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  • « Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence. »

    « Quelqu’un lutta avec Jacob jusqu’au lever du jour…, et Jacob lui dit : ‘ Je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies béni ‘ » (Gn 32,25.27) Pour vous, mes frères, qui avez entrepris d’enlever le ciel d’assaut et qui avez engagé la lutte avec l’ange chargé de garder l’accès de l’arbre de vie (Gn 3,24), pour vous il est absolument nécessaire de lutter avec constance et ténacité…, non seulement jusqu’à la paralysie de votre hanche…, mais jusqu’à la mort de votre être charnel. Toutefois, votre ascèse ne pourra y parvenir que si la puissance divine vous touche et vous en fait la grâce…

    Ne te semble-t-il pas lutter avec l’ange ou plutôt avec Dieu lui-même, lorsque, chaque jour, il se met en travers de tes désirs les plus fougueux ?… Tu cries vers lui et il ne t’écoute pas. Tu veux t’approcher de lui, et il te repousse. Tu décides quelque chose, et il fait arriver le contraire. Ainsi, sur presque tous les plans, il te combat d’une main rude. Ô bonté cachée, déguisée en dureté, avec quelle tendresse, Seigneur, tu combats ceux pour qui tu combats ! Tu as beau « le cacher dans ton cœur », « je sais bien que tu aimes ceux qui t’aiment », et que « l’abondance de la bonté que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent » est sans limites (Jb 10,13; Pr 8,17; Ps 30,20).

    Alors, frère, ne désespère pas, agis courageusement, toi qui as entrepris de lutter avec Dieu ! A vrai dire, il aime que tu lui fasses violence, il désire que tu l’emportes sur lui. Même quand il est irrité et qu’il étend le bras pour frapper, il cherche, comme il le dit lui-même, un homme semblable à Moïse qui sache lui résister… Jérémie, lui, a bien tenté de lui résister, mais il n’a pas pu retenir sa colère implacable, sa sentence inflexible ; c’est pourquoi il a fondu en larmes en disant : « Tu as été plus fort que moi, et tu l’as emporté » (20,7).

    Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)

  • « Conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur. » (propre de la prière eucharistique)

    Fils de Dieu, donne-moi ton Don admirable, que je célèbre la beauté merveilleuse de ta mère bien-aimée ! La Vierge a enfanté son fils en conservant sa virginité, elle a allaité celui qui nourrit les nations, dans son sein immaculé elle a porté celui qui porte l’univers dans sa main. Elle est vierge et elle est mère, que n’est-elle pas dès lors ? Sainte de corps, toute belle d’âme, pure d’esprit, droite d’intelligence, parfaite de sentiments, chaste et fidèle, pure de cœur et remplie de toute vertu.

    Qu’en Marie se réjouissent les cœurs vierges, puisque d’elle est né celui qui a libéré le genre humain livré à un esclavage terrible. Qu’en Marie se réjouisse le vieil Adam, blessé par le serpent ; Marie donne à Adam une descendance qui lui permet d’écraser le serpent maudit et qui le guérit de sa blessure mortelle (Gn 3,15). Que les prêtres se réjouissent en la Vierge bénie ; elle a mis au monde le Grand Prêtre qui s’est fait lui-même victime, mettant fin aux sacrifices de l’ancienne alliance. (…) Qu’en Marie se réjouissent tous les prophètes, puisqu’en elle se sont accomplies leurs visions, se sont réalisées leurs prophéties, se sont confirmés leurs oracles. Qu’en Marie se réjouissent tous les patriarches, car elle a reçu la bénédiction qui leur a été promise, elle qui, en son fils, les a rendus parfaits. (…)

    Marie est le nouvel arbre de vie, qui donne aux hommes au lieu du fruit amer cueilli par Ève, un fruit très doux dont se nourrit le monde entier.

    Saint Éphrem (v. 306-373)

     

     

  • Le Fils de Dieu vient à notre recherche

    Représentez-vous la désolation d’un pauvre berger dont la brebis s’est égarée. On n’entend dans toutes les campagnes voisines que la voix de ce malheureux qui, ayant abandonné le gros du troupeau, court dans les bois et sur les collines, passe à travers les fourrés et les buissons, en se lamentant et criant de toute sa force et ne pouvant se résoudre à rentrer qu’il n’ait retrouvé sa brebis et qu’il ne l’ait ramené à la bergerie.

    Voilà ce qu’a fait le Fils de Dieu lorsque les hommes s’étaient soustraits par leur désobéissance à la conduite de leur Créateur ; il est descendu sur la terre et n’a épargné ni soins ni fatigues pour nous rétablir dans l’état duquel nous étions déchus. C’est ce qu’il fait encore tous les jours pour ceux qui s’éloignent de lui par le péché ; il les suit, pour ainsi dire, à la trace, ne cessant de les rappeler jusqu’à ce qu’il les ait remis en voie de salut. Et certes, s’il n’en usait pas de la sorte, vous savez que c’en serait fait de nous après le premier péché mortel ; il nous serait impossible d’en revenir. Il faut que ce soit lui qui fasse toutes les avances, qu’il nous présente sa grâce, qu’il nous poursuive, qu’il nous invite à avoir pitié de nous-mêmes, sans quoi nous ne songerions jamais à lui demander miséricorde. (…)

    L’ardeur avec laquelle Dieu nous poursuit est sans doute un effet d’une très grande miséricorde. Mais la douceur dont ce zèle est accompagné marque une bonté encore plus admirable. Nonobstant le désir extrême qu’il a de nous faire revenir, il n’use jamais de violence, il n’emploie pour cela que les voies de la douceur. Je ne vois nul pécheur, en toute l’histoire de l’Évangile, qui ait été invité à la pénitence autrement que par des caresses et par des bienfaits.

