvrir sous nos pieds. (…) Je dis l’espérance, en représentant la grandeur de la miséricorde de Dieu, le désir qu’il a de nous rendre heureux, ce qu’il a fait pour nous mériter le ciel. Animés par une pensée si consolante, nous nous adresserons à lui avec une grande confiance. (…)

    Voilà, mes frères, la prière dont je veux parler, qui nous est absolument nécessaire pour avoir notre pardon et le don précieux de la persévérance.

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

  • « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »

    Le Christ, afin d’accomplir la volonté du Père, a inauguré ici-bas le Royaume des cieux ; il nous a révélé le mystère du Père et, par son obéissance, a opéré la rédemption. L’Église, qui est le Royaume du Christ déjà présent sous une forme mystérieuse, croît visiblement dans le monde grâce à la puissance de Dieu. Ce commencement et cette croissance sont signifiés par le sang et l’eau qui sortent du côté de Jésus crucifié et annoncés par les paroles du Seigneur concernant sa mort en croix : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi »…

    Le mystère de la sainte Église se manifeste dans sa fondation. Le Seigneur Jésus, en effet, a inauguré son Église en prêchant la Bonne Nouvelle, c’est-à-dire la venue du Royaume de Dieu promis depuis des siècles dans les Écritures : « Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu est proche ». Ce Royaume de Dieu apparaît aux hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ. La parole du Seigneur est comparée au grain semé dans un champ : ceux qui l’écoutent avec foi et s’agrègent au petit troupeau du Christ ont accueilli le Royaume lui-même. Puis la semence, par sa propre force, germe et se développe jusqu’au temps de la moisson. De même les miracles de Jésus sont une preuve que le Royaume est véritablement venu sur terre : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, c’est donc que le Royaume de Dieu est déjà survenu pour vous ». Mais, avant tout, le Royaume se manifeste dans la personne même du Christ, Fils de Dieu et Fils de l’homme, qui est venu « pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ».

    Et quand Jésus, après avoir souffert la mort en croix pour les hommes, a été ressuscité, il est apparu établi comme Seigneur et Christ, comme Prêtre éternel, et il a répandu en ses disciples l’Esprit promis par le Père. Dès lors, l’Église pourvue des dons de son Fondateur et attachée à ses préceptes de charité, d’humilité et d’abnégation, reçoit la mission d’annoncer et d’instaurer en toutes les nations le Royaume du Christ et de Dieu dont, sur terre, elle constitue le germe et le commencement. Dans l’intervalle, à mesure qu’elle grandit, elle aspire à l’accomplissement du Royaume, elle espère et souhaite de toutes ses forces être unie à son Roi dans la gloire.

    Concile Vatican II

  • « Même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte ! »

    Quand on est conduit par un guide qui mène dans un pays inconnu, de nuit, à travers les champs, sans route frayée, selon son génie, sans prendre avis de personne et sans vouloir découvrir ses desseins, peut-on prendre un autre parti que celui de l’abandon ? A quoi sert de regarder où l’on est, d’interroger les passants, de consulter la carte et les voyageurs ? Le dessein d’un guide qui veut que l’on se confie à lui sera contraire à tout cela ; il prendra plaisir à confondre l’inquiétude et la méfiance d’une âme ; il veut une entière remise en lui. (…)

    L’action divine est essentiellement bonne, elle ne veut point être renforcée ni contrôlée, elle a commencé dès la création du monde et, dès cet instant, elle développe de nouvelles preuves ; elle ne limite point ses opérations, sa fécondité ne s’épuise point ; elle faisait cela hier, elle fait ceci aujourd’hui ; c’est la même action qui s’applique à tous les moments par des effets toujours nouveaux et elle se déploiera ainsi éternellement. (…) Voulez-vous vivre évangéliquement ? Vivez en plein abandon à l’action de Dieu.

    Jean-Pierre de Caussade (1675-1751)

  • « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

    Moi, Catherine, l’esclave des serviteurs de Jésus Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de voir en vous une vraie connaissance de vous-même et de votre Créateur. Et cette connaissance est nécessaire à notre salut, car toute vertu vient de cette sainte connaissance.

