Blog

  • Le mardi saint

    Le mardi saint

    Saint Pierre, l’un des apôtres, fit un grand tort à son Maître, car il renia et jura qu’il ne le connaissait pas, et, non content de cela, il le maudit et blasphéma, protestant ne pas savoir qui il était (Mt 26,69s). Grand accident que celui-ci, lequel perça le cœur de notre Seigneur ! Hé, pauvre saint Pierre, que faites-vous et que dites-vous ? Vous ne savez pas qui il est, vous ne le connaissez pas, vous qui avez été appelé de sa propre bouche à l’apostolat, vous qui avez confessé qu’il était le Fils du Dieu vivant ? (Mt 16,16) Ah, misérable homme que vous êtes, comment osez-vous dire que vous ne le connaissez pas ? N’est-ce pas celui qui naguère était à vos pieds pour les laver (Jn 13,6), qui vous a nourri de son Corps et de son Sang ?…       

    Que personne ne présume de ses bonnes œuvres et pense n’avoir plus rien à redouter, puisque saint Pierre, qui avait reçu tant de grâces, qui avait promis d’accompagner notre Seigneur à la prison et jusques à la mort même, le renia néanmoins au moindre sifflement d’une chambrière.       

    Saint Pierre entendant le coq chanter se ressouvint de ce qu’il avait fait et de ce que lui avait dit son bon Maître ; et alors, reconnaissant sa faute, il sortit et pleura si amèrement que pour cela il reçut indulgence plénière et rémission de tous ses péchés. Ô bienheureux saint Pierre, qui par une telle contrition de vos fautes, avez reçu le pardon général d’une si grande déloyauté… Je sais bien que ce furent les regards sacrés de notre Seigneur qui lui pénétrèrent le cœur et lui ouvrirent les yeux pour lui faire reconnaître son péché (Lc 22,61)… Depuis ce temps-là, il ne cessa jamais de pleurer, principalement quand il entendait le coq la nuit et le matin… Par ce moyen, de grand pécheur qu’il était il devint un grand saint.         

    Saint François de Sales (1567-1622)

  • « La maison fut remplie par l’odeur du parfum. »

    « La maison fut remplie par l’odeur du parfum. »

      L’épouse du Cantique des Cantiques dit : « Mon nard a donné son parfum » (1,12)…; mais on peut lire aussi « Son parfum »… L’épouse s’est approchée de l’Époux, l’a oint de ses onguents, et d’une façon étonnante, c’est comme si le nard n’avait pas donné d’odeur auparavant tant qu’il était aux mains de l’épouse, mais a donné son odeur lorsqu’il entre en contact avec le corps de l’Époux — en sorte que, semble-t-il, c’est moins lui qui a pris l’odeur du nard, que le nard qui l’a prise comme venant de lui…       

    Présentons ici l’épouse Église en la personne de Marie : il est dit qu’elle apporte une livre d’un nard de grand prix, qu’elle oint les pieds de Jésus, les essuie de ses cheveux, et reçoit en quelque sorte pour elle-même, par la chevelure de sa tête, un parfum imprégné de la qualité et de la puissance du corps de Jésus… Elle s’imprègne la tête d’un parfum exquis qui vient moins du nard que du Christ, et elle dit [avec l’épouse] : « Mon nard, versé sur le corps du Christ, m’a renvoyé Son odeur »…       

    « Et la maison tout entière fut remplie de l’odeur du parfum. » Cela indique à coup sûr que l’odeur de la doctrine qui procède du Christ et le parfum agréable du Saint Esprit ont rempli toute la maison de ce monde, ou la maison de toute l’Église. Ou du moins, ils ont rempli toute la maison de cette âme qui a reçu en partage l’odeur du Christ, lui offrant d’abord le don de sa foi comme un nard pur, et recevant en retour la grâce de l’Esprit Saint et le parfum agréable de la doctrine spirituelle…, afin de dire elle aussi : « Nous sommes une bonne odeur pour Dieu » (2Co 2,15). Or, parce que ce nard a été rempli de foi et d’un amour de grand prix, pour cette raison Jésus lui rend ce témoignage : « Elle a accompli une bonne œuvre à mon égard » (Mc 14,6).

