Étiquette : jeûne

  • Le jeûne des amis de l’Époux

    6038

    « Pourquoi est-ce que nous et les pharisiens nous jeûnons fréquemment, alors que tes disciples ne jeûnent pas ? »… Pourquoi ? Parce que, pour vous, le jeûne est une affaire de loi et non un don spontané. En lui-même, le jeûne n’a pas de valeur, ce qui compte c’est le désir de celui qui jeûne. Quel profit pensez-vous tirer, vous qui jeûnez contraints et forcés ? Le jeûne est une charrue merveilleuse pour labourer le champ de la sainteté : il retourne les cœurs, déracine le mal, arrache le péché, enfouit le vice, sème la charité ; il entretient la fécondité et prépare la moisson de l’innocence. Les disciples du Christ, eux, sont placés au cœur même du champ mûr de la sainteté, ils rassemblent les gerbes des vertus, ils jouissent du pain de la nouvelle récolte : ils ne peuvent donc pratiquer des jeûnes désormais périmés …

    « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Le Seigneur leur répond : « Les amis de l’Époux peuvent-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? »… Celui qui prend femme laisse le jeûne de côté, abandonne l’austérité ; il se livre tout entier à la joie, participe aux banquets ; il se montre en tout affable, aimable et gai ; il fait tout ce que lui inspire son affection pour son épouse. Le Christ célébrait alors ses noces avec l’Église. C’est pourquoi il acceptait de prendre part à des repas ; il ne se refusait pas à ceux qui l’invitaient. Plein de bienveillance et d’amour, il se montrait humain, abordable, aimable. C’est qu’il voulait unir l’homme à Dieu, et faire de ses compagnons des membres de la famille divine.

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
    Sermon 31

     

     

     

  • Jeûne et prières

    landscape-691374_640

    Dans l’Évangile de Matthieu chapitre 6, 1-6, Jésus donne des conseils sur l’aumône, la prière et le jeûne. (…) Jésus ne donne pas vraiment de conseils pratiques. (…) Ces questions sont importantes. C’est cependant à chacun d’y répondre, en fonction de sa situation personnelle, de ses possibilités, des différentes circonstances de la vie. Les conseils de Jésus atteignent un niveau plus profond. Ses conseils sont valables pour tout le monde, quelle que soit la manière dont nous faisons l’aumône, prions ou jeûnons.
    Dieu regarde avant tout ce qu’il y a dans notre cœur car c’est de là que procède ce que nous faisons, et là se trouve, en quelque sorte, le centre de notre personne. Ainsi les conseils de Jésus se situent à ce niveau-là, au niveau du cœur, c’est-à-dire de l’esprit avec lequel nous pratiquons l’aumône, la prière et le jeûne. En réalité, si nous y prêtons bien attention, ses conseils peuvent se résumer en une seule chose : ce que tu fais, fais-le devant Dieu et pour Dieu.
    Le risque est grand, en effet, de transformer l’aumône, la prière et le jeûne en des moyens d’autosatisfaction. Jésus nous invite à aller plus loin, et faire du jeûne une véritable offrande spirituelle, un moyen pour ouvrir plus grand notre cœur à Dieu et aux autres. Au bout du compte, Jésus nous invite à chercher la plus grande récompense. Il nous invite à découvrir la beauté de l’union à Dieu et la joie de la charité désintéressée. À vivre le Carême avant tout à l’intérieur du cœur.

    Extrait de la méditation de carême par Père Jean-Marie Fornerod, LC
    catholique.org 01/03/2017

     

     

     

  • Premier dimanche de Carême

    Jesusdesert

    De même que le désir de la lumière suit les yeux sains, de même le désir de la prière suit le jeûne mené avec discernement. Quand un homme commence à jeûner, il désire communier à Dieu dans les pensées de son esprit. En effet le corps qui jeûne ne supporte pas de dormir toute la nuit sur sa couche. Quand le jeûne a scellé la bouche de l’homme, celui-ci médite en état de componction, son cœur prie, son visage est grave, les mauvaises pensées le quittent ; il est l’ennemi des convoitises et des vaines conversations. Jamais on n’a vu un homme jeûner avec discernement et être asservi au désir mauvais. Le jeûne mené avec discernement est une grande demeure abritant tout bien…

    Car le jeûne est l’ordre qui a été donné dès le commencement à notre nature, pour la garder de manger le fruit de l’arbre (Gn 2,17), et c’est de là que vient ce qui nous trompe… C’est par là aussi que le Sauveur a commencé, quand il s’est révélé au monde dans le Jourdain. Après le baptême en effet, l’Esprit l’a mené dans le désert, où il a jeûné quarante jours et quarante nuits.

