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Message du 15 février 2011 (format mp3)
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« YHWH ton Dieu te conduit vers un heureux pays, pays de cours d’eau, de sources qui sourdent de l’abîme dans les vallées comme dans les montagnes, pays de froment et d’orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, pays d’oliviers, d’huile et de miel… » (Dt 8.7-8)
Un heureux pays béni de toutes les qualités, «pays qui ne manque de rien » (Deut. 8, 9) pour lequel Israël rend grâce à Dieu pour l’abondance des récoltes, comme dans le psaume 65, 10–14, hymne empreint d’une grande allégresse : «Sur ton passage la fertilité ruisselle. Les pacages du désert ruissellent, les collines prennent une ceinture de joie, les prés se parent de troupeaux ; les plaines se drapent de blé : tout crie et chante.»
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Et vous, comme des enfants, aimez-vous entre vous, sans disputes, sans orgueil. Restez en paix entre vous. Ayez un esprit de paix pour tous. Vous êtes frères, au nom du Seigneur, et non pas ennemis. Il n’y a pas, il ne doit pas y avoir d’ennemis pour les disciples de Jésus. L’unique Ennemi, c’est Satan. Pour lui, soyez des ennemis implacables, entrez en lutte contre lui et contre les péchés qui amènent Satan dans les cœurs.
Evangile selon Maria Valtorta
Rien ne nous encourage tant à l’amour des ennemis, en lequel consiste la perfection de l’amour fraternel, que de considérer avec gratitude la patience admirable du « plus beau des enfants des hommes » (Ps 44,3). Il a tendu son beau visage aux impies pour qu’ils le couvrent de crachats. Il les a laissés mettre un bandeau sur ces yeux qui d’un signe gouvernent l’univers. Il a exposé son dos au fouet… Il a soumis aux pointes des épines sa tête, devant laquelle doivent trembler princes et puissants. Il s’est livré lui-même aux affronts et aux injures. Et enfin il a supporté patiemment la croix, les clous, la lance, le fiel, le vinaigre, demeurant au milieu de tout cela plein de douceur et de sérénité. « Il a été mené comme une brebis à l’abattoir, il s’est tu comme un agneau devant celui qui le tond, et il n’ouvrait pas la bouche » (Is 53,7).
En entendant cette parole admirable, pleine de douceur, d’amour et de sérénité imperturbable : « Père, pardonne-leur » (Lc 23,34), que pourrait-on ajouter à la douceur et à la charité de cette prière ?
Et pourtant le Seigneur a ajouté quelque chose. Il ne s’est pas contenté de prier ; il a voulu aussi excuser : « Père, dit-il, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Ils sont sans doute de grands pécheurs, mais ils en ont à peine conscience ; c’est pourquoi, Père, pardonne-leur. Ils crucifient, mais ils ne savent pas qui ils crucifient… Ils pensent qu’il s’agit d’un transgresseur de la Loi, d’un usurpateur de la divinité, d’un séducteur du peuple. Je leur ai dissimulé mon visage. Ils n’ont pas reconnu ma majesté. C’est pourquoi « Père, pardonne leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Pour apprendre à aimer, que l’homme ne se laisse donc pas entraîner par les impulsions de la chair… Qu’il porte toute son affection à la douce patience de la chair du Seigneur. Pour trouver un repos plus parfait et plus heureux dans les délices de la charité fraternelle, qu’il étreigne aussi ses ennemis dans les bras du véritable amour. Mais afin que ce feu divin ne diminue pas à cause des injures, qu’il fixe toujours les yeux de l’esprit sur la patience sereine de son Seigneur et Sauveur bien-aimé.
Saint Aelred de Rielvaux (1110-1167), moine cistercien
Le Miroir de la charité III, 5 (trad. Orval/bréviaire)
Née à Lourdes, au cœur des Pyrénées, en 1844, Bernadette Soubirous a 14 ans lorsque la Vierge Marie lui apparaît à Massabielle, le 11 février 1858, pour lui poser l’éternelle question de Dieu aux hommes : « Voulez-vous? »
Bernadette veut.
« Je ne vivrai pas un instant que je ne le passe en aimant . »
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