    Origène (v. 185-253)

  • Dimanche des Rameaux et de la Passion

    Dimanche des Rameaux et de la Passion

    Avec une crainte mêlée d’allégresse, j’estime souhaitable de dire ici quelque chose des souffrances que pour moi tu as endurées, ô toi le Dieu de tous ! (…)

    On t’a étendu sur l’autel de la croix comme une victime ;
    on t’a cloué comme si tu étais un malfaiteur ;
    on t’a rivé comme si tu étais un révolté ;
    toi qui es la paix céleste, comme si tu étais un brigand ;
    toi qui est la cause de la vie,
    comme digne d’être détruit par la mort ;
    toi qui as exposé l’Évangile,
    comme un blasphémateur de la Loi ;
    le Seigneur et l’accomplissement des prophètes,
    comme un transgresseur des Écritures ;
    toi qui es le rayon de gloire
    et le sceau de pensées insondables de ton Père,
    comme adversaire de la volonté de celui qui t’a engendré.

    Tu as accueilli toutes ces souffrances volontairement
    et avec une complaisance spontanée,
    les supportant dans ton humanité que tu t’es unie ;
    et après avoir subi ces ignominies
    avec une indicible patience,
    tu es ressuscité vivant par ta propre puissance
    dans une exaltante lumière,
    avec ton intégrale humanité et ta parfaite divinité.
    Toi qui es béni pour ta gloire,
    loué pour ta pitié,
    exalté toujours pour ta miséricorde,
    dans les siècles des siècles. Amen.

    Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010)

  • « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

    « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

    Notre bon Seigneur m’a dit une fois : « Toutes choses finiront bien » ; une autre fois, il a dit : « Tu le verras toi-même : tout tournera en bien. » En ces deux paroles, mon âme a compris (…) qu’il veut que nous sachions qu’il prête attention non seulement aux choses nobles et grandes, mais aussi à celles qui sont humbles, petites, peu élevées, simples. C’est ce qu’il signifie lorsqu’il dit : « Toute chose, quelle qu’elle soit, finira bien. »

    Il veut que nous comprenions que même la chose la plus minime ne sera pas oubliée. Et il veut que nous comprenions que beaucoup d’actions sont si mauvaises à nos yeux et causent de si grands maux qu’il nous paraît impossible qu’elles aient jamais une bonne fin. Et donc nous nous affligeons et nous nous lamentons tellement que nous ne trouvons plus la paix dans la bienheureuse contemplation de Dieu, comme nous le devrions. Car ici-bas nous raisonnons de façon si aveugle, si basse, si simpliste qu’il nous est impossible de connaître la haute et merveilleuse sagesse, puissance et bonté de la bienheureuse Trinité. (…) C’est comme si Dieu disait : « Prenez garde maintenant de croire et de me faire confiance, et à la fin vous verrez tout dans la vérité et donc la plénitude de la joie » (…)

    Il y a une œuvre que la très sainte Trinité accomplira au dernier jour, d’après ce que je vois. Quand cette œuvre sera faite et comment elle sera faite, nulle créature en dessous du Christ ne le sait et ne le saura avant son accomplissement. (…) Si Dieu veut nous faire savoir qu’il fera cette œuvre, c’est pour que nous soyons plus à l’aise, plus paisibles dans l’amour, que nous cessions de fixer notre regard sur toutes les tempêtes qui nous empêchent de nous réjouir en lui vraiment. Telle est la grande œuvre ordonnée par notre Seigneur de toute éternité, trésor profondément caché en son sein béni et connu de lui seul. Par cette œuvre, il fera en sorte que tout finisse bien, car de même que la très sainte Trinité a créé toutes choses de rien, de même elle rendra bonnes toutes choses qui ne le sont pas.

    Julienne de Norwich (1342-après 1416)

  • « Ils cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa. »

    « Ils cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa. »

    Comme les ailes des colombes sur leurs petits…,
    ainsi sont les ailes de l’Esprit sur mon cœur.
    Mon cœur se réjouit et tressaille
    comme un enfant tressaille dans le sein de sa mère.

    J’ai cru et j’ai trouvé le repos ;
    il est fidèle celui en qui j’ai cru.
    Il m’a béni de bénédictions
    et ma tête s’est tournée vers lui.
    Nul glaive ne me séparera de lui
    pas plus que nulle épée.

    Je me suis préparé, avant que n’arrive la perte,
    je me suis placé sur ses ailes incorruptibles.
    La vie immortelle m’a pressé et étreint,
    d’elle vient l’Esprit qui est en moi :
    Il ne peut pas mourir, car il est la vie.

    [Le Christ dit :]
    Ceux qui m’ont vu ont été étonnés
    parce que j’étais persécuté.
    Ils me croyaient anéanti,
    parce que je leur paraissais perdu.
    Mais l’oppression est devenu mon salut.

