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  • La Loi de Dieu

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    Mes enfants, vous devez être à mon écoute et non moi à la vôtre. En votre âme et foi, vous avez un choix ; il faut se tenir à la loi de Dieu, et éviter de faire passer le matérialisme en avant, même si l’exaltation vous soustrait inconsciemment à votre devoir envers Dieu le Père.

    Marie Mère des hommes – septembre 1993

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  • Resch

    Regarde mon affliction et me délivre ; Car je n’ai point oublié ta loi.
    Défends ma cause et me rachète ; Fais-moi vivre, selon ta parole !
    Le salut est loin des méchants, Parce qu’ils ne recherchent point tes statuts.
    Tes compassions sont en grand nombre, ô Eternel ! Fais-moi vivre, selon tes décrets.
    Nombreux sont mes persécuteurs et mes adversaires ; Mais je ne m’écarte pas de tes témoignages.
    J’ai vu les infidèles, et j’en ai horreur ; Ils n’observent pas ta parole !
    Considère que j’aime tes commandements ; Eternel, fais-moi vivre, par ta bonté.
    Toute ta parole est vérité, Et tous les décrets de ta justice sont éternels.
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    Psaume 119
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    La lettre rech est identifiée à roch, la tête ou le commencement (autioth de rabbi akiva). C’est aussi le sommet, l’humilité. Il représente le plus haut niveau en son genre. La courbure du rech montre un changement de direction offrant le choix entre l’élévation et la dégradation.
    rech est le symbole de la pensée, de l’intellect, de l’énergie mentale, du déclenchement.
    Le nom de la lettre « Resh », est un mot évoquant la pauvreté et la misère mais, par sa racine, dans le sens de « repartir de zéro ».
    Mais le sens premier vient du mot « Resh » araméen signifiant ‘tête’ et qui correspond au mot hébreu « rosh », qui en plus de la signification « tête », évoque aussi le ‘principal » et le « plus haut en son genre ».
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  • Koph

    Je crie du fond du cœur ; réponds-moi, Eternel ! Je garderai tes statuts.
    Je crie à toi, sauve-moi ! Et je garderai tes témoignages.
    Je devance l’aurore et je crie ; Je m’attends à tes paroles.
    Mes yeux devancent les veilles de la nuit, Pour méditer ta parole.
    Ecoute ma voix, selon ta bonté ; Eternel, selon les promesses de ta justice, fais-moi vivre !
    Ils approchent, ceux qui courent au crime ; Ils se tiennent loin de ta loi.
    Tu es proche, ô Eternel ! Et tous tes commandements ne sont que vérité.
    Dès longtemps je sais par tes témoignages Que tu les as établis pour toujours.

    Psaume 119

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    Koph signifie à la fois « chas d’aiguille » et « singe ». C’est la destruction des illusions par la connaissance de la vraie lumière, son action est semblable à une arme tranchante qui accorde à l’homme le pouvoir de séparation entre le réel et l’illusoire.
    Koph symbolise la spontaneïté, l’amour de la vie, la communauté.

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  • Tsadé

    Tu es juste, ô Eternel ! Et droit dans tes jugements.
    Tu as prescrit tes témoignages avec justice Et en toute vérité.
    Mon zèle m’a consumé, Parce que mes ennemis ont oublié tes paroles.
    Ta parole est pure de tout alliage ; Aussi ton serviteur l’aime.
    Je suis petit et méprisé ; Mais je n’oublie pas tes ordonnances.
    Ta justice est une justice éternelle, Et ta loi n’est que vérité.
    La détresse et l’angoisse m’ont atteint, Mais tes commandements font mes délices.
    Tes témoignages ne sont que justice à toujours ; Rends-moi intelligent, afin que je vive !

    Psaume 119

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    La lettre tsade symbolise l’acceptation d’une sublimation, dans le but d’accéder à un autre niveau d’existence ou de conscience ou bien de changer de cycle. Le sefer abahir présente le tsade comme la lettre du tsadik, du Juste, qui a su se sublimer et devenir un fondement par lequel les autres existences peuvent continuer d’exister. La tradition enseigne que pour que le monde subsiste, il est impératif qu’il y ait toujours trente-six Justes sur terre.
    Il symbolise également la vie simultanée dans deux mondes, le monde présent (olam azéh), et le monde futur (olam abah).

