Étiquette : Christ

  • Marcher à sa suite

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    Le « moment favorable » (2Co 6,2) et de grâce du carême nous montre sa signification spirituelle à travers l’antique formule : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière », que le prêtre prononce lorsqu’il impose un peu de cendres sur notre tête. Nous sommes ainsi renvoyés aux débuts de l’histoire humaine, quand le Seigneur a dit à Adam, après la faute des origines : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise » (Gn 3,19 ; 2,7)…

    L’homme est poussière et il retournera à la poussière, mais il est une poussière précieuse aux yeux de Dieu, parce que Dieu a créé l’homme en le destinant à l’immortalité. Ainsi, cette formule liturgique…trouve la plénitude de son sens en référence au nouvel Adam, le Christ (1Co 15,45). Le Seigneur Jésus lui aussi a librement voulu partager avec chaque homme le sort de la fragilité, en particulier à travers sa mort sur la croix ; mais cette mort précisément, pleine de son amour pour le Père et pour l’humanité, a été le chemin de la résurrection glorieuse, à travers laquelle le Christ est devenu la source d’une grâce donnée à tous ceux qui croient en lui et participent à la vie divine elle-même.

    Cette vie qui n’aura pas de fin est déjà en acte dans la phase terrestre de notre existence, mais elle sera portée à son accomplissement après la résurrection de la chair. Le petit geste de l’imposition des cendres nous révèle donc la richesse de sa signification : c’est une invitation à parcourir le temps du carême comme une immersion plus consciente et plus intense dans le mystère pascal du Christ, dans sa mort et sa résurrection, à travers la participation à l’eucharistie et à la vie de charité. Nous renouvelons notre engagement à suivre Jésus, à nous laisser transformer par son mystère pascal, pour l’emporter sur le mal et faire le bien, pour faire mourir notre « vieil homme » lié au péché et faire naître l’« homme nouveau » (Ep 4,22s) transformé par la grâce de Dieu.

    Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
    Audience générale du 17/02/2010 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Miséricorde

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    La vie dans la suite du Christ n’est pas « un long fleuve tranquille ». Tous ayant rencontré Jésus le Christ, nous faisons l’expérience qu’ « on ne naît pas chrétien, on le devient » [ajouterai-je tous les jours], que sans cesse il y a un combat à mener avec des moments de victoire et de dépassement, avec des instants de défaite et de faiblesse.
    Tout n’est pas joué parce qu’un jour il a été dit : « Je crois ». C’est toute la vie, dans toutes ses dimensions, qui sans cesse a besoin d’être évangélisée, qui a besoin d’être libérée de ses pulsions, de ses attachements désordonnés, de ses dévoiements La vie chrétienne, à la lumière de l’Evangile, se découvre un parcours de croyant pour mieux aimer.
    C’est parce que nous sommes dans la lumière qu’est le Christ, que nous distinguons les zones d’ombre dans notre vie et parfois il nous arrive de nous retrouver dans la nuit du doute, du questionnement, du refus d’aimer, de l’infidélité, de la trahison, Comme Nicodème [cf. Jean 3], il nous faut aller « de nuit » à la source de la voix qui peut nous remettre sur la voie : « Il vous faut renaître d’en-haut ». Et nous sommes toujours dans ces commencements, en cette naissance.
    Comment ne pas se souvenir de ce que Jésus dit à propos de sa venue et de sa mission : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » [Jean 10, 10] ? Aucune illusion de sa part de ce que nous pourrions atteindre par nous-mêmes mais conviction que la vie, celle que Dieu veut pour nous, est donnée par grâce :

    « La miséricorde (de Dieu) n’a donc pas de bornes, et chaque fois que le pécheur se repent, la voici qui vient, qu’il soit question de petits ou de grands péchés. Tu as failli, relève-toi, la miséricorde t’accueille ; tu es tombé, crie, et la miséricorde accourt. Tu as de nouveau failli, tu es de nouveau tombé, tourne-toi vers le Seigneur : il te recevra avec des entrailles de bonté. Tu as failli, tu es tombé une troisième et une quatrième fois, pleure ta faute, la miséricorde ne te laissera jamais. A chaque chute, relève-toi, et la miséricorde n’aura pas de fin »[Savonarole, Dernières méditations, p. 67].