    Tous ceux qui partent pour le suivre font désormais de même : c’est sur ce fondement qu’ils posent le commencement de leur combat, car cette arme a été forgée par Dieu… Et quand maintenant le diable voit cette arme dans la main d’un homme, cet adversaire et tyran se met à craindre. Il pense aussitôt à la défaite que lui a infligée le Sauveur dans le désert, il s’en souvient, et sa puissance est brisée. Il se consume dès qu’il voit l’arme que nous a donnée celui qui nous mène au combat. Quelle arme est plus puissante et ranime autant le cœur dans sa lutte contre les esprits du mal ?

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, n° 85 (trad. DDB 1981, p. 424)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • « Alors ils jeûneront. »

    CitationStPierreChrisologue

     

    Il y a trois actes, mes frères, en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu’un et se donnent mutuellement la vie. En effet, le jeûne est l’âme de la prière et la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise ; les trois ne peuvent pas se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n’a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner, et celui qui jeûne doit avoir pitié. Qu’il écoute l’homme qui demande et qui en demandant souhaite être écouté ; celui qui ne refuse pas d’entendre les autres lorsqu’on le supplie, celui-là se fait entendre de Dieu.

    Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne, c’est-à-dire il doit sympathiser avec l’homme qui a faim, s’il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim. Celui qui espère obtenir miséricorde doit faire miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu’on lui donne doit donner… Sois donc la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu’on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, de la même façon.

    Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un seul parrainage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme.

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
    Homélie sur la prière, le jeûne et l’aumône ; PL 52, 320 (trad. bréviaire rev.)

     

     

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 31

    160205_IMG_0207-620x349

    Mes enfants,

    Je viens vous rappeler que vous êtes dans un temps de jeûne et un temps où vous devez offrir à autrui tous les excès que vous réalisez régulièrement.
    Vous devez vous ouvrir dans l’humilité et avec ténacité pour apporter votre soutien au nom de mon Fils. Mais ces actes, vous devrez les réaliser ensuite tout au long de votre vie. Car l’Amour apporté à autrui doit être le but de votre vie de chaque jour jusqu’au retour auprès du Père Eternel.
    Vous devez réaliser au travers des souffrances de mon Fils l’avancée pour le nouveau monde de Dieu le Père. Ses souffrances vous délient des vôtres et en ce point vous permettent en toute sérénité de préparer l’osmose des enfants de Dieu le Père avec leur Père Créateur.

    Marie Mère des hommes – mars 2001

     

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 21

    bandeau-careme

    Mes enfants, qu’en ces temps de carême vous sachiez en chaque jour Lui offrir une parcelle de vous-mêmes, une parcelle de votre nature profonde et aimante et non pas un semblant de vous-mêmes par une privation que vous donnez par rituel. Non, car en mon Fils ce n’est pas un rite qu’il faut Lui accorder, mais seulement le naturel de chaque chose, de chaque sentiment, de chaque volonté d’agir pour que l’union soit, et qu’elle soit innée pour tous.

    Marie Mère des hommes – février 1997

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 10

    careme

    Mes enfants, ce temps est un temps de réflexion en Dieu le Père, un temps de prière et de jeûne, un temps d’union et de réconciliation avec votre Père Céleste. Venez, mes enfants, déposer le fardeau de vos peines et vous repartirez avec la connaissance pour enseigner et accompagner.
    Mes enfants, Dieu le Père a besoin de vous tous sur cette terre, offrez-Lui votre amour, faites le don de vous-mêmes, afin que l’union soit la réunion du peuple Divin.
    Mes enfants, priez, priez, priez.

    Je suis Marie Mère des hommes et suis présente comme médiatrice. Je suis l’union entre le Ciel et la terre pour qu’éclate à jamais le plan Divin au travers de Son peuple. Je suis votre mère pour sécher vos larmes et vous réchauffer dans les ténèbres de la nuit. Je vous guiderai sur le chemin de la lumière car telle est la volonté de mon Fils.

    Merci de me lire et Je vous demande de me relire et de mettre en pratique la prière et les sacrifices afin de sauver vos frères.

