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  • Ô âmes saintes, faites-moi cadeau d’eau fraîche !

    Supporte ton exil puisque Dieu le veut. Quel grand gain pour toi ! Je vivrai dans cette vie, ô mon Jésus, et l’espérance et le silence seront ma force, tant que durera cette misérable vie. Et vous, en attendant, faites brûler dans mon cœur, ô mon créateur et mon Dieu, cette belle flamme de votre amour… Ô centre unique de tout mon bonheur, ô mon Dieu, combien devrai-je encore attendre ?… Vous voyez, ô Seigneur, que mon mal est sans remède… Quand donc, ô Seigneur, quand donc ? Jusqu’à quand ?…

    Ô âmes saintes qui, libres de tout tourment, êtes déjà heureuses au Ciel dans ce torrent de souveraines douceurs, ô combien je vous envie votre bonheur ! Hélas ! par pitié, puisque vous êtes si près de la fontaine de la vie, puisque vous me voyez mourir de soif en ce bas monde, faites-moi cadeau d’un peu de cette eau très fraîche.

    Ah ! âmes fortunées, je le confesse, j’ai trop mal dépensé ma part, j’ai trop mal gardé une pierre si précieuse. Mais vive Dieu ! À cette faute, je sens cependant qu’il y a un remède. Eh bien, ô âmes bienheureuses, faites-moi le plaisir de m’aider un peu ; moi aussi, comme je n’ai pu trouver ce dont mon âme avait besoin dans le repos et dans la nuit, moi aussi je me lèverai comme l’épouse du Cantique des cantiques, et je chercherai celui qu’aime mon âme : « Je me lèverai donc et je chercherai celui que mon cœur aime » (Ct 3,2), et je le chercherai toujours, je le chercherai en toute chose, et je ne m’arrêterai que lorsque je l’aurai retrouvé sur le seuil de son royaume…

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

  • « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » (Lc 18,14)

    « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » (Lc 18,14)

      « C’est en vain que vous vous levez avant le jour » dit un psaume (126,2)… Tels étaient les fils de Zébédée qui, avant d’avoir subi l’humiliation en conformité avec la Passion du Seigneur, s’étaient déjà choisi leur place, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Ils voulaient « se lever avant la Lumière »… Pierre aussi s’était levé avant la Lumière, lorsqu’il donnait au Seigneur le conseil de ne pas souffrir pour nous. En effet, le Seigneur avait parlé de sa Passion qui devait nous sauver et de ses humiliations, et Pierre, qui peu auparavant avait confessé que Jésus est le Fils de Dieu, a été saisi d’effroi à l’idée de sa mort et lui a dit : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Epargne-toi toi-même. Non, cela ne t’arrivera pas ! » (cf Mt 16,22) Il voulait se lever devant la Lumière, donner conseil à la Lumière. Mais que fait le Seigneur ? Il l’a fait se lever après la Lumière en lui disant : « Passe derrière moi »… « Passe derrière moi pour que je marche devant toi et que tu me suives. Passe par la route que je prends, au lieu de vouloir me montrer la route où toi tu veux marcher »…       

    Pourquoi donc, fils de Zébédée, voulez-vous vous lever avant le Jour ? Voilà la question qu’il faut leur poser ; ils n’en seront pas irrités, car ces choses sont écrites à leur sujet afin que nous autres nous sachions nous préserver de l’orgueil où ils sont tombés. Pourquoi vouloir se lever avant le Jour ? C’est en vain. Vous voulez vous élever avant d’être abaissé ? Votre Seigneur lui-même, lui qui est votre lumière, s’est abaissé pour être élevé. Ecoutez ce que dit Paul : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes…, il s’est abaissé en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2,6s).

    Saint Augustin (354-430)

  • « Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. » (Jn 13,14)

    « Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. » (Jn 13,14)

    « Qui s’abaissera sera élevé. » Non seulement le Christ a dit à ses disciples de ne pas se faire appeler maîtres et de ne pas aimer les premières places dans les repas ni aucun autre honneur, mais il a donné lui-même, en sa personne, l’exemple et le modèle de l’humilité. Alors que le nom de maître lui est donné non par complaisance mais par droit de nature, car « tout subsiste par lui » (Col 1,17), par son entrée dans la chair il nous a communiqué un enseignement qui nous conduit tous à la vraie vie et, parce qu’il est plus grand que nous, il nous a « réconciliés avec Dieu » (Rm 5,10). Comme s’il nous disait : N’aimez pas les premiers honneurs, ne désirez pas vous faire appeler maîtres, de même que « ce n’est pas moi qui recherche ma gloire, il y a quelqu’un qui la recherche » (Jn 8,50). Tenez vos regards fixés sur moi, « car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la multitude » (Mt 20,28).       

