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  • Le Saint Nom de Marie – mémoire facultative

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    La fête du Saint Nom de Marie fut établie par le Bx Innocent XI (Benedetto Odescalchi, 1676-1689), l’an 1683, en souvenir d’une mémorable victoire remportée par les Chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel.

    Cent cinquante mille Turcs s’étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l’Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l’octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la messe, qu’il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du sacrifice et s’écria : « Marchons avec confiance sous la protection du ciel et avec l’assistance de la très sainte Vierge. » Son espoir ne fut pas trompé : les Turcs, frappés d’une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C’est depuis cette époque mémorable que la fête du Saint Nom de Marie se célèbre dans l’octave de sa Nativité.

    Il était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de Jésus ; le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les saints se sont essayés à l’envi à retracer les merveilles du nom de Marie. La première gloire de ce nom béni, c’est qu’il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l’archange Gabriel le prononça d’une voix pleine de respect ; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour ; le Ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en renvoie au Ciel l’écho mélodieux :

    « Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l’Église fléchit le genou, les vœux et les prières des peuples retentissent de toutes parts. » ;
    « Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu ! s’écrie saint Bonaventure, qu’il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! » ;
    « Ô nom plein de suavité ! s’écrie le bienheureux Henri Suzo. Ô Marie ! Qui êtes-vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? » ;
    « Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce ! » ;

    Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l’appelle « la clef du ciel ». « Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons… ».
    Ce n’est là qu’un faible écho de l’apologie du nom de Marie faite par les saints.

    ©Evangelizo.org

     

     

     

  • Ne pas juger

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    Ce qui distingue le jugement de Dieu du nôtre n’est pas la toute-puissance mais la miséricorde.
    Le jugement appartient seulement à Dieu, donc si nous ne voulons pas être jugés, nous non plus nous ne devons pas juger les autres. (…) Le Seigneur nous demande donc de nous regarder dans le miroir : «Regarde-toi dans le miroir, mais pas pour te maquiller, pour qu’on ne voie pas les rides. Non, non, cela n’est pas le conseil ! Regarde-toi dans le miroir pour te regarder toi, comment tu es. Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans les yeux de ton frère et ne te rends-tu pas compte de la poutre qui est dans ton œil ? (…) Comment nous qualifie le Seigneur, quand nous faisons cela ? Une seule parole : « hypocrite ». Retire d’abord la poutre de ton œil, et alors tu nous verras bien pour enlever la paille de l’œil de ton frère.
    Le Seigneur, on voit qu’il «s’énerve un peu ici», Il nous accuse d’être hypocrites quand nous nous mettons «à la place de Dieu». (…) Il est donc très mauvais de juger. «Le jugement est seulement pour Dieu, seulement pour Lui ! A nous l’amour, la compréhension, la prière pour les autres quand nous voyons des choses qui ne sont pas bonnes (…) mais ne jamais juger. Jamais. C’est de l’hypocrisie, si nous, nous jugeons.
    À notre jugement il manque la miséricorde. Seul Dieu peut juger
    Quand nous jugeons, nous nous mettons à la place de Dieu, mais notre jugement est un pauvre jugement, il ne pourra jamais être un vrai jugement. Et pourquoi le notre ne peut pas être comme celui de Dieu ? Parce que Dieu est tout-puissant, et nous, non ? Non, c’est parce qu’à notre jugement, il manque la miséricorde. Et quand Dieu juge, il juge avec miséricorde.
    Pensons aujourd’hui à ce que le Seigneur nous dit : ne pas juger, pour ne pas être jugé ; la mesure avec laquelle nous jugeons sera la même qu’ils utiliseront avec nous, et troisièmement, regardons-nous dans le miroir avant de juger (…). Sinon, je suis un hypocrite, et mon jugement est un pauvre jugement. Il lui manque quelque chose de tellement important qu’a le jugement de Dieu : il lui manque la miséricorde. Que le Seigneur nous fasse bien comprendre ces choses.

    Le pape François : « Il faut prier pour les autres, et non pas les juger »
    Extrait de l’homélie à Sainte Marthe 20/06/2016
    zenit.org

     

     

     

  • Prochaine rencontre

    dimanche 18 septembre 2016 à Miramas (13)

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    Messe en l’église St Louis à 11h.

     

     

     

     

     

     

     

  • « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »

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    Il est juste et bon de te rendre grâce, Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout puissant, par Jésus Christ ton Fils, notre Seigneur… Il est venu en ce monde pour le jugement, de sorte que les aveugles ont vu et que ceux qui voyaient ont été aveuglés (Jn 9,39). Ceux qui se sont reconnus dans les ténèbres de l’erreur ont reçu la lumière éternelle qui les a délivrés de l’obscurité de leurs fautes. Et les arrogants qui prétendaient posséder en eux-mêmes la lumière de la justice ont été plongés à bon droit dans leurs propres ténèbres. Gonflés de leur orgueil et sûrs de leur justice, ils ne cherchaient pas de médecin pour les guérir. Ils auraient pu avoir accès au Père par Jésus qui s’est déclaré la porte (Jn 10,7), mais parce qu’ils se sont prévalus insolemment de leurs mérites ils demeurèrent dans leur aveuglement.

    C’est pourquoi nous venons humblement vers toi, Père très saint, et sans présumer de nos mérites nous ouvrons devant ton autel notre propre blessure. Nous avouons les ténèbres de nos erreurs, nous découvrons les replis de notre conscience. Puissions-nous trouver, nous t’en prions, un remède à notre blessure, la lumière éternelle au milieu des ténèbres, la pureté de l’innocence dans notre conscience. Nous voulons de toutes nos forces contempler ton visage…, nous désirons voir le ciel…

    Viens donc à nous, Jésus, nous qui prions dans ton temple, et soigne-nous en ce jour, toi qui n’as pas tenu compte du sabbat pour opérer des prodiges… Toi qui nous as faits de rien, prépare un onguent et applique-le sur les yeux de notre cœur… Écoute notre prière et enlève l’aveuglement de nos péchés afin que nous voyions la gloire de ta face dans la paix de la béatitude éternelle.

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    Préface eucharistique pour le 2ème dimanche de Carême ; PL 85, 322 (trad. Orval)

     

     

     

  • Fête de la Nativité de la Vierge Marie

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    Réjouis-toi, Adam, notre père, et toi surtout, Ève, notre mère. Vous avez été à la fois nos parents à tous et nos meurtriers ; vous qui nous avez voués à la mort avant même de nous mettre au monde, consolez-vous maintenant. Une de vos filles — et quelle fille ! — vous consolera… Viens donc, Ève, cours auprès de Marie. Que la mère recoure à sa fille ; la fille répondra pour sa mère et effacera sa faute… Car la race humaine sera relevée maintenant par une femme.

    Que disait Adam autrefois ? « Cette femme que tu m’avais donnée m’a présenté du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » (Gn 3,12) C’étaient de vilaines paroles, qui aggravaient sa faute au lieu de l’effacer. Mais la divine Sagesse a triomphé de tant de malice ; cette occasion de pardonner que Dieu avait vainement tenté de faire naître en interrogeant Adam, il la trouve maintenant dans le trésor de son inépuisable bonté. A la première femme, il substitue une autre, une femme sage à la place de celle qui était insensée, une femme humble autant que l’autre était orgueilleuse.

    Au lieu du fruit de l’arbre de la mort, elle présente aux hommes le pain de vie ; elle remplace cette nourriture amère et empoisonnée par la douceur d’un aliment éternel. Change donc, Adam, ton accusation injuste en expression de gratitude et dis : « Seigneur, cette femme que tu m’as donnée m’a présenté le fruit de l’arbre de vie. J’en ai mangé ; sa saveur m’a été plus délicieuse que le miel (Ps 18,11), parce que par ce fruit tu m’as redonné la vie. » Voilà donc pourquoi l’ange a été envoyé à une vierge. Ô Vierge admirable, digne de tous les honneurs ! Femme qu’il faut vénérer infiniment entre toutes les femmes, tu répares la faute de nos premiers parents, tu rends la vie à toute leur descendance.

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    Louanges de la Vierge Mère ; homélie 2, §3 (trad. Œuvres mystiques, Seuil 1953, p. 913 rev.)

     

     

     

  • « Heureux, vous les pauvres. »

    Beatitudes

    Comme presque tous les hommes sont naturellement portés à l’orgueil, le Seigneur commence les Béatitudes en écartant le mal originel de la suffisance et en conseillant d’imiter le vrai Pauvre volontaire qui est vraiment bienheureux — de manière à lui ressembler par une pauvreté volontaire, selon notre pouvoir, pour avoir part à sa béatitude, à son bonheur. « Ayez en vous les sentiments qui ont été ceux du Christ Jésus. Quoique de condition divine, il ne s’est pas prévalu de son égalité avec Dieu, mais il s’est anéanti lui-même et a pris la condition d’esclave » (Ph 2,5-7).

    Qu’est-ce qu’il y a de plus misérable pour Dieu que de prendre la condition d’esclave ? Quoi de plus infime pour le Roi de l’univers que de partager notre nature humaine ? Le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, le Juge de l’univers paie des impôts à César (1Tm 6,17 ;He 12,23 ;Mc 12,17). Le Maître de la création embrasse ce monde, entre dans une grotte, ne trouve pas de place dans une hôtellerie et prend refuge dans une étable, en compagnie d’animaux sans raison. Celui qui est pur et immaculé prend sur lui les souillures de la nature humaine, et après avoir partagé toute notre misère, il va jusqu’à faire l’expérience de la mort. Considère la démesure de sa pauvreté volontaire ! La Vie goûte la mort, le Juge est traîné devant le tribunal, le Maître de la vie de tous se soumet à un magistrat, le Roi des puissances célestes ne se soustrait pas aux mains des bourreaux. A cet exemple, dit l’apôtre Paul, se mesure son humilité (Ph 2,5-7).

    Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
    Les Béatitudes, 1 (trad. DDB 1979, p. 33 rev)

     

     

     

     

     

     

  • « Il passa la nuit à prier Dieu. »

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    Lorsque l’apôtre Paul dit : « Faites connaître vos demandes auprès de Dieu » (Ph 4,6), cela ne veut pas dire qu’on les fait connaître à Dieu, car il les connaissait avant même qu’elles existent, mais que c’est par la patience et la persévérance devant Dieu, et non par le bavardage devant les hommes, que nous connaîtrons si nos prières sont bonnes… Il n’est donc pas défendu et inutile de prier longtemps, lorsque c’est possible, c’est-à-dire lorsque cela n’empêche pas d’autres occupations bonnes et nécessaires ; d’ailleurs, en accomplissant celles-ci, on doit toujours prier par le désir, comme je l’ai dit.

    Car si l’on prie longtemps, ce n’est pas, comme certains le pensent, une prière de rabâchage (Mt 6,7). Parler abondamment est une chose, aimer longuement en est une autre. Car il est écrit que le Seigneur lui-même « passa la nuit en prière » et qu’il « priait avec plus d’insistance » (Lc 22,44). N’a-t-il pas voulu nous donner l’exemple en priant pour nous dans le temps, lui qui avec son Père exauce nos prières dans l’éternité ?

    On dit que les moines d’Égypte font des prières fréquentes, mais très courtes, lancées comme des flèches, pour éviter que, en se prolongeant trop, l’attention vigilante nécessaire à ceux qui prient ne se détende et se dissipe… La prière ne doit pas comporter beaucoup de paroles, mais beaucoup de supplication ; ainsi elle peut se prolonger dans une attention fervente… Prier beaucoup, c’est frapper longtemps et de tout notre cœur à la porte de celui que nous prions (Lc 11,5s). La prière en effet consiste plus dans des gémissements et des larmes, que dans des discours et des paroles.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Lettre 130, à Proba sur la prière, 9-10 (trad. cf. bréviaire 29e lun. )

     

     

     

     

     

  • Entrer dans la vraie paix du sabbat

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    Lorsque l’homme, s’arrachant au brouhaha extérieur, s’est recueilli au secret de son cœur, qu’il a fermé sa porte à la foule bruyante des vanités…, quand il n’y a plus rien en lui d’agité ni de désordonné, rien qui le tiraille, rien qui le tenaille…, c’est la joyeuse célébration d’un premier sabbat. Mais on peut quitter cette chambre intime pour l’auberge de son cœur…, pour entrer dans le repos joyeux et paisible de la douceur de l’amour fraternel. C’est un deuxième sabbat, celui de la charité fraternelle…

    Une fois purifiée dans ces deux formes d’amour [de soi-même et de son prochain], l’âme aspire d’autant plus ardemment aux joies de l’étreinte divine qu’elle est plus assurée. Brûlant d’un désir extrême, elle passe au-delà du voile de la chair et, entrant dans le sanctuaire (He 10,20), où le Christ Jésus est esprit devant sa face, elle est totalement absorbée par une lumière indicible et une douceur inhabituelle. Le silence s’étant fait par rapport à tout ce qui est corporel, sensible, changeant, elle fixe d’un regard pénétrant Ce qui Est, Ce qui est toujours tel, identique à soi-même, Ce qui est Un. Libre pour voir que le Seigneur lui-même est Dieu (Ps 45,11), elle célèbre sans aucun doute le sabbat des sabbats dans les douces étreintes de la Charité elle-même.

    Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
    Le Miroir de la charité, III, 3-6 (trad. Bellefontaine 1992, p. 193)

     

     

     

     

  • Bâtir une tour

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    J’aimais monter à l’une des tours de la cathédrale de Burgos [avec des jeunes] et leur faire contempler de près l’arête du toit, véritable dentelle de pierre, fruit d’un labeur patient, coûteux. Au cours de ces conversations, je leur faisais remarquer que d’en bas l’on n’apercevait pas cette merveille ; et…je faisais ce commentaire : voilà le travail de Dieu, l’œuvre de Dieu ! Achever son travail personnel à la perfection, avec la beauté et la splendeur de ces dentelles de pierre délicates. Ils comprenaient alors, devant cette réalité qui parlait d’elle-même, que tout cela était prière, magnifique dialogue avec le Seigneur. Ceux qui ont usé leurs forces à cette tâche, savaient parfaitement que leur effort ne pourrait pas être apprécié à partir des rues de la ville : il était uniquement pour Dieu…

    Nous sommes convaincus que Dieu se trouve partout. Alors nous cultivons les champs en louant le Seigneur, nous sillonnons les mers et exerçons tous les autres métiers en chantant ses miséricordes. Nous demeurons ainsi unis à Dieu à tout instant… Mais n’allez pas oublier que vous vivez aussi en présence des hommes, et qu’ils attendent de vous — de toi ! — un témoignage chrétien.

    Voilà pourquoi, dans notre occupation professionnelle, dans ce qui est humain, nous devons agir de telle sorte que si quelqu’un qui nous connaît et nous aime nous voit travailler, nous n’ayons pas à en rougir, et que nous ne lui donnions pas de raison d’en avoir honte… Il ne vous arrivera pas ce qui est arrivé au personnage d’une parabole qui avait décidé d’élever une tour : Après avoir posé les fondations et se trouvant ensuite incapable d’achever, tous ceux qui le voyaient se mettaient à se moquer de lui, en disant : « Voilà un homme qui a commencé de bâtir et a été incapable d’achever ! » Je vous assure que si vous ne perdez pas le point de vue surnaturel, vous couronnerez votre travail, vous terminerez votre cathédrale.

    Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
    Homélie 01/02/1960 in Amigos de Dios, ch. 4, pts. 65-66 (trad. Amis de Dieu, Le Laurier 2000, p. 96)

     

     

     

  • Priez, priez, priez…

    Chaque personne qui prie pour ses amis et ses proches sait combien la prière est puissante.
    Chacun sait que parfois on peut sentir la prière des autres sur soi. Vous vous souvenez sans doute de ce célèbre poème de guerres, mis en musique et intitulé « Attends-moi » [poème de Constantin Simonov]. Dans ce poème, un homme parti à la guerre dit : « Par ton attente, tu m’as sauvé. » En fait, ce n’était pas simplement une attente, c’était une prière, même inconsciente, pour un homme qui combattait pour la patrie. Beaucoup de personnes, incapables de prier, s’élevaient vers Dieu par le cœur et le Seigneur les exauçait.
    Voilà pourquoi, chaque jour, lorsque nous sommes devant Dieu, il nous faut prier pour que sa volonté soit faite, puis prier pour les autres, prier sans nous lasser, sans nous arrêter, sans paresser, car il n’y a pas de plus grand amour que celui qui passe par la prière. C’est par la prière que l’Église tient, s’appuyant sur la foi et la charité des êtres. Si nous prions les uns pour les autres, nous sommes étroitement liés, frères et sœurs entre nous, car ce ne sont pas nos infirmités humaines, mais la puissance de Dieu qui est à l’œuvre.
    Si vous constatez que vous n’êtes pas capables d’aider une personne par l’action ou la parole, d’éloigner son malheur, de la guérir, souvenez-vous toujours que nous avons le Seigneur ainsi que le ferme et fort appui de la prière. Mettez cela en pratique, vérifiez-le, priez avec ardeur et force pour ceux qui vous sont chers ; vous verrez que votre prière, si faible soit-elle, est efficace, car la puissance de Dieu se manifeste en elle.
    Par la prière, nous comprendrons que c’est de notre faute si le Seigneur nous semble lointain. Si nous l’invoquons, en priant pour nos proches, il sera toujours avec nous, nous le sentirons toujours. Le Christ a dit lui-même : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20) et « Ce que vous demanderez au Père en mon nom vous sera accordé » (Jn 14, 13). Prions, priez tous pour vos amis, vos proches, et vous connaîtrez l’amour de Dieu. Amen.

    Constantin Simonov (1915-1979)
    Extrait du livre d’Alexandre Men,
    Le Christianisme ne fait que commencer,
    Cerf/Le sel de la terre, 1996

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    Sauve-nous, Seigneur
    Aie pitié de nous, Seigneur,
    nous ne savons pas nous-mêmes ce que nous désirons,
    nous ne soupçonnons pas ce que nous demandons.
    Seigneur, donne-nous la lumière,
    elle nous est plus nécessaire qu’à l’aveugle-né.
    Aujourd’hui, Seigneur, on ne veut pas voir clair !
    Ici doit se montrer ton pouvoir.
    Ici doit éclater ta miséricorde.
    Oh ! la rude chose que je te demande, mon vrai Dieu :
    aimer qui ne t’aime pas,
    ouvrir à qui ne t’appelle pas,
    donner la santé à qui se complaît dans sa maladie !
    Tu as dit que tu venais chercher les pécheurs.
    Les voilà, Seigneur, les vrais pécheurs.
    Oublie notre aveuglement.
    Considère uniquement le sang que ton Fils a versé pour nous.
    Souviens-toi, Seigneur, que nous sommes ton ouvrage
    et sauve-nous par ta miséricorde.

    Sainte Thérèse d’Avila