Étiquette : Vierge Marie

  • Message de N.D. de La Salette

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    Lors de son apparition, la Vierge Marie a confié à Maximin et Mélanie ensemble un Message à destination de « tout son peuple ».
    L’Evêque de Grenoble l’a authentifié par mandement le 19 septembre 1851.

    Voici le texte du Message de Marie à La Salette :

    « Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.

    Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

    Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

    Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.

    Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres. Je vous l’avais fait voir l’an dernier par les pommes de terre, vous n’en avez pas fait cas. C’est au contraire : quand vous en trouviez des pommes de terre gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n’y en aura plus.

    (Jusqu’ici la Belle Dame a parlé en français. Elle prévient une question de Mélanie et termine son discours en patois.)

    Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. Si la recolta se gasta…
    Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront et ce qui viendra tombera tout en poussière quand on le battra. Il viendra une grande famine.
    Avant que la famine vienne, les petits enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront.
    Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront.

    (A ce moment Mélanie voit que la Belle Dame dit quelques mots à Maximin, mais elle n’entend pas. Puis c’est au tour de Maximin de comprendre qu’elle dit quelques mots à Mélanie qu’il n’entend pas non plus. Puis elle poursuit.)

    S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

    Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?
    Pas guère, Madame.
    Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous seulement qu’un « Notre Père » et un « Je vous salue ». Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage.
    L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion.
    Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens.
    N’avez-vous point vu de blé gâté, mes enfants ?
    Non Madame !
    Mais vous, Maximin, mon enfant, vous devez bien en avoir vu une fois, au Coin, avec votre père. Le maître du champ dit à votre père de venir voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Votre père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et ils tombèrent tous en poussière. En vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, votre père vous donna un morceau de pain en vous disant : « Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, car je ne sais pas qui va en manger l’an qui vient si le blé continue comme ça ».
    Ah ! Oui, Madame. Je m’en rappelle à présent. Je ne m’en rappelais pas tout à l’heure.

    Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple !
    Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple ! »

     

     

     

     

  • Notre-Dame des Sept-Douleurs – mémoire obligatoire

    Le 15 septembre (depuis la rénovation liturgique du Pape Saint Pie X en 1914), la Liturgie de l’Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu’une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l’on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu’elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n’auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l’esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme – « De l’exercice de la Vierge », I, 5)

    La Mémoire obligatoire de Notre-Dame des Sept-Douleurs – que l’Église nous invite, en cette Octave de la Nativité de la Vierge, à méditer plus particulièrement – a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu’endura l’Auguste Vierge Marie en tant que Co-Rédemptrice du genre humain. L’Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu’Elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s’être concentré sur le déchirement de l’âme de Marie au jour de la Passion de Son Divin Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d’intensité, la piété des fidèles s’est étendue à d’autres douleurs que la Divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa Très Sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme Reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :

    1. La prophétie du Saint Vieillard Syméon (Luc, 2, 34-35)
    2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21)
    3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51)
    4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via dolorosa (Luc, 23, 27-31)
    5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27)
    6. La Vierge Marie accueille Son Fils mort dans Ses bras lors de la déposition de Croix.
    7. La Vierge Marie abandonne le Corps de Son Divin Fils lors de la mise au Saint Sépulcre.

    Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l’Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son Divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu’Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

    Pour un approfondissement :
    >>> Notre-Dame des douleurs – Missel

     

