Étiquette : Dieu

  • « Il fait lever le soleil sur les méchants et sur les bons. »

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    Tout tournera en bien : la plénitude de la joie, c’est de voir Dieu en tout. Par la même puissance, sagesse et amour bénis avec lesquels il a créé toute chose, il conduit tout continuellement au même but et il ramènera tout à lui. Quand le temps sera venu, nous verrons cela… Tout ce que fait notre Seigneur est juste ; tout ce qu’il permet contribue à son dessein — le bien et le mal. Car tout ce qui est bon, c’est l’œuvre de notre Seigneur ; ce qui est mal, il le permet. Je ne dis pas que le mal est valable ; mais je dis que ce que permet notre Seigneur contribue à son dessein. Ainsi, sa bonté sera connue à tout jamais, ainsi que les merveilles de son humilité et de sa douceur, dans cette œuvre de miséricorde et de grâce…

    Dieu lui-même est droiture par excellence ; toutes ses œuvres sont justes, ordonnées qu’elles sont de toute éternité par sa haute puissance, sa haute sagesse, sa haute bonté. De même qu’il a tout établi pour le mieux, de même il œuvre sans cesse avec droiture et conduit chaque chose à sa fin… Nous sommes gardés merveilleusement et à jamais dans cette droiture, plus que toute autre créature.

    Et la miséricorde est une œuvre qui provient de la bonté de Dieu ; elle continuera aussi longtemps qu’il sera permis au péché de tourmenter les âmes justes… Dieu permet que nous tombions ; mais il nous garde par sa puissance et sa sagesse. Par sa miséricorde et sa grâce, il nous élève à une joie infiniment plus grande. Ainsi veut-il être connu et aimé dans la droiture et dans la miséricorde, maintenant et à jamais.

    Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise
    Révélations de l’amour divin, ch. 35

     

     

     

     

  • « Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit. »

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    Quand l’homme noble sent en lui une inclination à posséder Dieu ou la grâce ou quoi que ce soit, il doit penser très peu au réconfort personnel que cela lui vaudra… Ceux qui rapportent complètement à Dieu ses dons corporels et spirituels, voilà les seuls qui deviennent capables et dignes de recevoir, en tout temps, plus de grâces encore… Mes enfants, il en est de ces hommes comme du bois de la vigne. Extérieurement il est noir, sec et de bien peu de valeur. À celui qui ne le connaîtrait pas, il semblerait n’être bon qu’à être jeté au feu et brûlé. Mais au dedans, au cœur de ce cep, sont cachées les veines pleines de vie et la grande force qui produit le fruit le plus précieux et le plus doux que bois et arbre aient jamais porté.

    Ainsi en est-il de ces gens, les plus aimables de tous, qui sont fixés en Dieu. À l’extérieur, en apparence, ils sont comme des gens qui dépérissent, ils ressemblent au bois noir et sec, car ils sont humbles et petits au dehors. Ce ne sont pas des gens à grandes phrases, à grandes œuvres et à grandes pratiques ; ils sont sans apparence et, à leur propre avis, ils ne brillent en rien. Mais celui qui connaîtrait la veine pleine de vie qui est dans leur fond où ils renoncent à ce qu’ils sont par leur nature propre, où Dieu est leur partage et leur soutien, quel bonheur cette connaissance lui procurerait !

    Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
    Sermon 7, Pour le dimanche de la Septuagésime (trad. Cerf 1991, p. 51 rev.)

     

     

     

     

  • « Personne ne peut rien arracher de la main du Père. »

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    Dieu est. La foi chrétienne ajoute : Dieu est en tant que Père, Fils et Saint Esprit, un en trois personnes. Dans la chrétienté un silence gêné entoure largement ce centre de sa foi. L’Église ne s’est-elle pas aventurée trop loin ? Ne vaudrait-il pas mieux laisser à une chose si grande, si impénétrable, son caractère inaccessible ? D’ailleurs, une telle réalité peut-elle signifier quelque chose pour nous ? Certes, cet article de foi reste la manière d’exprimer que Dieu est Tout-Autre, qu’il est infiniment plus grand que nous, qu’il dépasse toute notre pensée, tout notre être. Mais s’il n’avait rien à nous dire, son contenu ne nous aurait pas été révélé…