    J’étais devenu objet de mépris.
    Il n’y avait pas en moi d’envie ;
    je faisais le bien à tous les hommes,
    et j’en ai été haï.
    Ils m’ont cerné comme des chiens furieux (Ps 21,17),
    des insensés qui marchent contre leurs maîtres ;
    leur intelligence est corrompue, leur esprit perverti.

    Pour moi j’ai retenu les eaux par ma droite,
    ma douceur supportait leur amertume.
    Je n’ai pas péri, car je n’étais pas de leur engeance,
    ma naissance n’était point la leur.
    Ils ont cherché ma mort et n’ont pas réussi ;
    j’étais plus ancien que leur mémoire.

    Ils se sont rués sur moi en vain,
    ceux qui étaient à ma poursuite ;
    en vain ils ont cherché à supprimer
    le souvenir de celui qui était avant eux.
    Rien ne le dépasse le dessein du Très-Haut,
    son cœur est plus grand que toute sagesse.
    Alléluia !

    Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)

  • « Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie. »

    « Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie. »

    Comme Abraham était prophète, il voyait dans l’Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, par laquelle lui-même et tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu seraient sauvés. Et il a tressailli d’une grande joie. Le Seigneur n’était donc pas inconnu d’Abraham, puisque celui-ci a désiré voir son jour… Il a désiré voir ce jour afin de pouvoir lui aussi embrasser le Christ, et l’ayant vu de façon prophétique par l’Esprit, il a exulté.

    C’est pourquoi Syméon, qui était de sa postérité, accomplissait la joie du patriarche et disait : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser s’en aller ton serviteur en paix selon ta promesse ; car mes yeux ont vu ton salut que tu prépares à la face des peuples »… Et Élisabeth a dit [selon certains manuscrits]: « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur ». L’exultation d’Abraham descendait de la sorte sur ceux qui veillaient, qui voyaient le Christ et qui croyaient en lui. Et de ses enfants, cette exultation remontait vers Abraham…

    C’est donc à bon droit que le Seigneur lui rendait témoignage en disant : « Abraham votre Père a exulté à la pensée de voir mon jour : il l’a vu et il s’est réjoui ». Et ce n’est pas seulement à propos d’Abraham qu’il a dit cela, mais de tous ceux qui, depuis le commencement, ont acquis la connaissance de Dieu et ont prophétisé la venue du Christ. Car ils ont reçu cette révélation de la part du Fils lui-même, ce Fils qui dans ces temps qui sont les derniers s’est fait visible et palpable et a conversé avec les hommes pour susciter à partir des pierres des fils d’Abraham et rendre sa postérité semblable aux étoiles du ciel.

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

    (Références bibliques : Gn 17,17; Lc 2,29s; Lc 1,46; He 1,2; Ba 4,38; Mt 3,9; Gn 15,5)         

  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    Marie, temple de la Trinité, foyer de feu divin, Mère de miséricorde…, tu es la tige nouvelle (Is 11,1) qui a produit la fleur qui embaume le monde, le Verbe, le Fils unique de Dieu. C’est en toi, terre féconde, que ce Verbe a été semé (Mt 13,3s). Tu as caché le feu dans la cendre de notre humanité. Vase d’humilité où brûle la lumière de la sagesse véritable…, par le feu de ton amour, par la flamme de ton humilité, tu as attiré à toi et vers nous le Père éternel…

    Grâce à cette lumière, ô Marie, tu n’as jamais été comme les vierges insensées (Mt 25,1s), mais tu étais remplie de la vertu de prudence. C’est pour cela que tu as voulu savoir comment pourrait s’accomplir ce que l’ange t’annonçait. Tu savais que « Tout est possible à Dieu » ; tu n’en avais aucun doute. Pourquoi dire alors : « Je ne connais pas d’homme » ?

    Ce n’était pas la foi qui te manquait ; c’était ton humilité profonde qui te faisait dire cela. Tu ne doutais pas de la puissance de Dieu ; tu te regardais comme indigne d’un si grand prodige. Si tu as été troublée par la parole de l’ange, ce n’était pas par crainte. À la lumière même de Dieu, il me semble que c’était plutôt par admiration. Et qu’est-ce que tu admirais, ô Marie, sinon l’immensité de la bonté de Dieu ? Te regardant toi-même, tu te jugeais indigne de cette grâce et tu demeurais stupéfaite. Ta question est la preuve de ton humilité. Tu n’étais pas remplie de crainte, mais uniquement d’admiration devant l’immense bonté de Dieu, comparée à ta petitesse, à ton humble condition (Lc 1,48).

