Étiquette : Paix

  • La vie communautaire : « Vous êtes tous frères »

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    Quoi qu’ils fassent, les frères doivent se montrer charitables et joyeux les uns avec les autres. Celui qui travaille parlera ainsi de celui qui prie : « Le trésor que mon frère possède, je l’ai, moi aussi, puisqu’il nous est commun. » De son côté, celui qui prie dira de celui qui lit : « Le bénéfice qu’il tire de sa lecture m’enrichit, moi aussi. » Et celui qui travaille dira encore : « C’est dans l’intérêt de la communauté que j’accomplis ce service. »

    Les multiples membres du corps ne forment qu’un seul corps et ils se soutiennent mutuellement en remplissant chacun sa tâche. L’œil voit pour tout le corps ; la main travaille pour les autres membres ; le pied, en marchant, les porte tous ; un membre souffre dès qu’un autre souffre. Voilà comment les frères doivent se comporter les uns avec les autres (cf. Rm 12, 4-5). Celui qui prie ne jugera pas celui qui travaille parce qu’il ne prie pas. Celui qui travaille ne jugera pas celui qui prie… Celui qui sert ne jugera pas les autres. Au contraire, chacun, quoi qu’il fasse, agira pour la gloire de Dieu (cf. 1Co 10,31 ; 2Co 4,15)…

    Ainsi une grande concorde et une sereine harmonie formeront « le lien de la paix » (Ép 4,3), qui les unira entre eux et les fera vivre avec transparence et simplicité sous le regard bienveillant de Dieu. L’essentiel, évidemment, c’est de persévérer dans la prière. D’ailleurs une seule chose est requise : chacun doit posséder en son cœur ce trésor qu’est la présence vivante et spirituelle du Seigneur. Qu’il travaille, prie ou lise, chacun doit pouvoir se dire en possession de ce bien impérissable qu’est le Saint Esprit.

     

    Homélie attribuée à saint Macaire d’Égypte (?-390), moine
    Troisième Homélie, 1-3 ; PG 34, 467-470 (trad. Orval)

     

     

  • « Dieu, crée pour moi un cœur pur. » (Ps 51,12)

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    Si, par un effort de vie parfaite, tu nettoies les scories de ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi. C’est ce qui arrive avec un morceau de métal, lorsque la meule le débarrasse de sa rouille. Auparavant il était noirci, et maintenant il brille et rayonne au soleil. De même l’homme intérieur, ce que le Seigneur appelle « le cœur », lorsqu’on aura enlevé les taches de rouille qui altéraient et détérioraient sa beauté, retrouvera la ressemblance de son modèle (Gn 1,27), et il sera bon. Car ce qui devient semblable à la Bonté est nécessairement bon…

    Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux (Mt 5,8) parce que, en redécouvrant sa pureté, il découvre, à travers cette image, son origine. Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s’ils ne fixent pas le ciel, voient le soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s’ils regardaient directement le disque solaire. De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous tournez vers la grâce de l’image placée en vous dès le commencement, vous trouvez en vous-mêmes ce que vous recherchez.

    En effet, la pureté, la paix de l’âme, l’éloignement de tout mal, voilà la divinité. Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu. Si ton cœur est dégagé de toute inconduite, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair.

    Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
    Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44, 1269 (trad. bréviaire 12e sam. rev.)

     

     

  • Intentions de prière du Saint?Père confiées à l’Apostolat de la Prière

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    Universelle – La promotion de la paix.

    Pour que ceux qui appartiennent aux différentes traditions religieuses ainsi que tous les hommes de bonne volonté collaborent à la promotion de la paix.

    Pour l’évangélisation – La vie consacrée

    Pour qu’en cette année dédiée à la vie consacrée, les religieuses et les religieux redécouvrent la joie de suivre le Christ et s’engagent avec zèle au service des pauvres.

     

     

     

     

  • Intentions de prière – décembre 2014

    Universelle – Noël, espérance pour l’humanité
    Pour que la naissance du Rédempteur apporte paix et espérance à tous les hommes de bonne volonté.

    Pour l’évangélisation – Les parents

    Pour que les parents soient d’authentiques évangélisateurs,
    transmettant à leurs enfants le don précieux de la foi.

     

     

     

     

     

     

  • « Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. »

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    « Seigneur mon Dieu, je vois combien la patience m’est nécessaire ; car cette vie est pleine de contradictions. Elle ne peut jamais être exempte de douleurs et de combats, quoi que je fasse pour avoir la paix. —Il en est ainsi, mon enfant ; mais je ne veux pas que tu cherches une paix telle que tu n’aies ni tentations à vaincre, ni contrariétés à souffrir. Crois, au contraire, avoir trouvé la paix lorsque tu seras exercé par beaucoup de tribulations et éprouvé par beaucoup de contrariétés » (L’Imitation de Jésus Christ, 3, 12)…

    Comme nous nous trompons quelquefois, nous qui cherchons la vraie paix de Dieu !… C’est que, souvent, ce que nous cherchons n’est pas la paix de Dieu, mais plutôt la paix du monde…Quand le monde cherche la paix, c’est ainsi qu’il la conçoit : silence, quiétude, amour sans larmes, beaucoup d’égoïsme camouflé. L’homme cherche cette paix-là pour se reposer, pour ne pas souffrir ; il cherche la paix des hommes, la paix sensible, cette paix que le monde représente dans un cloître sous le soleil, avec des cyprès et des oiseaux ; cette paix sans tentations et sans croix…

    Aujourd’hui je bénis du fond de mon âme ce Dieu qui m’aime tant… Il m’aime avec mes misères, mes péchés, mes larmes et mes joies ; il me veut dans cette paix dont parle Thomas de Kempis [dans L’Imitation]… Que Dieu est grand ! La paix de mon âme est la paix de celui qui n’attend rien de personne. Ce que l’âme attend en ce monde, c’est seulement le désir de vivre unie à sa volonté ; et cette attente est sereine, dans la paix, malgré la triste fatigue de ne pas voir Dieu encore. L’accompagner sur la croix coûte quelquefois des larmes abondantes. Considérer que nous avons encore une volonté propre, tant de misères, de défauts, de péchés, ne peut pas ne pas causer du chagrin… Tout est combat, douleur, mais Jésus est au centre, cloué sur une croix, et il encourage l’âme à poursuivre. Au milieu de la bataille que nous livrons dans le monde, Jésus est là, le visage serein, qui nous dit que « celui qui le suit ne marche pas dans les ténèbres » (Jn 8,12).

    Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
    Écrits spirituels, 20/01/1937 (trad. Cerf 2008, p. 300)

     

     

     

     

  • « C’est ma paix que je vous donne »

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    Il revient à tout croyant d’être, dans le monde d’aujourd’hui, une étincelle lumineuse, un foyer d’amour et un ferment pour toute la masse (Mt 5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. La paix ne pourra pas régner entre les hommes si elle ne règne d’abord en chacun d’eux, si chacun n’observe en lui-même l’ordre voulu par Dieu… Il s’agit, en fait, d’une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation soit au pouvoir de l’homme laissé à ses seules forces, même s’il était animé de la bonne volonté la plus louable. Pour que la société humaine donne avec la plus parfaite fidélité l’image du Royaume de Dieu, le secours d’en haut est absolument nécessaire…

    Par sa Passion et par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités… « C’est lui qui est notre paix… Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c’est ce même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus, notre Seigneur ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. »

    C’est cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons avec insistance dans nos prières. Qu’il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu’il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d’amour fraternel. Qu’il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples… Que le Christ enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l’amour mutuel, montrer de la compréhension à l’égard des autres et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu’ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.