    Qu’est-ce que cela signifie ? Commençons là où Dieu lui aussi a commencé : il se nomme Père. La paternité humaine peut donner une idée de ce qu’il est. Mais là où il n’y a plus de paternité, là où la paternité n’est plus vécue comme un phénomène non seulement biologique mais aussi humain et spirituel, parler de Dieu le Père, c’est parler à vide… Là où la paternité n’apparaît plus que comme hasard biologique sans recours humain ou comme tyrannie à rejeter, il y a blessure dans la structure profonde de l’être humain. Pour être pleinement homme on a besoin du père au vrai sens du terme… : une responsabilité vis-à-vis de l’autre, sans dominer l’autre mais le rendre à lui-même dans sa liberté ; c’est-à-dire un amour qui ne désire pas prendre possession de l’autre…mais le veut pour sa vérité la plus intime, qui est en son créateur. Cette manière d’être père n’est possible qu’à condition d’accepter soi-même d’être enfant ; accepter la parole de Jésus : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux » (Mt 23,9), est la condition intérieure pour que des hommes puissent être pères de la bonne manière…

    Il faut compléter notre pensée : le fait que dans la Bible Dieu apparaît fondamentalement sous l’image du Père inclut le fait que le mystère du maternel, lui aussi, tire de lui son origine… Ce n’est pas comme abstraction que l’homme est « l’image de Dieu » (Gn 1,27) — cela ne nous amènerait qu’à un Dieu abstrait. Il l’est dans sa réalité concrète, c’est-à-dire dans la relation.

    Cardinal Joseph Ratzinger [Benoît XVI, pape de 2005 à 2013]
    Der Gott Jesu Christi (trad. Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977, p. 23s rev.)

     

     

     

  • Paix intérieure

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    « Ne pas s’opposer au mal  » signifie préserver sa paix intérieure. Nous savons que le Seigneur, tant qu’Il était dans Son enveloppe charnelle, était attentif à tous et à chacun, y compris ceux qui Le pourchassaient. Lui, le Dieu tout-puissant dont une seule pensée et une seule parole suffisent pour faire tout tomber et tout s’écrouler, nous a montré le chemin qu’il fallait suivre pour nous éloigner du mal. Le Seigneur Lui-même nous dit « de ne pas nous opposer ».
    Il nous dit de ne pas nous opposer au mal, car ne pas s’opposer au mal signifie « garder sa paix intérieure ». S’opposer constitue une mauvaise action, cela signifie répliquer de la même manière, ce qui aboutit à un conflit, ce qui revient à alimenter les esprits malins. Quand ces derniers attaquent et qu’ils ne rencontrent aucune opposition, alors leurs armes tombent aussitôt à terre et ils sont défaits.
    Aussi faut-il nous efforcer à tout prix, avec l’aide de Dieu, de prier sans cesse le Seigneur : « Seigneur, aide-moi à conserver la paix intérieure et apprends-moi à être une âme paisible, tranquille et douce, à l’image de tes anges et de tes saints.
     C’est pourquoi il faut être tout le temps en pensée avec le Seigneur.
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    Starets Thaddée, Paix et joie dans le Saint-Esprit. 
    seraphim-marc-elie.fr
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  • « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. »

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    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. » ‘ Ton ‘ Dieu est-il dit, et c’est une raison pour l’aimer davantage ; nous aimons bien plus ce qui est à nous que ce qui nous est étranger. C’est certain, le Seigneur ton Dieu mérite d’être aimé ; il s’est fait ton serviteur, pour que tu lui appartiennes et que tu ne rougisses pas de le servir… Trente années durant, ton Dieu s’est fait ton serviteur, à cause de tes péchés, pour t’arracher à la servitude du diable. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu. Lui qui t’a fait, il s’est fait ton serviteur, à cause de toi ; il s’est donné tout entier à toi, afin que tu te donnes à toi-même. Alors que tu étais malheureux, il a refait ton bonheur, s’est donné à toi pour te rendre à toi-même.

    Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu « de tout ton cœur. » ‘ Tout ‘ : tu ne peux garder pour toi aucune partie de toi. Il veut l’offrande de tout toi-même. Il t’a acheté tout entier de tout lui-même, pour te posséder, lui seul, toi tout entier. Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur. Ne va pas, comme Ananie et Saphire, garder pour toi une partie de toi-même, car alors tu pourrais périr comme eux (Ac 5,1s). Aime donc totalement et non en partie. Car Dieu n’a pas de parties ; il est tout entier partout. Il ne veut pas de partage en ton être, lui qui est tout entier en son Être. Si tu te réserves une partie de toi-même, tu es à toi, et non pas à lui.

    Veux-tu donc tout posséder ? Donne-lui ce que tu es, et il te donnera ce qu’il est. Tu n’auras plus rien de toi ; mais tu auras tout lui-même avec tout toi-même.

    Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église
    Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Éds. franciscaines 1944, p. 212)

     

     

     

  • Livre de Jérémie 7,23-28.

