Étiquette : St Grégoire le Grand

  • « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. »

    « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. »

    « Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d’un esprit qui la rendait infirme » … « Elle était courbée, et ne pouvait absolument pas regarder vers le haut. » Le pécheur, préoccupé des choses de la terre et ne recherchant pas celles du Ciel, est incapable de regarder vers le haut : comme il suit des désirs qui le portent vers le bas, son âme, perdant sa rectitude, s’incurve, et il ne voit plus que ce à quoi il pense sans cesse. Faites retour sur vos cœurs, frères très chers, et examinez continuellement les pensées que vous ne cessez de rouler en votre esprit. L’un pense aux honneurs, un autre à l’argent, un autre encore à augmenter ses propriétés. Toutes ces choses sont basses, et quand l’esprit s’y investit, il s’infléchit, perdant sa rectitude. Et parce qu’il ne se relève pas pour désirer les biens d’en haut, il est comme cette femme courbée, qui ne peut absolument pas regarder vers le haut…

    Le psalmiste a fort bien décrit notre courbure quand il a dit de lui-même, comme symbole de tout le genre humain : « J’ai été courbé et humilié à l’excès » (Ps 37,7). Il considérait que l’homme, bien que créé pour contempler la lumière d’en haut, a été jeté hors du paradis à cause de ses péchés, et que par suite, les ténèbres règnent en son âme, lui faisant perdre l’appétit des choses d’en haut et porter toute son attention vers celles d’en bas… Si l’homme, perdant de vue les choses du Ciel, ne pensait qu’aux nécessités de ce monde, il serait sans doute courbé et humilié, mais non pourtant « à l’excès ». Or, comme non seulement la nécessité fait tomber ses pensées…, mais qu’en outre le plaisir défendu le terrasse, il n’est pas seulement courbé, mais « courbé à l’excès ».

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • Recevoir et annoncer la Passion de notre Rédempteur

    Recevoir et annoncer la Passion de notre Rédempteur

    C’est bien sans la moindre iniquité de sa main qu’a souffert « celui qui n’a pas commis de faute et sur les lèvres de qui ne s’est pas trouvé de fourberie » (1P 2,22) ; et pourtant il a supporté la souffrance de la croix pour notre rédemption. Lui seul, le seul au monde, il a fait monter des prières pures vers Dieu, puisque dans la souffrance même de sa passion, il a prié pour ses persécuteurs en disant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » (Lc 23,34) Que peut-on dire, que peut-on imaginer de plus pur dans la prière que d’accorder la miséricorde de son intercession aux responsables mêmes de la souffrance que l’on supporte ? (…)

    « Terre, ne couvre pas mon sang, et qu’en toi mon cri ne trouve pas un seul lieu où il serait caché » (Jb 16,19 Vg). (…) Cette terre, nous le savons, ne cache pas le sang de notre rédempteur, puisque, en recevant le prix de sa rédemption, chaque pécheur le confesse et le chante et s’évertue à le faire connaître à son prochain. Et le la terre n’a pas couvert son sang, puisque la sainte Église a déjà prêché le mystère de sa Rédemption dans toutes les parties du monde. (…)

    Si nous voulons donc que le sacrement de la passion du Seigneur ne soit pas en nous sans rien nous apporter, nous avons le devoir d’imiter ce que nous recevons et d’annoncer aux autres ce que nous vénérons. Son cri, en effet, trouve en nous un lieu où il demeure caché si notre langue tait ce que notre âme a cru. Mais pour qu’en nous son cri ne demeure pas caché, il reste que chacun, dans toute la mesure de ses moyens, doit faire connaître à ceux qui l’entourent le mystère de sa régénération.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • « Allez, vous aussi, à ma vigne. »

    « Allez, vous aussi, à ma vigne. »

    Le Seigneur ne cesse en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne (…) : par les patriarches, puis par les docteurs de la Loi et les prophètes, enfin par les apôtres, il travaillait, en quelque sorte, à cultiver sa vigne par l’entremise de ses ouvriers. Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne. (…)

    Les ouvriers du point du jour, de la troisième, de la sixième et de la neuvième heure désignent donc l’ancien peuple hébreu, qui, s’appliquant (…) depuis le commencement du monde, à rendre un culte à Dieu avec une foi droite, n’a pas cessé, pour ainsi dire, de travailler à la culture de la vigne. Mais à la onzième heure, les païens sont appelés, et c’est à eux que s’adressent ces paroles : « Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? » Car tout au long de ce si grand laps de temps traversé par le monde, les païens avaient négligé de travailler en vue de la vie éternelle, et ils étaient là, en quelque sorte, toute la journée, sans rien faire. Mais remarquez, mes frères, ce qu’ils répondent à la question qui leur est posée : « Parce que personne ne nous a embauchés ». En effet, aucun patriarche ni aucun prophète n’était venu à eux. Et que veut dire : « Personne ne nous a embauchés pour travailler » sinon : « Personne ne nous a prêché les chemins de la vie » ?

