Étiquette : groupe de prière
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Dieu présent en moi dans mes prières
..Dans nos journées souvent surchargées, c’est tout un défi de se retirer quelques minutes au fond de son cœur et d’y puiser l’eau vive de la prière. Il suffit d’y penser, de vouloir y penser, d’offrir par avance nos actions qui peuvent être des petits entretiens avec Dieu, sans effort, dans la simplicité du cœur et la foi amoureuse. Elles sont nombreuses ces « pauses », à la maison, en voiture, en métro, au travail, où il est possible de s’établir dans la présence de Dieu. Notre vie en sera plus heureuse et notre engagement plus fécond.Si nous ne désirons pas prier, nous pouvons toujours désirer vouloir prier. Il suffit de vouloir ce que Dieu veut, ou de vouloir cette volonté de lui être uni chaque instant. Dieu est plus grand que notre cœur, nous dit saint Jean, il voit donc ce que nous désirons être. Si nous voulons vouloir prier, il prend ce souhait de la volonté comme un acte de prière. Notre cœur ne peut pas mentir dans son désir, dans son amour. Le désir de prier garde notre cœur allumé pour attendre dans une joyeuse espérance la venue imprévisible du Seigneur.Plus on désire prier, plus on devient conscient de la présence de Dieu en soi. Ce désir nourrit la soif de le connaître pour mieux l’aimer. Saint Augustin commence ainsi son célèbre examen de conscience que l’on retrouve au livre X des Confessions : « Te connaître, ô mon connaisseur! Connaître comme je suis connu ». Désirer prier, c’est déjà prier, et être connu de Dieu, que l’on soit en voiture, pris dans un bouchon ou à un feu rouge, en attente au bureau de poste, à la banque, à l’hôpital, etc.Ce désir de la prière est une grâce que Dieu fait. S’il nous fait désirer la prière, c’est qu’il veut nous faire le don de la prière, mais il a besoin de notre « oui ». Il a soif de notre soif. Le désir de la prière produit la prière, car Dieu est la Présence aimante que nous portons en nous et dans laquelle on rejoint nos frères et sœurs de la terre..Jacques Gauthier, théologien catholique canadienExtrait de » La vie est belle », 10/2014jacquesgauthier.com -
Quand vous priez Dieu, dans quelle direction vous tournez-vous ?
Vous penserez peut-être que c’est une question bizarre.En fait, le geste auquel je fais référence est le suivant. Parmi les populations premières d’Amérique du Nord, les Amérindiens, ceux qui sont devenus chrétiens, ont réinvesti et christianisé une coutume. Ils prient Dieu dans les différentes directions autour d’eux. Ils se tournent vers l’est, vers le sud, vers l’ouest et vers le nord, priant ainsi pour les diverses réalités de l’existence humaine : le froid et la chaleur, la pluie et le vent, la lumière du soleil. Ils s’ouvrent à toutes les rencontres qui font leur quotidien. Ils ajoutent aussi la direction du sol, terre nourricière, exprimant en même temps que nous venons de la terre et que nous y retournons. Ils complètent enfin avec la direction du ciel, comme le cœur qui aspire aux réalités spirituelles.Et je repensais à un usage de l’Eglise. Traditionnellement, nous prions en nous tournant vers l’est, l’orient. Ce que nous appelons l’orientation de la prière. L’est, c’est le côté où le soleil se lève, et le lever du soleil évoque la lumière du Christ ressuscitéqui inonde notre monde et dissipe les ténèbres du péché et de la mort. Nous accueillons le ressuscité, dans notre prière ! L’est, c’est le lieu où Dieu rencontre notre monde. Ainsi nous le prions pour la vie de notre humanité. Concrètement, comment cela se passait ? Les églises étaient traditionnellement orientées. Le chœur était tourné vers l’est, et le prêtre et toute l’assemblée priaient en direction de l’Orient, ce que je trouve très significatif car cela aide notre corps à entrer en prière, et non pas seulement notre esprit. (…)La direction que nous prenons pour prier, si elle est surtout cérébrale et intérieure, nous impose de vérifier que notre prière ne se limite pas à un petit retour sur nous-même. Sommes-nous bien tournés vers Dieu, le Dieu tout autre qui vient jusqu’à nous ? Est-ce que nous disons vraiment « tu » ou « vous » à Dieu, dans notre prière ? Est-ce que nous lui parlons vraiment, en nous disant que nous lui remettons notre vie, que nous attendons quelque chose de lui et que nous pouvons le remercier ? Est-ce bien une relation de respect et d’amitié qui se dessine dans notre contemplation ? Car nous pouvons vite nous faire illusion, dans notre prière, en parlant plus de Dieu qu’en parlant véritablement à Dieu.La direction physique de la prière, dans la tradition de l’Eglise, nous permet de nous rappeler qu’avoir la foi, c’est être en relation avec Dieu, un Dieu que nous rencontrons, comme une personne, et non pas une idée ou une valeur !Les quatre directions de la prière, chez les Amérindiens, nous permettent de nous redire que notre prière porte nos proches mais aussi ceux qui sont loin. Notre prière se fait attentive aux réalités de l’humanité dans les situations diverses connues en ce monde. Nous présentons tout cela à Dieu !Dans ces deux manières de penser la prière, il s’agit de se tourner vers Dieu amoureusement et embrasser le monde entier, dans sa grande largeur, sa hauteur et sa profondeur, pour ne plus se centrer sur soi.Or, ne plus se centrer sur soi, c’est commencer à travailler pour l’unité de tous les chrétiens dans leur diversité et pour le bien de l’humanité entière dans la pluralité de ses cultures et de l’histoire des peuples.(…)Fr. Philippe JaillotBlog du Jour du Seigneur -
Rappel
Notre prochaine rencontre se déroulera le dimanche 19 septembre 2010 dans l’Aveyron, à Onet le Château.
Pour ceux qui le souhaitent et le peuvent, nous assisterons à la messe en l’église St Joseph Artisan (Avenue des lilas à Onet le Château – Quatre saisons 12850) à 10h30 puis nous nous rendrons chez Mme Peyrichou à Onet le Château (La Bertrandie 12850 – 05 65 42 24 41) pour le pique nique sorti du sac et le Rosaire, ainsi qu’une présentation de l’association et une relecture des messages.










