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    bulletin août 2017

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  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-40.

    E-5n ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit : « ‘Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.’
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
    De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

     

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    Aime-toi, tel que Celui qui t’a aimé t’a fait. Méprise-toi, tel que toi tu t’es fait. Soumets-toi à ce qui est au-dessus de toi ; méprise ce qui est au-dessous de toi. Aime-toi de la même manière que t’a aimé Celui qui s’est livré pour toi. Méprise-toi, pour avoir méprisé ce que Dieu a fait et a aimé en toi…

    Veux-tu garder Dieu toujours en ton esprit ? Regarde-toi tel que Dieu t’a fait. Ne va pas chercher un autre toi-même, ne te rends pas autre que ce que Dieu t’a fait. Ainsi tu auras toujours Dieu dans ton esprit.

    Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Église
    Sermons pour le dimanche et les fêtes (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 222)

     

     

  • Fête de saint Barthélémy, apôtre

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    Les apôtres sont ces perles précieuses que saint Jean nous dit avoir contemplées dans l’Apocalypse et dont les portes de la Jérusalem céleste sont construites (Ap 21,21)… En effet, lorsque par des signes ou des miracles les apôtres rayonnent la lumière divine, ils ouvrent l’accès de la gloire céleste de Jérusalem aux peuples convertis à la foi chrétienne. Et quiconque est sauvé grâce à eux entre dans la vie, comme un voyageur franchissant une porte… C’est d’eux encore que le prophète dit : « Qui sont ceux-là, qui volent ainsi que des nuages ? » (Is 60,8) Ces nuages se condensent en eau lorsqu’ils arrosent la terre de notre cœur avec la pluie de leur enseignement pour la rendre fertile et porteuse des germes de bonnes œuvres.

    Barthélemy, dont c’est la fête aujourd’hui, veut précisément dire en araméen : fils de celui qui porte l’eau. Il est le fils de ce Dieu qui élève l’esprit de ses prédicateurs à la contemplation des vérités d’en haut de sorte qu’ils puissent répandre avec efficacité et en abondance la pluie de la parole de Dieu dans nos cœurs. C’est ainsi qu’ils boivent l’eau à la source pour nous la donner à boire à notre tour.

    Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l’Église
    Sermon 42, 2ème pour la saint Barthélemy ; PL 144, 726 (trad. Orval)

     

     

     

  • « Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? »

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    Nous pouvons répartir ces diverses heures du jour entre les âges de la vie de chaque homme. Le petit jour, c’est l’enfance de notre intelligence. La troisième heure peut s’entendre de l’adolescence, car le soleil y prend alors déjà, pour ainsi dire, de la hauteur, en ce que les ardeurs de la jeunesse commencent à s’y échauffer. La sixième heure, c’est l’âge de la maturité : le soleil y établit comme son point d’équilibre, puisque l’homme est alors dans la plénitude de sa force. La neuvième heure désigne la vieillesse, où le soleil descend en quelque sorte du haut du ciel, parce que les ardeurs de l’âge mûr s’y refroidissent. Enfin, la onzième heure est cet âge qu’on nomme extrême vieillesse… Puisque les uns sont conduits à une vie honnête dès l’enfance, d’autres durant l’adolescence, d’autres à l’âge mûr, d’autres dans la vieillesse, d’autres enfin dans l’âge très avancé, c’est comme s’ils étaient appelés à la vigne aux différentes heures du jour.

    Examinez donc votre façon de vivre, frères, et voyez si vous avez commencé à agir comme les ouvriers de Dieu. Réfléchissez bien, et considérez si vous travaillez à la vigne du Seigneur… Celui qui a négligé de vivre pour Dieu jusqu’en son dernier âge est comme l’ouvrier resté sans rien faire jusqu’à la onzième heure… « Pourquoi êtes-vous là toute la journée sans rien faire ? » C’est comme si l’on disait clairement : « Si vous n’avez pas voulu vivre pour Dieu durant votre jeunesse et votre âge mûr, repentez-vous du moins en votre dernier âge… Venez quand même sur les chemins de la vie »…

    N’est-ce pas à la onzième heure que le larron est venu ? (Lc 23,39s) Ce n’est pas par son âge avancé, mais par son supplice qu’il s’est trouvé arrivé au soir de sa vie. Il a confessé Dieu sur la croix, et il a rendu son dernier souffle presque au moment où le Seigneur rendait sa sentence. Et le Maître du domaine, admettant le larron avant Pierre dans le repos du paradis, a bien distribué le salaire en commençant par le dernier.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur l’Évangile, n°19 (trad. Le Barroux)

