Le miracle eucharistique de Lanciano est le plus ancien de tous ceux où les saintes Espèces furent changées en chair et en sang : il remonte, en effet, au VIIIe siècle. Mais par les analyses qui furent faites de ses « reliques » en 1970-71 et en 1973-74, ce prodige est redevenu étonnamment actuel et jamais on n’a vu une simple tradition, qui remonte à douze siècles, confirmée par la science avec une telle netteté.
Lanciano (Le nom ancien de Lanciano fut Anxa, Anxanum ou Ansanum. Ce dernier terme se transforma en Lanzanum, mot qui évoque celui de « lancia », la lance : cette arme figurait dans les armes angevines de la cité, par allusion à sa participation aux croisades et peut-être aussi parce que, selon la tradition, le soldat Longin était originaire de ce pays), petite cité des Abruzzes, est située à 4 km environ de l’autoroute Pescara-Bari qui longe l’Adriatique, un peu au sud de Chieti. Dans une petite église dédiée à saint Legonziano – (que l’on a voulu identifier à saint Longin, le soldat qui transperça le côté et le Coeur du Christ mort en croix) – un moine basilien, qui célébrait la messe en rite latin (Il utilisait en tout cas, comme les latins, une hostie de forme ronde et non point comme les grecs une hostie carrée de pain fermenté), après la consécration se mit à douter de la présence réelle du Christ sous les saintes Espèces. C’est alors que, sous les yeux de ce prêtre, l’hostie se changea en un morceau de chair et le vin consacré en du sang réel qui se coagula en cinq caillots irréguliers de formes et de grosseurs différentes.
Le miracle fut consigné sur un très ancien parchemin, mais celui-ci, dans la première moitié du XVe siècle, fut volé aux franciscains par deux moines basiliens. On ne possède aujourd’hui sur le miracle que des textes remontant aux XVIe et XVIIe siècles, c’est-à-dire au moins huit cents ans après l’événement. Mais une tradition constante garda le souvenir du prodige et surtout les reliques en furent conservées.
La petite ville de Monte Sant’ Angelo est accrochée au sommet de la montagne.
St Padre Pio
Les saints sont des hommes comme nous, qui ont suivi Jésus sur le chemin de la perfection quotidienne. Ils ont été, comme chacun de nous est appelé à l’être, temples de l’Esprit Saint, dociles à l’action de la grâce de Dieu. Le christianisme, fondé sur l’évènement de l’incarnation, de la mort et de la résurrection du fils de Dieu sur notre terre à un moment précis de l’histoire de l’humanité, a toujours porté beaucoup d’attention et de respect pour les corps. Même les membres mortels de saints ont été porteurs de la grâce. C’est pourquoi nous vénérons les reliques des saints.
La basilique, une des quatre basiliques majeures, fut élevée, sous Constantin, à environ 2 km de la muraille aurélienne qui ceinturait Rome. Elle se trouvait en rase campagne et était la plus vaste basilique de Rome, avant la construction de la basilique Saint-Pierre. Fresques, mosaïques, peintures au 13 et 14e siècle. Malheureusement, un incendie ravagea le bâtiment en 1823, ne laissant que le cloitre, le transpet, la façade et heureusement, quelques vestiges artistiques de la plus haute valeur. La basilique fut recontruite, à l’identique. On y ajouta le portique aux cent colonnes, par Gugliemo Calderini, 1928.
C’est en ce lieu que Paul, le persécuteur des chrétiens sous le nom de Saul, devenu l’apôtre des nations après l’apparition du Christ, fut martyrisé sous Néron. Sa tête tranchée par l’épée et tombée à terre, fit trois rebonds et fit sourdre miraculeusement trois sources d’eau.
Arenzano, étape de notre premier jour, est une commune de la province de Gênes dans la région de Ligurie en Italie.
Orvieto se trouve sur la province de Terni en Ombrie.
Départ des pélerins :
« Soyez comme l’edelweiss sur la montagne, soyez toujours resplendissants. La beauté de la nature fera des hommes nouveaux. »