    (…) A travers ces signes, Dieu nous dit son attente et sa tendresse. Dieu ne se complaît pas dans le passé, il croit en demain avec vous. C’est l’expérience d’Israël dans l’Ancien Testament ; c’est une lecture possible des récits de guérison dans les évangiles.
    En lisant ce que vous avez écrit, j’entends la parabole de la brebis égarée [Luc 15, 3-7]. Le berger, c’est lui qui cherche la brebis ; elle, elle se signale en appelant. Mais quelle fête quand il l’a retrouvée : « Et quand il l’a retrouvée, il la charge tout joyeux, sur ses épaules, et, de retour à la maison, il réunit ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée ma brebis qui était perdue ! Je vous le déclare, c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion ! »
    (…)
    Comment ne pas nous réjouir avec vous de goûter la miséricorde de Dieu qui rejoint chacun ?
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    Jean-Luc Ragonneau, jésuite
    Extraits de la réponse à la question d’une internaute sur la miséricorde divine
    croire.com
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  • « Lève-toi ! »

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    Chers jeunes, seul le Christ peut donner la vraie réponse à toutes vos difficultés ! Le monde a besoin de votre réponse personnelle aux paroles de vie du maître : « Je te le dis, lève-toi ! » Nous voyons comment Jésus vient à la rencontre de l’humanité dans les situations les plus difficiles et les plus pénibles. Le miracle accompli dans la maison de Jaïre nous montre son pouvoir sur le mal. Il est le Seigneur de la vie, le vainqueur de la mort… Cherchez le Christ ! Regardez vers le Christ ! Vivez en Christ ! Tel est mon message : « Que Jésus soit la pierre angulaire (Ep 2,20) de vos vies et de la nouvelle civilisation que vous aurez à construire dans un esprit de solidarité généreuse et de partage. Il ne peut pas y avoir d’authentique croissance humaine dans la paix et la justice, dans la vérité et la liberté, sans la présence du Christ et de sa force salvatrice. »

    Que signifie construire votre vie sur le Christ ? Cela signifie se laisser prendre par son amour. Un amour qui demande cohérence dans le comportement, qui exige que l’on adapte sa conduite à la doctrine et aux commandements de Jésus Christ et de son Église, un amour qui remplit nos vies d’un bonheur et d’une paix que le monde ne peut pas donner (Jn 14,27), même s’il en a tant besoin. N’ayez pas peur des exigences de l’amour du Christ. Craignez, au contraire, la pusillanimité, la légèreté, la recherche de vos intérêts propres, l’égoïsme, tout ce que veut faire taire la voix du Christ qui, s’adressant à chacun d’entre nous, répète : « Je te le dis, lève-toi. »

    Regardez vers le Christ avec courage, contemplant sa vie à travers une calme lecture de l’Évangile ; en vous entretenant avec lui avec confiance dans l’intimité de la prière, dans les sacrements, spécialement dans la sainte eucharistie… Si vous vous entretenez avec le Christ, vous entendrez vous aussi au plus intime de votre âme les exigences du Seigneur, ses continuels encouragements. Jésus continue à s’adresser à vous et à vous répéter : « Je te le dis, lève-toi. »

    Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005), pape
    Discours du 02/04/1987 aux jeunes du Chili (trad. DC 1939, p. 481)

     

     

     

  • « Il institua les Douze. »

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    Le Seigneur Jésus, « que le Père a consacré et envoyé dans le monde », fait participer tout son Corps mystique à l’onction de l’Esprit qu’il a reçue : en lui, tous les chrétiens deviennent un « sacerdoce saint et royal », « offrant des sacrifices spirituels à Dieu par Jésus Christ, » et « proclament les hauts faits de celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » Il n’y a donc aucun membre qui n’ait sa part dans la mission du Corps tout entier ; bien au contraire, chacun doit « sanctifier Jésus dans son cœur » et rendre témoignage à Jésus par l’esprit de prophétie.

