Étiquette : Je vous salue

  • Je vous salue Marie

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    Un jour, le Seigneur demanda à saint François qu’il Lui donne quelque chose. Le saint répondit : « Seigneur, je ne puis rien te donner que je ne t’aie donné : tout mon amour ». Jésus sourit et dit : « François, donne-moi tout de nouveau, et de nouveau tu me donneras la même joie ». De la même manière, notre Mère chérie accueille chaque Je vous salue Marie que nous lui offrons avec la même joie que celle avec laquelle elle entendit la salutation de la bouche de l’ange Gabriel le jour de l’Annonciation, quand elle devint la Mère du Fils de Dieu.
    Saint Bernard et de nombreux autres saints ont souligné que Marie n’a jamais refusé d’entendre les prières de ses enfants sur Terre. Pourquoi nous arrive-t-il de ne pas adopter ces vérités réconfortantes ? Pourquoi refusons-nous l’amour et la consolation que la douce Mère de Dieu nous offre ?
    Hugh Lammer était un protestant convaincu qui prêchait avec violence contre L’Église catholique. Un jour, il tomba sur une explication de l’Ave Maria qui l’enchanta, et il commença à le réciter tous les jours. Et c’est alors que toute son animosité anticatholique disparut. Il ne se convertit pas seulement, il devint prêtre et professeur de théologie catholique à Breslau.
    Il existe mille histoires semblables, diverses et variées. Dans son livre Révélations, sainte Gertrude nous dit que, lorsque nous remercions Dieu pour les grâces qu’Il accorde à un saint, nous devenons participants de ces mêmes grâces. Alors quelles grâces recevons-nous quand nous prions un Je vous salue Marie en remerciant Dieu pour toutes les grâces extraordinaires qu’Il a accordées à Sa Sainte Mère !
    « Un Ave Maria dit sans ferveur sensible, mais avec un désir authentique dans un moment d’aridité, a beaucoup plus de valeur, pour moi, qu’un rosaire entier récité au milieu des consolations », a confié Notre-Dame à Sœur Benigna Consolata Ferrero (1885-1916).

    aleteia.org 14/07/2016

     

     

     

  • Mère de l’Eglise

    st Gabriel

    Le 28 novembre 1964, à l’occasion de la promulgation de la constitution dogmatique Lumen Gentium, Paul VI a proclamé Marie « Mère de l’Eglise », sans exprimer en cela la position unanime des Pères réunis en concile. Nombreux étaient les évêques qui souhaitaient un texte particulier consacré à Marie ; avec le risque de faire d’elle une quasi déesse, elle-même rédemptrice, à l’égal du Christ. Mais finalement, la majorité des évêques a préféré rester sobre dans la présentation de Marie en la situant clairement dans l’Eglise. C’était aussi une manière de réaffirmer que le Christ est le seul Rédempteur et seul médiateur entre Dieu et les hommes.
    (…) Les conclusions du concile Vatican II (Lumen Gentium, 62), confirmées par Paul VI, puis Jean-Paul II [insistent]: « Aucune créature ne peut faire nombre avec le Verbe incarné et rédempteur ». Autrement dit, seul le Christ, Dieu fait homme, sauve l’homme.
    La foi catholique est la foi en un Dieu unique et trinité : le culte est rendu au Père, par le Fils, dans l’Esprit. Le culte rendu à la Vierge n’est pas un culte d’adoration, réservé à Dieu seul. Il souligne la place unique et privilégiée que tient Marie dans l’histoire du salut et dans la vie de l’Église, et le fidèle doit s’y garder de toute dérive sentimentaliste. « L’Église honore à juste titre d’un culte spécial celle que la grâce de Dieu a faite inférieure à son Fils certes, mais supérieure à tous les anges et à tous les hommes, en raison de son rôle de Mère très sainte de Dieu, et de son association aux mystères du Christ » (Lumen Gentium, 66).
    (…)
    Marie a certainement été celle qui a initié Jésus à la prière, elle qui a demandé aux serviteurs de Cana de « faire tout ce qu’il dira ».
    « Je ne prie pas Marie, je prie Jésus avec elle », écrivait la théologienne protestante France Quéré. On ne peut mieux définir le sens de la prière à la Vierge. En se tournant vers Marie, dans la prière, le chrétien se tourne avec elle vers le Christ qu’elle ne cesse de nous présenter.
    La première et la plus universelle de toutes les prières à Marie est celle qui reprend les paroles de l’ange Gabriel à l’heure de l’Annonciation : « Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous… » (Luc 1,28).
    « Que les fidèles se souviennent qu’une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité ; la vraie dévotion procède de la vraie foi qui conduit à reconnaître la dignité de la Mère de Dieu, et pousse à aimer cette Mère d’un amour filial et à poursuivre l’imitation de ses vertus » (Vatican II Lumen Gentium, 67).