    Assurément, dans ce passage de l’Évangile, le Seigneur instruit non seulement ses disciples, mais aussi les chefs des Églises, leur prescrivant à tous de ne pas se laisser entraîner par l’avidité à rechercher les honneurs. Au contraire, que « celui qui veut devenir grand » soit le premier à se faire comme lui « le serviteur de tous » (Mt 20,26-27).

    Saint Paschase Radbert (?-v. 849)

  • « Ne jugez point et vous ne serez point jugés. »

    « Ne jugez point et vous ne serez point jugés. »

    Mes frères, comment oser juger et condamner quelqu’un, quand même nous lui aurions vu commettre un péché ? Celui qui était hier un pécheur peut être aujourd’hui un saint pénitent. Quand nous voyons bien du mal dans notre prochain, disons au moins : « Hélas, si le bon Dieu ne m’avait pas accordé plus de grâces qu’à lui, j’aurais peut-être été encore plus loin. »

    Oui, mes frères, le jugement téméraire entraîne nécessairement avec lui la ruine et la perte de la charité chrétienne. (…) Notre-Seigneur nous dit : « Ne jugez point et vous ne serez point jugés. Mon Père vous traitera de la même manière que vous aurez traité les autres ; vous serez mesurés de la même mesure dont vous vous serez servis pour mesurer les autres. » (cf. Mt 7,1-2) D’ailleurs, mes frères, qui est celui d’entre nous qui serait content qu’on jugeât mal ce qu’il fait ou dit ? Personne. Notre-Seigneur ne dit-il pas : « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fît. » (cf. Mt 7,12)

    Hélas ! Mes frères, que de péchés nous commettons de cette manière ! Hélas ! qu’il y en a qui ne les connaissent pas, et qui, par conséquent, ne s’en sont jamais accusés ! Mon Dieu, que de personnes damnés, faute de se faire instruire ou de bien réfléchir sur leur manière de vivre !

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

  • La révélation de la Gloire

    La révélation de la Gloire

    Que tous les yeux se ferment, de peur d’être éblouis d’une si vive et si brillante lumière ; que toute langue se taise, de peur de ternir une beauté si parfaite en voulant la découvrir. C’est ici qu’il faut que tout esprit s’anéantisse et adore, de peur d’être opprimé par le poids immense de la gloire de la divine Sagesse, en voulant la sonder.

    Voici cependant l’idée que le Saint-Esprit, pour se conformer à notre faiblesse, nous en donne dans le livre de la Sagesse qu’il n’a composé que pour nous. La Sagesse éternelle est « une effusion toute pure de la gloire du Tout-Puissant ; aussi, rien de souillé ne pénètre en elle. Elle est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache de l’activité de Dieu, une image de son excellence » (Sg 7, 25-26) (…)

    C’est en cette beauté souveraine de la Sagesse que Dieu le Père a pris ses complaisances dans l’éternité et dans le temps, comme ce grand Dieu assura lui-même expressément, le jour de son baptême et de sa transfiguration : « Voilà mon Fils bien-aimé dans lequel je prends uniquement mes complaisances (Mt 3,17 ; 17,5).

    La sagesse éternelle, pour s’approcher de plus près des hommes et leur témoigner plus sensiblement son amour, est allée jusqu’à se faire homme, jusqu’à devenir enfant, jusqu’à devenir pauvre et jusqu’à mourir pour eux sur la croix.

    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

  • La perfection de la charité

    La perfection de la charité

    Vous savez, frères, quelle est la perfection de la charité. Le Seigneur lui-même nous en fait connaître dans l’Évangile le degré suprême et la manière : « Il n’est pas de plus grande charité, dit-il, que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Et, dans son Épître, saint Jean nous invite à atteindre cette perfection. Mais vous vous interrogez et vous dites : quand pourrons-nous avoir pareille charité ? Ne désespère pas trop vite de toi-même : la charité est peut-être déjà en toi, bien qu’encore imparfaite ; nourrissons-la, pour qu’elle ne soit pas étouffée. Mais d’où le saurai-je, me diras-tu ?

