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  • « Vous n’avez qu’un seul Maître…, le Christ. » (Mt 23,8)

    « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres. » Non pas qu’il y en ait deux : il n’y a qu’un seul Maître. Car même s’il y a des gens qui servent l’argent, en soi il ne possède aucun droit à être maître ; ce sont eux-mêmes qui se chargent du joug de cet esclavage. En effet, l’argent n’a aucun pouvoir juste, mais constitue un esclavage injuste. C’est pourquoi Jésus dit : « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur », pour que, par notre générosité envers les pauvres, nous obtenions la faveur des anges et des saints.

    Le gérant n’est pas critiqué : nous apprenons par là que nous ne sommes pas des maîtres, mais plutôt les gérants des richesses d’autrui. Bien qu’il ait fait une faute, il est loué, parce que, en remettant aux autres au nom de son maître, il s’est ménagé des appuis. Et Jésus a très bien parlé de « l’argent trompeur », parce que l’amour de l’argent tente nos penchants par ses séductions variées au point que nous acceptions d’en être les esclaves. C’est pourquoi il dit : « Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? » Les richesses nous sont étrangères parce qu’elles sont en dehors de notre nature ; elles ne naissent pas avec nous, elles ne nous suivent pas dans la mort. Le Christ, au contraire, est à nous parce qu’il est la vie… Ne soyons donc pas les esclaves des biens extérieurs, parce que nous ne devons reconnaître comme Seigneur que le Christ.

    Saint Ambroise

     

     

     

     

  • Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste

    « Jésus vit un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. Il lui dit : ‘ Suis-moi. ‘ » Il l’a vu non pas tant avec les yeux du corps qu’avec le regard intérieur de sa miséricorde… Il a vu le publicain, et parce qu’il l’a vu d’un regard qui prend pitié et qui choisit, « il lui dit : ‘ Suis-moi ‘ », c’est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il l’invitait moins à marcher derrière lui qu’à vivre comme lui ; car « celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6)…

    Matthieu « se leva et le suivit ». Rien d’étonnant que le publicain, au premier appel du Seigneur, si empreint d’autorité, ait abandonné sa recherche de profits terrestres et que, délaissant les biens de ce monde, il ait choisi celui qu’il voyait dépourvu de toute richesse. C’est que le Seigneur qui l’appelait extérieurement par sa parole le touchait au plus intime de son âme, en y répandant la lumière de la grâce spirituelle. Cette lumière devait faire comprendre à Matthieu que celui qui l’appelait à quitter les biens matériels sur la terre était en mesure de lui donner un trésor impérissable dans le ciel (cf Mt 6,20)…

    « Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples » : la conversion d’un seul publicain a ouvert la voie de la pénitence et du pardon à beaucoup de publicains et de pécheurs… Quel beau présage ! Au moment de sa conversion, celui qui devait être plus tard apôtre et enseignant parmi les païens entraîne à sa suite tout un groupe de pécheurs sur le chemin du salut !

    Saint Bède le Vénérable (v. 673-735)

     

     

     

     

  • « Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes. »

    « Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4,10), dit Jésus à la Samaritaine au cours d’un de ces dialogues admirables qui montrent toute son estime pour la dignité de chaque femme et pour la vocation qui permet à chacune de participer à sa mission de Messie. (…) L’Église désire remercier la très sainte Trinité pour le « mystère de la femme » et pour toute femme, pour ce qui constitue la dimension éternelle de sa dignité féminine, pour les « merveilles de Dieu » qui, dans l’histoire des générations humaines, se sont accomplies en elle et par elle. En définitive, n’est-ce pas en elle et par elle que s’est accompli ce qu’il y a de plus grand dans l’histoire de l’homme sur terre, l’événement que Dieu lui-même se soit fait homme ?

    C’est pourquoi l’Église rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d’elles : pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses ; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité ; pour les femmes dévouées à tant d’êtres humains qui attendent l’amour gratuit d’une autre personne ; pour les femmes qui veillent sur l’être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine ; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale. (…)

    L’Église rend grâce pour toutes les manifestations du génie féminin apparues au cours de l’histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations ; elle rend grâce pour tous les charismes dont l’Esprit Saint a doté les femmes dans l’histoire du Peuple de Dieu. (…) L’Église demande en même temps que ces « manifestations de l’Esprit » inestimables (1Co 12,4s) (…) soient attentivement reconnues, mises en valeur, afin qu’elles concourent au bien commun de l’Église et de l’humanité.

