{"id":11211,"date":"2015-05-28T01:52:30","date_gmt":"2015-05-28T00:52:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/?p=11211"},"modified":"2015-05-28T05:52:03","modified_gmt":"2015-05-28T04:52:03","slug":"de-la-detresse-aveugle-a-la-demande-daide-clairevoyante-2chroniques-151-8-hebreux-121-3-marc-1046-52","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/de-la-detresse-aveugle-a-la-demande-daide-clairevoyante-2chroniques-151-8-hebreux-121-3-marc-1046-52\/","title":{"rendered":"De la d\u00e9tresse aveugle  \u00e0 la demande d&rsquo;aide clairevoyante (2Chroniques 15,1-8 \/ H\u00e9breux 12,1-3 \/ Marc 10,46-52)"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/b9wjx87j.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-11212\" src=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/b9wjx87j.jpg\" alt=\"Bartim\u00e9e\" width=\"311\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/b9wjx87j.jpg 425w, https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/b9wjx87j-213x300.jpg 213w\" sizes=\"auto, (max-width: 311px) 100vw, 311px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Pour moi, le monde n\u2019a aucun sens, ni haut ni bas, ni t\u00e9n\u00e8bres ni lumi\u00e8re. Le monde ne va nul part, absurde. Lors d\u2019une naissance, on dit volontiers qu\u2019un enfant voit le jour ; moi, j\u2019ai vu la nuit. Je suis entr\u00e9 dans la nuit pour ne jamais en sortir. D\u2019une certaine fa\u00e7on, je mourus avant de tr\u00e9passer. Aux yeux du monde, je ne suis qu\u2019un accident de la nature. Dans la soci\u00e9t\u00e9, je n\u2019ai m\u00eame pas vraiment d\u2019identit\u00e9, puisqu\u2019on m\u2019appelle Bar-Tim\u00e9e.<br \/>\nBar, \u00e7a signifie, \u00ab fils de \u00bb. Je suis le fils de mon p\u00e8re : Tim\u00e9e.<br \/>\nUn p\u00e8re probablement plus connu, un p\u00e8re qui m\u2019a mis au monde, mais qui n\u2019est plus l\u00e0 pour m\u2019aider comme dans mes premi\u00e8res ann\u00e9es. Je suis le fils d\u2019un mort.<br \/>\nComme chaque jour &#8211; quand on me dit qu\u2019il fait jour &#8211; je me fais guider jusque sur le chemin qui descend de J\u00e9richo.<br \/>\nLes gens de passage ne me remarquent qu\u2019\u00e0 peine, cach\u00e9 que je suis sous mon manteau. Ce vieux manteau, fid\u00e8le compagnon de mis\u00e8re, qui me colle \u00e0 la peau dans la poussi\u00e8re, le vent et de rare fois la pluie.<br \/>\nLes gens de passage, ceux qui ont l\u2019habitude de passer r\u00e9guli\u00e8rement, doivent penser que je fais partie du paysage, depuis le temps. \u00c7a c\u2019est dur : quand la mis\u00e8re devient normale, quand les gens s\u2019habituent.<br \/>\nQuand il n\u2019y a plus personne pour se pencher sur nous, quand plus personne ne vous prend en piti\u00e9.<br \/>\nOh, bien s\u00fbr, plusieurs me donnent une pi\u00e8ce ou quelque dons qui donnent sens \u00e0 mon existence. C\u2019est pas tellement l\u2019argent dont j\u2019ai besoin, mais cet argent t\u00e9moigne du fait que quelqu&rsquo;un m\u2019a vu et a reconnu ma d\u00e9tresse, cet argent signale que j\u2019existe pour quelqu\u2019un. Cet argent, je le ram\u00e8ne \u00e0 ceux qui m\u2019h\u00e9bergent. D\u2019une certaine fa\u00e7on, l\u2019aum\u00f4ne rend ma vie utile pour quelqu&rsquo;un.