    Saint Jean nous dit : « Si quelqu’un, possédant les biens de ce monde, voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu peut-il demeurer en lui ? (1 Jn 3,17). Voilà où commence la charité. Si tu n’es pas encore capable de mourir pour ton frère, sois du moins capable de lui donner de tes biens. Que déjà la charité émeuve ton cœur, afin de te faire agir non par ostentation, mais par surabondance de miséricorde venue du fond de toi-même ; qu’elle te rende attentif à la misère de ton frère ! Si tu ne peux donner à ton frère de ton superflu, comment pourrais-tu donner ta vie pour lui ? (…)

    Et si l’amour du Père ne demeure pas en toi, tu n’est pas né de Dieu. Comment alors te glorifier d’être chrétien ? Tu en as le nom, tu n’en as pas les œuvres. Mais si tes œuvres s’accordent avec ton nom, on aura beau te traiter de païen, tu montreras par tes actes que tu es chrétien. Au contraire, si tu ne te montres pas chrétien par tes actes, alors même que tous t’appelleraient chrétien, à quoi te sert le nom, là où n’est pas la réalité ? (…) « Petits enfants, n’aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité » (1 Jn 3,17-18).

    Saint Augustin (354-430)

  • Demandons au Saint Esprit la charité du Seigneur !

    Demandons au Saint Esprit la charité du Seigneur !

    Si tu sais en quoi consiste l’offrande du sacrifice, tu comprendras pourquoi on y implore la venue du Saint-Esprit.

    Selon le témoignage de l’apôtre Paul, le sacrifice est offert pour que la mort du Seigneur soit annoncée et que revive le souvenir de celui qui a donné sa vie pour nous. Le Seigneur lui-même avait dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13). Donc, puisque le Christ est mort pour nous par amour, nous demandons, lorsque nous faisons mémoire de sa mort au moment du sacrifice, que l’amour nous soit donné par la venue de l’Esprit Saint. Nous demandons en suppliant que, par l’amour même qui a poussé le Christ à se laisser crucifier pour nous, nous aussi, ayant reçu la grâce de l’Esprit Saint, nous puissions être crucifiés au monde et imiter la mort de notre Seigneur pour marcher dans une vie nouvelle.

    Ainsi tous les fidèles qui aiment Dieu et leur prochain, même s’ils ne boivent pas le calice d’une passion corporelle, boivent cependant le calice de la charité du Seigneur. Car on boit le calice du Seigneur tant que l’on garde sa sainte charité sans laquelle il ne sert à rien de livrer son corps aux flammes. Le don de la charité nous confère d’être en vérité ce que nous célébrons mystiquement dans le sacrifice. (…) C’est pourquoi nous demandons que l’Esprit Saint vienne nous donner la charité.

    Saint Fulgence de Ruspe (467-532)

  • Dieu pourrait-il refuser la prière qui monte vers lui ?

    Dieu pourrait-il refuser la prière qui monte vers lui ?

    « L’heure vient, dit-il, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23) et il cherche de tels adorateurs. Nous sommes de vrais adorateurs et de vrais prêtres lorsque nous prions en esprit et offrons ainsi à Dieu, en sacrifice, notre prière, comme la victime qu’il s’est réservée et qui lui est agréable, celle-là même qu’il a demandée et préparée. Cette victime, offerte du fond du cœur, nourrie par la foi, élevée dans la vérité, intacte et innocente, intègre et pure, couronnée par l’amour, nous devons la mener à l’autel de Dieu avec un cortège de bonnes actions, parmi les psaumes et les hymnes, et elle nous obtiendra tout de la part de Dieu.

    Dieu pourrait-il refuser quelque chose à la prière qui monte vers lui en esprit et en vérité, alors que c’est lui-même qui l’a exigée ? Nous lisons, entendons et croyons tant de témoignages de son efficacité ! Déjà la prière ancienne délivrait du feu, des bêtes de la famine ; et pourtant, elle n’avait pas reçu sa forme du Christ. Combien plus grande est, par conséquent, l’efficacité de la prière chrétienne ! Elle n’envoie pas d’ange pour éteindre les flammes, elle ne ferme pas la gueule des lions, elle n’apporte pas de nourriture aux affamés, elle ne supprime aucune des passions des sens par un don de la grâce ; mais elle apprend la patience à ceux qui éprouvent une douleur et leur donne la foi qui fait comprendre ce que le Seigneur réserve à ceux qui souffrent pour le nom de Dieu. (…)

    Toute créature prie. Les animaux domestiques et les bêtes sauvages prient et fléchissent les genoux. En sortant de leurs étables ou de leurs tanières, ce n’est pas pour rien qu’ils font vibrer l’air de leurs cris. Même les oiseaux qui volent dans le ciel étendent leurs ailes en forme de croix et disent quelque chose qui ressemble à une prière. Que dire encore en hommage à la prière ? Le Seigneur lui-même a prié, à lui honneur et puissance pour les siècles des siècles.