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    STABAT MATER

    Stabat Mater dolorosa
    Juxta Crucem lacrimosa
    Dum pendebat Filius.
    Debout, la Mère douloureuse
    Serrait la Croix, la malheureuse,
    Où son pauvre enfant pendait.
    Cujus animam gementem,
    Contristatam et dolentem,
    Pertransivit gladius.
    Et dans son âme gémissante,
    Inconsolable, défaillante,
    Un glaive aigu s’enfonçait.
    O quam tristis et afflicta
    Fuit illa benedicta
    Mater Unigeniti !
    Ah ! qu’elle est triste et désolée,
    La Mère entre toutes comblée !
    Il était le Premier-Né !
    Quae moerebat et dolebat
    Pia Mater, dum videbat
    Nati poenas inclyti.
    Elle pleure, pleure, la Mère,
    Pieusement qui considère
    Son enfant assassiné.
    Quis est homo qui non fleret,
    Matrem Christi si videret
    In tanto supplicio ?
    Qui pourrait retenir ses pleurs
    A voir la Mère du Seigneur
    Endurer un tel Calvaire ?
    Quis non posset contristari,
    Christi Matrem contemplari
    Dolentem cum Filio ?
    Qui peut, sans se sentir contrit,
    Regarder près de Jésus-Christ
    Pleurer tristement sa Mère ?
    Pro peccatis suae gentis,
    Vidit Jesum in tormentis,
    Et flagellis subditum.
    Pour les péchés de sa nation,
    Elle le voit, dans sa Passion,
    Sous les cinglantes lanières.
    Vidit suum dulcem natum
    Moriendo desolatum,
    Dum emisit spiritum.
    Elle voit son petit garçon
    Qui meurt dans un grand abandon
    Et remet son âme à son Père.
    Eia Mater, fons amoris,
    Me sentire vim doloris
    Fac, ut tecum lugeam.
    Pour que je pleure avec toi,
    Mère, source d’amour, fais-moi
    Ressentir ta peine amère !
    Fac, ut ardeat cor meum
    In amando Christum Deum,
    Ut sibi complaceam.
    Fais qu’en mon coeur brûle un grand feu,
    L’amour de Jésus-Christ mon Dieu,
    Pour que je puisse lui plaire !
    Sancta Mater, istud agas,
    Crucifixi fige plagas
    Cordi meo valide.
    Exauce-moi, ô sainte Mère,
    Et plante les clous du Calvaire
    Dans mon coeur, profondément !
    Tui nati vulnerati,
    Tam dignati pro me pati,
    Poenas mecum divide.
    Pour moi ton Fils, couvert de plaies,
    A voulu tout souffrir ! Que j’aie
    Une part de ses tourments !
    Fac me tecum pie flere,
    Crucifixo condolore,
    Donec ego vixero.
    Que je pleure en bon fils avec toi,
    Que je souffre avec lui sur la Croix
    Tant que durera ma vie !
    Juxta Crucem tecum stare,
    Et me tibi sociare
    In planctu desidero.
    Je veux contre la Croix rester
    Debout près de toi, et pleurer
    Ton fils en ta compagnie !
    Virgo virginum proeclara,
    Mihi jam non sis amara,
    Fac me tecum plangere.
    O Vierge, entre les vierges claire,
    Pour moi ne sois plus si amère :
    Fais que je pleure avec toi !
    Fac, ut portem Christi mortem,
    Passionis fac consortem,
    Et plagas recolere.
    Fais que me marque son supplice,
    Qu’à sa Passion je compatisse,
    Que je m’applique à sa Croix !
    Fac me plagis vulnerari,
    Fac me Cruce inebriari,
    Et cruore Filii.
    Fais que ses blessures me blessent,
    Que je goûte à la Croix l’ivresse
    Et le sang de ton enfant !
    Flammis ne urar succensus,
    Per te, Virgo, sim defensus
    In die judicii.
    Pour que j’échappe aux vives flammes,
    Prends ma défense, ô notre Dame,
    Au grand jour du jugement !
    Christe, cum sit hinc exire,
    Da per Matrem me venire
    Ad palmam victoriae.
    Jésus, quand il faudra partir,
    Puisse ta Mère m’obtenir
    La palme de la victoire.
    Quando corpus morietur,
    Fac, ut animae donetur
    Paridisi gloria.
    Et quand mon corps aura souffert,
    Fais qu’à mon âme soit ouvert
    Le beau paradis de gloire !

    Source principale : notredamedesneiges.over-blog (« Rév. x gpm »).

     

     

     

     

     

     

  • Des apparitions…

    Maman Marie

    Il est d’abord nécessaire de rappeler que, si la Vierge Marie apparaît, ce n’est pas pour ajouter quoi que ce soit à la Révélation.
    Les apparitions mariales s’offrent ainsi comme des témoignages de la présence de notre mère céleste au cours de l’histoire humaine et dans chacune de nos vies (…) avec trois grands accents : témoigner de sa maternité, conduire à son fils Jésus et nous ouvrir davantage aux autres.