<br \/>\nInsignifiante utilit\u00e9 pour une insignifiante personnalit\u00e9.<br \/>\nEt pourtant ce jour l\u00e0, j\u2019ai entendu les pas nombreux d\u2019une foule qui sortait de J\u00e9richo. Des gens accouraient des alentours et se pressaient autour de moi. Il semblait qu\u2019un homme important allait passer par l\u00e0. Un homme de Galil\u00e9e qui descendait \u00e0 J\u00e9rusalem, un certain J\u00e9sus. J\u2019en avais entendu vaguement parler. Para\u00eet qu\u2019il enthousiasmait et entra\u00eenait \u00e0 sa suite un grand nombre de disciples. Certains pensaient m\u00eame qu\u2019il \u00e9tait le messie, le lib\u00e9rateur d\u2019Isra\u00ebl en marche victorieuse vers la ville sainte, vers le temple.<br \/>\nJe ne sais pas ce qui m\u2019a pris. Qui suis-je moi, Bar-Tim\u00e9e, qui suis-je moi l\u2019insignifiant au manteau sur la route de J\u00e9richo, pour me faire remarquer, pour houspiller le messie ?<br \/>\nMais c\u2019\u00e9tait plus fort que moi. Si c\u2019\u00e9tait bien lui le messie, alors il allait entendre parler de moi, de ma mis\u00e8re. Depuis le temps que Dieu semble ignorer la d\u00e9tresse du monde et des gens comme moi.<br \/>\nOn verrait bien si le messie donne l\u2019exemple, s\u2019il donne une aum\u00f4ne digne du Christ. M\u00eame s\u2019il ne l\u2019est pas, il se sentira peut-\u00eatre oblig\u00e9.<br \/>\nDans mon cri, on aurait pu percevoir en m\u00eame temps la plainte, la r\u00e9volte et la supplication : \u00ab J\u00e9sus, fils de David, aie piti\u00e9 de moi\u00bb. Toujours assis, je tends la main \u00e0 gauche, \u00e0 droite, sans savoir d\u2019o\u00f9 la r\u00e9ponse va venir.<br \/>\nLa r\u00e9ponse ne se fait pas attendre, mais pas celle du messie. Je sens imm\u00e9diatement les gens se presser autour de moi, comme pour me cacher, comme pour \u00e9touffer ma plainte \u00e9go\u00efste.<br \/>\nOn me rabroue, on me bouscule, je les entendais presque penser : Tu ne crois pas que le Messie a autre chose \u00e0 faire que de te faire l\u2019aum\u00f4ne : il va d\u00e9livrer Isra\u00ebl.<br \/>\nMais c\u2019\u00e9tait plus fort que moi. Qui est donc ce Dieu invisible qui ne se pr\u00e9occupe pas de la mis\u00e8re, de ma mis\u00e8re ? Et m\u00eame s\u2019il chasse les romains de J\u00e9rusalem, qu\u2019est-ce que j\u2019en aurait de plus ?<br \/>\nAlors je persiste, me d\u00e9bat et encore une fois je crie ma d\u00e9tresse \u00e0 ce Christ invisible : \u00ab Fils de David, aie piti\u00e9 de moi \u00bb. Pourquoi ne ferait-il pas un d\u00e9tour pour moi, pourquoi ne s\u2019int\u00e9resserait-il pas \u00e0 ma mis\u00e8re, pourquoi, pour une fois, Dieu ne se pencherait-il pas sur ma d\u00e9tresse ? Toujours assis, recroquevill\u00e9 sous mon manteau, je tends les mains, repoussant les jambes de la foule et brassant l\u2019air.<br \/>\nAlors quelque chose se passe. Comme si j\u2019entendais la foule se figer. Ce J\u00e9sus va-t-il venir vers moi ? Dans mon aveuglement, je fais des geste interrogateurs autour de moi. Alors je sens des mains qui pressent mon dos, qui me soul\u00e8vent par les \u00e9paules : allez, vas-y, l\u00e8ve-toi, prends courage, il t\u2019appelle.