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  • Placez en Dieu votre joie !

    Certaines âmes recourent bien à Dieu dans l’affliction, mais viennent la prospérité, elles l’oublient et l’abandonnent. C’est là trop d’infidélité et d’ingratitude. N’agissez pas ainsi.

    Quand vous recevez quelque nouvelle agréable, usez-en avec Dieu comme avec un ami dévoué et qui s’intéresse à votre bonheur. Vite, faites-lui part de votre joie, reconnaissez qu’elle est un don de sa main ; louez-le, remerciez-le. Que le meilleur pour vous, dans cette joie, soit d’y trouver son bon plaisir. C’est ainsi que vous placerez en Dieu toute votre allégresse, toute votre consolation : « Je tressaillirai de joie en Dieu mon Sauveur. Je chanterai au Seigneur qui m’a comblé de biens » (Ps 12,6 Vg).

    Parlez ainsi à Jésus : « Je vous bénis et toujours je vous bénirai : vous me faites tant de grâces ! Et ce ne sont pas des grâces mais des châtiments que je mériterais, moi qui vous ai tant offensé. » Dites-lui encore, avec l’Épouse sacrée : « Toutes les sortes de fruits, anciens et nouveaux, ô mon Bien-Aimé, je vous les ai gardés » (Ct 7,14). Ces fruits, ce sont vos faveurs, dont je vous remercie ; anciennes et nouvelles, j’en garde le souvenir pour vous rendre gloire éternellement.

    Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)

     

     

  • « Nous sommes de simples serviteurs… » (Lc 17,10)

    Mes frères, pères et enfants, une fois de plus, je m’acquitte de ce que je vous dois, je veux dire le rappel de la catéchèse. (…) Celui qui est zélé dans ses tâches et soigneux dans le service à lui confié, que davantage encore, comme s’il servait Dieu et non pas les hommes, il se montre un ouvrier irréprochable (cf. 2 Tm 2,15), qu’il prenne sur lui les tâches les plus lourdes, qu’il se réjouisse de veiller sur son prochain, sachant qu’une grande récompense lui est réservée dans les cieux ; (…) quelle que soit la tâche, petite ou grande, que nous avons entreprise, en une course incessante et dans un désir in extinguible des biens éternels, endurons tout vaillamment, supportons tout avec bonne humeur, accomplissons tout sous l’inspiration de Dieu, en nous pardonnant mutuellement (cf. Ep 4,32 ; Col 3,13), emplis de tendresse les uns pour les autres, au point que chacun veuille donner sa vie (cf. 1 Th 2,8) pour son frère, en esprit et dans sa chair.

    Et si le Fils unique de Dieu vous invite et vous persuade [de vous conduire] ainsi, lui qui, par obéissance à Dieu le Père, s’est anéanti jusqu’à un degré infini d’abaissement, au point que de maître il est devenu esclave, qu’il a connu la mort et la mort de la croix (cf. Ph 2,8), joie pour moi, pécheur et désespéré, allégresse inépuisable et ineffable ! Joie aussi pour vous qui accomplissez ses commandements et contentement inexprimable ! Non seulement dès ici-bas vous recevez de brillants éloges de tout homme témoin de ce qui se passe chez vous, vous triomphez de l’ennemi et résistez à ses suggestions et à ses artifices, mais aussi dans le monde futur vous danserez en présence de la gloire du Christ Dieu et vous serez comptés au nombre des chœurs angéliques et des assemblées des saints, « là où est la demeure de tous ceux qui sont dans l’allégresse » (Ps 86, 7 LXX), comme le dit le psaume, ô très vénérés frères. Tel est notre rappel !

    Saint Théodore le Studite (759-826)

     

     

  • « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »

    Le Temple juif, visible et matériel, était confiné à un seul endroit. Le monde entier ne pouvait pas y demeurer, même pas toute une nation, mais seulement quelques-uns de la multitude. Mais le temple chrétien est invisible et spirituel, et peut donc être partout (…). Jésus dit à la Samaritaine : « Le temps viendra où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23). « En esprit et en vérité » car, à moins d’être invisible, sa présence ne peut pas être réelle. Ce qui est visible n’est pas le réel ; ce qui est matériel se désagrégera ; ce qui est dans un endroit n’est qu’un fragment.