    Où se trouve la véritable humilité ? Dans la connaissance de nous-même ; car l’âme qui reconnaît qu’elle n’est rien, et qu’elle tient de Dieu tout son être, ne peut lever la tête avec orgueil contre son créateur, ni contre son prochain ; car ce qui n’est rien par soi-même ne peut s’enorgueillir. Et où l’âme s’afflige-t-elle de sa faute ? Dans la connaissance d’elle-même, en considérant pieusement quelle est celle qui a offensé Dieu, et quel est le Dieu qu’elle a offensé. (…) Par notre faute, nous perdons la vie de la grâce et notre dignité. (…) Pourquoi? Parce que nous ne connaissons pas ce qui suit la faute et où elle nous conduit car si nous le connaissions véritablement, nous quitterions le vice et les habitudes déréglées, et nous embrasserions la vertu. Alors nous rendrions honneur à Dieu, nous conserverions la beauté, la dignité de notre âme ; nous suivrions la doctrine de la vérité, et en la suivant nous serions les fils de cette vérité. (…)

    Revenez un peu à vous-même, et ne dormez plus d’un pareil sommeil ; mais réveillez-vous en profitant de cet instant qui vous est accordé. N’attendez pas le temps, car lui n’attend pas. Connaissez-vous véritablement vous-même, et connaissez la grande bonté de Dieu à votre égard.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

  • « Malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter. »

    Un frère qui avait péché fut chassé de l’église par le prêtre ; abba Bessarion se leva et sortit avec lui en disant : « Moi aussi, je suis un pécheur. » (…)

    Un frère fauta une fois à Scété. On tint un conseil, auquel on convoqua abba Moïse. Mais celui-ci refusa de venir. Alors le prêtre lui envoya dire : « Viens, car tout le monde t’attend. » Il se leva, et vint avec une corbeille percée qu’il remplit de sable qu’il mit sur son dos et qu’il porta ainsi. Les autres, sortis à sa rencontre, lui dirent : « Qu’est-ce que cela, père ? » Le vieillard dit : « Mes fautes sont en train de s’écouler derrière moi et je ne les vois pas ; et moi, je suis venu aujourd’hui pour juger les fautes d’autrui ? » Entendant cela, ils ne dirent rien au frère, mais lui pardonnèrent.

    Abba Joseph interrogea abba Poemen en disant : « Dis-moi comment devenir moine. » Le vieillard dit : « Si tu veux trouver du repos ici-bas et dans le monde à venir, dis en toute occasion : Moi, qui suis-je ? Et ne juge personne. »

    Un frère interrogea le même abba Poemen en disant : « Si je vois une faute de mon frère, est-il bien de la cacher ? » Le vieillard dit : « À l’heure où nous cachons les fautes de notre frère, Dieu lui aussi cache les nôtres, et à l’heure où nous manifestons les fautes de notre frère, Dieu lui aussi manifeste les nôtres. »

    Les Sentences des Pères du désert (4e-5e siècles)

  • « Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? »

    Si j’avais compris, comme je le fais maintenant, qu’un si grand Roi habite ce petit palais de mon âme, il me semble que je ne l’aurais pas si souvent laissé seul. Quelquefois, du moins, je me serais tenue en sa présence, et surtout j’aurais pris soin que son palais soit moins sale. Quelle chose admirable ! Celui qui remplirait de sa grandeur mille mondes et bien davantage, se renfermer dans une si petite demeure ! Il est vrai, d’une part, qu’étant souverain Seigneur, il apporte avec lui la liberté, et de l’autre, qu’étant plein d’amour pour nous, il se fait à notre mesure.

    Sachant bien qu’une âme débutante pourrait se troubler en se voyant, elle, si petite, destinée à contenir tant de grandeur, il ne se fait pas connaître immédiatement ; mais, peu à peu, il agrandit sa capacité à la mesure des dons qu’il se propose de placer en elle. C’est le pouvoir qu’il a d’élargir ce palais de notre âme, qui me fait dire qu’il porte avec lui la liberté. Le point capital, c’est de lui en faire un don absolu et de le vider complètement, afin qu’il puisse garnir et dégarnir à son gré, comme dans une demeure qui lui appartient. Notre Seigneur a raison de vouloir qu’il en soit ainsi ; ne nous y refusons donc pas. Il ne veut pas forcer notre volonté, il reçoit ce qu’elle lui donne. Mais lui ne se donne entièrement que lorsque nous nous donnons entièrement nous-mêmes.

    La chose est certaine, et si je vous la répète si souvent, c’est qu’elle est très importante. Tant que l’âme n’est pas toute à lui, déblayée de tout, il n’agit pas en elle. Du reste, je ne sais pas comment il pourrait le faire, lui qui aime tant l’ordre parfait. Si nous remplissons le palais de notre âme de gens vulgaires et de toutes sortes de babioles, comment le souverain pourra-t-il y trouver place avec sa cour ? C’est déjà beaucoup qu’il veuille bien s’arrêter quelques moments au milieu de tant d’encombrement.

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

  • « Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive : il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. »

    Les fils de Ninive jeûnèrent d’un jeûne pur, lorsque Jonas leur prêcha la conversion. Ainsi est-il écrit en effet : Lorsqu’ils entendirent la prédication de Jonas, ils décrétèrent un jeûne permanent et une supplication ininterrompue, en étant assis sur des sacs et de la cendre. Ils ôtèrent leurs vêtements délicats et revêtirent des sacs à la place. Ils refusèrent aux nourrissons les seins de leurs mères, au petit et au gros bétail le pâturage (Jon 3). (…)

    Et voici ce qu’il est écrit : « Dieu vit leurs œuvres, qu’ils se détournaient de leurs mauvais chemins. Alors il détourna d’eux la colère et il ne les anéantit pas. » Il ne dit pas : « Il vit une abstinence de pain et d’eau, avec sac et cendre », mais « qu’ils revenaient de leurs mauvais chemins et de la méchanceté de leurs œuvres ». (…) Ce fut là un jeûne pur, et il fut accepté, le jeûne que jeûnèrent les Ninivites, quand ils se détournèrent de leurs mauvais chemins et de la rapacité de leurs mains. (…)

     Car mon ami, quand on jeûne, c’est toujours l’abstinence de méchanceté qui est la meilleure. Elle est meilleure que l’abstinence de pain et d’eau, meilleure que (…) « courber le cou comme un crochet et se couvrir de sacs et de cendres » comme le dit Isaïe (58,5). En effet, quand l’homme s’abstient de pain, d’eau ou de quelque nourriture que ce soit, qu’il se couvre d’un sac et de cendres et qu’il s’afflige, il est aimé, beau et agréé. Mais ce qui agrée le plus c’est qu’il s’humilie lui-même, qu’il « délie les chaînes » de l’impiété et qu’il « coupe les liens » de la tromperie. Alors « sa lumière brille comme le soleil et sa justice marche devant lui. Il est comme un verger surabondant, comme une source dont l’eau ne cesse pas » (Is 58,6s).

    Aphraate (?-v. 345)

  • Purifiés de la lèpre du péché

    « En cours de route, ils furent purifiés. » Il faut que les pécheurs entendent cette parole et fassent l’effort de la comprendre. Il est facile au Seigneur de remettre les péchés. Souvent, en effet, le pécheur est pardonné avant de venir trouver le prêtre. En réalité, il est guéri à l’instant même où il se repent. En effet, quel que soit le moment où il se convertit, il passe de la mort à la vie… Qu’il se rappelle cependant de quelle conversion il s’agit. Qu’il écoute ce que dit le Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements » (Jl 2,12s). Toute conversion doit donc s’opérer dans le cœur, au-dedans.

    « L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. » En réalité, cet homme représente tous ceux qui ont été purifiés dans l’eau du baptême ou guéris par le sacrement de pénitence. Ils ne suivent plus le démon, mais imitent le Christ, ils marchent à sa suite en le glorifiant et en lui rendant grâce, et ils n’abandonnent pas son service… « Jésus lui dit : ‘ Relève-toi et va ; ta foi t’a sauvé ‘. » Grande est donc la puissance de la foi, car « sans elle, selon la parole de l’apôtre, il est impossible d’être agréable à Dieu » (He 11,6). « Abraham eut foi en Dieu, et, de ce fait, Dieu estima qu’il était juste » (Rm 4,3). C’est donc la foi qui sauve, la foi qui justifie, la foi qui guérit l’homme dans son âme et dans son corps.

    Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123)

  • « Heureux ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent. »

    « Heureuse la mère qui t’a porté et qui t’a nourri de son lait. » Grande est la dévotion, grande est la foi qui s’expriment dans cette parole de la femme de l’évangile. Tandis que les scribes et les pharisiens mettent le Seigneur à l’épreuve et le blasphèment, devant tous cette femme reconnaît son incarnation avec une telle loyauté, elle la confesse avec une telle assurance, qu’elle déjoue la calomnie de ses contemporains et la fausse foi des hérétiques à venir. Offensant les œuvres de l’Esprit Saint, les contemporains de Jésus niaient qu’il soit vraiment Fils de Dieu, consubstantiel au Père. Dans la suite, des hommes ont aussi nié que Marie toujours vierge ait, par l’opération de l’Esprit Saint, fourni la substance de sa chair au Fils de Dieu qui devait naître avec un vrai corps humain ; ils ont nié qu’il soit vraiment Fils de l’homme, de même nature que sa mère. Mais l’apôtre Paul dément cette opinion lorsqu’il dit de Jésus qu’il est « né d’une femme, soumis à la Loi » (Ga 4,4). Car, conçu du sein de la Vierge, il a tiré sa chair non du néant, ni d’ailleurs, mais du corps de sa mère. Autrement il ne serait pas exact de l’appeler vraiment Fils de l’homme…

    Heureuse mère en vérité qui, selon l’expression du poète, « a enfanté le Roi qui régit ciel et terre à travers tous les siècles. Elle a les joies de la maternité et l’honneur de la virginité. Avant elle on n’a pas vu de femme pareille, et on n’en verra pas après elle » (Sedulius). Et pourtant le Seigneur ajoute : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent ». Le Sauveur donne au témoignage de cette femme une confirmation magnifique. Non seulement il déclare bienheureuse celle à qui il a été donné d’enfanter corporellement le Verbe de Dieu, mais bienheureux aussi tous ceux qui s’appliqueront à concevoir spirituellement le même Verbe par l’écoute de la foi, à l’enfanter et à le nourrir soit dans leur cœur, soit dans celui des autres, le gardant présent en pratiquant le bien.

    Saint Bède le Vénérable (v. 673-735)

  • « L’homme fort et bien armé »

    Ô mon très cher Fils, nous voyons que Dieu a armé l’homme d’une arme si solide, que ni le démon ni les créatures ne peuvent le blesser. C’est la volonté libre de l’homme, et c’est à cause de cette liberté que Dieu a dit : « Je vous ai créé sans vous, mais je ne vous sauverai pas sans vous. »

    Dieu veut donc que nous nous servions des armes qu’il a données, et que nous résistions aux coups que nous recevons de nos ennemis. Nous avons trois ennemis principaux : le monde, la chair, le démon. Mais ne craignons pas ; la divine Providence nous a si bien armés, que nous ne devons rien craindre. L’armure est bonne, et Celui qui nous secourt, meilleur encore : c’est Dieu, à qui rien ne peut résister, et tant que l’âme regarde ce doux et puissant auxiliaire, elle ne peut tomber dans aucune faiblesse. Il semble que c’était la pensée de l’ardent saint Paul, lorsqu’il disait : « Je puis tout par Jésus crucifié, qui est en moi et qui me fortifie » (cf. Ph 4,13).

    Quand Paul ressentait les attaques et l’aiguillon de la chair, il se fortifiait non en lui qu’il voyait faible, mais dans le Christ Jésus et dans la bonne armure que Dieu lui avait donnée, en lui donnant la liberté. Il dit : Je puis tout, et ni le démon ni les créatures ne peuvent me forcer à un péché mortel si je ne le veux pas. Tant que l’homme ne se dépouille pas de ces armes pour les remettre entre les mains du démon par le consentement de la volonté, il n’est jamais vaincu, quoique le démon, la chair et le monde viennent l’attaquer et lui jeter leurs flèches empoisonnées (…).

    Je veux donc, mon très doux Fils dans le Christ Jésus, que vous ne craigniez rien de ce que vous éprouvez.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)