    Tertullien (v. 155-v. 220)

  • « Ils se sont convertis en réponse à la prédication de Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

    « Ils se sont convertis en réponse à la prédication de Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

    Repentons-nous ; convertissons-nous de l’ignorance à la vraie connaissance, de la folie à la sagesse, de l’injustice à la justice, de l’impiété à Dieu. Nombreux sont les biens qui en découlent, comme Dieu le dit lui-même chez Isaïe : « L’héritage est à ceux qui servent le Seigneur » (54,17). Non pas l’or et l’argent, ni ce que ronge le ver et dérobe le voleur (Mt 6,19), mais le trésor inestimable du salut. (…) C’est cet héritage que met en nos mains le testament éternel par lequel Dieu nous assure ses dons. Ce Père qui nous aime tendrement ne cesse de nous exhorter, de nous éduquer, de nous aimer, et de nous sauver. « Soyez justes », dit le Seigneur. « Vous tous qui avez soif, venez vers l’eau. Vous qui n’avez pas d’argent, venez ; achetez et buvez sans argent » (Is 55,1). Il nous invite au bain qui purifie, au salut, à l’illumination. (…) Les saints du Seigneur hériteront de la gloire de Dieu et de sa puissance, « une gloire que l’œil n’a pas vu, ni l’oreille entendue, qui n’est pas montée jusqu’au cœur de l’homme » (1Co 2,9). (…)

    Vous avez cette promesse divine de la grâce, et d’autre part vous avez entendu les menaces du châtiment : ce sont les deux voies par lesquelles le Seigneur sauve. (…) Pourquoi tardons-nous ? Pourquoi n’accueillons-nous pas son don en choisissant le meilleur ? (…) « Voici que j’ai placé devant vous, dit-il, la mort et la vie » (Dt 30,15). Le Seigneur essaie de te faire choisir la vie ; il te conseille comme un père. (…)

    À qui le Seigneur dira-t-il : « Le Royaume des cieux est à vous » (Mt 5,3) ? Il est à vous, si vous le désirez, quand vous aurez choisi en faveur de Dieu. Il est à vous, si vous voulez seulement croire et suivre l’essentiel du message, comme les Ninivites ont écouté le message du prophète et ont obtenu, grâce à leur repentir sincère, un beau salut, au lieu de la ruine qui les menaçait.

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

  • « Lorsque vous priez… » (Mt 6,7)

    « Lorsque vous priez… » (Mt 6,7)

    Suivant le commandement de la prière,
    Je ne suis pas entré en esprit dans la chambre du cœur,
    Ni non plus dans un coin de la place publique,
    Pour avoir au moins une récompense humaine.

    Mais moi, j’ai été négligent dans les deux cas :
    Pour les apparences et la réalité ;
    Car ma paresse a triomphé de l’espérance,
    Et terrestre et céleste !

    À présent, Celui qui par nature est ton Père au ciel,
    Que Tu nous as donné par ta grâce,
    Accorde-moi d’invoquer parfaitement
    D’un cœur pur son Nom,

    Que le Royaume du Seigneur
    Arrive pour régir mon âme ;
    Et sur cette terre-ci en moi soit accomplie
    Sa volonté, ainsi qu’au ciel.

    Le pain de chaque jour et le Pain qui toujours est,
    Remède de mon corps et Remède de l’âme,
    Qu’il veuille me les donner abondamment, à moi indigent :
    Aussi bien le spirituel que le matériel.

    Qu’il me remette mes fautes, à moi débiteur,
    Comme moi aussi je remets à celui qui me doit ;
    Ou bien surtout qu’Il fasse remettre
    Des deux côtés, pour qu’il me soit remis.

    Et qu’il ne permette pas au Tentateur
    De me tenter, moi poltron, tel un intrépide ;
    Mais qu’Il veuille me garder de son épée ;
    Que Lui-même combatte contre le Mauvais !

    Saint Nersès Snorhali (1102-1173)