    Mais le même Seigneur, voulant rassembler les chrétiens en un seul corps où « tous les membres n’ont pas la même fonction », a établi parmi eux des ministres qui, dans la communauté des chrétiens, seraient investis, par l’ordination, du pouvoir sacré d’offrir le sacrifice et de remettre les péchés et y exerceraient publiquement pour les hommes au nom du Christ la fonction sacerdotale. C’est ainsi que le Christ a envoyé ses apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père ; puis, par les apôtres eux-mêmes, il a fait participer à sa consécration et à sa mission les évêques, leurs successeurs. Leur fonction ministérielle a été transmise ensuite aux prêtres à un degré subordonné ; ceux-ci sont donc établis dans l’ordre du presbytérat pour être des coopérateurs de l’ordre épiscopal dans l’accomplissement de la mission apostolique confiée par le Christ.

    La fonction des prêtres, en tant qu’elle est unie à l’ordre épiscopal, participe à l’autorité par laquelle le Christ lui-même construit, sanctifie et gouverne son Corps. C’est pourquoi le sacerdoce des prêtres, s’il suppose les sacrements de l’initiation de tous les chrétiens, est cependant conféré par un sacrement particulier qui, par l’onction du Saint Esprit, les marque d’un caractère spécial et les configure au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne.

    Concile Vatican II
    Décret sur le ministère et la vie des prêtres « Presbyterorum ordinis », § 2

    (Références bibliques : Jn 10,36; Ep 5,30; Mt 3,16; Lc 4,18; 1P 2,5.9; 3,15; Ap 19,10; Rm 12,4; Jn 20,21)

     

     

     

     

  • La foi, une force de consolation dans la souffrance

    lumière de la foiLe chrétien sait que la souffrance ne peut pas être éliminée, mais qu’elle peut recevoir un sens, devenir acte d’amour, confiance entre les mains de Dieu qui ne nous abandonne pas et, de cette manière, être une étape de croissance de la foi et de l’amour… La lumière de la foi ne nous fait pas oublier les souffrances du monde. Pour combien d’hommes et de femmes de foi, les personnes qui souffrent ont été des médiatrices de lumière ! Ainsi le lépreux pour saint François d’Assise, ou pour la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, ses pauvres. Ils ont compris le mystère qui est en eux. En s’approchant d’eux, ils n’ont certes pas effacé toutes leurs souffrances, ni n’ont pu leur expliquer tout le mal. La foi n’est pas une lumière qui dissiperait toutes nos ténèbres, mais la lampe qui guide nos pas dans la nuit, et cela suffit pour le chemin.

    À l’homme qui souffre, Dieu ne donne pas un raisonnement qui explique tout, mais il offre sa réponse sous la forme d’une présence qui accompagne, d’une histoire de bien qui s’unit à chaque histoire de souffrance pour ouvrir en elle une trouée de lumière. Dans le Christ, Dieu a voulu partager avec nous cette route et nous offrir son regard pour y voir la lumière. Le Christ est celui qui, en ayant supporté la souffrance, « est l’origine de notre foi et la porte à la perfection » (He 12,2).

    Pape François
    Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi », § 56-57 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

     

  • Première lettre de saint Jean 4,19-21.5,1-4.

    m_mes bien-aimés, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier.
    Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.
    Et voici le commandement que nous avons reçu de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.
    Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui.
    Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
    Car l’amour de Dieu, c’est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau,
    puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c’est notre foi.

     

     

     

     

     

  • Le sourire de Marie

    Douce Marie(…) Le sourire de Marie est pour tous ; il s’adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu’ils puissent y trouver le réconfort et l’apaisement.

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    Rechercher le sourire de Marie n’est pas le fait d’un sentimentalisme dévot ou suranné, mais bien plutôt l’expression juste de la relation vivante et profondément humaine qui nous lie à celle que le Christ nous a donnée pour Mère.

    Benoît XVI, Homélie 
    Lourdes 2008

     

     

     

     

  • « Le Christ Jésus a été envoyé par Dieu pour être notre sagesse, notre justice, notre justification, notre rédemption. » (1Co 1,30)

    Sagesse-Divine

    Ô Sagesse admirable de Dieu, combien puissante, combien éclatante est ta voix ! Tu appelles à toi sans aucune exception tous ceux qui te désirent ; tu fais des humbles ta demeure ; tu chéris ceux qui te chérissent (Pr 8,17) ; tu juges la cause du pauvre ; avec bonté, tu as pitié de tous. « Tu ne hais rien de ce que tu as créé » ; « tu ne considères pas les péchés des hommes » et tu attends miséricordieusement qu’ils viennent à la pénitence (Sg 11,23-24)… Toi qui renouvelles toutes choses, de grâce, renouvelle-moi et sanctifie-moi en toi, afin que tu puisses t’établir en mon âme… Fais que, dès le matin, je veille pour toi, afin de te trouver en vérité (Is 26,9; Sg 6,12-14) ; viens au-devant de moi, afin qu’en vérité je te désire avec ardeur.

