Étiquette : Dieu

  • « Là où je suis, vous serez aussi. »

    Si le monde savait ce qu’est aimer Dieu, ne serait-ce qu’un petit peu, il aimerait aussi son prochain. Quand on aime Jésus, quand on aime le Christ, on aime forcément ce qu’il aime. N’est-il pas mort d’amour pour les hommes ? Car, en transformant notre cœur en cœur du Christ, nous ressentons et nous percevons ses effets, et le plus grand d’entre eux c’est l’amour, l’amour de la volonté du Père, l’amour envers tout le monde qui souffre, qui peine, le frère lointain, qu’il soit anglais, japonais ou moine, l’amour envers Marie. Enfin, qui pourra comprendre l’amour du Christ ? Personne ; mais il y en a qui possèdent quelques petites étincelles, très cachées, très en silence, et sans que le monde le sache.

    Mon Jésus, que tu es bon ! Tu fais tout merveilleusement bien. Tu me montres le chemin, tu me montres le but. Le chemin est la douce croix, le sacrifice, la renonciation à soi-même, quelquefois la bataille sanglante qui se résout, en larmes, sur le Calvaire ou dans le jardin des Oliviers. Le chemin est, Seigneur, d’être le dernier, le malade, le pauvre… Mais peu importe, au contraire !… Ces renoncements sont agréables quand ils suscitent dans l’âme la charité, la foi et l’espérance ; c’est ainsi que tu transformes les épines en roses.

    Et le but ? Le but c’est toi, et rien d’autre que toi. Le but c’est l’éternelle possession de toi dans le ciel, avec Marie, avec tous les anges et tous les saints. Mais ce sera là-haut, dans le ciel. Et pour encourager les chétifs, les faibles, les peureux comme moi, tu te manifestes quelquefois dans le cœur, et tu lui dis : « Que cherches-tu ? Que veux-tu ? Qui appelles-tu ? Tiens, regarde ce que je suis. Je suis la Vérité et la Vie »… Alors, Seigneur, tu remplis l’âme de tes serviteurs de douceurs inexprimables qu’on rumine en silence, que l’homme ose à peine expliquer. Mon Jésus comme je t’aime, malgré ce que je suis. Et plus je suis pauvre et misérable et plus je t’aime. Je t’aimerai toujours ; je m’agripperai à toi et je ne te lâcherai pas : je ne sais plus comment dire.

    Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
    Écrits spirituels, 12/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 410 rev.)

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  • « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

    Je m’incline devant toi, Pain des anges (Ps 78,25),
    Avec une foi profonde, espoir, amour,
    Et du plus profond de mon âme, je t’adore
    Bien que je sois néant.

    Je m’incline devant toi, Dieu caché,
    Et de tout mon cœur, je t’aime.
    Les voiles du mystère ne me gênent pas ;
    Je t’aime comme les élus au ciel.

    Je m’incline devant toi, Agneau de Dieu,
    Qui effaces les péchés de mon âme,
    Que je reçois en mon cœur, chaque matin,
    Et toi, tu m’aides à mon salut.

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    Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
    Petit Journal, § 1323 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 449)


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  • « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans compter. »

    Dieu nous donne ses grâces suivant les besoins que nous en avons. Dieu est une fontaine dans laquelle chacun puise de l’eau suivant les besoins qu’il en a. Comme une personne qui a besoin de six seaux d’eau en puise six ; de trois, trois ; un oiseau qui n’en a besoin que d’une becquetée ne fait que becqueter ; un pèlerin, avec le creux de sa main pour se désaltérer : il en est de même de nous à l’égard de Dieu.

    Nous devons avoir grande émotion à nous rendre fidèles à la lecture d’un chapitre du Nouveau Testament et à en produire, au commencement, les actes : d’adoration, adorant la parole de Dieu et sa vérité ; entrer dans les sentiments avec lesquels notre Seigneur les a prononcées et consentir à ces vérités ; se résoudre à la pratique de ces mêmes vérités… Surtout il faut se donner garde de lire par étude, disant : « Ce passage me servira pour telle prédication », mais seulement lire pour notre avancement.