    Saint Jean-Paul II (1920-2005)

     

     

     

     

  • « Survint une pécheresse… » (Lc 7,37)

    Gertrude comprit que chaque fois que l’homme se recommande à Dieu, le priant de le préserver du péché, si même le secret dessein de Dieu permet qu’il tombe dans quelque faute grave, cette chute ne sera pas telle que la grâce divine ne lui soit donnée comme un bâton où s’appuyer pour revenir plus facilement à la pénitence. (…)

    Elle se vit auprès du Seigneur demandant sa bénédiction. Celle-ci obtenue, il lui sembla qu’en retour le Seigneur lui demandait, à elle, de le bénir. Par quoi elle comprit que l’homme bénit le Seigneur chaque fois qu’il se repent intérieurement de toute offense commise envers son Créateur et lui demande secours pour s’en garder désormais. Sous cette bénédiction, le Seigneur des cieux s’inclina profondément avec reconnaissance, manifestant qu’elle lui était éminemment agréable, comme s’il avait tenu d’elle seule tout son propre bonheur. (…)

    Une autre fois, devant la difficulté d’un certain travail, elle dit au Père : « Seigneur, je vous offre ce travail par votre Fils unique, dans la vertu de l’Esprit Saint, pour votre éternelle gloire. » Une grâce de lumière lui révéla l’efficacité de cette parole au point que toute offrande faite dans une telle intention prenait magnifiquement une haute qualité dépassant toute valeur humaine et devenant agréable à Dieu le Père. Comme tout objet apparaît vert quand on le regarde à travers un carreau vert et apparaît rouge si le carreau est rouge, et ainsi de suite ; pareillement rien n’est plus infiniment doux et agréable à Dieu le Père que ce qui lui est offert par son Fils unique.

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

     

     

     

     

     

  • Inlassablement, Dieu nous appelle à la conversion

    Jusqu’à quand remettrons-nous d’obéir au Christ qui nous appelle dans son Royaume céleste ? Ne nous purifierons-nous pas ? Ne nous résoudrons-nous pas à abandonner notre genre de vie habituel pour suivre à fond l’Évangile ? (…) Nous prétendons désirer le Royaume de Dieu, mais sans trop nous préoccuper des moyens de l’obtenir.

    Bien mieux, dans la vanité de notre esprit, sans nous donner la moindre peine pour observer les commandements du Seigneur, nous croyons être dignes de recevoir les mêmes récompenses que ceux qui ont résisté au péché jusqu’à la mort. Mais qui, au temps des semailles, a pu s’asseoir et dormir chez lui, et ramasser ensuite des gerbes à pleines brassées au moment de la moisson ? Qui a fait la vendange sans avoir planté et cultivé de vigne ? Les fruits sont pour ceux qui ont peiné ; les récompenses et les couronnes pour ceux qui ont vaincu. A-t-on jamais couronné un athlète qui ne s’est même pas dévêtu pour combattre son adversaire ? Et pourtant, non seulement il faut vaincre, mais aussi « lutter selon les règles », comme le dit l’apôtre Paul (2Th 2,5), c’est-à-dire selon les commandements qui nous ont été donnés.

    (…) Dieu est bon, mais il est juste aussi (…) : « Le Seigneur aime la miséricorde et la justice » (Ps 32,5) ; « c’est pourquoi, Seigneur, je chanterai ta miséricorde et ta justice » (Ps 100,1). (…) Vois avec quel discernement le Seigneur use de la miséricorde. Il n’est pas miséricordieux sans examen, et il ne juge pas sans pitié, car « le Seigneur est miséricordieux et juste » (Ps 114,5). N’ayons donc pas de Dieu une idée tronquée ; son amour pour les hommes ne doit pas être pour nous prétexte à négligence.

    Saint Basile (v. 330-379)

     

     

     

  • Les pleurs d’une mère

    La miséricorde de Dieu se laisse vite fléchir par les pleurs de cette mère. Elle est veuve ; les souffrances ou la mort de son fils unique l’ont brisée. (…) Il me semble que cette veuve, entourée de la foule du peuple, est plus qu’une simple femme méritant par ses larmes la résurrection d’un fils, jeune et unique. Elle est l’image même de la Sainte Église qui, par ses larmes, au milieu du cortège funèbre et jusque dans le tombeau, obtient de rappeler à la vie le jeune peuple du monde. (…) Car à la parole de Dieu les morts ressuscitent (Jn 5,28), ils retrouvent la voix et la mère recouvre son fils ; il est rappelé de la tombe, il est arraché au sépulcre.