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

  • « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis. »

    « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis. »

    Quelqu’un pourrait demander : si le Christ devait livrer pour tous son corps à la mort, pourquoi ne l’a-t-il pas quitté simplement comme un homme ; pourquoi est-il allé jusqu’à le faire crucifier ? Car on pourrait dire qu’il était plus convenable pour lui de déposer son corps dans la dignité, que de subir l’outrage d’une telle mort. Cette objection est trop humaine : ce qui est arrivé au Sauveur est vraiment divin et digne de sa divinité pour plusieurs raisons.     

    D’abord parce que la mort qui survient aux hommes leur arrive à cause de la faiblesse de leur nature ; ne pouvant durer longtemps, ils se désagrègent avec le temps. Des maladies leur surviennent et, ayant perdu leurs forces, ils meurent. Mais le Seigneur n’est pas faible ; il est la Puissance de Dieu, il est le Verbe de Dieu et la Vie en soi. S’il avait déposé son corps en privé, dans un lit, à la manière des hommes, on aurait pensé… qu’il n’avait rien de plus que les autres hommes… Il ne convenait pas que le Seigneur soit malade, lui qui guérissait les maladies des autres…     

    Pourquoi donc n’a-t-il pas écarté la mort comme il a écarté la maladie ? Parce qu’il possédait un corps justement pour cela, et pour ne pas entraver la résurrection… Mais, dira peut-être quelqu’un, il aurait dû esquiver le complot de ses ennemis, pour conserver son corps tout à fait immortel. Qu’il apprenne donc, celui-là, que cela non plus ne convenait pas au Seigneur. De même qu’il n’était pas digne du Verbe de Dieu, étant la Vie, de donner la mort à son corps par sa propre initiative, de même il ne lui convenait pas de fuir la mort donnée par d’autres… Une telle attitude ne signifiait aucunement la faiblesse du Verbe, mais elle le faisait connaître comme Sauveur et Vie… Le Sauveur ne venait pas consommer sa propre mort mais celle des hommes.

    Saint Athanase (295-373)

  • « Moi non plus, je ne te condamne pas… Moi, je suis la lumière du monde. » (Jn 8,11-12)

    « Moi non plus, je ne te condamne pas… Moi, je suis la lumière du monde. » (Jn 8,11-12)

    Mon Dieu qui aimes pardonner, mon Créateur,
    fais grandir sur moi l’éclat de ta lumière inaccessible
    pour emplir mon cœur de joie.
    Ne t’irrite pas ; ne m’abandonne pas !
    Mais fais resplendir mon âme de ta lumière,
    car ta lumière, mon Dieu, c’est toi…

    Je me suis écarté de la route droite, de la route divine,
    et je suis tombé lamentablement de la gloire qui m’avait été donnée.
    J’ai été dépouillé de la robe lumineuse, la robe divine,
    et, tombé dans les ténèbres, je gis maintenant dans les ténèbres,
    et je ne sais pas que je suis privé de lumière…
    Car si tu as brillé d’en haut, si tu es apparu dans l’obscurité,
    si tu es venu dans le monde, ô Miséricordieux,
    si tu as voulu vivre avec les hommes,
    selon notre condition, par amour pour l’homme,
    si…tu t’es dit la Lumière du monde (Jn 8,12)
    et que nous, nous ne te voyons pas,
    n’est-ce pas que nous sommes totalement aveugles
    et plus malheureux que des aveugles, ô mon Christ ?…

    Mais toi, qui es tous les biens, tu les donnes sans cesse
    à tes serviteurs, à ceux qui voient ta lumière…
    Qui te possède, réellement possède en toi toute chose.
    Que je ne sois pas privé de toi, Maître ! que je ne sois pas privé de toi, Créateur !
    Que je ne sois pas privé de toi, Miséricordieux, moi l’humble étranger…
    Je t’en prie, place-moi avec toi,
    même si j’ai multiplié les péchés plus que tous les hommes.
    Reçois ma prière comme celle du publicain (Lc 18,13),
    comme celle de la prostituée, Maître, même si je ne pleure pas comme elle (Lc 7,38)…
    N’es-tu pas source de pitié, fontaine de miséricorde
    et fleuve de bonté : à ce titre, aie pitié de moi !
    Oui, toi qui as eu les mains, toi qui as eu les pieds cloués sur la croix,
    et ton côté percé par la lance, Très Compatissant,
    aie pitié de moi et arrache-moi au feu éternel…
    Qu’en ce jour je me tienne sans condamnation devant toi
    pour être accueilli dans ta salle des noces
    où je partagerai ton bonheur, mon bon Maître,
    dans la joie inexprimable, pour tous les siècles. Amen.

    Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)