    Saint Jean XXIII (1881-1963), pape
    Encyclique « Pacem in Terris » § 164-171 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)

     

     

     

     

     

  • Intentions de prière du pape – mai 2014

    Universelle – Les moyens de communication
    Pour que les moyens de communication soient des instruments au service de la vérité et de la paix.

    Pour l’évangélisation – Marie, guide pour la mission
    Pour que Marie, Etoile de l’évangélisation, guide la mission de l’Eglise dans l’annonce du Christ au monde entier.

    Marie guide des nations

  • « Judas, s’approchant de Jésus…, l’embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. » (Mc 14,45s)

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    La paix est un don de la résurrection du Christ. Au seuil de la mort, il n’a pas hésité à donner cette paix au disciple qui le livrait ; il a embrassé le traître comme il embrasse l’ami fidèle. Ne croyez pas que le baiser que le Seigneur a donné à Judas Iscariote ait été inspiré par un autre sentiment que la tendresse. Le Christ savait déjà que Judas le trahirait. Il savait ce qu’était ce signe d’amour, et il ne s’y est pas dérobé. Voilà l’amitié : à celui qui doit mourir, elle ne refuse pas un dernier embrassement ; aux êtres chers, elle ne retire pas cette marque ultime de douceur. Mais Jésus espérait aussi que cet élan bouleverserait Judas et que, étonné par sa bonté, il ne trahirait pas celui qui l’aimait, ne livrerait pas celui qui l’embrassait. Ainsi ce baiser était accordé comme une épreuve : s’il le relevait, il était un lien de paix entre Jésus et son disciple ; si Judas trahissait, ce baiser criminel devenait sa propre accusation.

    Le Seigneur lui dit : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »  (Lc 22,48) Où est le complot de l’ennemi ? Où se cache sa ruse ? Tout secret est découvert. Le traître se trahit avant de trahir son maître. Tu livres le Fils de l’homme par un baiser ? Avec le sceau de l’amour, tu blesses ? Avec le geste de la tendresse, tu répands le sang ? Avec le signe de la paix, tu apportes la mort ? Dis-moi quel est cet amour ? Tu donnes un baiser et tu menaces ? Mais ces baisers, par où le serviteur trahit son Seigneur, le disciple son maître, l’élu son créateur, ces baisers ne sont pas des baisers, mais du poison.

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    Sermon 36 ; PL 57, 605 (trad. coll. Ichtus, t. 10, p. 263 rev.)

     

     

     

     

  • Paix intérieure

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    « Ne pas s’opposer au mal  » signifie préserver sa paix intérieure. Nous savons que le Seigneur, tant qu’Il était dans Son enveloppe charnelle, était attentif à tous et à chacun, y compris ceux qui Le pourchassaient. Lui, le Dieu tout-puissant dont une seule pensée et une seule parole suffisent pour faire tout tomber et tout s’écrouler, nous a montré le chemin qu’il fallait suivre pour nous éloigner du mal. Le Seigneur Lui-même nous dit « de ne pas nous opposer ».
    Il nous dit de ne pas nous opposer au mal, car ne pas s’opposer au mal signifie « garder sa paix intérieure ». S’opposer constitue une mauvaise action, cela signifie répliquer de la même manière, ce qui aboutit à un conflit, ce qui revient à alimenter les esprits malins. Quand ces derniers attaquent et qu’ils ne rencontrent aucune opposition, alors leurs armes tombent aussitôt à terre et ils sont défaits.
    Aussi faut-il nous efforcer à tout prix, avec l’aide de Dieu, de prier sans cesse le Seigneur : « Seigneur, aide-moi à conserver la paix intérieure et apprends-moi à être une âme paisible, tranquille et douce, à l’image de tes anges et de tes saints.
     C’est pourquoi il faut être tout le temps en pensée avec le Seigneur.
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    Starets Thaddée, Paix et joie dans le Saint-Esprit. 
    seraphim-marc-elie.fr
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