Étiquette : Noël

  • Prière pour l’Avent

    Avent

    Dès mon enfance,
    tu as déposé sur mon âme
    ta lumière, cette source de vie
    à rayonner pour d’autres.
    Pourtant aujourd’hui, je la vois là,
    figée, paralysée,
    gisant au fond de moi
    comme pierre de marbre.

    Alors, en ce temps de l’Avent,
    je me tiens devant toi
    en attente du miracle de Noël :
    je voudrais seulement que tu m’aides,
    Seigneur, à redonner son mouvement
    à ta lumière dans ma vie.
    Ce désir de toi qui a résisté
    à la traversée de tout mon temps…
    Prends-le.
    Je sais ce que tu peux faire avec peu.

    Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
    et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
    Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
    Enfin tous ceux qui habitent notre terre
    menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
    Seigneur, s’il te plaît, prépare nous au miracle de Noël !

     

     

     

     

  • Intentions de prière – décembre 2014

    Universelle – Noël, espérance pour l’humanité
    Pour que la naissance du Rédempteur apporte paix et espérance à tous les hommes de bonne volonté.

    Pour l’évangélisation – Les parents

    Pour que les parents soient d’authentiques évangélisateurs,
    transmettant à leurs enfants le don précieux de la foi.

     

     

     

     

     

     

  • Voeux de Paix

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    2011 - Jordanie  b (345)
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    Si nous avions l’audace, en présentant nos voeux, d’imiter quelque peu le chant des anges du soir de Noël, ceux qui annonçaient aux bergers : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre pour ses bien-aimés. »(Lc 2, 14 )  A mon avis, ces envoyés de Dieu y croyaient de tout leur être à cette paix qu’ils annonçaient aux biens-aimés du Père. Et leur foi a été communicative. Ce chant de paix a mis les bergers en route. Un chant de paix qui pourrait nous mettre en route à notre tour, si nous voulions bien laisser résonner ce mot de Dieu à nos oreilles.
    Voeux de bonheur ! « Heureux ceux qui font oeuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu. » ( Mt 5, 9 ) Matthieu parle de « Fils » là où les anges de Luc évoquaient les biens- aimés de Dieu. Chacun à leur manière, l’un et l’autre proclamaient la même Bonne Nouvelle, celle d’une connivence établie entre Dieu et l’homme par la méditation de la paix.
    La paix est un fruit de l’Esprit, elle est un don de Dieu. En donnant la paix, Dieu se donne. En recevant la paix, c’est à Lui-même que nous permettons de faire demeure en nous. Et proposer, en vérité, ce don de Dieu à d’autres, c’est leur offrir la possibilité de partager un peu ou beaucoup de cette filiation divine : c’est bien la paix de Dieu qui nous rend frères.
     .
    P. Guy Lescanne
  • Ste Marie, Mère de Dieu, solennité

    croix-arbre-de-vie-z

    « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné » (Is 9,5)… Avec Marie nous contemplons le visage du Christ : en cet enfant…c’est Dieu qui vient nous visiter « pour guider nos pas au chemin de la paix » (Lc 1,79). Marie le contemple…en s’interrogeant sur le sens des prodiges qui entourent le mystère de Noël.

    Noël, c’est un mystère de joie : les anges…ont présenté aux bergers l’événement comme « une grande joie pour tout le peuple » (v. 10)…, malgré l’éloignement du domicile, la pauvreté de la mangeoire, l’indifférence du peuple, l’hostilité du pouvoir.

    Noël, c’est un mystère d’amour : amour du Père, qui a envoyé son Fils unique dans le monde pour nous faire don de sa propre vie (1Jn 4,9). Amour de « Dieu-avec-nous », l’Emmanuel (Mt 1,23) venu sur terre pour mourir sur la croix : dans la grotte glacée, entourée de silence, la Vierge Mère…pressent déjà le drame sanglant du Calvaire. Le Prince de la paix (Is 9,5), né aujourd’hui à Bethléem, donnera sa vie sur le Golgotha afin que règne l’amour sur la terre.

