Étiquette : Esprit Saint

  • L’Esprit de Dieu… comme une colombe

    L’image de la colombe pour figurer l’Esprit Saint nous est devenue tellement familière qu’elle nous semble aller de soi. L’iconographie occidentale l’a utilisée de manière à peu près exclusive et les images différentes nous surprennent: qu’on pense, par exemple, à la célèbre icône dite de la Trinité de Roublev (XIVe-XVe siècle), où les personnes divines sont représentées par trois personnages d’apparence humaine, munis d’ailes!

    Le Nouveau Testament emploie plusieurs représentations différentes pour parler de l’Esprit de Dieu, de sa présence et de son action. À part l’image familière de la colombe, qui n’apparaît que dans l’épisode du baptême de Jésus (Mt 3,16Mc 1,10Lc 3,22Jn 1,32), nous trouvons également le vent: Jn 3,8Ac 2,2, et le souffle: Jn 20,22; le feu: Ac 2,3; l’eau vive: Jn 7,38-39; le paraclet (le conseiller l’avocat de la défense): Jn 14, 6-1716,7ss; le tremblement de terre: Ac 4,31. Par ailleurs les auteurs du Nouveau Testament ne disent pas – on a parfois tendance à l’oublier – que l’Esprit était dans la colombe ou dans le feu ou dans quelque autre élément; ce ne sont là que des termes de comparaison; les quatre évangélistes écrivent: comme une colombe, et, lorsqu’il parle de l’Esprit de la Pentecôte, Luc emploie l’expression: des langues comme du feu (Ac 2,3).

    L’image de la colombe pour représenter l’Esprit de Dieu ne vient pas directement de l’Ancien Testament, mais on peut en retrouver les sources dans certaines expressions. Se réfugier à l’ombre des ailes de Dieu est devenu une expression littéraire courante de la confiance en Dieu. Mais, en même temps, elle évoque l’image d’un Dieu ailé, ce qui ne doit pas surprendre dans le contexte des représentations divines de l’ancien Orient. On trouve cette formule dans de nombreux psaumes: Ps 17,8; 36,8; 57,2; 61,5; 63,8; 91,4, ainsi qu’en Rt 2,12. On connaît également l’image de Dieu chevauchant les Kerubim et volant sur les ailes du vent: 2 S 22,11 = Ps 18,11; voir aussi Ps 104,3. Ce sont là des manières poétiques d’exprimer le fait que Dieu n’est pas soumis, comme les humains, aux lois de la pesanteur et qu’il peut intervenir, avec une absolue liberté, à travers toute sa création.

    D’un autre côté, Gn 1, nous dit qu’au commencement du monde l’Esprit de Dieu planait sur les eaux. Cette expression suggéra aux penseurs juifs postérieurs que l’Esprit de Dieu pouvait être figuré par un oiseau (voir Dt 32,11). Dans cette même ligne de réflexion, certains auteurs de la période talmudique parleront des « ailes de la Shekina » pour désigner la Providence, et « se réfugier sous les ailes de la Shekina » signifiera: se convertir au judaïsme.

    À ma connaissance, nous ne possédons aucun témoignage attestant l’idée de la colombe comme image de l’Esprit de Dieu, en dehors des évangiles et des textes qui en dépendent. Nous voyons cependant que cette idée s’inscrit dans un courant de pensée très vivant à l’intérieur du judaïsme, déjà au temps de Jésus et encore longtemps après lui. Il est possible que le choix de la colombe de préférence à un autre oiseau, dépende de Gn 8,8-12: à la fin du déluge, la colombe est le signe que la terre est prête à recevoir la nouvelle création; au baptême de Jésus, l’Esprit, comme une colombe, vient marquer le début des temps nouveaux .

    Jérôme Longtin, ptre

    Source: Feuillet biblique 1214 (1987).

     

  • Quatrième jour de la neuvaine

    Car la grâce (Charis) de Dieu source de salut pour tous les hommes nous a été manifestée. Le salut nous est donné par Jésus, donc la grâce de Dieu nous a été manifestée par Jésus.

    Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d’immenses faveurs l’âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce.

    Accordez-moi la Grâce, afin qu’elle me serve de frein pour ne jamais retomber dans mes fautes passées, dont je demande mille fois pardon et que je puisse surmonter courageusement toutes les attaques du démon et tous les dangers du monde, qui s’opposent au salut de mon âme. Que ceux qui viennent à Ardouane trouvent repos et réconfort.

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, et trois Gloria Patri.

     

  • Premier jour de la neuvaine

     

    «Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit votre Fils, Je suis le chemin, la Vérité et la Vie.»

    Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l’Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d’immenses faveurs l’âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce.

    Accordez-moi le don de Science, afin que je puisse bien connaître les choses de Dieu, et qu’éclairé par vos saintes instructions, je marche, sans jamais dévier, dans la voie de mon salut éternel, le chemin tracé par Jésus entraînant avec moi les brebis égarées.

    Ajouter à cette prière Un Pater, un Ave, et trois Gloria Patri.

     

  • « L’Esprit Saint vous enseignera tout ; il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

    Le Seigneur promet à juste titre que l’Esprit « vous enseignera tout ». Car si cet Esprit ne touche pas le cœur de ceux qui écoutent, vaine est la parole de ceux qui enseignent. Que personne n’attribue donc à celui qui enseigne ce que la bouche de cet enseignant lui fait comprendre : s’il n’y a pas quelqu’un pour nous enseigner au-dedans, la langue de l’enseignant travaille dans le vide.

    Tous ici, vous entendez ma voix de la même manière ; et cependant vous ne saisissez pas de la même façon ce que vous entendez… C’est-à-dire que la voix n’instruit pas si l’âme ne reçoit pas l’onction de l’Esprit. La parole du prédicateur est vaine si elle n’est pas capable d’allumer le feu de l’amour dans les cœurs. Les disciples qui disaient : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24,32), avaient reçu ce feu de la bouche même de la Vérité. Lorsqu’on entend une telle parole, le cœur s’échauffe, sa torpeur froide le quitte, l’esprit ne connaît plus de repos et se prend à désirer les biens du Royaume des cieux. L’amour véritable qui le remplit lui arrache des larmes… Comme il est heureux d’entendre cet enseignement qui vient d’en-haut et ces commandements qui deviennent en nous comme une torche qui nous enflamme…de l’amour intérieur. La parole parvient à notre oreille, et notre esprit transformé se consume d’une douce flamme intérieure.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur les évangiles, n°30, 3.5 (trad. cf Le Barroux)

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  • Mois de Marie

     

    La solennité de Pentecôte (fête mobile) advient  très souvent au mois de mai.

    C’est alors l’occasion de prier avec Marie une neuvaine pour l’effusion du Saint Esprit, comme le firent les disciples au cénacle.

    L’Esprit Saint est plein de saveur, et les pratiques de dévotion l’ont bien compris !

    Au XIII° siècle déjà, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et celle du mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l’époque des fleurs, l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.

    En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé « Le mois de mai spirituel », alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps.

    Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l’honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain.

    Le pape Pie V (pape en 1566-1572) institua la fête de la Visitation de Marie le 31 mai. Cette fête commémore la visite de Marie enceinte de Jésus chez sa parente Elisabeth enceinte de Jean Baptiste. Cette visite fut l’occasion d’une effusion de l’Esprit Saint et du Magnificat. La liturgie rend présente cette « visite », et les gestes de dévotion aident à en prendre conscience !

    http://www.mariedenazareth.com

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  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31.

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    Jésus se lève avec la plus grande majesté. “Mes fils, je vous parlerai encore pendant le temps que je resterai parmi vous. Mais pour l’instant je vous absous et vous pardonne. Après l’épreuve qui, si elle a été humiliante et cruelle, a été aussi salutaire et nécessaire, que vienne en vous la paix du pardon. Et avec elle dans vos cœurs redevenez mes amis fidèles et courageux. Le Père m’a envoyé dans le monde. Je vous envoie dans le monde pour continuer mon évangélisation. Des misères de toutes sortes viendront à vous pour vous demander du soulagement. Soyez bons en pensant à votre misère quand vous êtes restés sans votre Jésus. Soyez éclairés. Dans les ténèbres, il n’est pas permis de voir. Soyez purs pour donner la pureté. Soyez amour pour aimer. Puis viendra Celui qui est Lumière, Purification et Amour. Mais, en attendant, pour vous préparer à ce ministère, je vous communique l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. Que votre expérience vous rende justes pour juger. Que l’Esprit Saint vous rende saints pour sanctifier. Que la volonté sincère de surmonter votre manque vous rende héroïques pour la vie qui vous attend. Ce que j’ai encore à dire, je vous le dirai quand l’absent sera revenu. Priez pour lui. Restez dans ma paix et sans agitation de doute sur mon amour.” Et Jésus disparaît comme il était entré, laissant une place vide entre Jean et Pierre. Il disparaît dans une lueur qui fait fermer les yeux tant elle est forte. Et quand les yeux éblouis se rouvrent, ils trouvent seulement que la paix de Jésus est restée, flamme qui brûle et qui soigne et consume les amertumes du passé dans un désir unique: servir.
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    Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/
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  • « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans compter. »

    Dieu nous donne ses grâces suivant les besoins que nous en avons. Dieu est une fontaine dans laquelle chacun puise de l’eau suivant les besoins qu’il en a. Comme une personne qui a besoin de six seaux d’eau en puise six ; de trois, trois ; un oiseau qui n’en a besoin que d’une becquetée ne fait que becqueter ; un pèlerin, avec le creux de sa main pour se désaltérer : il en est de même de nous à l’égard de Dieu.

    Nous devons avoir grande émotion à nous rendre fidèles à la lecture d’un chapitre du Nouveau Testament et à en produire, au commencement, les actes : d’adoration, adorant la parole de Dieu et sa vérité ; entrer dans les sentiments avec lesquels notre Seigneur les a prononcées et consentir à ces vérités ; se résoudre à la pratique de ces mêmes vérités… Surtout il faut se donner garde de lire par étude, disant : « Ce passage me servira pour telle prédication », mais seulement lire pour notre avancement.

    Il ne faut pas se décourager, si, l’ayant lu plusieurs fois, un mois, deux mois, six mois, on n’en est pas touché. Il arrivera qu’une fois nous aurons une petite lumière, un autre jour une plus grande, et encore plus grande lorsque nous en aurons besoin. Une seule parole est capable de nous convertir ; il n’en faut qu’une.

    Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
    Entretien spirituel du 19/01/1642 (Seuil 1960, p. 50)

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  • Prières et sacrifices

    Mes enfants, je viens vous demander en ce jour la prière, la prière du cœur adressée à votre Père Céleste afin de vivre en union avec Lui et pouvoir ainsi porter secours autour de vous par l’intermédiaire de l’Esprit Saint. Que de grâces Dieu le Père vous réserve dans Sa contemplation et dans l’amour de la prière. Vivez les paroles de la prière adressée à Dieu le Père, vivez les sacrements en la Sainte Messe et lors des différentes étapes de la vie qui vous rapprochent auprès de Lui.

    Même si la Pâque est passée, vous ne devez point ralentir vos prières et sacrifices, mais bien au contraire les poursuivre et les augmenter pour le bien de tous. Votre Père écoute avec tendresse vos appels ; avec compassion Il vous répond et avec miséricorde Il vous pardonne vos péchés.

    Marie Mère des hommes – avril 1998

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  • Le carême : « temps favorable » de la confession et du pardon avant d’approcher de l’autel du Seigneur

    C’est actuellement le temps de la confession. Confesse tes fautes de parole et d’action, celles de la nuit et celles du jour. Confesse-les dans ce « temps favorable », et au « jour du salut » (Is 49,8; 2Co 6,2) ; reçois le trésor céleste… Quitte le présent et crois en l’avenir. Tu as parcouru tant d’années sans arrêter tes vains travaux d’ici-bas, et tu ne peux pas arrêter quarante jours pour t’occuper de ta propre fin ? « Arrêtez-vous et sachez que moi je suis Dieu », dit l’Écriture (Ps 45,11). Renonce aux flots de paroles inutiles, ne médis pas, n’écoute pas non plus le médisant, mais sois plutôt prêt à prier. Montre dans l’ascèse la ferveur de ton cœur ; purifie ce réceptacle pour recevoir une grâce plus abondante. Car la rémission des péchés est donnée également à tous, mais la participation à l’Esprit Saint est accordée selon la mesure de la foi de chacun. Si tu te donnes peu de mal, tu recueilles peu ; si tu travailles beaucoup, grande sera ta récompense. C’est toi-même qui es en jeu ; veille à ton intérêt

    Si tu as un grief contre quelqu’un, pardonne-lui. Tu viens recevoir le pardon de tes fautes ; il s’impose que toi aussi tu pardonnes au pécheur, car comment diras-tu au Seigneur : « Enlève-moi mes nombreux péchés », si toi-même tu n’as même pas pardonné à ton compagnon de service ses quelques torts à ton égard ? (cf Mt 18,23s)

    Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l’Église
    Catéchèse en vue du baptême, n°1, §5 (trad. Soleil levant, p. 46 rev.)

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  • Le Baptême du Seigneur (fête)

    Après avoir fêté l’Épiphanie de l’enfance de Jésus, nous célébrons aujourd’hui dans le Baptême du Seigneur l’Épiphanie qui ouvre sa vie publique. Ainsi s’achève le temps de Noël. Le commencement de la vie publique de Jésus est son Baptême par Jean dans le Jourdain. Jean proclamait  » un baptême de repentir pour la rémission des péchés « . Une foule de pécheurs, publicains et soldats, Pharisiens et Sadducéens et prostituées vient se faire baptiser par lui.  » Alors paraît Jésus « . Le Baptiste hésite, Jésus insiste : il reçoit le Baptême. Alors l’Esprit Saint, sous forme de colombe, vient sur Jésus, et la voix du ciel proclame :  » Celui-ci est mon Fils bien-aimé « . C’est la manifestation ( » Épiphanie « ) de Jésus comme Messie d’Israël et Fils de Dieu.

    Le Baptême de Jésus, c’est, de sa part, l’acceptation et l’inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi les pécheurs ; il est déjà  » l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde  » ; déjà, il anticipe le  » baptême  » de sa mort sanglante. Il vient déjà  » accomplir toute justice « , c’est-à-dire qu’il se soumet tout entier à la volonté de son Père : il accepte par amour le baptême de mort pour la rémission de nos péchés. À cette acceptation répond la voix du Père qui met toute sa complaisance en son Fils. L’Esprit que Jésus possède en plénitude dès sa conception, vient  » reposer  » sur lui. Il en sera la source pour toute l’humanité. A son Baptême,  » les cieux s’ouvrirent  » que le péché d’Adam avait fermés ; et les eaux sont sanctifiées par la descente de Jésus et de l’Esprit, prélude de la création nouvelle.

    Par le Baptême, le chrétien est sacramentellement assimilé à Jésus qui anticipe en son baptême sa mort et sa résurrection ; il doit entrer dans ce mystère d’abaissement humble et de repentance, descendre dans l’eau avec Jésus, pour remonter avec lui, renaître de l’eau et de l’Esprit pour devenir, dans le Fils, fils bien-aimé du Père et  » vivre dans une vie nouvelle  » :
    Ensevelissons-nous avec le Christ par le Baptême, pour ressusciter avec lui ; descendons avec lui, pour être élevés avec lui ; remontons avec lui, pour être glorifiés en lui. (S. Grégoire de Naz., or. 40, 9)
    Tout ce qui s’est passé dans le Christ nous fait connaître qu’après le bain d’eau, l’Esprit Saint vole sur nous du haut du ciel et qu’adoptés par la Voix du Père, nous devenons fils de Dieu. (S. Hilaire, Mat.
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    Catéchisme de l’Eglise catholique

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