Étiquette : évangile

  • « Fils d’Adam »

    Luc présente une généalogie allant de la naissance de notre Seigneur à Adam et comportant soixante-douze générations ; il rattache de la sorte la fin au commencement et donne à entendre que le Seigneur est celui qui a récapitulé en lui-même toutes les nations dispersées à partir d’Adam, toutes les langues et les générations des hommes, y compris Adam lui-même. C’est aussi pour cela que Paul appelle Adam « la préfiguration de celui qui devait venir » (Rm 5,14), car le Verbe, Artisan de l’univers, avait ébauché d’avance en Adam l’histoire future de l’humanité dont se revêtirait le Fils de Dieu…

    Le Seigneur, en devenant le Premier-né des morts (Col 1,18) et en recevant dans son sein les anciens pères, les a fait renaître à la vie de Dieu ; il est devenu le premier, le principe des vivants, parce qu’Adam était devenu le principe des morts… En commençant sa généalogie par le Seigneur, pour la faire remonter jusqu’à Adam, Luc indique que ce ne sont pas les pères qui ont donné la vie au Seigneur, mais lui au contraire qui les a fait renaître dans l’Évangile de vie. Ainsi également le nœud de la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie, car ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l’a délié par sa foi.

    Il était donc indispensable que, venant vers la brebis perdue (Mt 18,12), récapitulant une si grande histoire, recherchant son ouvrage modelé par lui-même (Lc 19,10; Gn 2,7), le Seigneur sauve l’homme qui avait été fait à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26), c’est-à-dire Adam.

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
    Contre les hérésies, livre III, 22,3 ; 23,1 (trad. SC 211, p. 439s rev.)


  • Intentions de prières de décembre du Pape Benoît 16

    Universelle – Paix dans les peuples.
    Pour qu’à travers la connaissance et le respect réciproque, tous les peuples de la terre grandissent dans la concorde et dans la paix.

    Missionnaire – Les enfants et les jeunes.
    Pour que les enfants et les jeunes soient des messagers de l’Evangile et pour que leur dignité soit toujours respectée et préservée de toute violence et de toute exploitation.

    Du Vatican, Benoît XVI, Pape

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  • « Paraître debout devant le Fils de l’homme. »

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.

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    Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste.
    Comme un filet, il s’abattra sur tous les hommes de la terre.
    Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme.

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  • Avent 2011

    Les dimanches de l’avent 2011 (année B)

    Ce dimanche 27 novembre débute le temps de l’Avent et une nouvelle année pour les chrétiens.

    Pour présenter les lectures liturgiques des dimanches de l’avent, il est bon de se référer aux indications données dans l’introduction au lectionnaire (Lectionnaire des dimanches, p. XII : Le temps de l’avent). On y apprend que les évangiles des dimanches de l’avent ont été choisis en sorte de suivre, chaque année, un même schéma :

    Le premier dimanche évoque la venue du Seigneur à la fin des temps.

    Les deuxième et troisième dimanches : Jean-Baptiste, le précurseur, annonce et prépare la venue de Jésus.

    Le quatrième dimanche raconte les événements importants qui précèdent la venue du Sauveur (annonces à Joseph, à Marie, et Visitation).

    Ce choix est censé honorer le double aspect de l’avent comme :

    – temps de préparation à Noël, célébration de la première venue du Fils de Dieu ;

    – temps où, à travers le souvenir de la venue de Jésus-Christ, « les esprits s’ouvrent vers l’attente de la seconde venue du Seigneur à la fin des temps ».

    Tout au long de l’année B, c’est la lecture de l’Évangile selon saint Marc qui est privilégiée. Mais, en raison de la brièveté de cette œuvre, la liturgie fera appel, bien plus que les autres années, à l’Évangile selon saint Jean, habituellement réservé au carême et au temps pascal. C’est ainsi que, cette année, l’évangile du troisième dimanche sera tiré de saint Jean, tandis que, en l’absence, chez Marc, de tout récit concernant la naissance de Jésus, c’est saint Luc qui fournira l’évangile du quatrième dimanche.

     

  • Le témoignage de saint Luc : « J’ai décidé, après m’être informé soigneusement de tout…, d’en écrire un exposé suivi » (Lc 1,3)

    Les quatre évangélistes ; JORDAENS, Jacob ; 1620, huile sur toile ; Musée du Louvre, Paris

    Parmi toutes les Écritures, même le Nouveau Testament, les évangiles l’emportent à juste titre, du fait qu’ils sont le témoignage principal sur la vie et l’enseignement du Verbe incarné, notre Sauveur. Que les quatre évangiles aient une origine apostolique, l’Église partout et toujours l’a affirmé et l’affirme. Ce que les apôtres ont prêché sur l’ordre du Christ, plus tard, eux-mêmes et des hommes apostoliques nous l’ont transmis, sous l’inspiration de l’Esprit divin, dans des écrits qui sont le fondement de notre foi, c’est-à-dire l’Évangile à quatre formes, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean.

    De façon ferme et absolument constante, la sainte Mère Église a affirmé et affirme, que les quatre évangiles énumérés, dont elle atteste sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, pendant qu’il vivait parmi les hommes, a réellement fait et enseigné en vue de leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel (Ac 1,1-2). Après l’Ascension du Seigneur, les apôtres ont transmis à leurs auditeurs ce que Jésus avait dit et fait, avec cette intelligence plus profonde dont ils jouissaient eux-mêmes, instruits qu’ils étaient par les événements glorieux du Christ et enseignés par la lumière de l’Esprit de vérité (Jn 14,26).