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    Parole du Seigneur. Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Soyez attentifs à ma voix. Alors je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple; suivez jusqu’au bout la route que je vous prescris, et vous serez heureux. »
    Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais conseils de leur cœur obstiné ; ils ont reculé au lieu d’avancer.
    Depuis le jour où vos pères sont sortis d’Égypte jusqu’à aujourd’hui, j’ai envoyé vers vous tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés inlassablement.
    Mais vous ne m’avez pas écouté, vous n’avez pas prêté l’oreille, vous avez raidi votre cou, vous avez été pires que vos pères.
    Tu auras beau leur répéter ces paroles, ils ne t’écouteront pas davantage. Tu pourras les appeler, ils ne répondront pas.
    Tu leur diras alors : « Voilà bien la nation qui n’a pas été attentive à la voix du Seigneur son Dieu, et ne s’est pas laissé former par lui ! La fidélité est morte ; on n’en parle plus. »

     

     

     

     

  • Au coeur du Carême

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    Printemps: saison des fleurs, des giboulées et du légume à l’eau. Le légume à l’eau à cause du carême. Et c’est bien ainsi que, le plus souvent, nous nous représentons le carême. Le temps du légume à l’eau, du poisson bouilli, des vents aigres, des sermons austères. Pour les plus jeunes, le carême évoque plutôt le bol de riz et l’action de solidarité à destination du tiers-monde.
    (…)  Cette réalité  n’est pas fausse: le jeûne, la charité, la maîtrise de soi, la sobriété, le recueillement, la pénitence, tout cela fait partie du carême.
    Comme autant de moyens. Le but, quant à lui, est de se débarasser de tout ce qui nous encombre, à l’extérieur et à l’intérieur, pour n’avoir plus devant les yeux et dans le coeur que l’essentiel: Jésus mort et ressuscité.
    Les Israélites savent bien que la voix de Dieu ne s’entend clairement qu’au désert, ou bien dans le secret d’une pièce close. Pour entendre Dieu, il faut éloigner le brouhaha. C’est pour cela même que le carême est dépouillement, parce que Dieu demande, pour être contemplé et entendu, un peu d’effort et d’intimité.
    Le carême n’est donc pas le temps du manque; c’est le temps, au contraire, des retrouvailles. Écarter le superflu, délaisser les bagages encombrants, se retrouver tel qu’on est en vérité devant le Christ tel qu’il est en vérité. Il peut arriver qu’il nous soit imposé par la santé, il peut arriver qu’il nous coûte, il peut arriver que nous n’y arrivions pas… ce n’est pas très grave. le Christ sourit à ceux qui le cherchent sincèrement. Même s’ils sont maladroits ou naïfs, et nous le sommes tous un peu. Quel que soit notre effort de carême, petit ou grand, souvenons-nous du but: le Christ pour seul essentiel, et le reste pour accessoire.
    (…)

    Fr. Yves Combeau, o.p.: »Le carême, saison des retrouvailles » 
    Le Jour du Seigneur – février-mars 2014

     

     

     

     

  • Printemps

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    Un oiseau chante dans le jardin. Ne le dérange pas.? Fais-toi le plus petit possible, le plus effacé,?le plus silencieux. Écoute-le.? Ne cherche pas à l’attraper, à l’apprivoiser.? C’est la création qui chante.? Et son chant est celui de son Créateur.?? Des roses s’épanouissent dans le jardin. ?Laisse-les fleurir.? Ne tends pas la main pour les cueillir.? Réjouis-toi de les voir si belles, si fraîches.? C’est le sourire du Créateur.

    Et surtout, si Dieu vient à fleurir dans? ton jardin, ne cherche pas à le ramener à toi.? Laisse Dieu être Dieu.? Réjouis-toi seulement de ce qu’il est Dieu. ?Qu’il fleurisse dans ton jardin ou dans celui du voisin,? peu importe. Il est Dieu, cela suffit.

    Et si tu rencontres un misérable, un être douloureux? ou désespéré, tais-toi, écoute-le.? Emplis tes yeux de sa présence, de son existence,? jusqu’à ce qu’il découvre lui-même, dans ton regard ?qu’il existe vraiment et que tu es son frère.? Alors tu trouveras les gestes et les mots? qui conviennent.? Et peut-être n’y aura-t-il rien à dire ou à faire ?? Il existe. Tu l’as fait exister. Tu as été Dieu pour ton frère.

    Alors tu entendras toi aussi le chant de la flûte neuve.? Tu ne seras pas un violent, un conquérant, un rapace. Tu connaîtras la joie divine d’exister. Tu auras le cœur léger.

