Étiquette : Esprit Saint

  • Citation

     

    Le blog Archives s’est enrichi de nouveaux articles.

    Le nouveau site a été actualisé avec la page des personnes, saints et bienheureux qui participent à la mission et nous accompagnent.

     

     

  • « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. »

    « La Loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a affranchi de la Loi du péché et de la mort » (Rm 8,2). (…) Saint Paul dit que la Loi de Moïse a été donnée pour démontrer notre faiblesse, et non seulement la démontrer, mais pour l’augmenter, et nous forcer ainsi à chercher le médecin (…) : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 3,20; 5,20). (…) Pourquoi est-ce que la première Loi, écrite par le doigt de Dieu (Ex 31,18), n’a pas donné ce secours si nécessaire de la grâce ? Parce qu’elle était écrite sur des tables de pierre, et non sur des tables de chair, qui sont nos cœurs (2Co 3,3). (…)

    C’est l’Esprit Saint qui écrit non sur la pierre mais dans le cœur ; « la Loi de l’Esprit de vie », écrite dans le cœur et non sur la pierre, cette Loi de l’Esprit de vie qui est en Jésus Christ en qui la Pâque a été célébrée en toute vérité (1Co 5,7-8), vous a délivrés de la loi du péché et de la mort. Voulez-vous une preuve de la différence évidente et certaine qui sépare l’Ancien Testament du Nouveau ? (…) Écoutez ce que le Seigneur a dit par la bouche d’un prophète (…) : « Je graverai mes lois jusque dans leurs entrailles, et je l’écrirai dans leurs cœurs » (Jr 31,33). Si donc la Loi de Dieu est écrite dans ton cœur, elle ne produit pas la peur [comme au Sinaï], mais elle répand dans ton âme une douceur secrète.

    Saint Augustin (354-430)

     

     

     

  • « Il se jeta aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. »

    Je te remercie, mon Dieu, pour toutes les grâces,
    Dont tu me combles sans cesse,
    Et qui m’éclairent, comme la lumière du soleil,
    Par elles tu me montres le chemin sûr.

    Merci, mon Dieu, de m’avoir créée,
    De m’avoir appelée du néant à l’existence,
    D’y avoir marqué ta divine empreinte,
    Et de ne l’avoir fait que par amour.

    Merci, mon Dieu, pour le saint baptême,
    Qui m’a incorporée à la famille divine ;
    C’est un don inconcevable et grand,
    Qui transforme nos âmes.

    Merci, Seigneur, pour la sainte confession
    Pour cette source de grande miséricorde,
    Qui est intarissable,
    Pour cette source inconcevable de grâces,
    Qui rend la blancheur aux âmes souillées par le péché.

    Je te remercie, Jésus, pour la sainte Communion,
    Par laquelle toi-même tu te donnes à nous ;
    Je sens comme ton cœur bat en ma poitrine,
    Comme toi-même tu épanouis la vie divine en moi.

    Je te remercie, Saint Esprit, pour le sacrement de la confirmation,
    Qui m’a armée chevalier à ton service,
    Et donne force à l’âme à chaque instant,
    Et me protège du mal. (…)

    Je te remercie, Seigneur, pour le sacrement de l’extrême-onction
    Qui me fortifiera pour la lutte dans mes derniers moments,
    Et m’aidera à parvenir au salut,
    Et donnera force à mon âme,
    Afin que nous nous réjouissions éternellement.

    Merci, mon Dieu, pour toutes les inspirations,
    Dont ta bonté me comble,
    Pour ces illuminations intérieures de l’âme,
    Qu’on ne peut pas exprimer, mais que le cœur ressent.

    Merci, Sainte Trinité, pour cette foule de grâces,
    Dont tu me combles à chaque instant, ma vie durant.
    Ma gratitude croîtra à mon entrée dans l’aube éternelle,
    Lorsque j’entonnerai pour la première fois un chant à ta gloire.

