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  • « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance. » (Mc 9,24)

    La-foi

    Personne ne peut se donner à lui-même la vertu de la foi… ; la foi est le don gratuit de Dieu. Comme le dit saint Jacques : « Les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d’en haut ; ils descendent tous d’auprès du Père de toutes les lumières » (1,17). Quand nous ressentons donc que notre foi est bien faible, prions celui qui nous la donne de la fortifier… : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24), et avec les apôtres : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17,5). Et puis méditons les paroles du Christ quand il dit que, si nous ne voulons pas permettre à notre foi de tiédir et même de se refroidir complètement, ou de perdre sa force par la dispersion de notre esprit dans les futilités de ce monde, il faut nous retirer dans une petite pièce au fond de notre maison (Mt 6,6) et y ramasser notre foi, en cessant d’accorder de l’importance aux illusions de ce monde.

    Et comme la graine de moutarde, qui par sa nature est brûlante, il faut semer la foi dans le jardin de notre cœur, après en avoir arraché toutes les mauvaises herbes. Elle grandira tellement que les oiseaux du ciel, c’est-à dire les saints anges, viendront demeurer en notre âme et qu’elle portera le fruit des vertus sur ses branches (Mt 13,31s). Alors, confiants en la parole de Dieu, nous aurons une assurance ferme en ses promesses et nous pourrons chasser de notre cœur une montagne d’afflictions (Mt 17,20), tandis que si notre foi est faible et chancelante, elle ne déplacera même pas une taupinière.

    Saint Thomas More (1478-1535), homme d’État anglais, martyr
    Dialog of Comfort against Tribulation, I, 2

     

     

     

  • « Il leur reprocha leur incrédulité. »

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    Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire… C’est pourquoi Dieu n’opère des œuvres merveilleuses que lorsqu’elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire. Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la foi s’ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu’ils croient sans le voir lui-même.

    À Marie-Madeleine il a montré d’abord le tombeau vide ; ensuite il l’a fait instruire par les anges, parce que « la foi naît de ce qu’on entend » comme dit saint Paul (Rm 10,17). Ainsi, il voulait qu’elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l’a vu, c’était sous la forme d’un jardinier, afin d’achever de l’instruire dans la foi.

    Aux disciples il a envoyé d’abord les saintes femmes pour leur dire qu’il était ressuscité. Aux pèlerins d’Emmaüs, il a enflammé d’abord le cœur par la foi avant de se découvrir à eux. Finalement, il a repris tous ses disciples de n’avoir pas cru. Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit : « Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).

    Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église
    La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)

     

     

     

  • Neuvaine à la Miséricorde Divine – Jour 5

    CINQUIÈME JOUR

    serreParoles de Notre-Seigneur :

    « Aujourd’hui, amène-Moi les âmes des hérétiques et apostats, immerge-les dans l’océan de Ma Miséricorde. Ce sont elles qui, dans Mon amère agonie, Me déchiraient le Corps et le Cœur, c‘est à dire l’Église. Mais lorsqu’elles s’unissent de nouveau à l’Église, Mes blessures se cicatrisent et j’éprouve une consolation dans Ma Passion. »

    Prions pour ceux qui errent dans la Foi :
    Très Miséricordieux Jésus, qui êtes la bonté même, et qui ne refusez pas la lumière à ceux qui Vous la demandent, recevez dans la demeure de Votre Cœur très Miséricordieux les âmes des hérétiques, des apostats et de tous ceux qui errent dans la Foi. Que Votre Lumière les attire à l’unité de l’Église. Ne les rejetez point de Votre protection, mais faites qu’eux aussi glorifient la largesse de Votre Miséricorde.

    Pater… Ave… Gloria…

    Père Éternel, jetez un regard de compassion sur les âmes des hérétiques et apostats, qui persistant obstinément dans leurs erreurs, ont gaspillé Vos dons et abusé de Votre grâces. Ne regardez pas leurs méchanceté, mais l’amour et la Passion amère de Votre Fils, qui Vous priait avec tant de ferveur, afin qu’il retrouvent au plus tôt cette unité, et que de concert avec nous, il glorifient Votre Miséricorde dans les siècles. AMEN

     

     

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  • « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance. »

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    La foi est la porte des mystères. Ce que les yeux du corps sont pour les choses sensibles, la foi l’est pour les yeux cachés de l’âme. Comme nous avons deux yeux du corps, nous avons deux yeux spirituels de l’âme, disent les Pères, et chacun a sa propre vision. Par un œil nous voyons les secrets de la gloire de Dieu cachée dans les êtres de sa création, à savoir sa puissance, sa sagesse, et sa providence éternelle qui nous entoure et que nous comprenons quand nous considérons la grandeur du haut de laquelle il nous conduit. Par le même œil nous contemplons également les ordres célestes, les anges, nos compagnons de service (Ap 22,9).

    Mais par l’autre œil nous contemplons la gloire de la sainte nature de Dieu, lorsqu’il veut bien nous faire entrer dans ses mystères spirituels et qu’il ouvre à notre intelligence l’océan de la foi.