    Mais nous, que dirons-nous donc pour notre excuse, si nous nous abstenons des bonnes œuvres ? Songez que nous avons reçu la foi au sortir du sein de notre mère, entendu les paroles de vie dès notre berceau, et sucé aux mamelles de la sainte Église le breuvage de la doctrine céleste en même temps que le lait maternel.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • « Nos lampes s’éteignent. »

    « Nos lampes s’éteignent. »

    « Les cinq vierges folles, en prenant leurs lampes, n’avaient pas emporté d’huile avec elles ; les sages au contraire portaient avec leurs lampes de l’huile dans des vases. » L’huile désigne ici l’éclat de la gloire ; les vases, ce sont nos cœurs, dans lesquels nous portons toutes nos pensées. Les vierges sages portent de l’huile dans leurs vases, parce qu’elles gardent au-dedans de leur conscience tout l’éclat de leur gloire, comme le dit saint Paul : « Ce qui fait notre gloire, c’est le témoignage de notre conscience » (2Co 1,12). Les vierges folles au contraire n’emportent pas d’huile avec elles, parce qu’elles ne portent pas leur gloire dans le secret de leur cœur, c’est à dire qu’elles la demandent aux louanges d’autrui.

    « Mais au milieu de la nuit, un cri retentit : ‘ Voici l’Epoux qui vient, allez au-devant de lui ! ‘ » Alors toutes les vierges se lèvent. Mais les lampes des vierges folles s’éteignent parce que leurs œuvres, qui du dehors paraissaient éclatantes aux yeux des hommes, ne sont plus au-dedans que ténèbres à l’arrivée du Juge ; et elles ne reçoivent de Dieu aucune récompense, ayant pour elles déjà reçu des hommes ces louanges qu’elles aimaient.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • « Jésus se mit à faire des reproches aux villes qui ne s’étaient pas converties. »

    « Jésus se mit à faire des reproches aux villes qui ne s’étaient pas converties. »

    Crions avec David ; écoutons-le pleurer et versons des larmes avec lui. Voyons comme il se redresse et réjouissons-nous avec lui : « Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse » (Ps 50,3).

    Plaçons devant les yeux de notre âme un homme gravement blessé, presque sur le point d’exhaler son dernier souffle, et qui gît nu dans la poussière. Dans son désir de voir venir un médecin, il gémit et prie celui qui comprend son état d’avoir pitié. Or le péché est une blessure de l’âme. Toi qui es ce blessé, apprends qu’au-dedans de toi est ton médecin et découvre-lui les plaies de tes péchés. Qu’il entende le gémissement de ton cœur, lui à qui toute pensée secrète est connue. Que tes larmes l’émeuvent, et s’il faut le chercher avec quelque insistance, du fond de ton cœur, fais monter vers lui de profonds soupirs. Que ta douleur parvienne jusqu’à lui et qu’on te dise, à toi aussi, comme à David : « Le Seigneur a effacé ton péché » (2S 12,13)…

    « Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse. » Ceux qui rapetissent leur faute parce qu’ils ne connaissent pas cette grande tendresse, ceux-là n’attirent à eux que peu de tendresse. Pour moi, je suis tombé lourdement, j’ai péché en connaissance de cause. Mais toi, médecin tout-puissant, tu corriges ceux qui te méprisent, tu instruis ceux qui ignorent leur faute, et tu pardonnes à ceux qui te l’avouent.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • L’humilité du cœur

    L’humilité du cœur

    Très souvent le juste abattu par quelques adversités se voit contraint de faire état de ses œuvres, tel le bienheureux Job, qui après une vie juste était accablé de fléaux ; mais quand l’homme injuste entend la parole du juste, il voit en elle orgueil plutôt que sincérité. C’est, en effet, avec son propre cœur qu’il apprécie la parole du juste et il ne pense pas que la parole du sage puisse être dite avec humilité. Si, en effet, c’est faute grave de s’arroger ce qu’on n’est pas, très souvent aussi il n’y a point de faute à dire avec humilité la vertu que l’on a. Aussi arrive-t-il souvent que juste et injuste aient les mêmes paroles : mais leurs cœurs sont toujours loin de se ressembler, et selon qu’elles viennent de l’injuste ou du juste, les mêmes paroles offensent ou apaisent le Seigneur.