    Hors-série Pèlerin « 50 clés pour comprendre Marie »

     

     

  • Rosaire

    rosaire
    www.traditions-monastiques.com
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    Lorsque nous étions enfants, nous aimions que notre mère nous raconte encore et encore la même histoire. Le Rosaire, c’est un peu cela. Chaque Je vous salue Marie est une demande adressée à Marie de nous raconter comment elle a vécu, comment sa vie a été transformée par le mystère de la vie de Jésus que nous méditons. Nous lui demandons de nous faire vivre ce passage de l’évangile que nous méditons pour que la grâce du Christ agisse en nous comme elle a agi, alors, en Marie. C’est ainsi que le Rosaire est une prière non pas à Marie mais en Marie…

    (…)

    La prière toute simple du Je vous salue Marie retrace notre voyage terrestre et c’est pour cela que le Rosaire est la prière par excellence du pèlerin : ne cite-il pas les trois moments clefs de notre vie : la conception, maintenant et l’heure de notre mort ?
    13678129Je vous salue Marie… Les paroles de l’Ange promettent la fécondité à une Vierge et à une femme stérile, Elisabeth. La salutation de l’Ange nous dit que lorsque nous accueillons la Parole de Dieu dans notre vie, quelque chose de beau et de grand naît. La salutation de l’Ange est aussi pour nous. Dieu veut que notre vie porte un fruit et un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16), un fruit béni en somme !
    Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant… Nous demandons, nous implorons la prière de Marie parce que nous sommes de « pauvres pécheurs ». Le présent est un moment où nous avons besoin de la compassion, de la miséricorde des autres et de Marie. Le présent est un moment où les autres ont besoin de notre miséricorde, de notre compassion. On dit que saint Dominique, la nuit, priait et pleurait en se tournant vers Dieu en disant : « Ma miséricorde, que vont devenir les pécheurs ? Seigneur, pitié pour ton peuple ! » La prière du Rosaire nous fortifie, elle nous encourage car, comme le dit la prière du souvenez-vous : on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré vos suffrages et réclamé votre secours, ait été abandonné.
    … et à l’heure de notre mort. Nous demandons que la miséricorde de Dieu, par l’intercession de Marie, ne se contente pas d’effacer ce que nous avons fait de mal. Nous demandons que la miséricorde de Dieu transfigure le sens de notre péché pour en faire une nouvelle naissance. Nous le demandons pour chacun de nos péchés qui est une petite mort spirituelle. Mais nous le demandons spécialement pour ce jour où nous nous en allons à la rencontre de notre Créateur. Nous le demandons pour dire avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : Je ne meurs pas, j’entre dans la vie !

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    rosaire.org

     

     

  • Ave Maria

    1317922947FullImageMarie de tous nos désirs
    et de toutes nos espérances…

    Je te salue Marie,
    mère de tous nos désirs d’être heureux.
    Tu es la terre qui dit oui à la vie.
    Tu es l’humanité qui consent à Dieu.
    Tu es le fruit des promesses du passé
    et l’avenir de notre présent.
    Tu es la foi qui accueille l’imprévisible,
    tu es la foi qui accueille l’invisible.

    Je te salue Marie,
    mère de toutes nos recherches
    de ce Dieu imprévu.
    Du Temple où tu le perds,
    au Calvaire où il est pendu
    sa route te semble folle.
    Tu es chacun de nous qui cherche Jésus,
    sans bien comprendre sa vie et ses paroles.
    Tu es la mère des obscurités de la foi,
    toi qui observes tous les événements dans ton cœur,
    creuses et médites tous nos «pourquoi?»
    et qui fais confiance en l’avenir de Dieu, ton Seigneur.

    Je te salue Marie,
    mère de toutes nos souffrances.
    Tu es la femme debout
    au pied de l’homme crucifié,
    tu es la mère de tous ceux qui pleurent
    l’innocence massacrée et le prisonnier torturé.

    Je te salue Marie,
    mère de Jésus et du disciple qui a cru.
    Tu es la mère des Hommes et de l’Église,
    tu es au carrefour de l’histoire du salut
    que Dieu invente depuis Abraham et Moïse.

    Je te salue Marie,
    mère de toutes nos pentecôtes.
    Tu es, avec les apôtres,
    l’Église qui prie et accueille les dons du Saint-Esprit.

    Je te salue Marie,
    mère de toutes nos espérances.
    Tu es l’étoile radieuse d’un peuple en marche vers Dieu.
    Tu es l’annonce de l’humanité transfigurée,
    tu es la réussite de la création
    que Dieu a faite pour son éternité.

    Michel Hubaut
    Prière tirée de « Christ notre bonheur, apprendre à prier avec saint François et sainte Claire d’Assise », Éditions Fayard, 1986.

  • « Oui »

    Marie : il faut toujours savoir être une marche pour que les autres montent à Dieu. S’ils nous piétinent, cela ne fait rien. Pourvu qu’ils réussissent à aller vers la Croix. C’est l’arbre nouveau qui porte le fruit de la connaissance du Bien et du Mal. En effet, il dit à l’homme ce qui est mal et ce qui est bien pour qu’il sache choisir et vivre. Et il sait, en même temps, devenir une liqueur pour guérir ceux qui se sont empoissonnés avec le mal qu’ils ont voulu goûter, Notre cœur sous les pieds des hommes pour qu’augmente le nombre des rachetés et que le Sang de mon Jésus n’ait pas été versé sans produire de fruit. Voilà la destinée des servantes de Dieu. Mais après, méritons-nous de recevoir dans notre sein, l’Hostie sainte, et au pied de la Croix, pétrie dans son Sang et dans nos larmes nous pouvons dire : « Voici, ô Père, l’Hostie immaculée que nous t’offrons pour le salut du monde. Garde-nous, ô Père, fondues en Elle et par ses mérites infinis, donne-nous ta bénédiction. »

    De « L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta