Étiquette : Eglise

  • « Priez le maître de la moisson »

    une-eglise-image-d-archives

    En nous souvenant de la recommandation de Jésus : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson », nous éprouvons grandement le besoin de prier pour les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Il n’est pas surprenant que, là où l’on prie avec ferveur, les vocations fleurissent. La sainteté de l’Église dépend essentiellement de l’union avec le Christ et de l’ouverture au mystère de la grâce, qui agit dans le cœur des croyants. C’est pourquoi, je voudrais inviter tous les fidèles à cultiver une relation intime avec le Christ, Maître et Pasteur de son peuple, en imitant Marie, qui gardait dans son cœur les divins mystères et les méditait assidûment (Lc 2,19). Avec elle, qui tient une place centrale dans le mystère de l’Église, nous prions :

    Père, fais se lever parmi les chrétiens
    de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
    qui maintiennent la foi vivante
    et gardent une mémoire pleine de gratitude de ton Fils Jésus,
    par la prédication de sa parole
    et l’administration des sacrements,
    par lesquels tu renouvelles continuellement tes fidèles.

    Donne-nous de saints ministres de ton autel,
    qui soient des gardiens attentifs et fervents de l’eucharistie,
    sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde.

    Appelle des ministres de ta miséricorde,
    qui dispensent la joie de ton pardon
    par le sacrement de la réconciliation.

    Père, fais que l’Église accueille avec joie
    les nombreuses inspirations de l’Esprit de ton Fils
    et, qu’en étant docile à ses enseignements,
    elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal
    et à la vie consacrée.

    Soutiens les évêques, les prêtres, les diacres,
    les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,
    afin qu’ils accomplissent fidèlement leur mission
    au service de l’Évangile.

    Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.

    Marie, Reine des apôtres, prie pour nous !

    Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
    Message pour la journée mondiale de prière pour les vocations, 07/05/2006 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Dans l’Église, le Christ nous appelle à la conversion.

    JP II

    L’Église vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu’elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice. Dans ce cadre, la méditation constante de la parole de Dieu, et surtout la participation consciente et réfléchie à l’eucharistie et au sacrement de pénitence ou de réconciliation ont une grande signification.

    L’eucharistie nous rapproche toujours de cet « amour plus fort que la mort » (Ct 8,6) : en effet « chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons cette coupe », non seulement « nous annonçons la mort » du Rédempteur, mais aussi « nous proclamons sa résurrection, dans l’attente de sa venue dans la gloire » (Missel romain; cf 1Co 11,26). La liturgie eucharistique, célébrée en mémoire de celui qui, dans sa mission messianique, nous a révélé le Père par sa parole et par sa croix atteste l’amour inépuisable en vertu duquel il désire toujours s’unir à nous et ne faire qu’un avec nous, allant à la rencontre de tous les cœurs humains.

    C’est le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation qui « aplanit la route » (Lc 3,3; Is 40,3) de chacun, même quand il est accablé par de lourdes fautes. Dans ce sacrement, tout homme peut expérimenter de manière unique la miséricorde, c’est-à-dire l’amour qui est plus fort que le péché.

    Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Encyclique « Dives in Misericordia » § 13 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • Une guérison le jour du sabbat, symbole de l’achèvement de la création

    1

    Ce monde est très bon, tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi : personne ne pourrait en douter. Si la création était désordonnée, si l’univers évoluait au hasard, on pourrait mettre en doute cette affirmation. Mais puisque le monde a été fait avec sagesse et science, de façon raisonnable et logique, puisqu’il a été orné de toute beauté, il faut que celui qui y préside et qui l’a organisé ne soit autre que la Parole de Dieu, son Verbe, son Logos…

    Étant la Parole bonne du Dieu de bonté, c’est ce Verbe qui a disposé l’ordre de toutes choses, qui a réuni les contraires avec les contraires pour en former une seule harmonie. C’est lui, « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,24), qui fait tourner le ciel, qui suspend la terre et qui, sans qu’elle repose sur rien, la maintient par sa propre volonté (cf He 1,3). Le soleil éclaire la terre par la lumière qu’il reçoit de lui, et la lune reçoit sa mesure de sa lumière. Par lui, l’eau est suspendue dans les nuages, les pluies arrosent la terre, la mer garde ses limites, la terre se couvre de plantes de toutes sortes (cf Ps 103)…

    La raison pour laquelle cette Parole, le Verbe de Dieu, est venue jusqu’aux créatures est vraiment admirable… La nature des êtres créés est passagère, faible, mortelle ; mais puisque le Dieu de l’univers est par nature bon et excellent, il aime les hommes… Voyant donc que par elle-même toute la nature créée s’écoule et se dissout, pour lui éviter cela et pour que l’univers ne retourne pas au néant…, Dieu ne l’abandonne pas aux fluctuations de sa nature. Dans sa bonté, par son Verbe, il gouverne et maintient toute la création… Elle ne subit donc pas le sort qui serait le sien si le Verbe ne la gardait pas, c’est-à-dire l’anéantissement. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature, parce que c’est par lui que tout subsiste, les choses visibles et invisibles, et il est aussi la tête de l’Eglise » (Col 1,15-18).

    Saint Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église
    Contre les païens, 40 ; SC 18 (trad. SC p. 190 rev.)

     

     

     

  • « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

    MESSE COULEUR3Notre mère la sainte Église estime qu’il lui appartient de célébrer l’œuvre salvifique de son Époux divin par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année. Chaque semaine, au jour qu’elle a appelé « jour du Seigneur », elle fait mémoire de la résurrection du Seigneur, qu’elle célèbre encore une fois par an, en même temps que sa bienheureuse Passion, par la grande solennité de Pâques…

    En célébrant ainsi les mystères de la rédemption, elle ouvre aux fidèles les richesses de la puissance et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, les mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long du temps, et les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut…

    En vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la résurrection du Christ, l’Église célèbre le mystère pascal chaque huitième jour, qui est nommé à juste titre « le jour du Seigneur », c’est-à-dire le jour dominical, ou dimanche. Ce jour-là, en effet, les fidèles doivent se rassembler pour entendre la parole de Dieu et participer à l’eucharistie, et faire ainsi mémoire de la Passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâce à Dieu qui les « fait renaître pour une vivante espérance par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1P 1,3). C’est pourquoi le dimanche est le jour de fête primordial qu’il faut proposer avec insistance à la dévotion des fidèles, de sorte qu’il devienne aussi jour de joie et de cessation de travail.

    Concile Vatican II
    Constitution sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum Concilium »,  § 102, 106

     

     

     

     

  • « C’est ma paix que je vous donne. » (Jn 14,27)

    drapeau-pour-la-paix

    La paix n’est pas une pure absence de guerre et elle ne se borne pas seulement à assurer l’équilibre de forces adverses ; elle ne provient pas non plus d’une domination despotique, mais c’est en toute vérité qu’on la définit « œuvre de justice » (Is 32,17). Elle est le fruit d’un ordre inscrit dans la société humaine par son fondateur divin, et qui doit être réalisé par des hommes qui ne cessent d’aspirer à une justice plus parfaite… La paix n’est jamais chose acquise une fois pour toutes, mais elle est sans cesse à construire. Comme, de plus, la volonté humaine est fragile et qu’elle est blessée par le péché, l’avènement de la paix exige de chacun le contrôle constant de ses passions et la vigilance de l’autorité légitime. Mais ceci est encore insuffisant… La ferme volonté de respecter les autres hommes et les autres peuples ainsi que leur dignité, la pratique assidue de la fraternité sont absolument indispensables à la construction de la paix. Ainsi la paix est-elle aussi le fruit de l’amour qui va bien au-delà de ce que la justice peut apporter.

    La paix terrestre qui naît de l’amour du prochain est une image et un effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné en personne, « prince de la paix » (Is 9,5), a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l’unité de tous en un seul peuple et un seul corps ; « il a tué la haine dans sa propre chair » (Ep 2,16). Et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l’Esprit de charité dans le cœur des hommes. C’est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité, tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix…

    Dans la mesure où les hommes sont pécheurs, le danger de guerre menace, et il en sera ainsi jusqu’au retour du Christ. Mais dans la mesure où, unis dans l’amour, les hommes surmontent le péché, ils surmontent aussi la violence, jusqu’à l’accomplissement de cette parole : « De leurs épées ils forgeront des socs de charrue et de leurs lances des faucilles. Les nations ne tireront plus l’épée l’une contre l’autre et ne s’exerceront plus au combat » (Is 2,4).

    Concile Vatican II
    Constitution sur l’Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 78

     

     

     

     

     

  • Fête de St Laurent, diacre et martyr

    St Laurent-Carlo CrivelliSaint Laurent était diacre à Rome. Les persécuteurs de l’Église lui demandaient de livrer les trésors de l’Église ; c’est pour obtenir un vrai trésor dans le ciel qu’il a souffert des tourments dont on ne peut entendre le récit sans horreur : il a été étendu sur un gril sur un feu… Cependant, il a triomphé de toutes les douleurs physiques par la force extraordinaire qu’il puisait dans sa charité et dans le secours de Celui qui le rendait inébranlable : « C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre » (Ep 2,10).

    Voici ce qui a provoqué la colère des persécuteurs… Laurent a dit : « Faites venir avec moi des chariots sur lesquels je puisse vous apporter les trésors de l’Église. » On lui a donné des chariots ; il les a chargés de pauvres et les a fait revenir, en disant : « Voici les trésors de l’Église. »

    Rien n’est plus vrai, mes frères ; dans les besoins des pauvres se trouvent les grandes richesses des chrétiens, si nous comprenons bien comment faire fructifier ce que nous possédons. Les pauvres sont toujours devant nous ; si nous leur confions nos trésors, nous ne les perdrons pas.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 302, pour la fête de saint Laurent

     

     

     

     

  • « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson »

    moisson

    .

    Les laïcs, rassemblés dans le Peuple de Dieu et constitués en un seul corps du Christ sous une seule Tête (1Co 12,12; Col 2,19), sont tous appelés, quels qu’ils soient, à contribuer, comme des membres vivants et de toutes les forces qu’ils ont reçues de la bonté du Créateur et de la grâce du Rédempteur, à l’accroissement de l’Église et à sa sanctification continuelle.

          L’apostolat des laïcs est donc une participation à la mission salvatrice de l’Église elle-même ; tous sont destinés à cet apostolat par le Seigneur lui-même en vertu de leur baptême et de leur confirmation. Les sacrements, et en particulier la sainte eucharistie, communiquent et alimentent cet amour envers Dieu et envers les hommes qui est l’âme de tout l’apostolat. Mais les laïcs sont spécialement appelés à rendre l’Église présente et agissante en tout lieu et en toute circonstance où elle ne peut devenir « le sel de la terre » (Mt 5,13) que par eux. Ainsi tout laïc, en vertu des dons qu’il a reçus, est à la fois un témoin et un instrument vivant de la mission de l’Église, « selon que le Christ a mesuré ses dons » (Ep 4,7)…

    C’est donc une tâche magnifique qui attend tous les laïcs : celle de travailler à ce que le plan divin du salut se réalise toujours davantage dans tous les hommes de tous les temps et par toute la terre. Que partout donc la voie leur soit ouverte afin que, selon leurs forces et selon les besoins du temps, ils puissent eux aussi travailler avec ardeur à l’œuvre salvatrice de l’Église.

    Concile Vatican II
    Constitution dogmatique sur l’Église « Lumen gentium », §33

     

     

     

  • « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche ! »

    témoins

    L’homme contemporain croit davantage les témoins que les maîtres, l’expérience que la doctrine, la vie et les faits que les théories. Première forme de la mission, le témoignage de la vie chrétienne est aussi irremplaçable. Le Christ, dont nous continuons la mission, est le « témoin » par excellence (Ap 1,5; 3,14) et le modèle du témoignage chrétien… La première forme de témoignage est la vie même du missionnaire, de la famille chrétienne et de la communauté ecclésiale, qui rend visible un nouveau mode de comportement. Le missionnaire qui, malgré toutes ses limites et ses imperfections humaines, vit avec simplicité à l’exemple du Christ est un signe de Dieu et des réalités transcendantes. Mais tous dans l’Église, en s’efforçant d’imiter le divin Maître, peuvent et doivent donner ce témoignage ; dans bien des cas, c’est la seule façon possible d’être missionnaire.

    Le témoignage évangélique auquel le monde est le plus sensible est celui de l’attention aux personnes et de la charité envers les pauvres, les petits et ceux qui souffrent. La gratuité de cette attitude et de ces actions, qui contrastent profondément avec l’égoïsme présent en l’homme, suscite des interrogations précises qui orientent vers Dieu et vers l’Évangile. De même, l’engagement pour la paix, la justice, les droits de l’homme, la promotion humaine est un témoignage évangélique dans la mesure où il est une marque d’attention aux personnes et où il tend vers le développement intégral de l’homme.

    Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Lettre encyclique « Redemptoris Missio », 42 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • Précieux sang de Jésus

    Après le mois du Sacré-Coeur, le mois de Juillet est traditionnellement consacré au Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. Par cette fête, l’Eglise nous rappelle que c’est exclusivement par Lui, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés. A chaque Saint-Sacrifice de la Messe, Notre-Seigneur Jésus-Christ ne cesse de répandre Son Précieux Sang purificateur sur le monde, criant non vengeance, mais Miséricorde…

    Précieux sang

    Incomparable Victime préparée par l’Éternel, l’Enfant-Dieu commence Sa Mission de Rédempteur au jour de la Circoncision. Ensuite, au Jardin des Oliviers, la terre est arrosée de la sueur de Son Sang adorable. Au prétoire, ce ne sont plus des gouttes, mais des ruisseaux de Sang qui coulent de tout Son Corps, sous les coups redoublés de la flagellation. Sa Sainte Face et Sa Tête ne sont pas épargnées, les épines qui y sont enfoncées l’inondent et l’empourprent de Son Précieux Sang. Dans les sentiers du Calvaire, tous les pas du Rédempteur sont marqués par des traces de Sang. Ce Précieux Sang jaillit encore avec effusion au moment où les soldats Lui arrachent violemment Ses habits collés à Ses Saintes Plaies. Lorsque Ses pieds et Ses mains sont percés par de gros clous qui fixent Son Saint Corps à la Croix, quatre fleuves de Sang fécondent la terre desséchée et maudite par le péché. Avec le coup de lance, une nouvelle plaie s’ouvre encore et laisse sortir la dernière goutte de Sang des veines de notre Très Doux Sauveur.
    Rachetés à un si haut prix, ne nous rendons donc plus esclaves des créatures. Nous portons sur nos fronts la Croix du Christ, nous sommes teints de Son Sang. N’effaçons pas les marques d’une si glorieuse servitude. Puisqu’Il a racheté notre vie si chèrement, consacrons-la toute entière au service de ce Dieu d’Amour et ne rompons pas un marché qui nous est si avantageux. Lorsque le Prêtre offre ce Très Précieux Sang sur l’Autel, entourons-le de nos plus respectueux hommages et adorations.
  • Sources vives

    .
    Notre monde moderne a faim et soif de bonheur. Il a faim de pain, il a encore plus faim et soif de Dieu.
    Des millions d’âmes attendent de nous le pain vivant de la doctrine pour boire aux sources vives que l’Esprit Saint fait jaillir du sein de son Eglise.
    .
    .

    Père Eugène-Marie de l’Enfant-Jésus, carmélite, (1894-1967) in « Vie »

     

     

     

    .