    Sainte Faustine Kowalska

     

     

  • Les apôtres instruits par l’Esprit Saint à la Pentecôte

    C’est à tous les apôtres réunis que la Vérité a dit : « L’Esprit Saint, le Paraclet, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses » (Jn 14,26). En effet (…), au moment où les apôtres ont vu paraître des langues et où le feu divin s’est posé sur chacun d’eux (Ac 2,3), ils ont vu d’un seul coup d’œil, par une illumination intérieure, toutes les Écritures et tous les prophètes (…) Ils ont pénétré ces secrets qui restaient fermés aux scribes et aux Pharisiens, aux sages et aux docteurs de la Loi. Ainsi s’est accomplie la parole du Seigneur : « Tu as caché ces choses aux sages et aux savants, et tu les as révélées aux tout petits » (Mt 11,25) (…) Ces hommes sans lettres n’étaient donc pas enseignés par des hommes, mais instruits merveilleusement par l’Esprit Saint, l’Esprit d’intelligence (Is 11,2) qui leur ouvrait le trésor des Écritures.

    C’est pourquoi ils ont le droit d’être reçus et écoutés par nous comme la bouche de Dieu même (cf Lc 10,16) (…) Notre foi est fondée sur eux, ainsi que sur les patriarches et les prophètes à qui la Parole de Dieu s’est fait entendre par le même Esprit, sans l’intermédiaire d’aucun homme. Et ce fondement, nous le gardons.

    Quant à tous les autres qui n’étaient pas là, qui n’ont pas appris de cette manière-là, nous croyons ce qu’ils disent non à cause de leur opinion personnelle, mais parce qu’ils appuient leurs dires sur le témoignage des apôtres. Car c’est aux apôtres que la Révélation a été faite (…); c’est à eux qu’a été révélé par l’Esprit Saint ce que des hommes ne pouvaient ni enseigner ni savoir.

    Rupert de Deutz (v. 1075-1130)

  • « Le Père du ciel donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

    Le Créateur ‒ prends garde à ce que je vais t’expliquer ! ‒ enverra l’Esprit divin, je ne dis pas une autre âme telle que celle que tu avais, mais l’Esprit, je veux dire celui qui vient de Dieu, qui soufflera, qui habitera, qui fixera son séjour substantiellement en toi, qui t’illuminera, te fera briller et te recréera tout entier, qui, de corruptible, te rendra incorruptible et remettre à neuf la maison décrépite, je veux dire la maison de ton âme : et avec elle, il rendra incorruptible, ton corps tout entier, et il te fera dieu par grâce, semblable à ton Modèle.

    Ô merveille ! ô mystère inconnu à tous (…), ‒ inconnu à ceux qui ne se sont pas donné un cœur pur, inconnu à ceux qui ne demandent pas, d’un cœur fervent, à recevoir l’Esprit divin, inconnu à ceux qui ne croient pas que, maintenant encore, Dieu accorde l’Esprit divin à ceux qui le cherchent. Car l’incrédulité écarte et chasse l’Esprit divin : quiconque ne croit pas ne demande pas ; ne demandant pas, il ne reçoit pas non plus. (…) [Le Maître de tous les êtres célestes et terrestres] nous a donné l’Esprit divin, (…) et cet Esprit, étant Dieu, nous procure tous les biens.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

     

     

  • « Il prit avec courage la route de Jérusalem. »

    Le Christ est le chemin et la porte (Jn 14,6; 10,7), l’échelle et le véhicule (…), « le mystère caché depuis le commencement » (Mt 13,35). Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration, exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Pâque avec lui (cf Mc 14,14), c’est-à-dire se met en route pour traverser la mer Rouge grâce au bâton de la croix (cf Ex 14,16). (…) En cette traversée, si l’on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que « personne ne connaît sauf celui qui le reçoit » (Ap 2,17), que nul ne reçoit sauf celui qui le désire, et que nul ne désire sinon celui qui est enflammé par l’Esprit Saint que le Christ a envoyé sur la terre. C’est pour cela que l’apôtre Paul dit que cette mystérieuse sagesse est révélée par l’Esprit Saint (1Co 2,10).

    Si tu recherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir (…), l’obscurité et non la clarté, non point ce qui luit mais le feu qui embrase tout l’être et le transporte en Dieu avec une onction sublime et un élan plein d’ardeur. Ce feu est en réalité Dieu lui-même dont « la fournaise est à Jérusalem » (Is 31,9). C’est le Christ qui l’a allumé dans la ferveur brûlante de sa Passion. (…) Celui qui aime cette mort de la croix peut voir Dieu ; car elle ne laisse aucun doute, cette parole de vérité : « L’homme ne peut me voir s’il ne cesse de vivre » (Ex 33,20).

    Mourons donc, entrons dans l’obscurité, imposons silence à nos soucis, à nos convoitises et à notre imagination. Passons avec Jésus crucifié « de ce monde au Père » (Jn 13,1). Et quand le Père se sera manifesté, disons avec Philippe : « Cela nous suffit » (Jn 14,8) ; écoutons avec Paul : « Ma grâce te suffit » (2Co 12,9) ; exultons en disant avec David : « Ma chair et mon cœur peuvent défaillir : le roc de mon cœur et mon héritage, c’est Dieu pour toujours » (Ps 72,26).

    Saint Bonaventure (1221-1274)

     

     

  • Poser ses fondations sur le roc

    La prédication de l’Église présente à tous égards une inébranlable solidité ; elle demeure identique à elle-même et bénéficie du témoignage des prophètes, des apôtres et de tous leurs disciples, témoignage qui englobe « le commencement, le milieu et la fin », la totalité du dessein de Dieu infailliblement ordonnée au salut de l’homme et fondant notre foi. Dès lors, cette foi que nous avons reçue de l’Eglise, nous la gardons avec soin. (…) C’est à l’Église en effet qu’a été confié le « don de Dieu » (Jn 4,10) — comme le souffle avait été confié au premier ouvrage que Dieu avait modelé, Adam (Gn 2,7) — afin que tous les membres de l’Église puissent y avoir part et par là être vivifiés. C’est en elle qu’a été déposée la communion avec le Christ, c’est-à-dire l’Esprit Saint, arrhes du don de l’incorruptibilité, confirmation de notre foi et échelle de notre ascension vers Dieu : « Dans l’Église, écrit saint Paul, Dieu a placé des apôtres, des prophètes, ceux qui sont chargés d’enseigner » et tout le reste, par l’action de l’Esprit (1Co 12,28.11).

    Car là où est l’Église, là aussi est l’Esprit de Dieu et là où est l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce. Et l’Esprit est Vérité (1Jn 5,6). C’est pourquoi ceux qui s’excluent de lui ne se nourrissent pas non plus aux mamelles de leur Mère pour recevoir la vie et n’ont point part à la source limpide qui coule du corps du Christ (Jn 7,37), mais « ls se creusent des citernes fissurées » (Jr 2,13). (…) Devenus étrangers à la vérité, il est fatal qu’ils roulent dans l’erreur et soient ballottés par elle, qu’ils (…) n’aient jamais de doctrine fermement établie, puisqu’ils veulent être raisonneurs de mots plutôt que disciples de la vérité. Car ils ne sont pas fondés sur le Roc unique, mais sur le sable.

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

     

     

     

  • « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle. »

    Le Concile Vatican II présente le baptême en ces termes : « Les baptisés, par la régénération et l’onction du Saint-Esprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle » (LG 10). L’Esprit Saint oint le baptisé ; il imprime sur lui un sceau indélébile, et il le constitue temple spirituel (2Co 1,21s; 1Co 3,16), c’est-à-dire qu’il le remplit de la sainte présence de Dieu grâce à l’union et à la conformité avec Jésus Christ. Fort de cette onction spirituelle, le chrétien peut, à sa manière, répéter les paroles de Jésus : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction ». (…)

    « La mission du Christ, prêtre, prophète, roi, se poursuit dans l’Église. Tous, le Peuple de Dieu tout entier, participent à cette triple mission. » Les fidèles laïcs participent à la fonction sacerdotale par laquelle Jésus s’est offert lui-même sur la croix et continue encore à s’offrir dans la célébration de l’eucharistie (…) : « Toutes leurs activités, leurs prières et leurs entreprises apostoliques, leur vie conjugale et familiale, leurs labeurs quotidiens, leurs détentes d’esprit et de corps, s’ils sont vécus dans l’Esprit de Dieu, et même les épreuves de la vie (…), tout cela devient ‘offrandes spirituelles agréables à Dieu par Jésus Christ’ (1P 2,5) ; et dans la célébration eucharistique ces offrandes rejoignent l’oblation du corps du Seigneur pour être offertes en toute dévotion au Père » (LG 34). (…)

    La participation à la fonction prophétique du Christ (…) habilite et engage les fidèles laïcs à recevoir l’Évangile dans la foi, et à l’annoncer par la parole et par les actes. (…) Ils vivent la royauté chrétienne tout d’abord par le combat spirituel qu’ils mènent pour détruire en eux le règne du péché (Rm 6,12), ensuite par le don de soi pour servir (…) Jésus lui-même, présent en tous ses frères, surtout dans les plus petits (Mt 25,40). Mais les fidèles laïcs sont appelés en particulier à redonner à la création toute sa valeur originelle. En liant la création au bien véritable de l’homme par une activité soutenue par la grâce, ils participent à l’exercice du pouvoir par lequel Jésus ressuscité attire à lui toutes choses et les soumet (…) au Père, « afin que Dieu soit tout en tous » (Jn 12,32; 1Co 15,28).

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

     

     

  • Pentecôte

    Le mont Sinaï est le symbole du mont Sion. (…) Remarquez à quel point les deux alliances se font écho l’une à l’autre, avec quelle harmonie la fête de la Pentecôte est célébrée par chacune d’elles. (…) Sur la montagne de Sion, comme sur la montagne du Sinaï, le Seigneur est descendu, le même jour et de manière très semblable. (…)

    Luc écrit : « Soudain il vint du ciel un bruit pareil à un violent coup de vent. Les apôtres virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’eux » (Ac 2,2-3). (…) Oui, ici et là, un bruit violent se fait entendre, un feu se fait voir. Mais au Sinaï c’était une épaisse nuée, sur le mont Sion la splendeur d’une lumière très brillante. Dans le premier cas il s’agissait « de l’ombre et de la copie » (He 8,5), dans le deuxième de la réalité véritable. Autrefois on entendait le tonnerre, maintenant on discerne les voix des apôtres. D’un côté, l’éclat des éclairs ; de l’autre des prodiges éclatent en tous lieux. (…)

    « Tous sortirent du camp à la rencontre de Dieu, au pied de la montagne » (Ex 19,17). On lit dans les Actes des Apôtres : « Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule » (…) De tout Jérusalem, le peuple se rassembla au pied de la montagne de Sion, c’est-à-dire au lieu où Sion, image de la sainte Église, commençait à s’édifier, à poser ses fondations. (…)

    « La montagne était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu », dit l’Exode (v.18). (…) Pouvaient-ils ne pas brûler, ceux qu’avait embrasés le grand feu du Saint-Esprit ? Comme la fumée signale la présence du feu, ainsi par l’assurance de leurs discours et par la diversité des langues, le feu du Saint-Esprit manifestait sa présence dans le cœur des apôtres. Heureux les cœurs remplis de ce feu ! Heureux les hommes brûlant de cette ardeur ! « La montagne tremblait violemment. Le son de la trompette était de plus en plus strident » (v.19). (…) De même la voix des apôtres et leur prédication devinrent de plus en plus fortes ; elles se firent entendre de plus en plus loin jusqu’à ce que « leur message s’étende à toute la terre et leurs voix jusqu’aux extrémités du monde » (Ps 18,5).

    Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123)

     

  • « Lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. »

    « Nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l’Esprit de Dieu » (1 Co 2,11). Or, son Esprit qui le révèle nous fait connaître le Christ, son Verbe, sa Parole vivante, mais ne se dit pas lui-même. Celui qui « a parlé par les prophètes » (Credo) nous fait entendre la Parole du Père. Mais lui, nous ne l’entendons pas. Nous ne le connaissons que dans le mouvement où il nous révèle le Verbe et nous dispose à l’accueillir dans la foi. L’Esprit de Vérité qui nous « dévoile » le Christ « ne parle pas de lui-même » (Jn 16,13). Un tel effacement, proprement divin, explique pourquoi « le monde ne peut pas le recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le connaît », tandis que ceux qui croient au Christ le connaissent parce qu’il demeure avec eux (Jn 14,17).

    L’Église, communion vivante dans la foi des apôtres qu’elle transmet, est le lieu de notre connaissance de l’Esprit Saint :
    -dans les Écritures qu’il a inspirées ;
    -dans la Tradition, dont les Pères de l’Église sont les témoins toujours actuels ;
    -dans le Magistère de l’Église qu’il assiste ;
    -dans la liturgie sacramentelle, à travers ses paroles et ses symboles, où l’Esprit Saint nous met en communion avec le Christ ;
    -dans la prière dans laquelle il intercède pour nous ;
    -dans les charismes et les ministères par lesquels l’Église est édifiée ;
    -dans les signes de vie apostolique et missionnaire ;
    -dans le témoignage des saints où il manifeste sa sainteté et continue l’œuvre du salut.

    Catéchisme de l’Église catholique