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, 72 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 365)

     

     

     

  • Foi

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    Prier sans cesse et ne pas se décourager. Le message du Christ pour aujourd’hui est clair. Il nous demande, d’abord, de prier sans cesse. La vie n’est facile pour personne, nous avons tous de nombreux besoins et le secours de Dieu va nous aider et nous consoler dans nos souffrances. Il est important de garder du temps pour être avec lui, pour lui parler de notre vie : des choses difficiles comme des choses faciles, de nos tristesses et nos joies aussi. Prier sans cesse, c’est vivre chaque instant avec lui, avoir conscience qu’il est là et essayer de le regarder. La deuxième partie de la phrase est, peut-être, plus difficile à comprendre : ne pas se décourager. Pourquoi se décourage-t-on ? Souvent, c’est parce que l’on ne reçoit pas ce que l’on demande, en pensant que c’est ce qui convient le mieux dans la situation où nous nous trouvons.
    Souvent, l’image que nous avons de Dieu est proche de celle du Père Noël des enfants. On pense qu’on a le droit de lui demander des choses concrètes et matérielles, qu’il doit nous écouter et nous donner les choses que nous demandons. Et l’on se décourage quand il ne répond pas. Mais Dieu n’est pas le Père Noël. Ce que nous devons lui demander concerne plutôt le domaine spirituel et les grâces dont nous avons besoin. Au lieu de lui demander de faire disparaître une difficulté, demandons la force de pouvoir vivre cette difficulté dans la confiance. Il s’agit surtout de lui demander les biens de l’Esprit, tels que confiance, charité, force, etc.
    Mais lorsque l’on demande de telles choses, nous devons aussi nous rappeler que les chemins que Dieu utilise pour nous les accorder ne sont pas toujours faciles à comprendre, mais qu’il compte sur notre collaboration. Il permet parfois des choses difficiles, mais il est à côté de nous et nous donne les grâces dont nous avons besoin. Et parfois, il n’est pas non plus facile de savoir si l’on a reçu la grâce, parce qu’elle n’est pas mesurable : cela nous demande d’avoir une plus grande confiance en Dieu.
    Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Pour que les hommes crient vers lui jour et nuit, il faut qu’ils aient une foi profonde. Ils doivent être pleins de confiance entre ses mains. Demandons-lui de nous donner cette foi, qui nous rende capables d’aller vers lui au milieu de nos difficultés et besoins, (…) et la certitude qu’il est encore à nos côtés et nous donne des grâces innombrables.

    Extrait de la méditation écrite par Eugenia Alvarez, consacrée de Regnum Christi
    sur  » Le juge inique  » Luc, 18, 1-8
    catholique.org 12/11/2016

     

     

     

  • Zachée découvre le seul bien véritable

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    Notre Seigneur a appelé Zachée du sycomore sur lequel il était monté, et aussitôt Zachée s’est empressé de descendre et l’a reçu dans sa maison. C’était parce que, avant même d’être appelé, il espérait le voir et devenir son disciple. C’est une chose admirable qu’il ait cru en lui sans que Notre Seigneur lui ait parlé et sans l’avoir vu avec les yeux du corps, mais simplement sur la parole des autres. La foi qui était en lui avait été gardée dans sa vie et sa santé naturelles. Et cette foi a été manifestée quand il a cru en Notre Seigneur au moment même où il a appris son arrivée. La simplicité de sa foi est apparue lorsqu’il a promis de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de rendre au quadruple ce qu’il avait pris d’une manière malhonnête.

    En effet, si l’esprit de Zachée n’avait pas été rempli à ce moment-là de la simplicité qui convient à la foi, il n’aurait pas fait cette promesse à Jésus et il n’aurait pas dépensé et distribué en peu de temps ce qu’il avait amassé pendant tant d’années de travail. La simplicité a répandu de tous côtés ce que la ruse avait amassé, la pureté de l’âme a dispersé ce que la tromperie avait acquis et la foi a renoncé à ce que l’injustice avait obtenu et possédé et elle a proclamé que cela ne lui appartenait pas.

    Car Dieu est le seul bien de la foi, et elle refuse de posséder d’autres biens avec lui. Tous les biens sont de peu d’importance pour elle, en dehors de ce seul bien durable qui est Dieu. Nous avons reçu en nous la foi pour trouver Dieu et ne posséder que lui, et pour voir que tout ce qui est en dehors de lui ne sert à rien.

    Philoxène de Mabboug (?-v. 523), évêque en Syrie
    Homélie 4, 79-80 (trad. SC 44, p. 97 rev. ; cf Delhougne, p. 456)

     

     

  • La foi qui purifie

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    Que représentent les dix lépreux sinon l’ensemble des pécheurs ?… Lorsque le Christ notre Seigneur est venu, tous les hommes souffraient de la lèpre de l’âme, même s’ils n’étaient pas tous atteints de celle du corps… Or la lèpre de l’âme est bien pire que celle du corps.