    La première grande raison des apparitions mariales est toute simple : Marie se manifeste parce qu’elle est notre mère. Jésus nous l’a donnée sur la Croix (cf. Jean 19,25-27) ; il n’est donc pas inconcevable qu’elle recoure à tous les moyens de grâce pour nous témoigner de sa présence maternelle, comme toute mère a besoin de dire son amour à ses enfants.(…)

    Par sa présence maternelle, la Vierge Marie révèle donc son souci premier : nous conduire à son fils. Dans d’autres lieux d’apparition, la prière est souvent révélée aussi par Marie comme le chemin privilégié d’union à Jésus. Une prière d’adoration mais aussi d’intercession : très souvent reviennent des appels à prier pour les pécheurs, pour le monde ou pour les prêtres.Mais cette prière doit s’accompagner d’un effort de vérité. Dans les apparitions, la Vierge Marie insiste fréquemment sur l’exigence de vérité, même si le mot ne se retrouve pas nécessairement. Si Marie apparaît, c’est pour dénoncer les hypocrisies, les mensonges, mais aussi toutes les attitudes qui ne correspondent pas à la volonté de son fils.(…) Soucieuse du bien de ses enfants, Marie les encourage ou même exige d’eux une participation plus assidue aux sacrements. Que ce soit pour les respecter davantage, en user plus fréquemment ou prendre conscience de leur importance pour le salut éternel, la Vierge apparaît souvent pour conduire à une pratique sacramentelle plus intense. Ainsi, la présence de Marie par des apparitions ne remplace absolument pas les sacrements ! (…)

    Pour être vécus en profondeur et dans toute leur logique, les sacrements doivent par ailleurs soutenir une charité active. Au Christ, par Marie, vers les autres : c’est le sain mouvement spirituel auquel invitent souvent les apparitions mariales, d’où qu’elles soient. Jamais elles n’écartent des autres ; au contraire, Marie y appelle souvent à se préoccuper de leurs besoins matériels et de leur santé. (…) Mais ce souci ne concerne pas seulement le corps ou les besoins matériels. La Vierge Marie nous demande aussi de nous préoccuper du salut des autres. Y a-t-il un seul lieu reconnu d’apparitions mariales où la Mère de Dieu ne demande avec insistance de prier pour les pécheurs ?

    Ainsi, la Vierge Marie témoigne qu’elle apparaît surtout pour encourager à la conversion.
    Ce n’est pas leur vie spirituelle personnelle qui est l’objectif ultime des manifestations et des paroles mariales, c’est la conversion des pécheurs. Alors, si la Vierge Marie a quelque chose à nous dire à travers les apparitions, c’est tout simplement : vivez l’Évangile !

     

    P. Ludovic Frère, Vicaire général de Gap, recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus.
    « Pourquoi les apparitions? »
    croire.com

    http://escapamargue.blogspot.fr

     

     

     

  • « Son cœur est loin de moi. »

    539--1-

    La vie intérieure est une chose primordiale… La vie active est la conséquence de la vie intérieure et n’a de valeur que si elle en dépend. On voudrait tout faire le mieux possible, avec perfection. Mais si ce n’est pas relié à la vie intérieure, cela ne sert de rien. Toute la valeur de notre vie et de notre activité relève de la vie intérieure, la vie de l’amour de Dieu et de la Vierge Marie, l’Immaculée, pas de théories ni de douceurs, mais la pratique d’un amour qui consiste dans l’union de notre volonté à la volonté de l’Immaculée.

    Avant tout et par-dessus tout, nous devons approfondir cette vie intérieure. S’il s’agit vraiment de la vie spirituelle, les moyens surnaturels sont nécessaires. La prière, la prière et seulement la prière est nécessaire pour entretenir la vie intérieure et son épanouissement ; le recueillement intérieur est nécessaire.

    Ne soyons pas inquiets pour des choses sans nécessité, mais doucement et dans la paix, essayons de garder le recueillement de l’esprit et d’être prêts à la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le silence nous aide.

    Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr
    Entretiens spirituels inédits (trad. Eds. Lethielleux)

     

     

     

     

  • Plus riches

     

    A propos de la Sainte Vierge il faut que je te confie une de mes simplicités avec elle; parfois je me surprends à lui dire : « Mais ma bonne Sainte Vierge, je trouve que je suis plus heureuse que vous, car je vous ai pour Mère, et vous, vous n’avez pas de Sainte Vierge à aimer…
    Il est vrai que vous êtes la Mère de Jésus mais ce Jésus vous nous l’avez donné tout entier…et lui sur la croix, il vous a donnés à nous pour Mère. Ainsi nous sommes plus riches que vous puisque nous possédons Jésus et que vous êtes à nous aussi . » ( L.T. 137 ).

    Ste Thérèse

     

     

     

     

  • Sts Anne et Joachim, mère et père de la Sainte Vierge

    Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l’éclat d’une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus. Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l’aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.
    Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie ! Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !

    Puis, quand il plut à Dieu d’unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l’utilisa pour sa sanctification. Mais à l’épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d’Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l’ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C’est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d’avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d’avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l’innocence !

    L’Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération. Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l’ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l’église d’Apt, en Provence, à l’époque des persécutions. À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l’objet d’un pèlerinage. Mais c’est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.

    De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d’Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse découverte d’une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d’Auray est encore aujourd’hui l’objet d’un pèlerinage national.

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    Joachim, de la tribu de Juda et de l’antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l’une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.
    Cependant le bonheur n’était pas dans ce ménage : l’épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d’un tel opprobre, lorsqu’ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d’Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n’eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu’Il n’a pas jugés dignes d’avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu’en Israël l’époux qui n’a pas la gloire d’être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

    Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n’a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

    Un jour qu’il se trouvait seul dans les champs, l’Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l’Ange du Seigneur, et c’est Dieu Lui-même qui m’envoie. Il a prêté l’oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses.» Après ces mots, l’Ange disparut.

    Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l’Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

    Source principale : Abbé L. Jaud -Vie des Saints…- (« Rév. x gpm »).

     

     

     

     

  • Avec Marie, le Ciel au coeur

    Marie priant

    (…) Le Très Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, ainsi que le sacrement de la réconciliation, ont une immense force : ils nous font repartir avec le Ciel dans notre cœur, pour reprendre les mots du curé d’Ars. Et vraiment, c’est là quelque chose à désirer : laisser le bonheur et la vie de Dieu gagner en nous du terrain… Nous faire devenir pleinement humains en nous remplissant de Dieu ! Hier, à la sortie du métro, un homme m’a accosté dans la rue et s’est mis à faire un bout de chemin avec moi. Voilà qu’un prêtre lui tombait sous la main, si je puis dire. Il m’a confié qu’il était dans un mauvais passage, au point de penser au pire. Je ne le connaissais pas. J’ai écouté. J’ai essayé de lui faire voir plus loin que ses idées noires et sa vision pessimiste de l’humanité. Je lui ai dit qu’il serait bien qu’il commençât à s’aimer lui-même, et donc à imiter Dieu, lui rappelant que Celui-ci l’aime. Il a reconnu cette dernière affirmation.
    Vous n’imaginez pas à quel point j’espère que le Ciel sera descendu dans son cœur ! Et j’espère que vous le laisserez aussi descendre dans le vôtre ! N’hésitez pas à en prendre les moyens…

    Fr Philippe Jaillot producteur du Jour du Seigneur
    extrait du blog du 04/06/2015
    « Tout le Ciel dans mon coeur »

     

     

     

     

  • « Pour la première fois, il les envoie. »

    duc in altum

    Jésus dit à Pierre : « Avance au large ! » (Lc 5,4) « Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets »… Celui qui ouvre son cœur au Christ comprend non seulement le mystère de sa propre existence, mais aussi celui de sa propre vocation, et il fait mûrir de splendides fruits de grâce… En vivant l’Évangile dans son intégralité, le chrétien devient toujours plus capable d’aimer à la manière même du Christ, en accueillant son exhortation : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Il s’engage à persévérer dans l’unité avec ses frères au sein de la communion de l’Église, et il se met au service de la nouvelle évangélisation pour proclamer la merveilleuse vérité de l’amour salvifique de Dieu et pour en témoigner.

    Chers jeunes, c’est à vous tout particulièrement que je renouvelle l’invitation du Christ à « avancer au large »… Ayez confiance en lui, mettez-vous à l’écoute de ses enseignements, fixez le regard sur son visage, persévérez dans l’écoute de sa Parole. Laissez-le orienter toutes vos recherches et toutes vos aspirations, tout votre idéal et tout le désir de votre cœur… Je pense en même temps à la parole adressée par Marie, sa mère, aux serviteurs à Cana de Galilée : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2,5). Chers jeunes, le Christ vous demande « d’avancer au large » et la Vierge vous encourage à ne pas hésiter à le suivre. Que monte de tous les coins du monde, soutenue par l’intercession maternelle de la Madone, la prière ardente au Père du ciel pour obtenir « des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9,38) :

    Jésus, Fils de Dieu,
    en qui demeure la plénitude de la divinité,
    Tu appelles tous les baptisés « à avancer au large »,
    en parcourant le chemin de la sainteté.
    Suscite dans le cœur des jeunes le désir
    d’être des témoins de la puissance de ton amour
    dans le monde d’aujourd’hui.
    Remplis-les de ton Esprit de force et de prudence,
    pour qu’ils soient capables de découvrir la pleine vérité
    sur eux-mêmes et leur vocation propre.
    Notre Sauveur,
    envoyé par le Père pour révéler son amour miséricordieux,
    fais à ton Église
    le don de jeunes prêts à avancer au large,
    pour être parmi leurs frères une manifestation
    de ta présence qui renouvelle et qui sauve.

