{"id":8162,"date":"2013-09-23T01:54:39","date_gmt":"2013-09-23T01:54:39","guid":{"rendered":"http:\/\/preprod.meltem-int.com\/marie\/blog\/?p=8162"},"modified":"2013-09-23T01:54:39","modified_gmt":"2013-09-23T01:54:39","slug":"st-pio-de-petrelcina-pretre-o-f-m-cap-memoire-obligatoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/st-pio-de-petrelcina-pretre-o-f-m-cap-memoire-obligatoire\/","title":{"rendered":"St Pio de Petrelcina, pr\u00eatre o.f.m. cap. (m\u00e9moire obligatoire)"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/San_Pio_da_Pietrelcina-Francesco_Forgione-AB.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-8163\" alt=\"San_Pio_da_Pietrelcina-Francesco_Forgione-AB\" src=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/San_Pio_da_Pietrelcina-Francesco_Forgione-AB.jpg\" width=\"330\" height=\"492\" srcset=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/San_Pio_da_Pietrelcina-Francesco_Forgione-AB.jpg 330w, https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/San_Pio_da_Pietrelcina-Francesco_Forgione-AB-201x300.jpg 201w\" sizes=\"auto, (max-width: 330px) 100vw, 330px\" \/><\/a><\/p>\n<table cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"left\">\n<tbody>\n<tr>\n<td align=\"left\" valign=\"top\">P<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>io, au si\u00e8cle Francesco Forgione, na\u00eet le 25 mai 1887 \u00e0 Pietrelcina, en Italie du Sud, entre Naples et Foggia (Campanie). Quatri\u00e8me des sept enfants d\u2019un couple de paysans, il entre \u00e0 16 ans chez les capucins et prend le nom de fr\u00e8re Pio. De sant\u00e9 fragile, il retourne pour de longs s\u00e9jours dans son village. Ses fr\u00e8res capucins t\u00e9moigneront que le d\u00e9mon venait lui rendre visite dans sa chambre. Fra Pio a alors v\u00e9cu dans une \u00ab\u00a0<em>nuit obscure<\/em>\u00a0\u00bb qui rappelle celle des mystiques comme Jean de la Croix ou de sa contemporaine, Th\u00e9r\u00e8se de Lisieux. Il confie\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Le doute qui m\u2019assaille toujours et me pers\u00e9cute partout est d\u2019ignorer si ce que je fais re\u00e7oit ou non l\u2019approbation de Dieu.<\/em>\u00a0\u00bb<\/div>\n<p>Ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 10 ao\u00fbt 1910, il est affect\u00e9, six ans apr\u00e8s, au couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles. Il y demeurera jusqu\u2019\u00e0 sa mort, le 23 septembre 1968, \u00e0 81 ans. Le rayonnement spirituel du Padre Pio a donn\u00e9 naissance \u00e0 deux \u0153uvres importantes\u00a0: l\u2019h\u00f4pital\u00a0<em>Casa Sollievo della Sofferenza<\/em>\u00a0(maison pour le soulagement de la souffrance) et les groupes de pri\u00e8re. Par deux fois, le Padre Pio a d\u00fb subir des mesures disciplinaires et des restrictions dans l\u2019exercice de son minist\u00e8re.<\/p>\n<p>Le 20 septembre 1918, Francesco Forgione (qu\u2019on n\u2019appelle pas encore padre Pio) vient de dire la messe au couvent de San Giovanni Rotondo. Ce jeune capucin de 31 ans s\u2019agenouille devant un crucifix. \u00ab\u00a0<em>Une qui\u00e9tude indescriptible<\/em>\u00a0\u00bb s\u2019empare de lui, racontera-t-il plus tard. Appara\u00eet soudain un personnage myst\u00e9rieux, aux mains, pieds et flanc ruisselant de sang. Puis la vision dispara\u00eet. Au sortir de ce qu\u2019il nomme une extase, le religieux s\u2019aper\u00e7oit alors que ses propres mains, ses pieds et son flanc saignent aussi. \u00c0 la vue de ces stigmates, le calme se change en un trouble profond\u00a0: le religieux tente de refermer ses plaies\u00a0; rien n\u2019y fait\u00a0; elles ne cicatrisent pas. Jusqu\u2019\u00e0 sa mort, en 1968\u00a0&#8211;\u00a0jamais cicatris\u00e9es, ses plaies dispara\u00eetront le 20 septembre 1968, trois jours avant sa mort\u00a0&#8211;\u00a0padre Pio portera ce myst\u00e8re avec lui. Il recouvre ses mains de mitaines pour dissimuler ses plaies\u00a0; il est soumis \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019examens scientifiques, ainsi qu\u2019\u00e0 un contr\u00f4le rigoureux\u00a0: le Vatican suit l\u2019affaire d\u2019un mauvais \u0153il. La nouvelle se propage et les m\u00e9decins font un double constat, sans explication\u00a0: padre Pio n\u2019est pas un affabulateur mais rien n\u2019explique ces plaies qui \u00e9voquent la passion du Christ. Son \u00e9v\u00eaque, une partie du clerg\u00e9 local, des responsables du Vatican s\u2019irritent de la renomm\u00e9e grandissante de ce religieux qui, vite, attire des foules. D\u2019autant que l\u2019on parle de gu\u00e9risons et de clairvoyance spirituelle. Durant toute sa vie, il est l\u2019objet de calomnies, de mensonges et m\u00eame de plusieurs condamnations du Saint-Office. Rome, d\u2019abord, lui interdit toute relation \u00e9pistolaire puis, pendant deux ans, de confesser. En 1933, le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939)\u00a0le lib\u00e8re de ces restrictions, mais certains de ses fr\u00e8res capucins se liguent contre lui\u2026<\/p>\n<p>La d\u00e9votion populaire accompagne l\u2019humble capucin. Il incarnait la simplicit\u00e9 franciscaine, le courage devant la souffrance, la charit\u00e9 envers les malades. On lui attribue, au fil des ans, de nombreuses gu\u00e9risons. Parmi de multiples prodiges, il avait, dit-on, le don de la bilocation, autrement dit, d\u2019\u00eatre \u00e0 la fois ici (recueilli en pri\u00e8re, comme absent) et l\u00e0 (au secours d\u2019une \u00e2me en peine ou en danger). On fr\u00f4le m\u00eame l\u2019\u00e9meute, en 1923, lorsque Rome veut emp\u00eacher le\u00a0<em>padre<\/em>\u00a0de c\u00e9l\u00e9brer la messe. Et on ira jusqu\u2019\u00e0 installer des micros dans sa cellule et son confessional\u00a0! Pressions et inquisitions romaines ne cessent que dans les ann\u00e9es soixante, gr\u00e2ce au\u00a0V\u00e9n\u00e9rable\u00a0\u00a0Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). Toute l\u2019Italie v\u00e9n\u00e8re alors le pr\u00eatre aux stigmates, qui fit construire, en 1956, \u00e0 San Giovanni Rotondo, un h\u00f4pital gr\u00e2ce aux dons des fid\u00e8les.<\/p>\n<p>On lui attribue de nombreux miracles. Dans les ann\u00e9es soixante, alors simple \u00e9v\u00eaque auxiliaire de Cracovie, Karol Wojtyla envoya \u00e0 padre Pio une lettre d\u2019intercession pour une amie polonaise gravement atteinte d\u2019un cancer. Onze jours plus tard, elle \u00e9tait gu\u00e9rie.<\/p>\n<p>Padre Pio est un peu un saint \u00ab\u00a0<em>m\u00e9di\u00e9val<\/em>\u00a0\u00bb, h\u00e9ritier de la tradition franciscaine, stigmatis\u00e9 comme saint Fran\u00e7ois, pauvre lui-m\u00eame et attentif aux souffrances\u00a0; et surtout un mystique entour\u00e9 de prodiges et de miracles.<\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre de Padre Pio\u00a0: des conversions en grand nombre, des groupes de pri\u00e8re (2.200 dans le monde dont 1.800 en Italie) et, depuis 1956, \u00e0 San Giovanni Rotondo, une clinique pour les \u00ab\u00a0esprits et les corps \u00e9puis\u00e9s\u00a0\u00bb. L\u2019intuition de Padre Pio fut de faire de cette maison, la\u00a0<em>Casa Sollievo della Sofferenza<\/em>, un centre d\u2019\u00e9tudes international et un lieu o\u00f9 devait \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 le confort des malades. Une volont\u00e9 bien paradoxale de la part de celui qui avait support\u00e9 tant de souffrances et de pauvret\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Le Bx Jean-Paul II\u00a0(Karol J\u00f3zef Wojty?a, 1978-2005)a donn\u00e9 saint Pio de Pietrelcina comme saint de la Mis\u00e9ricorde et mod\u00e8le \u00e0 imiter par tous les fid\u00e8les. Le pape a voulu que sa f\u00eate liturgique soit imm\u00e9diatement inscrite au calendrier romain g\u00e9n\u00e9ral &#8211; et non local &#8211; le 23 septembre, \u00ab\u00a0<em>jour de sa naissance au ciel<\/em>\u00a0\u00bb, et en tant que \u00ab\u00a0<em>m\u00e9moire obligatoire<\/em>\u00bb &#8211; et non facultative &#8211; pour l\u2019\u00c9glise universelle.<\/p>\n<p>Pour un approfondissement biographique\u00a0:<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/news_services\/liturgy\/saints\/ns_lit_doc_20020616_index_padre-pio_fr.html\">&gt;&gt;&gt;\u00a0Pio de Pietrelcina<\/a><br \/>\n[<a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/news_services\/liturgy\/saints\/ns_lit_doc_20020616_index_padre-pio_ge.html\">Allemand<\/a>,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/news_services\/liturgy\/saints\/ns_lit_doc_20020616_index_padre-pio_en.html\">Anglais<\/a>,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/news_services\/liturgy\/saints\/ns_lit_doc_20020616_index_padre-pio_sp.html\">Espagnol<\/a>,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/news_services\/liturgy\/saints\/ns_lit_doc_20020616_index_padre-pio_fr.html\">Fran\u00e7ais<\/a>,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.vatican.va\/news_services\/liturgy\/saints\/ns_lit_doc_20020616_index_padre-pio_it.html\">Italien<\/a>]<\/p>\n<p>Sources principales :\u00a0\u00a0martyretsaint.com\/; vatican.va (\u00ab R\u00e9v. x gpm \u00bb).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000; font-family: Verdana; font-size: 12px; line-height: normal; text-align: left; background-color: #f1e1a3;\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>P io, au si\u00e8cle Francesco Forgione, na\u00eet le 25 mai 1887 \u00e0 Pietrelcina, en Italie du Sud, entre Naples et Foggia (Campanie). 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