<br \/>\nEn m\u00eame temps c\u2019est inesp\u00e9r\u00e9, quelqu\u2019un d\u2019important &#8211; messie ou pas &#8211; r\u00e9pond \u00e0 mon appel. Et en m\u00eame temps, c\u2019est un peu bizarre : pourquoi ne vient-il pas lui-m\u00eame? C\u2019est quand m\u00eame plus facile pour lui de venir se pencher vers moi que pour moi de me lever, de marcher \u00e0 t\u00e2tons sous les regards invisibles de cette foule curieuse et interrompue. Marcher \u00e0 t\u00e2tons pour essayer de rejoindre cet homme sans savoir o\u00f9 exactement.<br \/>\nQuoi qu\u2019il en soit, ce J\u00e9sus est l\u00e0, quelque part, tout pr\u00e8s, dans cette foule. Il m\u2019attends. En attendant ainsi, il exige que je me bouge, moi l\u2019infirme ! Il m\u2019oblige \u00e0 m\u2019approcher de lui, alors que je ne le voit pas, que je ne le conna\u00eet pas, que le chemin est obscur.<br \/>\nJusqu\u2019alors, ce sont les gens, librement, qui choisissaient de passer de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du chemin ou de faire le d\u00e9tour vers moi pour d\u00e9poser un pi\u00e8ce. Celui-l\u00e0 ne fait ni l\u2019un ni l\u2019autre, il s\u2019arr\u00eate et regarde si moi, je m\u2019approche. Une situation inhabituelle qui transforme le quotidiens. Tout \u00e0 coup je sens une onde lib\u00e9ratrice une onde de courage traverser tout mon \u00eatre.<br \/>\nL\u2019espace d\u2019une minute, mon quotidien, je vais pouvoir l\u2019oublier, m\u2019en d\u00e9barrasser. Je le laisse tomber derri\u00e8re moi. Mon manteau s\u2019affale sans contenu sur l\u2019emplacement de ma mis\u00e8re et me voil\u00e0 \u00e0 peine habill\u00e9, marchant et tr\u00e9buchant dans ma pr\u00e9cipitation vers cette voix inconnue qui m\u2019appelle.<br \/>\nJe m\u2019avance et me pr\u00e9sente presque aussi nu qu\u2019un nourrisson devant son cr\u00e9ateur, comme si je pronon\u00e7ais au fond de moi \u00e0 ce J\u00e9sus:<br \/>\n\u00ab Toi si tu es le messie, toi qui pourrait alors voir. Toi qui verrait non seulement la surface des choses, mais les v\u00e9rit\u00e9s profondes, mesure donc ma d\u00e9tresse, vois mon d\u00e9sarroi et la nuit de mes jours : J\u00e9sus, fils de David, aie piti\u00e9 de moi \u00bb<br \/>\nMais aucun son ne sort plus de ma bouche, que va-t-il se passer maintenant ? Je suis all\u00e9 trop loin, je sens la pr\u00e9sence de toute cette foule curieuse qui nous entoure ? Si ce J\u00e9sus est bien le messie, alors l\u2019issue de cette rencontre r\u00e9v\u00e8lera probablement quelque chose de ce Dieu qu\u2019on ne voit pas. Enfin quelqu&rsquo;un allait avoir piti\u00e9 de moi, et peut-\u00eatre Dieu lui-m\u00eame.<br \/>\nMais en guise de r\u00e9ponse, je re\u00e7ois une question. Une question qui me d\u00e9sar\u00e7onne : \u00ab Que veux-tu que je fasse pour toi ? \u00bb.<br \/>\n\u00ab que veux-t\u2026. \u00bb qu\u2019est-ce que je veux ? Je n\u2019en sais rien. Qu\u2019est-ce que peux esp\u00e9rer quelqu&rsquo;un comme moi : Un peu de compassion, de la piti\u00e9, une aum\u00f4ne quoi\u2026 !.<br \/>\nQu\u2019est-ce que je veux\u2026 ? Le bonheur\u2026. Mais quoi en particulier ? En fait je n\u2019avais jamais eu l\u2019occasion de r\u00e9pondre \u00e0 une question pareille. \u00ab qu\u2019est-ce que je veux \u00bb. on a droit \u00e0 plusieurs r\u00e9ponses ?<br \/>\nLe ton de la question n\u2019\u00e9tait pas superficiel, je l\u2019ai bien senti en fait. la r\u00e9ponse ne devait pas l\u2019\u00eatre non plus. Mais comment r\u00e9pondre du tac au tac ? c\u2019est que je ne suis pas un orateur, moi.<br \/>\nVite, r\u00e9pondre tout de suite l\u2019essentiel, la chance de voir passer le messie en chair et en os ne se pr\u00e9sente qu\u2019une fois. Voir passer le messie. Voir.<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/aveugle-crie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-11213\" src=\"https:\/\/www.associationdemarie.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/aveugle-crie.jpg\" alt=\"aveugle-crie\" width=\"163\" height=\"204\" \/><\/a>En me destabilisant, la question du ma\u00eetre faisait traverser ses pens\u00e9es en une fraction de seconde dans mon esprit.<br \/>\nEt je m\u2019entends r\u00e9pondre : \u00ab Ma\u00eetre, fait que je voie de nouveau \u00bb. R\u00e9ponse absurde que je regrettait aussit\u00f4t. Par sa question, ce J\u00e9sus m\u2019a fait r\u00eaver au meilleur de la vie. Je me suis fait avoir, je me suis laiss\u00e9 emporter. Je sens sur moi le sourire triste de la foule m\u2019envelopper comme un nouveau manteau. Je me sens me recroqueviller, surgit l\u2019envie d\u2019aller me cacher.<br \/>\nC\u2019est alors qu\u2019une autre sensation me submerge, comme si je sentais le regard de ce J\u00e9sus pos\u00e9 sur moi : \u00ab vas! ta foi t\u2019a gu\u00e9ri \u00bb. Ce regard, je ne l\u2019oublierai jamais. Si vous pouviez le voir. Voir comme je l\u2019ai vu de mes propres yeux. Cette homme n\u2019a rien fait, il est simplement l\u00e0, il ne fait que constater : c\u2019est ma confiance qui me gu\u00e9rit.<br \/>\nIl ne fait rien, mais il est l\u00e0. Le Fils de Dieu. Oui, j\u2019en suis s\u00fbr, le Fils de Dieu en personne. Aussi humain que n\u2019importe qui, il se tient devant moi et tout \u00e0 coup je vois clair. Pas seulement \u00e0 la surface des choses, mais en profondeur.<br \/>\nDieu est l\u00e0, toujours invisible \u00e0 nos yeux aveugles, il se rend pr\u00e9sent. M\u00eame si c\u2019est ce que tu esp\u00e8re, Dieu ne se penche pas sur ta mis\u00e8re recroquevill\u00e9e, m\u00eame si c\u2019est ce que tu attends de lui. Il t\u2019\u00e9coutes et t\u2019attends. A toi de te lever, \u00e0 toi de rejeter le manteau de ta mis\u00e8re sur le chemin. Son appel te lib\u00e8re du regard critique et r\u00e9probateur des autres qui te jugent, qui veulent d\u2019\u00e9carter, te cacher comme une honte. Il te lib\u00e8re de ton propre regard sur toi-m\u00eame qui t\u2019enferme dans le seul petit coin dont tu te crois digne.<br \/>\nCe J\u00e9sus, il est l\u00e0 et il veut te voir debout. Debout et actif.