    Les auteurs sacrés ont composé les quatre évangiles, en triant certains détails entre beaucoup de ceux que la parole ou déjà l’écriture avait transmis, en en faisant entrer quelques-uns en une synthèse, ou en les exposant en tenant compte de l’état des églises, en gardant enfin la forme d’une proclamation, afin de pouvoir ainsi toujours nous communiquer des choses vraies et authentiques sur Jésus. Ils les ont écrits dans cette intention, soit d’après leur propre mémoire, leurs propres souvenirs, soit d’après le témoignage de ceux « qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole », afin que nous « connaissions la vérité des enseignements que nous avons reçus » (Lc 1,1-2).

    Concile Vatican II
    Constitution dogmatique sur la révélation « Dei Verbum », § 18-19

  • « Allez, vous aussi, à ma vigne » (Mt 20,4)

    C’est saint Matthieu, apôtre et évangéliste dont c’est aujourd’hui la fête liturgique, qui raconte la parabole du propriétaire de la vigne qui appelle des ouvriers à travailler dans sa vigne (20,1s). Il me plaît de souligner que Matthieu a personnellement fait cette expérience. Avant que Jésus l’appelle, il exerçait le métier de publicain et était par conséquent considéré comme un pécheur, exclu de la « vigne du Seigneur ». Mais tout change quand Jésus, en passant près de sa table des impôts, le regarde et lui dit : « Suis-moi ». Matthieu se leva et le suivit. Le publicain a été transformé immédiatement en disciple du Christ. Il était le « dernier » et s’est retrouvé le « premier » (Mt 20,16), grâce à la logique de Dieu qui –- heureusement pour nous ! –- est différente de celle du monde. « Vos pensées ne sont pas mes pensées, dit le Seigneur par la bouche du prophète Isaïe, et mes voies ne sont pas vos voies » (55,8).

    Saint Paul a, lui aussi, connu la joie de se sentir appelé par le Seigneur à travailler dans sa vigne. Et quel travail il a accompli ! Mais comme il le confesse lui-même, c’est la grâce de Dieu qui a agi en lui, cette grâce qui a transformé le persécuteur de l’Église en apôtre des nations (1Co 15,9-10).

    Pape Benoît XVI
    Homélie (trad. L’Osservatore Romano)

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  • Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20.
    Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
    Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

     

  • Intentions de prière du pape

    JUILLET


    Universelle – Les malades du SIDA.
    Pour que les chrétiens contribuent à soulager, spécialement dans les pays les plus pauvres, la souffrance matérielle et spirituelle des malades du SIDA.

    Missionnaire – Les religieuses en terre de mission.
    Pour les religieuses qui oeuvrent dans les territoires de mission, afin qu’elles soient les témoins de la joie de l’Evangile et le signe vivant de l’amour du Christ.

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  • Pentecôte

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23.
    C‘était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
    Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

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  • « Alors Jésus pleura »

    « Quand Jésus vit Marie pleurer, et que les juifs venus avec elle pleuraient, il fut bouleversé d’une émotion profonde… » Marie pleure, les juifs pleurent, même le Christ pleure. Crois-tu qu’ils ressentent tous la même peine ? Marie, la sœur du mort, pleure parce qu’elle n’a pas pu retenir son frère, ni détourner la mort. Elle a beau être convaincue de la résurrection, la perte de son meilleur soutien, la pensée d’une cruelle absence, la tristesse d’une longue séparation, font jaillir des larmes qu’elle ne peut pas retenir… L’image implacable de la mort ne peut pas ne pas nous toucher et bouleverser, quelle que soit notre foi. Les juifs aussi pleuraient, au souvenir de leur condition mortelle, parce qu’ils désespéraient de l’éternité… Un mortel ne peut pas ne pas pleurer devant la mort.

    Laquelle d’entre ces tristesses étreint le Christ ? Aucune ? Alors pourquoi pleure-t-il ? Il avait dit : « Lazare est mort, et je me réjouis »… Mais voici qu’il répand les larmes des mortels, au moment même où il répand une nouvelle fois l’Esprit de vie ! Frères, tel est l’homme : sous l’effet de la joie, comme sous celui de la peine, jaillissent les larmes… Le Christ n’a pas pleuré dans la désolation de la mort, mais au souvenir de l’allégresse, lui qui par sa parole, une parole, doit réveiller tous les morts à la vie éternelle (Jn 5,48)… Comment penser que le Christ ait pleuré par faiblesse humaine, quand le Père céleste pleure son fils prodigue non pas lorsqu’il part, mais à l’heure de le retrouver ? (Lc 15,20)… Il a permis que Lazare meure, parce qu’il a voulu ressusciter le mort pour manifester sa gloire ; il a permis que son ami descende au séjour des morts afin que Dieu apparaisse, en ramenant l’homme des enfers.

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
    Sermon 64 ; PL 52, 379 (trad. coll. Icthus, t. 12, p. 279 rev.)

    Cliquez sur l'image pour accéder à la correspondance chez Maria Valtorta

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