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  • http://youtu.be/YEnmgBnvDtM

  • Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

    Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l’Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l’orbite de la paternité divine.

    C’est pourquoi le concile d’ Éphèse en 431, la proclama la Theotokos, la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.

     

    Ma plus belle invention, dit Dieu, c’est ma Mère. Il me manquait une Maman, et je l’ai faite, J’ai fait ma Mère avant qu’elle ne me fasse, C’était plus sûr. Maintenant, je suis vraiment un Homme comme tous les hommes, Je n’ai plus rien à leur envier, car j’ai une Maman, une vraie, ça me manquait.

    Ma Mère, elle s’appelle Marie, dit Dieu, Son âme est absolument pure et pleine de grâce, Son corps est vierge et habité d’une telle lumière que sur terre je ne me suis jamais lassé de la regarder, de l’écouter, de l’admirer.

    Elle est belle, ma Mère, tellement que, laissant les splendeurs du Ciel, je ne me suis pas trouvé dépaysé près d’elle.  Pourtant, je sais ce que c’est, dit Dieu, que d’être porté par les anges ; ça ne vaut pas les bras d’une Maman, croyez-moi.

    Depuis que j’étais remonté vers le Ciel, elle me manquait, je lui manquais. Elle m’a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement. Je ne pouvais pas faire autrement. Ça se devait. C’était plus convenable.

    Les doigts qui ont touché Dieu ne pouvaient pas s’immobiliser. Les yeux qui ont contemplé Dieu ne pouvaient rester clos. Les lèvres qui ont embrassé Dieu ne pouvaient se figer. Ce corps très pur qui avait donné un corps à Dieu ne pouvait pourrir mêlé à la terre… Je n’ai pas pu, ce n’était pas possible, ça m’aurait trop coûté.

    J’ai beau être Dieu, je suis son Fils, et c’est moi qui commande. Et puis, dit Dieu, c’est encore pour mes frères les hommes que j’ai fait cela. Pour qu’ils aient une Maman au Ciel. Une vraie, une de chez eux, corps et âme, La Mienne. (…) Maintenant, qu’ils l’utilisent davantage ! dit Dieu.

    Au Ciel ils ont une Maman qui les suit des yeux, avec ses yeux de chair. Au Ciel ils ont une Maman qui les aime à plein cœur, avec son cœur de chair. Et cette Maman, c’est la Mienne, qui me regarde avec les mêmes yeux, qui m’aime avec le même cœur.
    Si les hommes étaient malins, ils en profiteraient, ils devraient bien se douter que je ne peux rien lui refuser… Que voulez-vous, c’est ma Maman!

    Michel QUOIST
    Extrait paru dans « Patapon »,
    revue catholique mensuelle des enfants de 5 à 11 ans,Editions Téqui,
    avec l’aimable autorisation des Éditions Ouvrières

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  • Intentions de prières de Benoît 16 – janvier 2012

    Universelle – Les victimes des catastrophes naturelles
    Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire afin de reconstruire leur vie.

    Missionnaire – L’engagement des chrétiens pour la paix
    Pour que l’engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l’occasion de témoigner du nom du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

     

  • Calendrier des neuvaines pour Ardouane – 2012

    Cliquez sur le calendrier pour l'agrandir

     

  • « Où allons-nous le mettre maintenant ? »

    Marie a ouvert le coffre et en a tiré les linges et les langes. Elle est allée près du feu pour les réchauffer. La voilà qui va vers Joseph et enveloppe le Bébé dans les linges tiédis, puis elle protège la petite tête avec son voile.

    Où allons-nous le mettre maintenant ?

    dit-elle. Joseph regarde autour, réfléchit…

    Attends, dit-il. Poussons plus loin les deux animaux et leur foin. Tirons en bas le foin de la mangeoire qui est plus haut et mettons-le ici à l’intérieur. Le bord de cette mangeoire le protégera de l’air, le foin lui fera un oreiller et le bœuf par son souffle le réchauffera un peu.

    Et Joseph se met à l’ouvrage, pendant que Marie berce son Petit en le serrant sur son cœur et en appuyant sa joue sur la petite tête pour la réchauffer.

    Joseph ravive le feu sans épargner le bois pour faire une belle flamme. Il réchauffe le foin et peu à peu le sèche et le met sur le sein pour l’empêcher de refroidir. Puis, quand il en a assez amoncelé pour faire un petit matelas à l’Enfant, il va à la mangeoire et l’arrange pour en faire un berceau.

    C’est prêt, dit-il. Maintenant il faudrait bien une couverture pour empêcher le foin de le piquer, et pour le couvrir…

    Prends mon manteau.

    dit Marie.

    Tu auras froid.

    Oh! cela ne fait rien ! La couverture est trop rugueuse. Le manteau est doux et chaud. Je n’ai pas du tout froid. Mais que Lui ne souffre plus.

    Joseph prend l’ample manteau de moelleuse laine bleue sombre et l’arrange en double sur le foin, avec un pli qui penche hors de la crèche. Le premier lit du Sauveur est prêt.