    Noël, c’est un mystère de paix : de la grotte de Bethléem s’élève aujourd’hui un appel pressant pour que le monde ne cède pas à la méfiance, au soupçon, à la défiance, même si le tragique phénomène du terrorisme accroît les incertitudes et les peurs. Les croyants de toutes les religions, ainsi que les hommes de bonne volonté, bannissant toute forme d’intolérance et de discrimination, sont appelés à construire la paix…

    Avec toi, Vierge Mère, nous nous arrêtons pour méditer devant la mangeoire où repose l’enfant, pour partager ton émerveillement face à l’immense bienveillance de Dieu. Donne-nous ton regard, Marie, pour déchiffrer le mystère qui se cache sous les membres fragiles de ton fils. Apprends-nous à reconnaître son visage sur celui des enfants de toute race et de toute culture. Aide-nous à être des témoins crédibles de son message de paix et d’amour, afin que les hommes et les femmes de notre temps, qui est encore marqué par de fortes luttes et des violences inouïes, sachent eux aussi reconnaître dans l’enfant qui est entre tes bras l’unique Sauveur du monde, source intarissable de la paix véritable à laquelle aspirent profondément tous les cœurs.

    Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Message Urbi et Orbi 25/12/2002 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

    voeux

     

  • bougies-multicoloes

    Une de fois de plus : NOËL !
    Qu’est-ce que cela va changer ?
    Rien, si ce n’est toi.
    Deviens lumière et tu verras la Lumière…
    Tout est là.
    Ne cherche pas ailleurs le sens de cet événement-avènement.
    L’humanité fraternelle de Jésus porte le jour qui doit se lever en toi.
    Le Dieu vivant est remis entre tes mains.
    A toi de créer, avec Dieu et à son image, un monde de joie, de lumière, de beauté.

    Maurice Zundel

  • « Marie retenait tous ces événements et les méditait en son cœur. » (Lc 2,19)

    bandeau-noel

    En des paroles sublimes,
    Brûlante d’amour,
    Marie le berçait elle aussi :
    « Qui donc m’a donné, à moi la solitaire,
    De concevoir et d’enfanter
    Celui qui est l’unique et le multiple,
    Le tout-petit et le Très-Grand ?
    Il est tout entier près de moi,
    Et tout entier près de tout l’univers.

    image_largeLe jour où Gabriel lui-même
    Est entré dans ma pauvre maison,
    Il m’a rendue soudain
    Noble dame autant que servante :
    Car j’étais la servante de ta divinité (Lc 1,38),
    Mais je suis la mère aussi
    De ton humanité,
    Mon Seigneur et mon fils !

    La servante tout à coup
    Est devenue fille de roi,
    Par toi, Fils de roi !
    À cause de toi, fils de David,
    Voici que la plus humble
    Dans la maison de David,
    Voici qu’une fille de la terre
    Parvient jusqu’au ciel,
    Par celui qui est du ciel !

    Quelle merveille pour moi !
    Près de moi repose
    Ce nouveau-né, l’Ancien des jours ! (Dn 7,9)
    Il fixe son regard sur le ciel tout entier,
    Alors que sans répit
    Ses lèvres balbutient.
    Comme il me ressemble !
    Alors qu’avec Dieu
    Il parle en silence !

    Qui a jamais vu
    Un nouveau-né regarder
    En tout lieu toutes choses ?
    Son regard fait comprendre
    Que c’est lui qui dirige
    Toute la création de haut en bas.
    Son regard fait comprendre
    Qu’il commande en maître
    À tout l’univers.

    Comment ouvrirai-je
    Une source de lait
    Pour toi, la Source ?
    Comment donnerai-je
    De la nourriture
    À toi qui nourris tout être
    De ta table ?
    Comment te couvrir de langes,
    Toi qui es revêtu de splendeur ? (Ps 103,2)

    Ma bouche ne sait pas
    Comment te nommer,
    Ô Fils du Dieu vivant ! (Mt 16,16)
    Si j’ose t’appeler
    Fils de Joseph,
    Je tremble car tu n’es pas de sa semence…

    Bien que tu sois le Fils de l’Unique
    Désormais je t’appellerai
    Le fils d’un grand nombre,
    Car à toi ne suffisent pas
    Des milliers de noms :
    Tu es fils de Dieu, mais aussi fils de l’homme (Mc 1,1 ; 8,31)
    Et puis, fils de Joseph (Lc 3,23)
    Et fils de David (Lc 20,41)
    Et fils de Marie (Mc 6,3).

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Hymnes 5 et 6 sur la Nativité ; SC 459 (trad. cf SC p. 124s)

     

     

     

     

  • Message de décembre 2013

    image.phpMes enfants, Noël pour vous est une fête familiale et de cadeaux. Je vous demande, cette année, de faire de cette fête, un moment de prière pour la Trinité et moi-même, pour tous les saints, tous les parents et amis qui sont partis et qui sont auprès de nous. Je vous demande de garder un quart d’heure pour prier. Apportez aussi cette prière à vos enfants et petits-enfants qui grandissent, qu’ils puissent grandir dans l’Amour et la Paix. Je vous demande de garder le sourire et d’applaudir à toute innovation de ces enfants qui, avec le sourire, apportent l’amour à tous. Soyez ébahis. Soyez conciliants avec tous.

    Mes enfants, je vous aime et je vous apporte l’amour d’une mère qui a tant besoin de vous, qui a tant besoin de votre support terrestre pour permettre aux êtres humains d’avancer, de se confondre dans l’amour du Seigneur, du Père Eternel.

    Marie Mère des hommes

     

     

     

     

  • Solennité de la Nativité du Seigneur – Messe de Minuit

    Natale_del_Signore_PChers Frères et Sœurs,

    « Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre ». Ainsi chante Israël dans un de ses Psaumes (112 [113], 5-6), où il exalte à la fois la grandeur de Dieu et sa proximité bienveillante à l’égard des hommes. Dieu demeure dans les hauteurs, mais il se penche vers le bas… Dieu est immensément grand et bien au-dessus de nous. C’est là la première expérience de l’homme. La distance semble infinie. Le Créateur de l’univers, Celui qui conduit tout, est très loin de nous : c’est ce qui paraît tout d’abord. Mais ensuite vient l’expérience surprenante : Celui auquel rien n’est égal, qui « siège là-haut », Celui-ci regarde vers le bas. Il se penche vers le bas. Il nous voit et Il me voit. Ce regard de Dieu vers en bas est plus qu’un regard d’en-haut. Le regard de Dieu est un agir. Le fait qu’Il me voit, qu’il me regarde, me transforme de même que le monde autour de moi. Ainsi le psaume continue-t-il immédiatement : « De la poussière il relève le faible… ». Par son regard vers le bas il me relève, avec bienveillance il me prend par la main et m’aide à m’élever, moi précisément, du bas vers le haut. « Dieu s’abaisse ». Cette parole est une parole prophétique. Dans la nuit de Bethléem, elle a acquis une signification complètement nouvelle. L’abaissement de Dieu a pris un réalisme inouï et inimaginable auparavant. Il s’abaisse – il vient, Lui, comme bébé et dans la misère de l’étable, symbole de toute nécessité et de l’état d’abandon des hommes. Dieu descend réellement. Il devient un enfant et se met dans la condition de dépendance totale qui est celle d’un être humain qui vient de naître. Le Créateur qui tient tout dans ses mains, dont nous dépendons tous, se fait petit et nécessiteux de l’amour humain. Dieu est dans l’étable. Dans l’Ancien Testament, le temple était considéré presque comme le marchepied du trône de Dieu ; l’arche sacrée comme le lieu où, de façon mystérieuse, Celui-ci était présent au milieu des hommes. Ainsi on savait que, au-dessus du temple, secrètement, se tenait la nuée de la gloire de Dieu. Maintenant, elle se tient au-dessus de l’étable. Dieu est dans la nuée de la misère d’un bébé sans toit : quelle nuée impénétrable et néanmoins nuée de la gloire ! De quelle façon, en effet, sa prédilection pour l’homme, sa préoccupation pour lui pourraient apparaître plus grandes et plus pures ? La nuée de la dissimulation, de la pauvreté de l’enfant qui a totalement besoin de l’amour, est en même temps la nuée de la gloire. Parce que rien ne peut être plus sublime, plus grand que l’amour qui de cette manière s’abaisse, descend, se rend dépendant. La gloire du vrai Dieu devient visible quand s’ouvrent les yeux du cœur devant l’étable de Bethléem. […]

    Le récit de Noël selon saint Luc, que nous venons d’entendre dans le passage évangélique, nous raconte que Dieu a soulevé un peu le voile derrière lequel il se cache, d’abord devant des personnes de très basse condition, devant des personnes qui dans la haute société étaient plutôt méprisées : devant les bergers qui dans les champs autour de Bethléem gardaient leurs troupeaux. Luc nous dit que ces personnes « veillaient ». Nous pouvons ainsi nous sentir ramenés à un thème central du message de Jésus dans lequel, à maintes reprises et avec une urgence croissante jusqu’au Jardin des oliviers, revient l’invitation à la vigilance – à rester éveillés pour nous apercevoir de la venue du Seigneur et y être préparés. […]

    De plus, saint Luc nous raconte que les bergers eux-mêmes étaient « enveloppés » de la gloire de Dieu, de la nuée de lumière, ils se trouvaient au cœur même de la splendeur de cette gloire. Enveloppés de la nuée sainte, ils écoutent le cantique de louange des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Et qui sont ces hommes qu’il aime sinon les petits, ceux qui veillent, ceux qui sont dans l’attente, qui espèrent dans la bonté de Dieu et le cherchent en regardant vers Lui, de loin ?

    […] La gloire de Dieu est au plus haut des cieux, mais cette hauteur de Dieu réside maintenant dans l’étable, ce qui était vil est devenu sublime. Sa gloire est sur la terre, elle est la gloire de l’humilité et de l’amour. Et encore : la gloire de Dieu est la paix. Là où il est, là est la paix. Il est là où les hommes ne veulent pas faire par eux-mêmes de la terre le paradis, en recourant pour cela à la violence. Il est avec les personnes dont le cœur veille, avec les humbles et avec ceux qui sont « en phase » avec sa grandeur, avec la grandeur de l’humilité et de l’amour. À ceux-là, il donne sa paix, afin que, par eux, la paix entre dans ce monde.

    Au Moyen âge, le théologien Guillaume de Saint-Thierry a affirmé une fois : Dieu – à partir d’Adam – a vu que sa grandeur provoquait chez l’homme une résistance ; que l’homme se sent limité dans son être même et menacé dans sa liberté. C’est pourquoi Dieu a choisi une voie nouvelle. Il est devenu enfant. Il s’est rendu dépendant et faible, nécessiteux de notre amour. Aujourd’hui – nous dit ce Dieu qui s’est fait petit enfant – vous ne pouvez plus avoir peur de moi, désormais vous pouvez seulement m’aimer.

    Avec ces pensées, nous nous approchons en cette nuit de l’enfant de Bethléem, de ce Dieu qui, pour nous, a voulu se faire enfant. Sur chaque enfant, il y a le reflet de l’enfant de Bethléem. Tout enfant réclame notre amour. En cette nuit, pensons donc d’une façon particulière à ces enfants auxquels l’amour des parents est refusé. Aux enfants des rues qui n’ont pas de foyer. Aux enfants qui sont utilisés d’une façon brutale comme soldats et dont on fait des instruments de violence, plutôt que de pouvoir être porteurs de réconciliation et de paix. Aux enfants qui, par l’industrie de la pornographie et par toutes les autres formes abominables d’abus, sont blessés au plus profond de leur âme. L’Enfant de Bethléem est un nouvel appel qui nous est adressé pour faire tout ce qui est possible afin que soient mis un terme aux épreuves de ces enfants, de faire tout ce qui est possible afin que la lumière de Bethléem touche le cœur des hommes. Ce n’est qu’à travers la conversion des cœurs, ce n’est qu’à travers un changement au plus intime de l’homme que peut être dépassée la cause de tout ce mal, que peut être vaincu le pouvoir du malin. Ce n’est que si les hommes changent, que change le monde et, pour changer, les hommes ont besoin de la lumière qui vient de Dieu, de cette lumière qui, de façon si inattendue, est entrée dans notre nuit.

    En parlant de l’enfant de Bethléem, nous pensons également à la localité qui porte le nom de Bethléem, nous pensons à ce pays dans lequel Jésus a vécu et qu’il a profondément aimé. Et nous prions pour que, là, advienne la paix. Que cessent la haine et la violence. Que s’éveille la compréhension réciproque, que se réalise une ouverture des cœurs qui ouvre les frontières. Que descende la paix que les anges ont chantée au cours de cette nuit.