    Ainsi le Pharisien entré dans le Temple disait : « Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. » Mais le Publicain sortit du Temple justifié, et non lui. Le roi Ézéchias aussi, gravement atteint par la maladie et parvenu au terme de sa vie, disait dans la componction de sa prière : « Je t’en supplie, Seigneur, rappelle-toi, je te le demande, comment j’ai marché dans la vérité avec un cœur parfait. » (Is 38,3) À cette déclaration de perfection le Seigneur n’oppose pourtant ni dédain ni refus : il exauce aussitôt sa prière. Voilà le Pharisien, qui s’est déclaré juste dans ses œuvres, et Ézéchias, qui a affirmé être juste jusque dans sa pensée : une même attitude, et l’un a offensé le Seigneur, l’autre l’a apaisé. Pourquoi donc en est-il ainsi ?

    C’est que Dieu tout-puissant pèse les paroles de chacun de nous d’après nos pensées et son oreille n’entend aucun superbe dans les paroles qui viennent de l’humilité du cœur. Aussi, quand il exposait ses bonnes œuvres, le bienheureux Job ne fut-il aucunement enflé d’orgueil contre Dieu, parce qu’il disait avec humilité ce qu’il avait fait en vérité.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • « La sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. »

    « L’oreille ne sait-elle pas juger des paroles et le palais de la saveur des mets ? » (Jb 12,11 Vg) Il n’échappe sans doute à personne que les cinq sens de notre corps, la vue l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher, en tout ce qu’ils sentent et distinguent tirent du cerveau leur pouvoir de distinguer et de sentir. Et si le sens du cerveau est le juge unique qui préside en nous, c’est cependant grâce aux organes qui leur sont propres qu’il distingue les cinq sens, Dieu opérant cette merveille : l’œil n’entend pas, l’oreille ne voit pas, la bouche ne sent pas, les narines ne goûtent pas et les mains n’ont pas d’odorat. Enfin, si l’ordonnance de ces activité relève uniquement du sens du cerveau, il reste que chacun des sens ne peut exercer que l’activité qu’il a reçue par l’ordonnance même de l’architecte souverain.

    De ces considérations physiologiques et extérieures il faut donc tirer des conclusions intérieures et spirituelles : nous devons dépasser ce qui en nous se manifeste au monde pour aller à ce qui en nous est secret et nous échappe à nous-mêmes. Il faut, en effet, observer que si la sagesse est une par elle-même, elle réside dans les individus à des degrés divers ; elle accorde tel pouvoir à l’un, tel autre à l’autre, et, à la manière du cerveau, elle fait de nos personnes en quelque sorte des sens spécialisés, si bien que, sans jamais être dissemblable à elle-même, par notre entremise cependant elle agit, en des sens variés et des œuvres dissemblables, l’un recevant le don de sagesse, l’autre de science, l’un possédant les diversités des langues, l’autre le charisme des guérisons.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • « Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »

     « Les puissances des cieux seront ébranlées. » Qui le Seigneur appelle-t-il puissances des cieux, sinon les anges, les archanges, les Trônes, les Dominations, les Principautés et les Puissances ? (Col 1,16) Ils apparaîtront visiblement lors de la venue du Juge… « Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec une grande puissance et une grande majesté. » C’est comme si on disait clairement : « Ils verront dans la puissance et la majesté celui qu’ils n’ont pas voulu écouter lorsqu’il se présentait dans l’humilité ». (…) Cela est dit à l’intention des réprouvés. Les paroles qui suivent sont adressées aux élus pour les consoler : « Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » C’est comme si la Vérité avertissait clairement ses élus en disant : « Au moment où les malheurs du monde se multiplient (…), réjouissez-vous en vos cœurs. Tandis que finit le monde, dont vous n’êtes pas les amis, la rédemption que vous avez désirée approche. »

    Ceux qui aiment Dieu sont invités à se réjouir de voir approcher la fin du monde, parce qu’ils trouveront bientôt le monde qu’ils aiment, lorsqu’aura passé celui auquel ils ne sont pas attachés. Que le fidèle désirant voir Dieu se garde bien de pleurer sur les malheurs qui frappent le monde, puisqu’il sait que ces malheurs mêmes amènent sa fin. Il est écrit en effet : « Celui qui veut être l’ami des choses de ce monde se rend ennemi de Dieu » (Jc 4,4). Celui qui ne se réjouit donc pas de voir approcher la fin de ce monde, celui-là montre qu’il est son ami, et par là il donne des preuves d’être l’ennemi de Dieu.

    Mais qu’il n’en soit pas ainsi du cœur des fidèles, de ceux qui croient qu’il existe une autre vie et qui, par leurs actes, prouvent qu’ils l’aiment. (…) En effet, qu’est-ce que cette vie mortelle sinon un chemin ? Or, quelle folie, mes frères, que de s’épuiser sur cette route, tout en ne voulant pas en atteindre la fin ! (…) Ainsi, mes frères, n’aimez pas les choses de ce monde, qui, comme nous le voyons d’après les événements qui se produisent autour de nous, ne pourra pas subsister longtemps.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • L’espérance de la résurrection

    Recherchons minutieusement dans les paroles du bienheureux Job si la résurrection sera véritable et si le corps sera véritable dans la résurrection. Voici, en effet, que nous ne pouvons plus mettre en doute son espérance de la résurrection puisqu’il dit : « Et je ressusciterai de la terre au dernier jour. » (Jb 19,25 Vg) Quant à l’hésitation sur la restauration véritable du corps, il l’a aussi écartée dans ces paroles : « Et je serai à nouveau revêtu de ma peau. » (Jb 19,26 Vg) Et pour écarter toute ambiguïté de notre pensée, il ajoute : « Et de ma chair je verrai Dieu. » (Ibid.) La résurrection, la peau et la chair, les voilà affirmées en termes exprès. Que reste-t-il donc qui puisse plonger notre esprit dans le doute ? (…)

    Nous, qui suivons la foi du bienheureux Job et qui croyons qu’après la résurrection le corps de notre Rédempteur était véritablement palpable, nous confessons que notre chair après la résurrection sera à la fois la même et différente, la même par sa nature et différente par sa gloire, la même en sa vérité et différente en sa puissance. Elle sera donc subtile, parce qu’elle sera aussi incorruptible. Elle sera palpable, parce qu’elle ne perdra pas l’essence de sa véritable nature.

    Mais avec quelle espérance le saint garde-t-il cette confiance en la résurrection, avec quelle certitude l’attend-il ? C’est ce qu’expriment ces paroles : « Cette espérance est en moi, serrée au fond de mon cœur » (Jb 19,27 Vg) Rien au monde n’est pour nous d’une fois plus sûre que ce que nous avons serré au fond de notre cœur. C’est donc au fond de son cœur que Job a tenu serrée son espérance en la résurrection.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

  • « Le salut est arrivé ! »

    « S’il lâche les eaux, elles retourneront la terre. » (Jb 12,15 Vg) Que peut, en effet, représenter la terre, sinon le pécheur, sur qui a été porté ce jugement : « Tu es terre et tu deviendras terre » (Gn 3,19) ? Voilà pourquoi la terre demeure immobile quand le pécheur dédaigne d’obéir aux commandements du Seigneur, quand il redresse sa nuque orgueilleuse et qu’il ferme les yeux de son âme à la lumière de la Vérité.

    Mais il est écrit : « Ses pieds se sont arrêtés et la terre a été ébranlée » (Ha 3,6), parce que, si la vérité se fixe en un cœur, l’immobilité de l’âme est secouée ; aussi, que la grâce du Saint Esprit par un don d’en-haut se répande en elle avec la parole du prédicateur, voilà la terre retournée, parce que l’âme endurcie dans le péché perd l’entêtement de son immobilité, transformée au point de se soumettre alors en pleurant aux commandements du Seigneur tout autant qu’hier dans sa superbe elle redressait en face du Seigneur la nuque de son cœur. Il n’est que de voir la terre d’un cœur d’homme baignée des eaux de la grâce : elle supporte maintenant sans déplaisir les outrages qu’elle s’acharnait hier à infliger ; maintenant elle distribue ses propres biens, elle mortifie sa chair par l’abstinence, elle qui hier, rassasiée de chair, se laissait aller aux charmes mortels des turpitudes ; maintenant elle chérit même ceux qui l’aimaient.

    Ainsi, quand dans une âme d’homme le don divin a été répandu et qu’elle en vient à agir à l’encontre de ce qu’elle avait l’habitude de faire, la terre est retournée : vers le bas a été rejetée celle qui hier était en saillie et s’est élevée vers le haut la face qui hier s’enfonçait dans les profondeurs.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)