     

    Eloi Leclerc.? « Le soleil se lève sur Assise », DDB

  • « Va d’abord te réconcilier avec ton frère. »

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    Il y a une miséricorde dans le ciel à laquelle on parvient par la miséricorde sur cette terre… Et il y a deux sortes d’aumône : l’une bonne, l’autre meilleure. L’une qui consiste à offrir un morceau de pain aux pauvres ; l’autre à pardonner aussitôt à ton frère qui a péché contre toi. Avec l’aide du Seigneur, empressons-nous de pratiquer ces deux sortes d’aumône pour pouvoir recevoir le pardon éternel et la vraie miséricorde du Christ. Car lui-même, il a dit : « Si vous pardonnez, votre Père vous pardonnera aussi vos péchés ; si vous ne pardonnez pas, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos péchés » (Mt 6,14s). Et l’Esprit Saint s’écrie ailleurs : « L’homme garde sa colère envers l’homme et il cherche auprès de Dieu un remède ? Il n’a pas de miséricorde pour un homme, son semblable, et il demande à Dieu miséricorde ? » (cf Si 28,3s)…

    Hâtons-nous, autant que nous le pouvons et tant que nous vivons, d’avoir ces deux sortes d’aumône et de les distribuer aux autres. Ainsi au jour du jugement nous pourrons dire en toute assurance : « Donne, Seigneur, parce que nous avons donné. »

    Saint Césaire d’Arles (470-543), moine et évêque
    Sermons au peuple, n°25 ; SC 243 (trad. SC p. 77 rev.)

     

     

     

     

     

  • La gratuité de Dieu

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    Dieu nous sauve gratuitement. Il n’attend pas de nous des mérites, des efforts… La morale chrétienne, les bonnes actions que nous pouvons faire ne sont pas des conditions préalables à la bonté de Dieu, c’est un remerciement de notre part à Dieu. C’est parce que nous sommes sauvés que nous avons envie de remercier Dieu enétant le plus justes possible, et pas l’inverse, comme on le pense souvent. Ce n’est pas très neuf, l’Evangile le dit volontiers.
    Jésus dit : « Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé« . Jn, 3. C’est écrit noir sur blanc. Et plus loin, au chapitre 17, alors que Pierre vient de le trahir et que Judas vient de le vendre, Jésus dit à son Père : « Ils ont gardé ta Parole », il prend leur défense. Il nous fait confiance, il est sûr de nous alors même que nous ne sommes pas sûrs de lui. (…)
    La gratuité de Dieu, cela veut dire que c’est pour rien. Vous n’aimez pas vos enfants pour qu’ils prennent soin de vous plus tard, quand vous serez vieux. Vous les aimez pour rien, parce qu’ils sont là et que leur existence justifie la vôtre. Je pense que l’amour de Dieu est du même ordre, sans condition. La meilleure preuve, c’est qu’il choisit d’être du côté des coupables pour que tous les coupables puissent croire que l’amour de Dieu pour les coupables est sans condition. [La gratuité de Dieu] est plus tangible qu’ailleurs dans l’univers carcéral. Je ne suis pas aumônier, à chacun sa place, mais je suis convaincue que des gens font un chemin de vérité en prison, s’ils sont accompagnés et s’ils ont une relation possible avec une personne de confiance, qui peut être l’aumônier, un soignant, une personne de leur famille. Des gens font un chemin de vérité, et ce chemin a clairement quelque chose à voir avec l’Evangile, et certains savent très bien que le Christ est de leur côté, du côtédes coupables, d’autant plus qu’eux-mêmes sont coupables.
    Quand on voit des gens grandir, s’épanouir, être heureux, on est témoin de la grâce de Dieu qui les aide à vivre. Même en prison. Dans et hors de la prison, il y a les mêmes gens.
    La grâce de Dieu, c’est très simple. C’est accepter d’être accepté par Dieu. Cela demande beaucoup d’humilité. Etre simple, être ce qu’on est, ne pas vouloir être autre chose que ce qu’on est, profiter de la présence des autres, d’être là avec eux, sans se projeter dans ce qu’on va faire demain, sans regretter ce qu’on a fait hier. Une attitude de l’ordre de la reconnaissance et de l’émerveillement. […] Le mot-clé, c’est la présence. Quand on est présent aux autres, on est présent à soi-même, et non l’inverse. C’est dans la relation aux autres qu’on est présent à soi-même. Par exemple il ne faut pas attendre de s’aimer soi-même pour aimer les autres. C’est en aimant l’autre qu’on aura quelque chance de s’aimer soi-même.
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    Anne Lécu, dominicaine, théologienne, médecin de prison, répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l’émission « Mille questions à la foi » sur Radio Notre-Dame. 
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