    Le temple de Dieu, en régime chrétien, est partout où se trouvent des chrétiens au nom du Christ ; il est aussi complètement présent en chaque endroit que s’il n’était nulle part ailleurs. Et nous pouvons y entrer et nous joindre aux saints qui l’habitent, à la famille céleste de Dieu, aussi réellement que l’adorateur juif entrait dans les parvis visibles du Temple. Nous ne voyons rien de notre temple spirituel, mais c’est la condition requise pour qu’il soit partout. Il ne serait pas partout si nous le voyions quelque part ; nous ne voyons rien, mais nous jouissons de tout.

    Ainsi nous le présentent déjà les prophètes de l’Ancien Testament. Isaïe écrit : « Il arrivera dans l’avenir que la montagne du Temple du Seigneur sera placée sur la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elles » (2,2). Le temple chrétien a été dévoilé à Jacob (…) lorsqu’il a vu en songe « une échelle dressée sur la terre et dont le sommet touchait le ciel ; des anges de Dieu y montaient et descendaient » (Gn 28,12), et aussi au serviteur d’Élisée : « Le Seigneur ouvrit les yeux du serviteur, et voici que la montagne était remplie de chevaux et de chars de feu » (2R 6,17). C’étaient là des anticipations de ce qui allait s’établir lorsque Christ est venu et « a ouvert le Royaume de Dieu à tous les croyants ». Ce qui fait dire à Saint Paul : « Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, de milliers d’anges en fête, de l’assemblée des premiers-nés dont les noms sont inscrits dans les cieux » (He 12,22).

    Saint John Henry Newman (1801-1890)

     

     

  • « Je l’ai saisi, je ne le lâcherai point. » (Ct 3, 4)

    Toi qui es l’une de ces vierges qui font resplendir d’une lumière spirituelle la grâce même de leur corps, toi que l’on compare très justement à l’Église, toi qui veilles en ta chambre durant la nuit : pense toujours au Christ et espère à tout moment sa venue… Le Christ entre, porte close, et ne peut manquer de venir, puisqu’il a promis sa venue. Embrasse donc celui que tu as cherché ; approche-toi de lui et tu seras illuminée. Retiens-le. Demande-lui de ne pas repartir aussitôt. Prie-le de ne pas s’éloigner. « Rapide court la Parole de Dieu » (Ps 147,15) ; elle ne se laisse pas saisir par ceux qui somnolent ni retenir par les négligents. Que ton âme vienne à sa rencontre. Suis les traces de cette Parole venue du ciel, car elle passe rapidement. (…)

    Et comment le Christ est-il saisi ? Non pas par les mailles d’un filet mais par les liens de l’amour. Seules peuvent l’attacher les courroies de l’esprit, seule l’affection du cœur peut le retenir. Si tu veux, toi aussi, retenir le Christ, cherche-le continuellement sans craindre la fatigue. Souvent c’est parmi les supplices et sous la main même des persécuteurs que l’on trouve le mieux le Christ. (…) Quelques instants seulement après avoir échappé aux mains des persécuteurs, et afin que tu ne succombes pas aux puissances du monde, le Christ viendra à ta rencontre et ne permettra pas que ton épreuve se prolonge.

    Saint Ambroise (v. 340-397)

     

     

  • « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »

    Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme ; rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l’appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi » (Mc 10,21). Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur ; la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions.

    Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu’il les possède plus pour ses frères que pour lui-même. Il reste maître de ses richesses au lieu d’en devenir esclave ; il ne les enferme pas en son âme pas plus qu’il n’enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d’un cœur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare « bienheureux » ; il l’appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des cieux (Mt 5,3) (…)

    À l’opposé, il y a celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit. Celui-là garde en lui ses terres, il accumule sans fin sa fortune, et ne s’inquiète que d’amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s’enlise dans le matériel. En fait, il n’est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte en lui un champ ou une mine, lui que la mort surprendra inévitablement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6,21)

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

     

     

     

  • Union de prière

     

     

    En union de prière, tous les soirs à 18h35 pour les Stes âmes du Purgatoire, tous les jours pour les neuvaines d’Ardouane, et tous les vendredis soir, de 21h30 à 22h00, à la demande de Marie Mère des hommes, aux intentions de ce monde, aux victimes du fanatisme et pour tous ceux partis trop tôt du covid-19 ou malades.

     

     

  • « Emplissez la terre et soumettez-la ! » (Gn 1,28)

    L’homme, créé à l’image de Dieu, a (…) reçu la mission de soumettre la terre et tout ce qu’elle contient, de gouverner le cosmos en sainteté et justice et, en reconnaissant Dieu comme Créateur de toutes choses, de lui référer son être ainsi que l’univers : en sorte que, tout étant soumis à l’homme, le nom même de Dieu soit glorifié par toute la terre.

    Cet enseignement vaut aussi pour les activités les plus quotidiennes. Car ces hommes et ces femmes qui, tout en gagnant leur vie et celle de leur famille, mènent leurs activités de manière à bien servir la société, sont fondés à voir dans leur travail un prolongement de l’œuvre du Créateur, un service de leurs frères, un apport personnel à la réalisation du plan providentiel dans l’histoire.

    Loin d’opposer les conquêtes du génie et du courage de l’homme à la puissance de Dieu et de considérer la créature raisonnable comme une sorte de rivale du Créateur, les chrétiens sont au contraire bien persuadés que les victoires du genre humain sont un signe de la grandeur divine et une conséquence de son dessein ineffable

    Concile Vatican II

     

     

     

     

  • Quel bonheur de savoir que la miséricorde de Dieu est infinie !

    La conduite que Jésus Christ tenait pendant sa vie mortelle nous montre la grandeur de sa miséricorde pour les pécheurs. Nous voyons qu’ils viennent tous lui tenir compagnie ; et lui, bien loin de les rebuter ou du moins de s’éloigner d’eux, au contraire, il prend tous les moyens possibles pour se trouver parmi eux, afin de les attirer à son Père. Il les va chercher par les remords de conscience, il les ramène par sa grâce et les gagne par ses manières amoureuses. Il les traite avec tant de bonté, qu’il prend même leur défense contre les scribes et les pharisiens qui veulent les blâmer, et qui semblent ne pas vouloir les souffrir auprès de Jésus Christ.

    Il va encore plus loin, il veut se justifier de la conduite qu’il tient à leur égard, par une parabole qui leur dépeint, comme l’on ne peut pas mieux, la grandeur de son amour pour les pécheurs, en leur disant : « Un bon pasteur qui avait cent brebis, en ayant perdu une, laisse toutes les autres… ». Il ajoute encore cette parabole d’une femme qui, ayant dix drachmes et en ayant perdu une, allume sa lampe pour la chercher dans tous les coins de sa maison, et l’ayant retrouvée, elle invite toutes ses amies pour s’en réjouir. (…) Nous voyons que Jésus Christ s’applique lui-même ces vives images de la grandeur de sa miséricorde envers les pécheurs.

    Ah ! quel bonheur pour nous de savoir que la miséricorde de Dieu est infinie ! Quel violent désir ne devons-nous pas sentir naître en nous d’aller nous jeter aux pieds d’un Dieu qui nous recevra avec tant de joie ! Non, si nous nous damnons, nous n’aurons point d’excuses, quand Jésus Christ nous montrera lui-même que sa miséricorde a toujours été assez grande pour nous pardonner de quelque manière que nous soyons coupables. (…) Ô mon Dieu ! comment peut-on consentir à être damné, puisqu’il en coûte si peu pour se sauver et que Jésus Christ désire tant notre salut ?..

    Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)