    Quelle est cette tombe pour vous, sinon votre mauvaise conduite ? Votre tombeau c’est le manque de foi. (…) Le Christ vous libère de ce sépulcre ; vous sortirez du tombeau si vous écoutez la parole de Dieu. Et si votre péché est trop grave pour que les larmes de votre pénitence puissent le laver, qu’interviennent pour vous les pleurs de votre mère l’Église. (…) Elle intercède pour chacun de ses enfants, comme pour autant de fils uniques. En effet, elle est pleine de compassion et éprouve une douleur spirituelle toute maternelle lorsqu’elle voit ses enfants entraînés à la mort par le péché.

    Saint Ambroise (v. 340-397)

     

     

  • Jésus trouve la foi chez un centurion romain

    Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu ; Dieu ne cesse d’attirer l’homme vers lui, et ce n’est qu’en Dieu que l’homme trouvera la vérité et le bonheur qu’il ne cesse de chercher (…). De multiples manières, dans leur histoire, et jusqu’à aujourd’hui, les hommes ont donné expression à leur quête de Dieu par leur croyances et leurs comportements religieux (prières, sacrifices, cultes, méditations, etc.). Malgré les ambiguïtés qu’elles peuvent comporter, ces formes d’expression sont si universelles que l’on peut appeler l’homme un être religieux (…). Mais ce « rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu » peut être oublié, méconnu et même rejeté explicitement par l’homme. De telles attitudes peuvent avoir des origines très diverses : la révolte contre le mal dans le monde, l’ignorance ou l’indifférence religieuses, les soucis du monde et des richesses (Mt 13,22), le mauvais exemple des croyants, les courants de pensée hostiles à la religion, et finalement cette attitude de l’homme pécheur qui, de peur, se cache devant Dieu (Gn 3,8s) et fuit devant son appel (Jon 1,3).

    « Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu » (Ps 104,3). Si l’homme peut oublier ou refuser Dieu, Dieu, lui, ne cesse d’appeler tout homme à le chercher pour qu’il vive et trouve le bonheur. Mais cette quête exige de l’homme tout l’effort de son intelligence, la rectitude de sa volonté, « un cœur droit » (Ps 96,11), et aussi le témoignage des autres qui lui apprennent à chercher Dieu.

    « ‘Tu es grand, Seigneur, et louable hautement ; grand est ton pouvoir et ta sagesse n’a pas de mesure’ (Ps 144,3; 146,5). Et l’homme, petite partie de ta création, prétend te louer, précisément l’homme qui, revêtu de sa condition mortelle, porte en lui le témoignage de son péché et le témoignage que tu ‘résistes aux orgueilleux’ (Jc 4,6). Malgré tout, l’homme, petite partie de ta création, veut te louer. Toi-même tu l’y incites, en faisant qu’il trouve sa joie dans ta louange, parce que tu nous as fait pour toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose en toi » (S. Augustin, Confessions 1,1,1).

    Catéchisme de l’Église catholique

     

     

     

  • Dieu à la recherche de l’homme égaré

    Comme la faiblesse des hommes ne sait pas garder une démarche ferme en ce monde glissant, le bon médecin te montre les remèdes contre l’égarement, et le juge miséricordieux ne refuse pas l’espoir du pardon. Ce n’est pas sans motif que saint Luc a proposé trois paraboles à la suite : la brebis qui s’était égarée et qui a été retrouvée, la pièce d’argent qui était perdue et que l’on a retrouvée, le fils qui était mort et qui est revenu à la vie. C’est pour que ce triple remède nous engage à soigner nos blessures. (…) La brebis fatiguée est ramenée par le pasteur ; la pièce égarée est retrouvée ; le fils rebrousse chemin et revient vers son père dans le repentir de son égarement. (…)

    Réjouissons-nous donc de ce que cette brebis qui s’était égarée en Adam soit relevée dans le Christ. Les épaules du Christ sont les bras de la croix ; c’est là que j’ai déposé mes péchés, c’est sur ce gibet que j’ai trouvé mon repos. Cette brebis est unique dans sa nature, mais non dans ses personnes, car nous tous nous formons un seul corps, mais nous sommes beaucoup de membres. C’est pourquoi il est écrit : « Vous êtes le corps du Christ et membres de ses membres » (1Co 2,27). « Le Fils de l’homme est venu pour sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10), c’est-à-dire tous les hommes puisque « tous meurent en Adam de même que tous revivent dans le Christ » (1Co 15,22). (…)

    Il n’est pas non plus indifférent que cette femme se réjouisse d’avoir retrouvé la pièce de monnaie : ce n’est pas peu que cette monnaie où figure l’image d’un prince. De la même façon l’image du Roi est le bien de l’Église. Nous sommes des brebis : prions donc le Seigneur de nous conduire à l’eau du repos (Ps 22,2). Nous sommes des brebis : demandons les pâturages. Nous sommes la pièce de monnaie : gardons notre valeur. Nous sommes fils : courons au Père.