    Mais voyons la suite. « Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : ‘Jésus, Maître, prends pitié de nous’ ». Ces hommes se tenaient à distance car ils n’osaient pas, étant donné leur état, s’avancer plus près de lui. Il en va de même pour nous : tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l’écart. Donc, pour retrouver la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d’une voix forte et disons : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ». Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre cœur, car le cœur parle d’une voix plus forte. La prière du cœur pénètre dans les cieux et s’élève très haut, jusqu’au trône de Dieu.

    Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), évêque
    Commentaire sur l’évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 426-428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 449)

     

     

     

     

  • Marcher sur les eaux, traverser le feu

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    Le savoir intellectuel ne nous libère pas de la peur. Mais celui qui marche selon la foi est totalement libre ; en vrai enfant de Dieu, il peut user librement de chaque chose. Ceux qui sont épris d’amour pour cette foi usent comme Dieu lui-même de tous les éléments de la création, car la foi a le pouvoir de faire une créature nouvelle à la ressemblance de Dieu…

    La connaissance intellectuelle ne peut rien faire sans une base matérielle ; elle n’a pas l’audace d’accomplir ce qui n’a pas été donné à la nature. Le corps ne peut pas marcher sur la surface des eaux ; ceux qui s’approchent du feu se brûlent. Dès lors la simple connaissance se tient sur ses gardes ; elle ne se laisse jamais aller au-delà des limites naturelles. Mais la foi a le pouvoir d’aller plus loin et dit : « Si tu passes à travers le feu, il ne te brûlera pas. Et les fleuves ne t’engloutiront pas » (Is 43,2). Souvent la foi accomplit de telles choses aux yeux de toute la création. S’il avait été donné à l’intellect d’essayer de faire les mêmes choses, il n’aurait jamais osé.

    Par la foi beaucoup sont entrés dans les flammes…, ils ont traversé le feu sains et saufs, et ils ont marché sur la mer comme sur la terre ferme. Toutes ces choses étaient plus hautes que la nature et contraires aux modes de la simple connaissance intellectuelle. Elles ont montré combien celle-ci était vaine en toutes ses voies et toutes ses lois. Vois-tu comme l’intellect observe les conditions de la nature ? Et vois-tu comme la foi va son chemin en marchant plus haut que la nature ?

    Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
    Discours ascétiques, 1ère série, n° 62 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 331 rév)

     

     

     

  • La transmission du Credo : « Je crois ! Viens en aide à mon peu de foi ! »

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    Qu’il s’agisse d’étudier la foi ou de la confesser, acquiers et retiens seulement celle qui t’est transmise aujourd’hui par l’Église, celle qui s’appuie sur toute l’Écriture. Tous ne peuvent pas lire les Écritures ; les uns à cause de leur ignorance, les autres parce que leurs occupations les éloignent de la connaissance. Pour que cette ignorance n’entraîne pas la mort de l’âme, nous renfermons dans ces quelques versets du Credo tout l’enseignement de la foi…

    La foi dont tu viens d’entendre le texte, garde-la dans ta mémoire. Reçois aussi, quand le moment sera venu, sur chacun de ses articles, le témoignage des divines Écritures. Car ce n’est pas le caprice des hommes qui a composé ce résumé de la foi ; on a choisi les points les plus importants, à travers toute l’Écriture, pour récapituler l’ensemble de la foi. Et de même que la semence de moutarde renferme dans une petite graine de nombreux rameaux (Mt 13,32), de même ce symbole de la foi, en peu de mots, enveloppe toute la sagesse de la dévotion contenue dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

    Faites donc attention, mes frères, gardez l’enseignement qui vous est transmis maintenant, et « gravez-le sur les tables de vos cœurs » (2Co 3,3)… Comme dit l’apôtre Paul : « Je vous en adjure, en présence de Dieu qui donne vie à toutes choses et en présence de Jésus Christ qui a rendu témoignage devant Ponce Pilate dans une belle profession de foi : gardez sans tache cette foi qui vous a été transmise, jusqu’à la manifestation de notre Seigneur Jésus Christ » (1Tm 6,13s).

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
    Catéchèses baptismales, n°5, 12-13 ; PG 33, 520-524 (trad. bréviaire 31e jeu.)

     

     

  • Carême 2016 – jour 24

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    Mes enfants, unissez-vous vite, les temps pressent car l’Amour et la Paix s’effritent trop rapidement. Venez prier pour les peines de mon Fils, Il soulagera les vôtres par votre amour d’enfants, car c’est uniquement en son sein que vous connaîtrez la plénitude de l’Amour et de la Paix ; si mon Fils n’est en vous, alors vous n’êtes en personne et ne pourrez aimer. Venez et faites connaître ma parole, car j’enseigne beaucoup et partout, mais la timidité de la foi dresse la barrière entre les hommes, et le Malin échafaude celle-ci pour corrompre ceux qui doivent donner l’exemple.

    Marie Mère des hommes – février 1997