    Vierge Sainte, Mère du Rédempteur,
    guide assuré dans le chemin vers Dieu et le prochain,
    toi qui as conservé ses paroles dans l’intimité de ton cœur (Lc 2,19),
    soutiens par ton intercession maternelle
    les familles et les communautés ecclésiales,
    afin qu’elles aident les adolescents et les jeunes
    à répondre généreusement à l’appel du Seigneur.
    Amen.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Message pour la 42e Journée mondiale de prière pour les vocations 17/04/2005 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • Intentions de prière du pape François – mai 2015

    Marie seine

    Prendre soin de ceux qui souffrent

    Pour que, refusant la culture de l’indifférence, nous puissions prendre soin des personnes qui souffrent, en particulier des malades et des pauvres.

    La disponibilité à la mission

    Pour que l’intercession de Marie aide les chrétiens vivant dans des contextes sécularisés à se rendre disponibles pour annoncer Jésus.

     

     

  • SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT


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    SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT est né en 1673 à Montfort-sur-Meu. Il est ordonné prêtre le 5 juin 1700. Après avoir préché à Nantes, il rejoind l’hopital général de Poitiers où il est nommé aumonier. En 1703, il fonde avec Marie-Louise Trichet, l’institut des soeurs de la Sagesse Divine. Dès lors, ses actions vont créer des oppositions à cause de ses méthodes de prédication. Le 6 juin 1706, après une longue marche de plusieurs jours, il est reçu à Rome par le pape Clément XI qui approuve le but et la méthode de son activité missionnaire: le renouvellement de l’esprit chrétien par le renouvellement des promesses du Baptème. En 1712, il effectue des missions à l’Ile d’Yeu, Sallertaine, Saint Christophe du Ligneron, Mervent, Fontenay le Comte, Vouvant en 1715 et Saint Laurent sur Sévres en 1716, où il meurt épuisé. Son corps repose dans la basilique, devant l’autel de la Sainte Vierge..
    Il est l’auteur du « traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge ». La puissante dévotion mariale qui s’en dégage a fortement influencé le pape Jean-Paul II. Elle inspire aussi tout l’enseignement dispensé par les foyers de charité fondés par Marthe Robin et le père Finet.
    SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT a été béatifié par le pape Léon XIII en 1886 et canonisé par le pape Pie XII en 1947.

    Missionnaire, Grignion de Monfort remontait la Seine dans une embarcation où se pressaient au moins 200 personnes, plaisantant grossièrement, chantant des chansons lascives. A peine engagé dans ce va-et-vient de maquignons et de harengères, M. de Montfort commence par ajuster son crucifix au bout de son bâton. Puis se prosternant, il s’écrie : « Que ceux qui aiment Jésus-Christ se joignent à moi pour l’adorer. »

    Des haussements d’épaules et des ricanements l’accueillent. Alors, se tournant vers le frère Nicolas : « A genoux, dit-i1, et récitons le Rosaire! » Sous une avalanche de quolibets, les deux hommes, tête nue, le visage recueilli, et calme, égrènent les Ave Maria. Le premier chapelet terminé, le Saint se lève et d’une voix douce invite l’assistance à s’unir à lui pour invoquer Marie. Personne ne bouge, mais les huées s’apaisent pendant que la prière commence. A mesure que se succèdent les invocations « Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs » le visage du Saint se transfigure.
    Lorsque sont achevées les cinq nouvelles dizaines, il y a dans son regard une telle supplication, dans sa voix tant d’onction et d’autorité que, lorsqu’il conjure l’assistance de réciter avec lui un troisième chapelet, tous tombent à genoux et répètent docilement ces suaves paroles, désapprises depuis l’enfance. Le saint prêtre peut se réjouir : d’un théâtre d’obscénités, il a fait un sanctuaire ; sur les lèvres accoutumées aux blasphèmes, il a ramené le nom de Marie.

    PRIERE DE SAINT LOUIS MARIE GRIGNION DE MONFORT:

    pelerin-visagemarieJe vous choisis aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Reine ; je vous livre et consacre, en toute soumission, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce gui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité.