Étiquette : Ste Trinité

  • « Personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

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    Il nous est impossible de trouver des termes appropriés pour parler de la glorieuse Trinité, et cependant il faut bien en dire quelque chose… Il est absolument impossible à toute intelligence de comprendre comment la haute et essentielle unité est unité simple quant à l’essence, et triple quant aux Personnes, comment les Personnes se distinguent, comment le Père engendre son Fils, comment le Fils procède du Père et demeure cependant en lui ; et comment, de la connaissance qui sort de lui, jaillit un torrent d’amour inexprimable qui est le Saint Esprit ; comment ces épanchements merveilleux refluent dans l’ineffable complaisance de la Trinité en elle-même et dans la jouissance que la Trinité a d’elle-même et dans une unité essentielle… Mieux vaut sentir tout cela que d’avoir à l’exposer…

    Cette Trinité, nous devons la considérer en nous-mêmes, nous rendre compte comment nous sommes vraiment faits à son image (Gn 1,26), car on trouve dans l’âme, en son état naturel, la propre image de Dieu, image vraie, nette, quoiqu’elle n’ait pas cependant toute la noblesse de l’objet qu’elle représente. Les savants disent qu’elle réside dans les facultés supérieures de l’âme, dans la mémoire, l’intelligence, la volonté… Mais d’autres maîtres disent, et cette opinion est de beaucoup supérieure, que l’image de la Trinité résiderait dans le plus intime, au plus secret, dans le tréfonds de l’âme… C’est sûrement dans ce fond de l’âme que le Père du ciel engendre son Fils unique… Si quelqu’un veut sentir cela, qu’il se tourne vers l’intérieur, bien au-dessus de toute l’activité de ses facultés extérieures et intérieures, au-dessus des images et de tout ce qui lui a jamais été apporté du dehors, et qu’il se plonge et s’écoule dans le fond de son âme. La puissance du Père vient alors, et le Père appelle l’homme en lui-même par son Fils unique, et tout comme le Fils naît du Père et reflue dans le Père, ainsi l’homme lui aussi, dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils, devenant un avec lui. Le Saint Esprit se répand alors dans une charité et une joie inexprimables et débordantes. Il inonde et il pénètre le fond de l’homme avec ses dons aimables.

    Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
    Sermon 29 (trad. Cerf 1991, p. 214)

     

     

     

  • Sainte Trinité, solennité

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    Refrain : Que soit béni celui qui t’envoie !

    Prends donc comme symboles le soleil pour le Père
    pour le Fils, la lumière,
    et pour le Saint Esprit, la chaleur.

    Bien qu’il soit un seul être, c’est une trinité
    que l’on perçoit en lui.
    Saisir l’inexplicable, qui le peut ?

    Cet unique est multiple : un est formé de trois,
    et trois ne forment qu’un,
    grand mystère et merveille manifeste !

    Le soleil est distinct de son rayonnement
    bien qu’il lui soit uni ;
    son rayon est aussi le soleil.

    Mais personne ne parle pourtant de deux soleils,
    même si le rayon
    est aussi le soleil ici-bas.

    Pas plus nous ne disons qu’il y aurait deux Dieux.
    Dieu, Notre Seigneur l’est ;
    au-dessus du créé, lui aussi.

    Qui peut montrer comment et où est attaché
    le rayon du soleil,
    ainsi que sa chaleur, bien que libres ?

    Ils sont ni séparés ni confondus,
    unis, quoique distincts,
    libres, mais attachés, ô merveille !

    Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ?
    Pourtant ne sont-ils pas
    apparemment si simples, si faciles ? …

    Tandis que le soleil demeure tout là-haut,
    sa clarté, son ardeur
    sont, pour ceux d’ici-bas, un clair symbole.

    Oui, son rayonnement est descendu sur terre
    et demeure en nos yeux
    comme s’il revêtait notre chair.

    Quand se ferment les yeux à l’instant du sommeil,
    tel des morts, il les quitte,
    eux qui seront ensuite réveillés.

    Et comment la lumière entre-t-elle dans l’œil,
    nul ne peut le comprendre.
    Ainsi, Notre Seigneur dans le sein…

    Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps
    dans toute sa faiblesse,
    pour venir sanctifier l’univers.

    Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source,
    il n’a jamais été
    séparé de celui qui l’engendre.

    Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en bas,
    comme Notre Seigneur
    a laissé l’Esprit Saint aux disciples.

    Regarde ces images dans le monde créé,
    et ne vas pas douter
    quant aux Trois, car sinon tu te perds !

    Ce qui était obscur, je te l’ai rendu clair :
    comment les trois font un,
    trinité qui ne forme qu’une essence !

    Refrain : Que soit béni celui qui t’envoie !

     

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334)

     

     

     

  • « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité toute entière. »

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    Au cours des âges, deux grandes révolutions ont ébranlé la terre ; on les nomme les deux Testaments. L’une a fait passer les hommes de l’idolâtrie à la Loi ; l’autre, de la Loi à l’Évangile. Un troisième bouleversement est prédit : celui qui, d’ici-bas, nous transportera là-haut où il n’y a plus ni mouvement ni agitation. Or ces deux Testaments ont présenté le même caractère… : ils n’ont pas tout transformé soudainement, dès la première impulsion de leur mouvement… C’était pour ne pas nous faire violence, mais nous persuader. Car ce qui est imposé de force n’est pas durable…

    L’Ancien Testament a clairement manifesté le Père, obscurément le Fils. Le Nouveau Testament a révélé le Fils et a insinué la divinité de l’Esprit. Aujourd’hui l’Esprit vit parmi nous, et il se fait plus clairement connaître. Il aurait été périlleux, alors que la divinité du Père n’était pas reconnue, de prêcher ouvertement le Fils, et, tant que la divinité du Fils n’était pas admise, d’imposer…le Saint Esprit. On aurait pu craindre que, comme des gens chargés de trop d’aliments ou comme ceux qui fixent le soleil avec des yeux encore faibles, les croyants ne risquent de perdre ce qu’ils avaient la force de porter. La splendeur de la Trinité devait donc rayonner par développements successifs ou, comme dit David, « par degrés » (Ps 83,6) et par une progression de gloire en gloire…

    J’ajouterai encore cette considération : le Sauveur savait certaines choses dont il estimait que ses disciples ne pouvaient pas encore les porter malgré tout l’enseignement qu’ils avaient déjà reçu. Pour les raisons que j’ai dites plus haut, il tenait ces choses cachées. Et il leur répétait que l’Esprit, lors de sa venue, leur enseignerait tout.

    Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l’Église
    Discours 31, 5ème théologique, 25-27 ; PG 36, 159 (trad. Orval rev.)

     

     

  • Personne ne va vers le Père sans passer par moi

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    « Ô Trinité, lumière bienheureuse, Ô primordiale Unité ! » Dieu est éternelle béatitude, vie immortelle, lumière sans déclin. Dieu est Amour : Père, Fils et Esprit Saint. Librement, Dieu veut communiquer la gloire de sa vie bienheureuse. Tel est le « dessein bienveillant » (Ep 1,9) qu’ il a conçu dès avant la création du monde en son Fils bien-aimé, « nous prédestinant à l’adoption filiale en celui-ci » (Ep 1,4-5), c’est-à-dire « à reproduire l’image de son Fils » (Rm 8,29) grâce à « l’Esprit d’adoption filiale » (Rm 8,15). Ce dessein est une « grâce donnée avant tous les siècles » (2Tm 1,9-10), issue immédiatement de l’amour trinitaire. Il se déploie dans l’œuvre de la création, dans toute l’histoire du salut après la chute, dans les missions du Fils et de l’Esprit, que prolonge la mission de l’Église.

    Toute l’économie divine est l’œuvre commune des trois personnes divines. Car de même qu’elle n’a qu’une seule et même nature, la Trinité n’a qu’une seule et même opération… Ainsi l’Église confesse, à la suite du Nouveau Testament, « un Dieu et Père de qui sont toutes choses, un Seigneur Jésus Christ pour qui sont toutes choses, un Esprit Saint en qui sont toutes choses ». Ce sont surtout les missions divines de l’incarnation du Fils et du don du Saint-Esprit qui manifestent les propriétés des personnes divines…

    La fin ultime de toute l’économie divine, c’est l’entrée des créatures dans l’unité parfaite de la Bienheureuse Trinité (Jn 17,21-23). Mais dès maintenant nous sommes appelés à être habités par la Très Sainte Trinité : « Si quelqu’un m’aime, dit le Seigneur, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14,23) : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité ; que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère ! Pacifiez mon âme. Faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là, tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. » (Bienheureuse Élisabeth de la Trinité)

    Catéchisme de l’Église catholique
    § 257-258, 260

     

     

     

     

  • « Le père et moi, nous sommes UN. »

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    Le jour de la fête de Saint Augustin, au moment où je venais de communier, j’ai compris, je pourrais presque dire « j’ai vu » — je ne pourrais pas expliquer de quelle manière, je sais seulement que cela se passait dans mon intellect et était très rapide — comment les trois Personnes de la sainte Trinité, que je porte gravées dans mon âme, sont une même chose. Cela m’a été montré par une représentation tout à fait extraordinaire et dans une lumière extrêmement vive. L’effet qu’en a éprouvé mon âme a été bien différent de celui que produit en nous la vue de la foi. Depuis ce moment, je ne peux pas penser à l’une des trois divines Personnes sans voir aussitôt qu’il y en a trois.

    Je me demandais comment, la Trinité formant une unité si parfaite, le Fils seul s’est fait homme. Le Seigneur m’a fait comprendre comment les trois Personnes n’étant qu’une même chose, elles sont cependant distinctes. En présence de telles merveilles, l’âme éprouve un nouveau désir d’échapper à l’obstacle du corps, qui l’empêche d’en jouir. Quoiqu’elles semblent inaccessibles à notre bassesse et que la vue en passe en un moment, l’âme en retire beaucoup plus de profit, sans comparaison, que de longues années de méditation, et sans savoir comment.

    Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église
    Les Relations, 47 (trad. OC, Cerf 1995, t. 1, p.418 rev.)

     

     

     

  • Fête de St Philippe et St Jacques (le mineur), apôtres

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    « Croyez-moi : Je suis dans le Père et le Père est en moi. » Que veut donc dire : « Croyez-moi » ? Assurément cette parole est à rapprocher de cette autre : « Montre-nous le Père ». Le Christ ordonne à ses apôtres de le croire pour raffermir leur foi, cette foi qui avait demandé à voir le Père. Car il n’avait pas suffi au Seigneur de dire : « Qui m’a vu a vu aussi le Père »… Le Seigneur veut que nous croyions en lui, pour que la conviction intime de notre foi ne risque pas de chanceler… Croyons au moins sur le témoignage de ses œuvres que le Fils est Dieu en Dieu, qu’il est né de Dieu et que le Père et le Fils sont un : l’un est dans l’autre par la puissance de leur nature divine, et aucun d’eux n’existe sans l’autre. Par ailleurs, le Père ne renonce à rien de ce qu’il possède du fait qu’il est dans le Fils, tandis que celui-ci reçoit du Père tout ce par quoi il est Fils.

    Être réciproquement l’un dans l’autre, posséder l’unité parfaite d’une nature essentielle, que le Fils unique et éternel soit inséparable de la vraie nature divine du Père : une telle manière d’être n’appartient pas à tout ce qui a une nature matérielle. Non, il s’agit là d’un caractère propre à Dieu, le Fils unique…, cet état de fait qu’une personne habitant l’autre le fait exister. Car chacun des deux existe du fait que l’une n’est pas sans l’autre, puisque la nature de l’être qui existe est la même, qu’il s’agisse de celui qui engendre ou de celui qui naît.

    Tel est le sens de ces textes : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jn 10,30), « Celui qui m’a vu a vu le Père », et « Je suis dans le Père et le Père est en moi ». Le Fils n’est pas différent ni inférieur au Père…; le Fils de Dieu, naissant en Dieu, manifeste en lui la nature du Dieu qui l’engendre.

    Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église
    La Trinité VII, 41 (trad. coll. Pères dans la foi, n°20, p. 110 rev.)

     

     

     

  • Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,1-10.

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    Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, à ceux qui sont sanctifiés et habitent Éphèse, eux qui croient au Christ Jésus.
    À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
    Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.
    Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour.
    Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté,
    à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé.
    En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce
    que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence.
    Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
    pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre.

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 23

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    Mes enfants, venez déposer, au travers de l’écrin que je tiens en mes bras et qui renferme la délivrance de mon Fils, tous les excès de vos vies, venez vous dévêtir des tentations de chaque jour, venez déposer votre ego pour suivre le chemin illuminé de la connaissance. Cette connaissance délivrée uniquement par la sagesse de mon Fils et de Son Père, par l’Esprit Saint, afin que tout soit en la Trinité et la Trinité en toute chose. Les pas s’inscrivent dans le sol afin que la terre se souvienne qu’il n’y a qu’un Dieu et que Lui seul modèle la terre à Son image, toute œuvre indépendante n’est pas digne d’être œuvre et rendra aveugle tous ceux qui se complairont à sa vue.

    Marie Mère des hommes – février 1997

     

     

     

     

  • « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

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    Le Seigneur Jésus, avant de donner librement sa vie pour le monde, a organisé le ministère apostolique et promis d’envoyer le Saint Esprit afin que ce ministère et cette mission soient associés toujours et partout pour réaliser l’œuvre du salut. À toutes les époques, c’est le Saint Esprit qui unifie l’Église tout entière dans la communion et le ministère…

    Dès le début de son ministère, le Seigneur Jésus « appelle à lui ceux qu’il voulait…, et en institua douze pour être ses compagnons et pour les envoyer prêcher » (Mc 3,13). Les apôtres ont été ainsi les germes de l’Israël nouveau et en même temps l’origine de la hiérarchie. Puis, lorsqu’il eut en une seule fois, par sa mort et sa résurrection, accompli en sa personne les mystères de notre salut et de la restauration du monde, le Seigneur, qui avait reçu tout pouvoir au ciel et sur la terre (Mt 28,18), a fondé son Église comme le sacrement du salut, avant d’être enlevé au ciel. De même qu’il avait été envoyé lui-même par le Père (Jn 20,21), il a envoyé ses apôtres dans le monde entier en leur donnant cet ordre : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés » (Mt 28,19s).

    C’est de là que découle pour l’Église le devoir de propager la foi et le salut apportés par le Christ : en vertu du mandat exprès que les apôtres ont laissé en héritage à l’ordre des évêques, assisté par les prêtres et uni au successeur de Pierre, pasteur suprême de l’Église ; et aussi en vertu de l’influx vital que le Christ communique à ses membres… Voici par quelle activité l’Église accomplit sa mission ; elle obéit à l’ordre du Christ en étant mue par la grâce de l’Esprit Saint et par la charité. Effectivement présente à tous les hommes et à tous les peuples, elle les conduit à la foi, à la liberté et à la paix du Christ par l’exemple de sa vie, par la prédication, par les sacrements et les autres moyens de grâce. C’est ainsi qu’elle se manifeste à eux comme une route libre et sûre pour les faire participer en plénitude au mystère du Christ.

    Concile Vatican II
    Décret sur l’activité missionnaire de l’Église « Ad Gentes », § 4-5

     

     

  • « Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l’unité de leur nature. » (Préface)

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    Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont d’une seule substance et d’une inséparable égalité. L’unité est dans l’essence, la pluralité dans les personnes. Le Seigneur indique ouvertement l’unité de la divine essence et la trinité des personnes quand il dit : « Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Il ne dit pas « dans les noms » mais « dans le nom », par où il montre l’unité de l’essence. Mais il emploie ensuite trois noms, pour montrer qu’il y a trois personnes.

    Dans cette Trinité se trouvent la suprême origine de toutes choses, la beauté très parfaite, la joie très bienheureuse. La suprême origine, comme le dit saint Augustin dans son livre sur la vraie religion, c’est Dieu le Père, de qui viennent toutes choses, de qui procèdent le Fils et le Saint Esprit. La beauté très parfaite, c’est le Fils, la vérité du Père, qui ne lui est dissemblable en aucun point, que nous vénérons avec le Père et dans le Père, qui est le modèle de toutes choses, parce que tout a été fait par lui et que tout se rapporte à lui. La joie très bienheureuse, la souveraine bonté, c’est le Saint Esprit, qui est le don du Père et du Fils ; et ce don, nous devons croire et tenir qu’il est exactement pareil au Père et au Fils.

    En regardant la création, nous aboutissons à la Trinité d’une seule substance. Nous saisissons un seul Dieu : Père, de qui nous sommes, Fils, par qui nous sommes, Esprit Saint, en qui nous sommes. Principe, à qui nous recourons ; modèle, que nous suivons ; grâce, qui nous réconcilie.

    Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église
    Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 160)