    Marie Mère des hommes – mars 1996

     

     

     

  • Carême 2016 – jour 3

    .jeune_offrande_tous_en_priere3
    .
    Mes enfants,
     
    Merci de me lire et de m’accorder vos prières. Il faut en ces temps de jeûne et de prière, accentuer vos efforts d’Amour et de Paix.
    Mes enfants, il faut prier pour tous vos frères qui sont dans l’ennui et la tourmente de l’incertitude et du découragement. Priez, Priez, Priez afin que l’Esprit de Dieu apporte son souffle de repos sur ces êtres. Mes enfants, ne laissez pas votre esprit s’égarer en d’illusoires supputations et suppositions d’un avenir que vous ne connaissez pas et que vous cherchez tant à deviner. Vous devez infléchir votre pensée dans la confiance en l’Éternel, Notre Père et Seigneur. Le vagabondage de l’esprit n’est que le reflet de désirs intérieurs et souvent peu conciliables avec votre avenir. Unissez-vous dans une prière ferme et sans détour. Approfondissez par la réflexion les paroles Divines et réalisez la portée de ces messages pour vous guider vous-mêmes, avant de vouloir gérer un itinéraire utopique pour autrui.
     
    Marie Mère des hommes – Mars 1995
    .
  • « Alors ils jeûneront. »

    jeune1

    Pourquoi le jeûne du Christ ne serait-il pas commun à tous les chrétiens ? Pourquoi les membres ne suivraient-ils pas leur Tête ? (Col 1,18). Si nous avons reçu les biens de cette Tête, n’en supporterions-nous pas les maux ? Voulons-nous rejeter sa tristesse et communier à ses joies ? S’il en est ainsi, nous nous montrons indignes de faire corps avec cette Tête. Car tout ce qu’il a souffert, c’est pour nous. Si nous répugnons à collaborer à l’œuvre de notre salut, en quoi nous montrerons-nous ses aides ? Jeûner avec le Christ est peu de chose pour celui qui doit s’asseoir avec lui à la table du Père. Heureux le membre qui aura adhéré en tout à cette Tête et l’aura suivie partout où elle ira (Ap 14,4). Autrement, s’il venait à en être coupé et séparé, il sera forcément privé aussitôt du souffle de vie…

    Pour moi, adhérer complètement à toi est un bien, ô Tête glorieuse et bénie dans les siècles, sur laquelle les anges aussi se penchent avec convoitise (1P 1,12). Je te suivrai partout où tu iras. Si tu passes par le feu, je ne me séparerai pas de toi, et ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi (Ps 22,4). Tu portes mes douleurs et tu souffres pour moi. Toi, le premier, tu es passé par l’étroit passage de la souffrance pour offrir une large entrée aux membres qui te suivent. Qui nous séparera de l’amour du Christ ? (Rm 8,35)… Cet amour est le parfum qui descend de la Tête sur la barbe, qui descend aussi sur l’encolure du vêtement, pour en oindre jusqu’au plus petit fil (Ps 132,2). Dans la Tête se trouve la plénitude des grâces, et d’elle nous la recevons tous. Dans la Tête est toute la miséricorde, dans la Tête le débordement des parfums spirituels, comme il est écrit : « Dieu t’a oint d’une huile de joie » (Ps 44,8)…

    Et nous, qu’est-ce que l’évangile nous demande en ce début du carême ? « Toi, dit-il, quand tu jeûnes, oins de parfum ta tête » (Mt 16,17). Admirable condescendance ! L’Esprit du Seigneur est sur lui, il en a été oint (Lc 4,18), et pourtant, pour évangéliser les pauvres, il leur dit : « Oins de parfum ta tête ».

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    Sermon 1 pour le premier jour du carême,1,3,6 (trad Brésard, 2000 ans B, p. 84)

     

     

  • En chemin vers le 15 août….

    Capture d’écran 2015-08-13 à 09.57.20

    Gardez toujours sur vous le chapelet afin que le rosaire vous guide vers la lumière.

    Lisez en chaque jour quelques lignes de la Bible, au gré de l’Esprit, afin que votre cœur s’enflamme dans la connaissance de l’Amour et de la Paix.

    Faites en chaque jour un petit sacrifice offert pour la renaissance de l’Eglise Nouvelle.

    Faites en chaque semaine le jeûne lors de la Passion de mon Fils afin que cette nourriture soit offerte pour que vous receviez la nourriture spirituelle.

    Vous serez revêtus alors de l’armure de la foi, vous aurez pour bouclier la protection Divine au travers de la lumière de la sainteté et personne ne vous fera fléchir un genou en terre.

    Vous serez l’armée du « Cœur resplendissant de Dieu » et associés à l’armée Céleste.

    Marie Mère des hommes – août 1996