    Il ne faut pas se décourager, si, l’ayant lu plusieurs fois, un mois, deux mois, six mois, on n’en est pas touché. Il arrivera qu’une fois nous aurons une petite lumière, un autre jour une plus grande, et encore plus grande lorsque nous en aurons besoin. Une seule parole est capable de nous convertir ; il n’en faut qu’une.

    Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
    Entretien spirituel du 19/01/1642 (Seuil 1960, p. 50)

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  • « Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. »

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-21.

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    Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
    Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
    Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
    En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;
    mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »

    Que nous dit la croix du Christ, qui est le dernier mot, pour ainsi dire, de son message et de sa mission messianiques ? Certes, elle n’est pas encore la parole ultime du Dieu de l’Alliance, qui ne sera prononcée qu’aux lueurs de cette aube où les femmes d’abord puis les apôtres, venus au tombeau du Christ crucifié, le trouveront vide et entendront pour la première fois cette annonce : « Il est ressuscité ». Ils la rediront à leur tour, et ils seront les témoins du Christ ressuscité.

    Toutefois, même dans la glorification du Fils de Dieu, la croix ne cesse d’être présente, cette croix qui — à travers tout le témoignage messianique de l’Homme-Fils qui a subi la mort sur elle — parle et ne cesse jamais de parler de Dieu-Père, qui est toujours fidèle à son amour éternel envers l’homme. Car « Il a tellement aimé le monde — donc l’homme dans le monde — qu’il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ».

    Croire dans le Fils crucifié signifie « voir le Père » (Jn 14,9), signifie croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde. Celle-ci en effet est la dimension indispensable de l’amour. Elle est comme son deuxième nom, et elle est en même temps la manière propre dont il se révèle et se réalise pour s’opposer au mal qui est dans le monde, qui tente et assiège l’homme, s’insinue jusque dans son cœur et peut « le faire périr dans la géhenne » (Mt 10,28).

    Bienheureux Jean-Paul II
    Encyclique « Dives in misericordia », § 7 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    « Rien n’est impossible à Dieu »

    Nous fêtons aujourd’hui l’admirable conception de Jésus par la Vierge. Nous célébrons le commencement de notre rédemption et annonçons le dessein de Dieu, formé avec bonté et puissance. Car si le Seigneur de l’univers était venu à la recherche de ses serviteurs en fuite pour les juger et non pour leur montrer sa bonté, il ne se serait jamais revêtu de cette fragile enveloppe de limon (Gn 2,7) dans laquelle il a pu souffrir avec nous et pour nous.

    Aux païens cela paraît, pour reprendre les paroles de saint Paul, de la faiblesse et de la folie (1Co 1,23.25), car ils se fondent sur les raisonnements de la vaine philosophie et forment des jugements sur le Créateur d’après les lois de la création. Est-il plus grande œuvre de puissance que de faire concevoir la Vierge, à l’encontre des lois de la nature ? Et, après avoir pris notre chair, de ramener une nature mortelle à la gloire de l’immortalité en passant par la mort ? C’est pourquoi l’apôtre dit : « La faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme » (v. 25)…

    Aujourd’hui le sein de la Vierge devient la porte du ciel par laquelle Dieu descend chez les hommes pour les faire monter au ciel.

    Saint Yves de Chartres (v. 1040-1116), évêque
    Discours 15 ; PL 162, 583 (trad. Delhougne, les Pères commentent, p. 483)

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  • « Ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. »

    « Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus : lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! C’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Ph 2,5-9)… Ce texte extraordinairement riche fait clairement allusion à la première chute… Jésus Christ revient sur les pas d’Adam. Contrairement à Adam, il est vraiment « comme Dieu » (cf Gn 3,5). Mais être comme Dieu, être égal à Dieu, c’est « être Fils » et donc totalement relation : « Le Fils ne peut rien faire de lui-même » (Jn 5,19). C’est pourquoi celui qui est véritablement égal à Dieu ne se cramponne pas à son autonomie, au caractère illimité de son pouvoir et de son vouloir. Parce qu’il parcourt le chemin inverse, il devient le tout-dépendant, il devient le serviteur. Parce qu’il ne prend pas le chemin de la puissance, mais celui de l’amour, il peut descendre jusqu’au mensonge d’Adam, jusqu’à la mort, et là, ériger la vérité, donner la vie.

    Ainsi, le Christ devient le nouvel Adam par qui la vie humaine prend un nouveau départ… La croix, lieu de son obéissance, devient ainsi le vrai arbre de vie. Le Christ devient l’image opposée au serpent, ainsi que le dit Jean dans son évangile. De cet arbre ne vient pas la parole de tentation, mais la parole de l’amour sauveur, la parole de l’obéissance, par laquelle Dieu lui-même s’est fait obéissant, et nous offre ainsi son obéissance comme champ de la liberté. La croix est l’arbre de vie à nouveau accessible. Dans sa Passion, le Christ, pour ainsi dire, a écarté le glaive fulgurant (Gn 3,24), a traversé le feu et a dressé la croix comme véritable axe du monde, sur lequel se relève le monde. C’est pourquoi l’eucharistie, comme présence de la croix, est l’arbre de vie qui reste toujours au milieu de nous et nous invite à recevoir les fruits de la vie véritable.

    Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
    Sermons de carême 1981 (trad. Au commencement, Fayard 1986, p. 84 rev.)

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  • Le doigt de Dieu

    « Que ta main intervienne pour me secourir ! » (Ps 118,173) C’est le Fils unique du Père qu’on appelle la main de Dieu, lui par qui Dieu a tout créé. Cette main est intervenue quand elle a pris notre chair, non seulement en ne causant aucune blessure à sa mère, mais encore, selon le témoignage du prophète, en prenant sur elle nos maladies, en se chargeant de nos souffrances (Is 53,4).

    Oui vraiment, cette main toute pleine de remèdes et de médicaments a guéri toute maladie. Elle a écarté tout ce qui conduit à la mort ; elle a ressuscité des morts ; elle a brisé les portes de l’enfer ; elle a enchaîné le fort et l’a dépouillé de ses armes ; elle a ouvert le ciel ; elle a répandu l’Esprit d’amour dans le cœur des siens. Cette main délivre les prisonniers et éclaire les aveugles ; elle relève ceux qui sont tombés ; elle aime les justes et garde les étrangers ; elle accueille l’orphelin et la veuve. Elle arrache à la tentation ceux qui sont menacés d’y succomber ; elle restaure par son réconfort ceux qui souffrent ; elle redonne la joie aux affligés ; elle abrite sous son ombre ceux qui peinent ; elle écrit pour ceux qui veulent méditer sa Loi ; elle touche et bénit le cœur de ceux qui prient ; elle les affermit dans l’amour par son contact ; elle les fait progresser et persévérer dans leurs œuvres. Enfin, elle les conduit à la patrie ; elle les ramène au Père.

    Car si elle s’est faite chair, c’est pour attirer l’homme par un homme, unissant notre chair à sa chair, pour ramener dans son amour la brebis errante à Dieu, le Père tout-puissant et invisible. Puisque cette brebis, pour avoir quitté Dieu, était tombée dans la chair, il était nécessaire que le mystère de l’Incarnation de cette main la conduise, pour la soulever et pour la ramener au Père (Lc 15,4s).

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque
    4e Homélie mariale ; SC 72 (trad. SC, p. 115 rev.)

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  • « Un homme avait deux fils »

    L’homme — tout homme — est ce fils prodigue : séduit par la tentation de se séparer de son Père pour vivre dans l’indépendance…, tombé dans la tentation, déçu par le vide qui, comme un mirage, l’avait fasciné ; seul, déshonoré, exploité alors qu’il cherche à se bâtir un monde entièrement à soi ; travaillé, même au fond de sa misère, par le désir de revenir à la communion avec son Père. Comme le père de la parabole, Dieu guette le retour du fils, l’embrasse à son arrivée et prépare la table pour le banquet des retrouvailles où le Père et les frères célèbrent la réconciliation…