    […] En cette heure, nous entrons dans le chant de louange de la création et notre louange est en même temps une prière : Oui, Seigneur, fais-nous voir un peu de la splendeur de ta gloire. Et donne la paix sur la terre. Fais de nous des hommes et des femmes de paix, de ta paix. Amen.

    Extraits de l’Homélie du pape Benoît XVI -Basilique Vaticane © Copyright 2008 – Libreria Editrice Vaticana

     

    Pour lire & l’Homélie complète :

    >>> Noël – Messe de Minuit

  • Avent

    http://youtu.be/LWnPDdyC-IU

    Aujourd’hui, le Père souverain nous a envoyé le véritable Joseph « pour revoir ses frères et les troupeaux » (Gn 37,14). Assurément, il est bien ce Joseph aimé par son père « plus que tous ses frères » (v. 3)… C’est lui, plus aimé que tous, plus sage que tous, plus magnifique que tous ; c’est bien lui que Dieu le Père a envoyé aujourd’hui… « Qui donc enverrai-je, dit Dieu le Père, et qui ira pour nous ? » (Is 6,8) Le Fils répond : « Voici que j’irai moi-même à la recherche de mes brebis » (Ez 34,11). Quittant le plus haut des cieux, il descend « dans la vallée d’Hébron » (Gn 37,14).

    Adam avait escaladé la montagne de l’orgueil ; le Fils de Dieu descend dans la vallée de l’humilité. Il trouve aujourd’hui une vallée où descendre. Où se trouve-t-elle ? Non pas en toi, Ève, mère de notre malheur, non pas en toi…, mais en la bienheureuse Marie. Elle est bien cette vallée d’Hébron en raison de son humilité et à cause de sa force… Elle est forte parce qu’elle participe à la force de celui dont il est écrit : « Le Seigneur est fort et puissant » (Ps 23,8). Elle est cette femme vaillante ardemment désirée par Salomon qui disait : « Une femme vaillante, qui la trouvera ? » (Pr 31,10)…

    Ève, bien que créée dans le paradis, sans corruption, sans infirmité ni douleur, s’est révélée si faible, si infirme. « Qui trouvera donc la femme vaillante ? » Pourra-t-on trouver dans le malheur d’ici-bas ce qu’on n’a pas pu trouver dans le bonheur de là-bas ? Pourra-t-on la trouver en cette vallée de larmes, alors qu’on n’a pas pu la trouver en la béatitude du Paradis ?… Aujourd’hui, oui aujourd’hui, elle a été trouvée. Dieu le Père a trouvé cette femme pour la sanctifier ; le Fils l’a trouvée pour l’habiter ; l’Esprit Saint l’a trouvée pour l’illuminer… L’ange l’a trouvée pour la saluer ainsi : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ». La voici, la femme vaillante. En elle, le sérieux, l’humilité et la virginité s’opposent à la curiosité, la vanité, la volupté. « L’ange entra chez elle », est-il écrit. Elle n’a donc pas été trouvée tournée vers l’extérieur, au-dehors ; elle était à l’intérieur, dans sa chambre secrète où elle priait son Père dans le secret (Mt 6,6).

    Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
    Sermon 59, 3ème pour l’Annonciation dans la collection de Durham (trad. cf coll. Pain de Cîteaux, n°23, p. 172)

     

     

     

  • Prière de l’Avent

    Dès mon enfance,
    tu as déposé sur mon âme
    ta lumière, cette source de vie
    à rayonner pour d’autres.
    Pourtant aujourd’hui, je la vois là,
    figée, paralysée,
    gisant au fond de moi
    comme pierre de marbre.

    Alors, en ce temps de l’Avent,
    je me tiens devant toi
    en attente du miracle de Noël :
    je voudrais seulement que tu m’aides,
    Seigneur, à redonner son mouvement
    à ta lumière dans ma vie.
    Ce désir de toi qui a résisté
    à la traversée de tout mon temps…
    Prends-le.
    Je sais ce que tu peux faire avec peu.

    Et encore n’oublie pas ceux qui m’entourent
    et que j’aime et même ceux que j’aime moins.
    Et aussi ceux lointains que je ne connais pas.
    Enfin tous ceux qui habitent notre terre
    menacée aujourd’hui de perdre ta lumière.
    Seigneur, s’il te plaît, prépare nous au miracle de Noël !