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  • « Vous scrutez les Écritures… ; or ce sont elles qui me rendent témoignage. »

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    La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de toutes parts, te tend des fruits bénis ; elle est comme ce rocher ouvert dans le désert, qui devient pour tout homme, de toutes parts, une boisson spirituelle : « Ils ont mangé un aliment spirituel, et ils ont bu un breuvage spirituel » (1Co 10,3 ; Ex 17,1s).

    Que celui qui obtient en partage une de ces richesses n’aille pas croire qu’il n’y a dans la parole de Dieu que ce qu’il y trouve ; qu’il se rende compte plutôt qu’il n’a été capable d’y découvrir qu’une seule chose parmi bien d’autres. Enrichi par la parole, qu’il ne croie pas que celle-ci est appauvrie ; incapable d’épuiser sa richesse, qu’il rende grâces pour sa grandeur. Réjouis-toi, parce que tu es rassasié, mais ne t’attriste pas de ce que la richesse de la parole te dépasse.

    Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s’attriste pas de son impuissance à épuiser la source. Mieux vaut que la source apaise ta soif, plutôt que ta soif n’épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si, au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur. Rends grâces pour ce que tu as reçu et ne murmure pas pour ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage.

    Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église
    Commentaire de l’Évangile concordant, 1, 18-19 ; SC 121 (trad. SC, p. 52-53)

     

     

     

  • Retraite

    MMDHmars2017

     

     

     

     

     

  • « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »

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    Nous voudrions expliquer comment sont également vrais deux textes : celui de la Genèse où il est écrit que Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres et celui de l’Évangile où le Seigneur, par qui toutes choses ont été faites, dit : « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à maintenant, et moi aussi je suis à l’œuvre »… L’observation du sabbat a été prescrite aux juifs pour préfigurer le repos spirituel que Dieu promettait aux fidèles qui feraient de bonnes œuvres. Repos dont le Seigneur Jésus Christ… a confirmé le mystère par sa sépulture. Car c’est le jour du sabbat qu’il a reposé dans le tombeau… lorsqu’il avait consommé toutes ses œuvres…

    On peut penser que Dieu s’est reposé d’avoir créé les divers genres de créatures, parce qu’il n’a plus créé ensuite de nouveaux genres, mais… que, même en ce septième jour, il n’a pas cessé de gouverner le ciel, la terre et tous les autres êtres qu’il avait créés ; sinon, ils auraient aussitôt sombré dans le néant. Car la puissance du Créateur, la force du Tout-Puissant, est la cause par laquelle subsiste toute créature… Il n’en est pas en effet de Dieu comme d’un architecte : la maison est achevée, celui-ci s’en va et… l’œuvre subsiste ; au contraire, le monde ne pourrait subsister, ne serait-ce l’instant d’un clin d’œil, si Dieu lui retirait son appui…

    C’est ce que dit l’apôtre Paul quand il est venu annoncer Dieu aux Athéniens : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,28)… En effet, nous ne sommes pas en Dieu comme sa propre substance, au sens où il est dit qu’« il a la vie en lui-même » ; mais, puisque nous sommes autre chose que lui, nous ne pouvons être en lui que parce qu’il agit ainsi : « Sa Sagesse s’étend avec force d’un bout du monde à l’autre et elle gouverne l’univers » (Sg 8,1)…

    Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    La Genèse au sens littéral, 4, 11-13 [21-24] (trad. Bibliothèque Augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 307s rev.)

     

     

     

  • Carême

    Psaume 46

     

    Ce temps de retraite, ce temps de Carême, cette marche vers Pâques, doit être aussi un temps de relation, d’intimité, d’amitié avec le Seigneur. En d’autres termes : un temps de renouvellement de notre prière.
    Lorsqu’il priait, le curé d’Ars disait : « Je l’avise et il m’avise. » Le temps de prière est une vraie discussion avec le Seigneur ; c’est une conversation, il nous répond. Il est important que tout ce qui fait notre vie puisse entrer dans le dialogue de prière, dans ce dialogue avec le Seigneur. Rien de ce que nous vivons n’est étranger au souci de Dieu. Ne laissez pas de côté une partie de votre vie. Dieu s’intéresse à tout nous-mêmes, à toute notre vie. Sinon Dieu n’aurait pas pris la condition humaine pour nous sauver.
    Avec un ami, on parle, on discute, on écoute, on est présent, on regarde… Aujourd’hui, simplement, durant ce temps de prière, parlez au Seigneur comme à un ami. Ouvrez votre cœur et entrez dans son amour. Regardez-le qui vous regarde et laissez-vous aimer et saisir par lui. Cette contemplation sera votre nourriture.

    Mgr Jérôme Beau, Évêque Auxiliaire de Paris et Directeur de l’Œuvre des Vocations
    « Dieu s’intéresse t-il donc à ma vie ? »

     

     

     

  • Monde nouveau

    Isaïe

     

    Livre d’Isaïe 65,17-21.

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    Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.
    Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.
    J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
    Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
    On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

     

     

     

     

  • Le lundi de la 4e semaine de Carême

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    « Celui qui invoquera le Nom du Seigneur,
    celui-là sera sauvé » (Jl 3,5 ; Rm 10,13).
    Quant à moi non seulement je l’invoque
    mais avant tout je crois à sa grandeur.

    Ce n’est pas pour ses présents
    que je persévère dans mes supplications,
    mais parce qu’il est la Vie véritable
    et qu’en lui je respire ;
    sans lui il n’y a ni mouvement ni progrès.

    Ce n’est pas tant par les liens de l’espérance
    que par les liens de l’amour que je suis attiré.
    Ce n’est pas des dons,
    mais du Donateur dont j’ai toujours la nostalgie.
    Ce n’est pas à la gloire que j’aspire,
    mais c’est le Seigneur glorifié que je veux embrasser.
    Ce n’est pas la soif de la vie qui toujours je me consume,
    mais le souvenir de celui qui donne la vie.

    Ce n’est pas après le désir du bonheur que je soupire,
    que du plus profond de mon cœur j’éclate en sanglots,
    mais c’est par désir de celui qui le prépare.
    Ce n’est pas le repos que je cherche,
    mais c’est le visage de celui qui apaisera mon cœur suppliant.
    Ce n’est pas pour le festin nuptial que je languis,
    mais c’est du désir de l’Époux.

    Dans l’attente certaine de sa puissance
    malgré le fardeau de mes péchés,
    je crois avec une espérance inébranlable
    et en me confiant dans la main du Tout Puissant,
    que non seulement j’obtiendrai le pardon
    mais que je le verrai lui en personne,
    grâce à sa miséricorde et à sa pitié
    et, bien que je mérite parfaitement d’être proscrit,
    que j’hériterai du ciel.

    Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), moine et poète arménien
    Le Livre de prières, 12,1 (trad. SC 78, p.102 rev.)

     

     

     

  • Bulletin n°102

    bulletin 102

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  • Angélus

    Angelus

     

     

     

     

    https://youtu.be/CvTqyqidfBs

     

     

     

  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    annonciation

    Attache-toi à cette très douce Mère qui a mis au monde cet enfant que les cieux ne pouvaient contenir ; elle, pourtant, l’a contenu dans le petit cloître de son ventre et l’a porté dans son sein virginal.

    Qui ne se détournerait avec horreur de l’ennemi du genre humain et de ses ruses ; il fait miroiter à nos yeux le prestige de gloires éphémères et trompeuses, et s’efforce par là de réduire à néant ce qui est plus grand que le ciel. Car l’âme d’un fidèle, qui est la plus digne de toutes les créatures, est évidemment rendue par la grâce de Dieu plus grande que le ciel : ce créateur, que les cieux immenses et toutes les autres créatures ne peuvent contenir, l’âme fidèle à elle seule devient son séjour et sa demeure ; il suffit pour cela de posséder ce que refusent les impies : la charité. Celui qui est la vérité même en témoigne : « Celui qui m’aime, mon Père l’aimera ; moi aussi je l’aimerai, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » (Jn 14,21.23).

    De même donc que la glorieuse Vierge des vierges l’a porté matériellement, de même toi tu pourras toujours le porter spirituellement dans ton corps chaste et virginal si tu suis ses traces, et particulièrement son humilité et sa pauvreté ; tu pourras contenir en toi Celui qui te contient, toi et tout l’univers ; tu le posséderas de façon bien plus réelle et plus concrète que tu ne pourrais posséder les biens périssables de ce monde.

    Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
    3e Lettre à Agnès de Prague, 18-26 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)

     

     

     

  • Amour de Dieu, amour du prochain

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    L’apôtre Paul écrit : « Le but de cette injonction, c’est l’amour qui vient d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sincère » (1 Tm 1,5)… Quoi de plus doux, frères très chers, que l’amour, que la charité ? Que ceux qui ne le connaissent pas « goûtent et voient ». Qu’est-ce qu’il faut goûter pour savourer la douceur de la charité ? « Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux » (Ps 33,9), car « Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1Jn 4,16)…

    Si tu possèdes la charité, tu possèdes Dieu, et si tu possèdes Dieu, que te manque-t-il ? Que possède le riche s’il n’a pas l’amour ? Que manque-t-il au pauvre s’il possède l’amour ? Peut-être penses-tu que celui dont le coffre est plein d’or est riche ?… Tu as tort, car c’est celui en qui Dieu daigne habiter qui est vraiment riche. Que pourras-tu ignorer des Écritures si la charité, c’est-à-dire Dieu, a commencé à te posséder ? Quelle bonne œuvre ne pourras-tu pas accomplir si tu es digne de porter en ton cœur la source de toutes les bonnes œuvres ? Quel adversaire craindras-tu si tu mérites d’avoir Dieu en toi comme roi ?

    Gardez donc et conservez, frères bien-aimés, le lien doux et salutaire de la charité (cf Col 3,14). Mais avant tout, gardez le vrai amour -– non pas celui que l’on promet en paroles et que l’on n’observe pas dans son cœur (1Jn 3,18), mais celui qui s’exprime en paroles parce qu’il demeure toujours en notre cœur… Car la racine de tous les biens, c’est la charité, comme aussi « la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent » (1Tm 6,10).

    Saint Césaire d’Arles (470-543), moine et évêque
    Sermon 22 ; SC 243 (trad. cf SC p. 33)