    Et la Mère, de sa douce démarche ondoyante, le porte et le dépose, le recouvre avec le pli du manteau qu’elle amène aussi autour de la tête nue qui enfonce dans le foin, à peine protégé des piqûres par le mince voile de Marie.

    Il ne reste à découvert que le petit visage gros comme le poing, et les Deux, penchés sur la crèche, radieux, le regardent dormir son premier sommeil.

    La chaleur des langes et du foin a arrêté ses pleurs et apporté le sommeil au doux Jésus.

    Extrait de « L’Evangile tel qu’il m’a été raconté » de Maria Valtorta

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  • Fête de Saint Jean, apôtre et évangéliste

    Dans l’Évangile et au sein du collège apostolique, saint Jean occupe une place de choix. Représentant l’amour, il marche à côté de Pierre, qui symbolise la doctrine. Jésus semble avoir réservé à cet Apôtre les plus tendres effusions de son Cœur. Plus que tout autre, en effet, Jean pouvait rendre amour pour amour au divin Maître. Le Sauveur prit plaisir à multiplier les occasions de témoigner envers son cher disciple une prédilection singulière : il le fit témoin de la résurrection de la fille de Jaïre ; il lui montra sa gloire sur le Thabor, au jour de sa transfiguration merveilleuse ; mais surtout la veille de sa Passion, à la dernière cène, il lui permit de reposer doucement la tête sur son Cœur divin, où il puisa cette charité et cette science des choses de Dieu, qu’il répandit dans ses écrits et au sein des peuples auxquels il porta le flambeau de l’Évangile.

    Une des gloires de saint Jean fut d’être le seul, parmi les Apôtres, fidèle à Jésus dans ses souffrances ; il Le suivit dans l’agonie du calvaire ; il accompagna dans ces douloureux instants la Mère du Sauveur. Jésus, ayant vu sa Mère au pied de la croix, abîmée dans sa tristesse, et près d’elle saint Jean, il dit à Marie :  » Femme, voilà ton fils !  » Ensuite il dit au disciple :  » Voilà ta mère ! « . L’Apôtre, en cette circonstance, nous disent les saints docteurs représentait l’humanité tout entière ; en ce moment solennel Marie devenait la Mère de tous les hommes, et les hommes recevaient le droit de s’appeler les enfants de Marie.

    Il était juste que saint Jean, ayant participé aux souffrances de la Passion, goûtât l’un des premiers les joies pures de la résurrection. Le jour où le Sauveur apparut sur le rivage du lac de Génésareth, pendant que les disciples étaient à la pêche, saint Jean fut le seul à Le reconnaître.  » C’est le Seigneur « , dit-il à saint Pierre. Jean était donc bien, tout l’Évangile le prouve, le disciple que Jésus aimait.

    ©Evangelizo.org

     

  • « Prends, Joseph. »

    Pendant que Joseph s’agenouille, elle, debout, entre les deux poutres qui soutiennent la voûte, élève sa Créature entre ses bras et dit :

    Me voici. C’est pour Lui, ô Dieu, que je te dis cette parole. Me voici pour faire ta volonté. Et avec Lui, moi, Marie et Joseph mon époux. Voici tes serviteurs, Seigneur.

    Que soit accomplie par nous, à toute heure et en toute occasion, ta volonté pour ta gloire et ton amour.

    Puis Marie se penche et dit :

    Prends, Joseph.

    et Elle offre l’Enfant.

    Moi ! A Moi ! Oh ! Non ! Je ne suis pas digne !

    Joseph est tout effrayé, anéanti à l’idée de devoir toucher Dieu. Mais Marie insiste en souriant :

    Tu en es bien digne. Personne ne l’est plus que toi. C’est pour cela que Dieu t’a choisi. Prends-le, Joseph, et tiens-le pendant que je cherche les langes.

    Joseph, rouge comme la pourpre, avance les bras et prend le petit bourgeon de chair qui crie parce qu’il a froid. Quand il l’a entre les bras, il ne persiste pas dans l’intention de le tenir par respect éloigné de lui. Il le serre contre son cœur et éclatant en sanglots:

    Oh ! Seigneur ! Mon Dieu !

    et il se penche pour baiser ses petits pieds et les sent glacés. Alors, il s’assoit sur le sol, le serre sur son sein. Avec son habit marron, avec ses mains il s’ingénie à le couvrir, à le réchauffer, à le défendre contre la bise nocturne. Il voudrait bien aller du côté du feu, mais là il y a un courant d’air qui entre par la porte.

    Mieux vaut rester où il est. Il vaut mieux même aller entre les deux animaux qui les protégeront du courant d’air et donneront un peu de chaleur. Il va se mettre entre le bœuf et l’âne avec les épaules tournées vers la porte, penché sur le Nouveau-né pour lui faire de sa poitrine une niche dont les parois sont une tête grise aux longues oreilles et un grand museau blanc aux naseaux fumants et aux bons yeux humides.

    Extrait de « L’Evangile tel qu’il m’a été raconté » de Maria Valtorta

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