    Saint Ambroise (v. 340-397)

     

     

     

  • Fête de la Croix Glorieuse

    Ô Sagesse, quel jeu tu joues ; par quel artifice tu circonviens mon Jésus. Toi, tu dépouilles le Roi de gloire, tu en fais un spectacle de mépris. Toi, tu attaches au gibet la rançon du monde entier. Toi seule, tu pèses et apprécies la valeur de ce mystère pour payer la dette de toute prévarication. Toi, tu élèves celui qui est la vie de tous, afin que, les attirant à lui dans sa mort (cf. Jn 12,32), il les vivifie tous.

    Ô Amour sage, quel amalgame tu composes, pour mettre un terme à la ruine universelle. Ô quel emplâtre tu emploies pour guérir la blessure de tous. Ô Amour, ta prudence vient au secours de ceux qui étaient perdus. Toi, tu condamnes le Juste, afin de sauver le coupable malheureux. Ô Amour sage, ta sentence est le soulagement des malheureux. Toi, tu défends la cause de la paix. Toi, tu exauces la miséricorde qui interpelle pour nous. Toi, dans un dessein prudent, tu subviens à l’angoisse de tous, par la volonté bienveillante de ta clémence. Toi, tu mets fin à l’universelle misère, par l’œuvre glorieuse de ta miséricorde. Ô Amour, ta découverte est pour les perdus l’occasion du salut.

    Voici, ô Sagesse, que déjà est ouvert le cellier rempli de bonté. De grâce, regarde-moi, l’accusé, qui me tient dehors, à la porte de la charité. De grâce, remplis les haillons de mon indigence de la bénédiction de tes douceurs. Voici que devant toi s’offre la coupe vide de mon désir (cf. Ps 37,10). De grâce, que s’ouvre la serrure de ta plénitude. De grâce, ne me traite pas selon mes péchés ; ne me punis pas selon mes iniquités (Ps 102,10), mon Jésus. De grâce, de même que par ton sang tu m’as été vraiment propice, ainsi par la vertu de ta précieuse croix, répare en moi ma vie.

    Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

     

     

     

     

  • « Alors tu verras clair ! »

    Par le jour lumineux de ta connaissance,

    repousse, Seigneur, la nuit obscure,

    afin que notre intelligence éclairée

    te serve avec une pureté toute nouvelle. (…)

    Le début de la course du soleil

    marque pour les mortels le commencement du travail :

    prépare dans nos âmes, Seigneur,

    une demeure pour ce jour qui ne connaît pas de fin.

    Donne-nous de voir en notre personne

    la vie de la résurrection

    et remplis nos cœurs de tes délices éternelles.

    Imprime en nous, Seigneur, par notre fidélité à te servir,

    le signe de ce Jour qui ne dépend ni du lever

    ni de la course du soleil.

    En tes sacrements, chaque jour, nous t’étreignons

    et nous te recevons dans notre corps :

    accorde-nous d’expérimenter en nous-mêmes

    la résurrection que nous espérons.

    Sois pour nos pensées, Seigneur,

    les ailes qui nous emmènent, légers, dans les hauteurs

    et nous transportent jusqu’à notre vraie demeure.

    Nous recelons ton trésor dans notre corps

    par la grâce du baptême (…).

    Puissions-nous le comprendre à quelle beauté

    nous sommes appelés par cette beauté spirituelle

    que ta volonté immortelle éveille en nous (…).

    Que ta résurrection, Jésus,

    fasse croître en nous l’homme spirituel (cf Ep 3,16),

    et que la contemplation de tes mystères

    soit le miroir où nous puissions te reconnaître (cf 1Co 13,12). (…)

    Donne-nous, Seigneur, de nous hâter vers notre sainte patrie,

    et de la posséder dès maintenant par la contemplation

    comme Moïse a vu la Terre promise

    du sommet de la montagne (Dt 34,1).

    Saint Ephrem (v. 306-373)