    Avec quelle prudence tu procèdes dans tes desseins ! Avec quelle providence tu disposes tout, quand, en vue de sauver l’homme, tu as inspiré au Roi de gloire (Ps 23,8; 1Co 2,8)…la pensée de la paix, l’accomplissement de la charité : cachant sa majesté, tu as imposé à ses épaules le moment favorable de l’amour, afin qu’il « porte sur le bois de la croix les péchés du peuple » (1P 2,24). Oh oui, Sagesse éclatante de Dieu, la malice du diable n’a pu entraver aucune de tes œuvres magnifiques…; l’ampleur du mal que nous avons fait n’a pas pu prévaloir contre la multitude de tes miséricordes, contre l’immensité de ton amour, contre la plénitude de ta bonté. Bien plus, ton empressement souverain l’a emporté sur tous les obstacles, disposant toutes choses avec douceur, et « atteignant avec force d’un bout du monde à l’autre » (Sg 8,1).

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
    Les Exercices, n°8 Sexte ; SC 127 (trad. SC p. 273 rev.)

     

     

     

  • Il est notre force!

    SimoneMartiniAnnonciationMuséeAnversDétailVierge

    « Regardons Marie. Après l’Annonciation, le premier geste qu’elle accomplit est un geste de charité envers sa vieille parente Elisabeth, et les premières paroles qu’elle prononce sont: « Mon âme exalte le Seigneur », c’est-à-dire une louange et une action de grâce à Dieu, non seulement pour ce qu’il a fait en elle, mais aussi pour son action dans toute l’histoire du salut. Tout est donné par Lui. Si nous pouvons comprendre que tout est don de Dieu, quel bonheur dans notre cœur! Tout est donné par Lui. Il est notre force!

    Dire « merci » est si facile, et pourtant si difficile! Combien de fois nous disons-nous « merci » en famille? C’est un des mots-clés de la vie en commun. « Vous permettez », « excusez-moi », « merci » : si dans une famille on se dit ces trois mots, la famille progresse… Souvent nous tenons tout pour acquis! Et cela arrive aussi avec Dieu. C’est facile d’aller chez le Seigneur demander quelque chose, mais aller le remercier… Bah, je n’y pense pas! Invoquons l’intercession de Marie, pour qu’elle nous aide à nous laisser surprendre par Dieu sans opposer de résistance, à lui être fidèles chaque jour, à le louer et à le remercier, car c’est Lui notre force ».

    Pape François

    dimanche 13 octobre 2013 au matin, Place Saint-Pierre, devant la Vierge de Fatima, à l’occasion des Journées mariales pour l’Année de la Foi.

  • Discerner les temps où nous sommes

    15 août Mas Dieu

    Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. En effet, leur communauté croît en rassemblant des hommes unis dans le Christ, conduits par l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un message de salut qu’ils doivent proposer à tous. C’est pourquoi la communauté des chrétiens se reconnaît réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire… Le deuxième Concile du Vatican n’hésite donc pas à s’adresser, non seulement aux enfants de l’Eglise et à tous ceux qui invoquent le nom du Christ, mais à tous les hommes…
    Pour accomplir sa tâche, l’Église a le devoir à tout moment de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future… Il est donc nécessaire de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique… Marqués par la situation complexe du monde actuel, un très grand nombre de nos contemporains ont beaucoup de mal à discerner les valeurs permanentes ; en même temps, ils ne savent pas comment les harmoniser avec les découvertes récentes. Partagés entre l’espoir et l’angoisse, s’interrogeant sur l’évolution actuelle du monde, ils sont en proie à l’inquiétude. Cette évolution appelle l’homme à apporter une réponse ; bien plus, elle l’oblige à y répondre…

    L’Église, elle, croit que le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l’homme, par son Esprit, la lumière et la force pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation… Elle croit aussi que la clé, le centre et la fin de toute l’histoire humaine se trouvent en son Seigneur et Maître.

    Concile Vatican II
    Constitution sur l’Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 1-2, 4, 10