     

     

     

  • « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »

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    Vous avez entendu, mes frères, que Pierre et André ont abandonné leurs filets pour suivre le Rédempteur au premier appel de sa voix (Mt 4,20)…

    Peut-être que quelqu’un se dira tout bas : « Qu’est-ce que ces deux pêcheurs ont abandonné pour obéir à l’appel du Seigneur, eux qui n’avaient presque rien ? » Mais en cette matière, nous devons considérer les dispositions du cœur plutôt que la fortune. Ils ont beaucoup quitté, puisqu’ils n’ont rien gardé. Ils ont beaucoup quitté puisqu’ils ont tout abandonné, même si c’était peu de chose. Nous, au contraire, l’amour nous attache à ce que nous avons et le désir nous fait courir après ce que nous n’avons pas. Oui, Pierre et André ont beaucoup quitté, puisque l’un et l’autre, ils ont abandonné jusqu’au désir de posséder. Ils ont beaucoup abandonné, puisqu’en même temps que leurs biens, ils ont aussi renoncé à tout désir de posséder.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église
    Homélies sur l’Évangile, n°5 ; PL 76, 1093

     

     

     

  • La seule chose nécessaire

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    Je rends grâce à l’Auteur de la grâce, à Celui de qui proviennent tout bien et toute perfection, de ce qu’il t’a ornée de tant de vertus et parée de tant de perfection, que tu es devenue imitatrice attentive et parfaite du Père qui est parfait, au point même que ses yeux ne peuvent discerner en toi rien d’imparfait. La voilà, cette perfection qui, dans les palais des cieux, scellera ton union avec le Roi lui-même qui siège dans la gloire sur un trône étoilé : cette perfection a consisté pour toi à mépriser les grandeurs d’un royaume terrestre ; à juger indignes, en comparaison, les propositions d’un mariage avec l’empereur ; à pratiquer la très sainte pauvreté et, avec tout l’élan de ton amour et de ton humilité, à suivre les traces de Celui aux noces duquel tu as mérité d’être conviée.

    Je te sais parée de vertus, mais je ne veux pas t’importuner en t’accablant de louanges superflues, bien que, pour toi, rien ne soit superflu si tu peux en retirer quelque consolation. Or donc, puisqu’une seule chose est nécessaire (Cf. Lc 10,42), je m’y bornerai et je t’y exhorterai pour l’amour de Celui à qui tu t’es offerte comme une hostie sainte et agréable : souviens-toi de ta vocation et, comme une seconde Rachel, remets-toi toujours en mémoire les principes de base qui te font agir : ce que tu as acquis, conserve-le soigneusement ; ce que tu fais, fais-le bien ; ne recule jamais ; hâte-toi au contraire et cours d’un pas léger, sans achopper aux pierres du chemin, sans même soulever la poussière qui souillerait tes pieds ; va confiante, allègre et joyeuse. Avance avec précaution cependant sur le chemin du bonheur : ne te fie pas et ne te livre pas à quiconque voudrait te détourner de ta vocation, entraver ta course, et t’empêcher d’être fidèle au Très-Haut dans l’état de perfection où l’Esprit du Seigneur t’a appelée.

    Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
    2e Lettre à Agnès de Prague, 3-14 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)

     

     

     

  • « Femme, grande est ta foi ; que tout se fasse pour toi comme tu le veux. »

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    L’Évangile nous montre la grande foi, la patience, la persévérance et l’humilité de la Cananéenne… Cette femme était douée d’une patience vraiment peu commune. À sa première demande le Seigneur ne répond pas un mot. Malgré cela, loin de cesser un instant de prier, elle implore avec une insistance accrue le secours de sa bonté… Voyant l’ardeur de notre foi et la ténacité de notre persévérance dans la prière, le Seigneur finira par prendre pitié de nous et nous accordera ce que nous souhaitons.