    Mais la parabole met aussi en scène le frère aîné qui refuse de prendre sa place au banquet. Il reproche à son jeune frère ses égarements et à son père l’accueil qu’il lui a réservé alors qu’à lui-même, sobre et travailleur, fidèle à son père et à sa maison, jamais il n’a été accordé — dit-il — de festoyer avec ses amis. C’est là un signe qu’il ne comprend pas la bonté de son père. Tant que ce frère, trop sûr de lui-même et de ses mérites, jaloux et méprisant, rempli d’amertume et de colère, ne s’est pas converti et réconcilié avec son père et son frère, le banquet n’est pas encore pleinement la fête de la rencontre et des retrouvailles. L’homme — tout homme — est aussi ce frère aîné. L’égoïsme le rend jaloux, endurcit son cœur, l’aveugle et le ferme aux autres et à Dieu…

    La parabole du fils prodigue est avant tout l’histoire ineffable du grand amour d’un père… Mais en évoquant, sous la figure du frère aîné, l’égoïsme qui divise les frères entre eux, elle devient aussi l’histoire de la famille humaine… Elle dépeint la situation de la famille humaine divisée par les égoïsmes, elle met en lumière la difficulté de satisfaire le désir et la nostalgie d’être d’une même famille réconciliée et unie, et elle rappelle donc la nécessité d’une profonde transformation des cœurs pour redécouvrir la miséricorde du Père et pour vaincre l’incompréhension et l’hostilité entre frères.

    Bienheureux Jean-Paul II
    Exhortation apostolique « Reconciliatio et paenitentia », § 5-6 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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  • « Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

    « Mon enfant, tes péchés sont remis. » Par ces mots le Christ voulait être reconnu comme Dieu alors qu’il se cachait encore aux yeux humains sous l’aspect d’un homme. A cause des manifestations de sa puissance et ses miracles, on le comparait aux prophètes ; et pourtant c’était grâce à lui et grâce à sa puissance à lui qu’ils avaient opéré eux aussi des miracles. Accorder le pardon des péchés n’est pas au pouvoir de l’homme ; c’est la marque propre de Dieu. C’est ainsi que Jésus commençait à dévoiler sa divinité dans le cœur des hommes –- et cela rend les Pharisiens fous de rage. Ils répliquent : « Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, si ce n’est Dieu seul ? »

    Toi, Pharisien, tu crois savoir et tu n’es qu’un ignorant ! Tu crois célébrer ton Dieu et tu ne le reconnais pas ! Tu crois porter témoignage, et tu portes des coups ! Si c’est bien Dieu qui remet les péchés, pourquoi n’admets-tu pas la divinité du Christ ? Puisqu’il a pu accorder le pardon d’un seul péché, c’est donc lui qui efface les péchés du monde entier : « Voici l’agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). Pour que tu puisses comprendre sa divinité, écoute-le — car il a pénétré le fond de ton être. Regarde-le : il est parvenu jusqu’aux profondeurs de tes pensées. Comprends celui qui met à nu les intentions secrètes de ton cœur.

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
    Sermon 50 ; PL 52, 339 (trad. cf Matthieu commenté, DDB 1985, p. 73)

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  • Ne faire qu’un.

    «Pour faire l’expérience de l’union à Dieu, nous devons oublier le monde, les hommes, nous oublier nous-mêmes et plonger une bonne fois en Dieu, nous immerger en lui, nous prosterner devant lui et l’adorer. Dans cet acte d’adoration nous ne voulons rien obtenir pour nous. Nous ne prions pas en vue d’obtenir quelque chose, ni non plus pour avoir la solution de nos problèmes ; nous renonçons à nous-mêmes et tout simplement nous nous prosternons, parce que Dieu nous a touchés, parce qu’il est plus important que notre propre personne. En nous tous, est enfoui ce désir de pouvoir finalement nous oublier nous-mêmes et d’être tellement touchés par Dieu, que nous trouvons près de lui notre plein épanouissement… Le monde et les hommes seront perméables à Dieu si nous prenons du temps pour ce Dieu, si nous l’écoutons intérieurement dans le silence, pour nous approcher de ce mystère, mieux le comprendre et finalement faire un avec lui. L’amour n’interprète pas seulement les réalités de façon différente, il transforme. Il prend Dieu et son indescriptible mystère dans ses mains de telle façon qu’il devient un avec lui. C’est le but de tout amour : devenir un avec lui.»

    Anselm Grün, Une méditation pour chaque jour, p. 87-88.

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