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  • « Jésus est ici aussi au milieu de nous »

    Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même lorsqu’il en vient à se trouver dans des situations difficiles voire humainement désespérées. C’est ce que nous enseigne la Sainte Écriture et ce dont témoigne l’histoire de l’Église. Combien d’exemples, en effet, pourrions nous apporter de situations où c’était véritablement la prière qui a soutenu le chemin des saints et du peuple chrétien ! Parmi les témoignages de notre époque je voudrais citer celui de deux saints dont nous célébrons ces jours-ci la mémoire : Thérèse Bénédicte de la Croix, Édith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien Marie Kolbe, que nous célébrerons le 14 août, veille de la solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Tous deux ont conclu leur vie terrestre par le martyre dans le camp d’Auschwitz. Apparemment leurs existences pourraient être considérées comme un échec, mais c’est précisément dans leur martyre que resplendit l’éclair de l’amour, qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine. A saint Maximilien Kolbe sont attribuées les paroles suivantes qu’il aurait prononcées en pleine fureur de la persécution nazie : « La haine n’est pas une force créatrice : seul l’amour en est une »…

    Édith Stein, le 6 août 1942, à trois jours de sa fin dramatique, approchant de ses consœurs du monastère de Echt, en Hollande, leur a dit : « Je suis prête à tout. Jésus est ici aussi au milieu de nous. Jusqu’à présent j’ai pu très bien prier et j’ai dit de tout mon cœur : ‘ Ave, Crux, spes unica. Je te salue, ô croix, notre unique espérance ‘ ». Des témoins qui sont parvenus à échapper au massacre horrible ont raconté que Thérèse Bénédicte de la Croix, tandis qu’elle revêtait l’habit carmélitain, avançait consciemment vers sa mort. Elle se distinguait par son comportement empli de paix, par son attitude sereine et par des manières calmes et attentives aux nécessités de tous. La prière a été le secret de cette sainte copatronne de l’Europe, qui « même après être parvenue à la vérité dans la paix de la vie contemplative, a dû vivre jusqu’au bout le mystère de la croix » (Jean-Paul II, Spes aedificandi).

    Pape Benoît XVI
    Audience générale du 13/08/2008 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

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  • Tes témoignages sont admirables ; C’est pourquoi mon âme les a gardés.
    La révélation de tes paroles illumine ; Elle donne de l’intelligence aux simples.
    J’ai ouvert la bouche et j’ai soupiré, Car j’étais avide de tes commandements.
    Tourne vers moi ta face et aie pitié de moi, Comme cela est juste à l’égard de ceux qui aiment ton nom.
    Affermis mes pas dans ta parole, Et ne laisse aucune iniquité dominer sur moi !
    Délivre-moi de l’oppression des hommes, Afin que je garde tes commandements.
    Fais luire ta face sur ton serviteur, Et m’enseigne tes statuts !
    Mes yeux se fondent en ruisseaux d’eau, Parce qu’on n’observe pas ta loi.

    Psaume 119

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    La lettre pé désigne la bouche. A l’origine, il s’agit de lèvres symbolisant la parole et l’expression. Le mot pé, la bouche, inversé devient, af, le nez. Ces deux organes permettrent la circulation de l’air mais l’un doit fonctionner dans le sens contraire à l’autre : le nez doit inspirer et la bouche exhaler et parler. En fonctionnant ainsi, la bouche devient l’organe de l’expression intérieure sans l’influence des forces externes qui passent par le nez.

    Si le nom Pé, désigne la bouche, il permet également de désigner un lieu, si on le vocalise « po », et signifie alors « ici » ou « à cet endroit.
    Ce nom vient de la racine ‘paah », dont le sens est ‘souffler », ‘disperser », et par extension : « vent », « région du ciel », « côté », « coin ».

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  • Aïn

    J’ai pratiqué le droit et la justice ; Ne m’abandonne pas à mes oppresseurs !
    Prends sous ta garantie le bien de ton serviteur ; Que les orgueilleux ne m’oppriment pas !
    Mes yeux languissent après ta délivrance, Après la parole de ta justice.
    Agis envers ton serviteur selon ta bonté, Et m’enseigne tes statuts.
    Je suis ton serviteur ; rends-moi intelligent, Pour que je connaisse tes témoignages.
    Il est temps que l’Éternel agisse ; Ils ont renversé ta loi.
    C’est pourquoi j’aime tes commandements Plus que l’or, même que l’or fin.
    C’est pourquoi j’estime droits tous tes commandements, Et je hais toute voie de mensonge.

    Psaume 119

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    Ayin, qui est un « oeil », apporte la vision et la perspicacité pour sortir du conditionnement du Samekh ; les idées fausses s’y brisent et les oeillères tombent. Le sens de Ayin est aussi la « source », ainsi il est la « vision de la source », l’aptitude à percevoir toutes choses. Ayin est le passage dans le domaine limité du visible, et montre des apparences, qui dans certains cas, sont trompeuses. C’est le symbole de : vision, perception, point de vue, révélation, théorie, réflexion de l’âme, passage de l’invisible au visible.

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  • Samech

    J’ai en haine ceux qui sont doubles de cœur, Et j’aime ta loi.
    Tu es mon refuge et mon bouclier ; Je m’attends à ta parole.
    Retirez-vous de moi, méchants, Que je garde les commandements de mon Dieu.
    Soutiens-moi, selon ta parole, afin que je vive, Et ne confonds pas mon attente !
    Sois mon appui, pour que je sois sauvé, Et que j’aie toujours les yeux sur tes statuts !
    Tu rejettes tous ceux qui s’écartent de tes statuts, Car leurs séductions ne sont que mensonge.
    Tu fais disparaître comme des scories Tous les méchants de la terre, C’est pourquoi j’aime tes témoignages.
    Ma chair frissonne de frayeur devant toi, Et je crains tes jugements.

    Psaume 119

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    La lettre samekh représente le soutien ainsi que les arêtes du poisson. Dans ce cas, le samekh devient l’arbre de vie de la tradition, le chemin tracé. Mais c’est un chemin que l’on suit sans regarder avec le risque de se faire enfermer, ce que montre sa forme arrondie. La lettre samekh représente tous nos attachements, nos passions sur lesquelles on s’appuie, mais qui agissent comme un piège qui se referme.
    Samekh est le destin, le mouvement circulaire, ce qui tend et siffle telle la corde de l’arc et le serpent de la Génèse.

  • La Transfiguration

    Au moment de commencer sa montée vers sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une montagne, le mont Thabor selon la tradition. Là, il est transfiguré devant eux et reçoit du Père ce témoignage: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Au jardin des Oliviers, au soir de son arrestation, ce sont les mêmes, Pierre, Jacques et Jean, que Jésus prendra avec lui. Ce n’est pas une coïncidence. Ceux qui allaient le voir défiguré (« il n’avait plus figure humaine » avait annoncé le prophète Isaïe) ce sont eux qui devaient, auparavant, l’avoir vu transfiguré: le Jésus Fils de Dieu est le même que le Jésus crucifié. La fête de la Transfiguration est très ancienne dans l’Orient chrétien. Elle fut très tôt fixée au 6 août, en plein été. Au Xe siècle, elle devint même, par décision de l’empereur, fête chômée dans tout l’empire byzantin. En Occident, après avoir été longtemps fête locale, elle fut constituée fête universelle après la victoire qui stoppa l’avance turque en 1456. La date liturgique de sa célébration fut choisie d’après la pratique des Églises orientales. Avec le Baptême du Christ, c’est une fête de théophanie, c’est-à-dire de manifestation du Christ comme Fils de Dieu. Elle est célébrée en ce jour par l’Église d’Occident et tous les Orientaux byzantins, syriens et coptes. L’Église arménienne la reporte au dimanche suivant.
    Fête de la Transfiguration du Seigneur, qui célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifesta sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d’Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes.

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  • Nun

    Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une, lumière sur mon sentier.
    J’ai juré, et je le tiendrai, D’observer les ordonnances de ta justice.
    Je suis extrêmement affligé. Eternel, fais-moi vivre selon ta parole
    Agrée, je te prie, ô Eternel, Les offrandes volontaires de ma bouche, Et m’enseigne tes ordonnances !
    Ma vie est continuellement en danger, Mais je n’oublie point ta loi.
    Les méchants m’ont tendu des pièges, Mais je ne me suis point écarté de tes commandements.
    Tes témoignages sont mon héritage à toujours, Car ils sont la joie de mon cœur.
    J’ai incliné mon cœur à pratiquer tes statuts, A toujours, jusqu’à la fin.

    Psaume 119

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    La lettre noun représente le poisson mais aussi le serpent. Noun est la réversibilité et l’émergence, l’harmonie des mixtes, tout ce qu’une graine produit.
    La lettre noun est aussi le symbole du fondement (sefer habahir). Il faut souligner que le noun évoque ce qui est caché ou englouti dans les profondeurs. Il a souvent une connotation féminine, et signale une intimité que l’on cherche à préserver des regards indiscrets.

    Le mot Noun désigne la perpétuation.
    Le mot araméen ‘Noun », poisson, montre la fructification et la productivité.