<br \/>\nVivre de l\u2019esp\u00e9rance c\u2019est pas tendre la main en demandant de la piti\u00e9. Vivre de l\u2019esp\u00e9rance, c\u2019est se lever. C\u2019est y croire !<br \/>\nOui croire que vraiment ce J\u00e9sus transformera ta vie gr\u00e2ce \u00e0 ton engagement, gr\u00e2ce \u00e0 la reprise en main de ton sort. C\u2019est d\u2019y croire, c\u2019est ta confiance, c\u2019est ta foi active qui te gu\u00e9rit.<br \/>\nSi je ne m\u2019\u00e9tais pas mis \u00e0 cri\u00e9, si je ne m\u2019\u00e9tais pas lev\u00e9. Je serais encore au bord du chemin de J\u00e9richo \u00e0 maugr\u00e9er contre Dieu dans mon obscurit\u00e9.<br \/>\nMais J\u00e9sus m\u2019a ouvert les yeux sur l\u2019identit\u00e9 de Dieu. Il m\u2019a montr\u00e9 comment demander des choses concr\u00e8tes plut\u00f4t que de me r\u00e9signer et me plaindre sans \u00eatre capable de r\u00e9pondre \u00e0 la question : \u00ab que veux-tu ? \u00bb.<br \/>\nCe J\u00e9sus, je l\u2019ai suivi jusqu\u2019\u00e0 J\u00e9rusalem. Il n\u2019a gu\u00e9ri plus personnes, j\u2019\u00e9tais le dernier sur sa route. Beaucoup de souffrances n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 apais\u00e9e et beaucoup n\u2019ont pas re\u00e7u le cadeau que j\u2019ai re\u00e7u. Mais ce J\u00e9sus est mort. Et je suis s\u00fbr, avec ses disciples, qu\u2019il est revenu \u00e0 la vie.<br \/>\nMaintenant, quand une partie de ma vie est morte en moi, je pense \u00e0 lui est je sens de la m\u00eame mani\u00e8re le regard de ce J\u00e9sus invisible pos\u00e9 sur moi : \u00ab que veux-tu que je fasse pour toi ? \u00bb<br \/>\nLe jour o\u00f9 j\u2019ai r\u00e9pondu \u00e0 cette question, je suis vraiment n\u00e9, j\u2019ai vu le jour. J\u2019ai quitt\u00e9 mon p\u00e8re Tim\u00e9e d\u00e9c\u00e9d\u00e9, je suis devenu le fils du Dieu vivant.<br \/>\nAmen!<\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span><br \/>\n<strong>Une pri\u00e8re :<\/strong><\/p>\n<p>Seigneur<br \/>\nTu passes sur notre chemin, tu longes notre mis\u00e8re<br \/>\nTon regard se pose sur nous.<br \/>\nApprends-nous \u00e0 exprimer concr\u00e8tement ce dont nous avons besoin. Ce que nous attendons de toi.<br \/>\nDonne-nous toi-m\u00eame la force de nous relever<br \/>\nquand la d\u00e9tresse nous terrasse,<br \/>\nquand le manteau de la tristesse nous enveloppe.<br \/>\nSeigneur, si la foi de Bartim\u00e9e l\u2019a gu\u00e9ri<br \/>\nNous te prions pour la foi de ce monde bless\u00e9<br \/>\nDe ce monde aveugle.<br \/>\nArr\u00eate-toi et fais-le appeler.<br \/>\nQu\u2019il se rel\u00e8ve de sa mis\u00e8re et place sa confiance en toi<br \/>\nQu\u2019il voie \u00e0 nouveau clair sur ton identit\u00e9.<br \/>\nAmen !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9dication du pasteur Marc Rossier<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour moi, le monde n\u2019a aucun sens, ni haut ni bas, ni t\u00e9n\u00e8bres ni lumi\u00e8re. Le monde ne va nul part, absurde. Lors d\u2019une naissance, on dit volontiers qu\u2019un enfant voit le jour ; moi, j\u2019ai vu la nuit. Je suis entr\u00e9 dans la nuit pour ne jamais en sortir. 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