    La fille de la Cananéenne était « tourmentée par un démon ». Une fois expulsée la mauvaise agitation de nos pensées et dénoués les nœuds de nos péchés, la sérénité de l’esprit nous reviendra ainsi que la possibilité d’agir correctement… Si, à l’exemple de la Cananéenne, nous persévérons dans la prière avec une fermeté inébranlable, la grâce de notre Créateur nous sera présente ; elle corrigera en nous toutes les erreurs, elle sanctifiera tout ce qui est impur, elle pacifiera toute agitation. Car le Seigneur est fidèle et juste. Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute souillure, si nous crions vers lui avec la voix attentive de notre cœur.

    Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l’Église
    Homélie sur les Évangiles, I, 22 : CCL 122, 156-160 ; PL 94, 102-105 (trad. Orval)

     

     

     

  • « Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

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    Quel don grand et admirable Dieu nous fait, mes frères ! Dans sa Pâque…, la résurrection du Christ fait renaître dans l’innocence des tout-petits ce qui hier dépérissait dans le péché. La simplicité du Christ fait sienne l’enfance. L’enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n’ose pas frapper. Ainsi cet enfant qu’est devenu le chrétien ne s’emporte pas si on l’insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe. Le Seigneur exige même de prier pour ses ennemis, d’abandonner tunique et manteau aux voleurs, de présenter l’autre joue (Mt 5,39s).

    Cette enfance dans le Christ dépasse l’enfance simplement humaine. Celle-ci ignore le péché, celle-là le déteste. Celle-ci doit son innocence à sa faiblesse ; celle-là à sa vertu. Elle est digne de plus d’éloges encore : sa haine du mal vient de sa volonté, non de son impuissance… Bien sûr, on peut rencontrer la sagesse d’un vieillard chez un enfant et l’innocence de la jeunesse chez des personnes âgées. Et l’amour droit et vrai peut mûrir des jeunes : « La vieillesse honorable, dit le prophète, n’est pas celle que donnent les jours ; elle ne se mesure pas au nombre des années… mais par l’intelligence » (Sg 4,8). Mais à des apôtres déjà mûrs et âgés, le Seigneur dit : « Si vous ne faites retour sur vous-mêmes, si vous ne vous rendez pas semblables à cet enfant, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3). Il les renvoie à la source même de leur vie ; il les incite à retrouver l’enfance, afin que ces hommes dont les forces déclinent déjà, renaissent à l’innocence du cœur. « A moins de renaître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume des cieux » (Jn 3,5).

    Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
    Homélie 58, sur la Pâque ; PL 57, 363 (trad. coll. Icthus vol. 10, p. 259)

     

     

     

     

     

  • Psaume 136(135),1-3.16-18.21-22.24.

    Psaume 136

     
    Rendez grâce au Seigneur : il est bon,
    éternel est son amour !
    Rendez grâce au Dieu des dieux,
    éternel est son amour !
    Rendez grâce au Seigneur des seigneurs,
    éternel est son amour !

    Lui qui mena son peuple au désert,
    éternel est son amour !
    qui frappa des princes fameux,
    éternel est son amour !
    et fit périr des rois redoutables,
    éternel est son amour !

    Pour donner leur pays en héritage,
    éternel est son amour !
    en héritage à Israël, son serviteur,
    éternel est son amour !
    il nous tira de la main des oppresseurs,
    éternel est son amour !

     

     

  • « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

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    Le Seigneur nous oblige à remettre nous-mêmes les dettes de nos débiteurs, comme nous, nous demandons qu’on nous remette les nôtres (Mt 6,12). Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n’en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous. C’est pourquoi le Christ dit ailleurs : « C’est la mesure dont vous vous servirez qui servira de mesure pour vous » (Mt 7,2). Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, n’a pas voulu à son tour remettre celle de son compagnon de service est jeté en prison. Parce qu’il n’avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l’établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu’il décrète… : « Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Mc 11,25-26)…

    Lorsque Abel et Caïn, les premiers, ont offert des sacrifices, ce n’est pas leurs offrandes que Dieu regardait mais leur cœur (Gn 4,3s). Celui dont l’offrande lui plaisait, c’est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l’innocence, enseignait aux autres à venir avec la crainte de Dieu pour offrir leur présent à l’autel, avec un cœur simple, le sens de la justice, la concorde et la paix. En offrant avec de telles dispositions le sacrifice à Dieu, il a mérité de devenir lui-même une offrande précieuse et de donner le premier témoignage du martyre. Il a préfiguré, par la gloire de son sang, la Passion du Seigneur, parce qu’il possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.

    Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
    La Prière du Seigneur, 23-24 (trad. bréviaire et DDB 1982, p.56)