    Saint Claude la Colombière (1641-1682)

     

     

  • « Pourquoi tenir ces raisonnements ? »

    Grâce à la foi d’autrui, l’âme du paralytique allait être guérie avant son corps. « Voyant la foi de ces gens » dit l’évangile. Remarquez ici, frères, que Dieu ne se soucie pas de ce que veulent les hommes déraisonnables, qu’il ne s’attend pas à trouver de la foi chez les ignorants…, chez les mal portants. Par contre, il ne refuse pas de venir au secours de la foi d’autrui. Cette foi est un cadeau de la grâce et elle s’accorde avec la volonté de Dieu… Dans sa divine bonté, ce médecin qu’est le Christ essaie d’attirer au salut malgré eux ceux qu’atteignent les maladies de l’âme, ceux que le poids de leurs péchés et de leurs fautes accable jusqu’au délire. Mais eux ne veulent pas se laisser faire.

    Ô mes frères, si nous voulions, si nous voulions tous voir jusqu’en son fond la paralysie de notre âme ! Nous remarquerions que, privée de ses forces, elle gît sur un lit de péchés. L’action du Christ en nous serait source de lumière. Nous comprendrions qu’il regarde chaque jour notre manque de foi si nuisible, qu’il nous entraîne vers les remèdes salutaires et presse vivement nos volontés rebelles. « Mon enfant, dit-il, tes péchés te sont remis. »

    Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

     

     

     

  • « Préparez le chemin du Seigneur. »

    « Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse, qu’il se couvre de fleurs des champs. » (Is 35,1) Celle que l’Écriture inspirée appelle généralement déserte et stérile, c’est l’Église venue des païens. Elle existait autrefois, parmi les peuples, mais elle n’avait pas reçu du ciel son Époux mystique, je veux dire le Christ. (…) Mais le Christ est venu chez elle : il a été captivé par sa foi, il l’a enrichie du fleuve divin qui ruisselle de lui, ruisselle, car il est « source de vie, torrent de délices » (Ps 35,10.9). (…) Dès qu’il a été présent, l’Église a cessé d’être stérile et déserte ; elle a rencontré son Époux, elle a mis au monde d’innombrables enfants, elle s’est couverte de fleurs mystiques. (…)

    Isaïe continue : « Il y aura là une route pure, on l’appellera la voie sacrée » (v.8). La route pure, c’est la force de l’Évangile pénétrant la vie, ou, pour le dire autrement, c’est la purification de l’Esprit. Car l’Esprit enlève la tache imprimée dans l’âme humaine, il délivre des péchés et fait surmonter toute souillure. Cette route est donc appelée à juste titre sainte et pure ; elle est inaccessible à quiconque n’est pas purifié. Personne, en effet, ne peut vivre selon l’Évangile s’il n’a d’abord été purifié par le saint baptême ; personne donc ne le peut sans la foi. (…)

    Seuls ceux qui ont été délivrés de la tyrannie du démon pourront mener la vie glorieuse que le prophète illustre par ces images : « On n’y rencontrera pas de lion, ni aucune autre bête féroce » (v.9) là, sur cette route pure. Autrefois, en effet, telle une bête féroce, le diable, cet inventeur du péché, s’attaquait, avec les esprits mauvais, aux habitants de la terre. Mais il a été réduit à néant par le Christ, chassé loin du troupeau des croyants, dépouillé de la domination qu’il exerçait sur eux. C’est pourquoi, rachetés par le Christ et rassemblés dans la foi, ils marcheront d’un seul cœur sur cette route pure (v.9). Abandonnant leurs anciens chemins, « ils s’en détourneront pour arriver à Sion », c’est-à-dire à l’Église, « avec une allégresse qui n’aura pas de fin » (v.10) ni sur la terre, ni dans les cieux et ils rendront gloire à Dieu, leur Sauveur.

    Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)

     

     

     

  • « Voyant les foules, il eut pitié d’elles, parce qu’elles étaient fatiguées et abattues. »

    Dès aujourd’hui nous célébrons de tout cœur l’avènement du Seigneur Jésus Christ, et nous ne faisons que notre devoir, car il est venu, non seulement à nous, mais pour nous. Lui, le Seigneur, n’a aucun besoin de nos biens ; la grandeur de la grâce qu’il nous a faite montre bien quelle était notre indigence. On juge la gravité d’une maladie par ce qu’il en coûte pour la guérir. (…)

    La venue d’un Sauveur nous était donc nécessaire ; l’état où se trouvaient les hommes rendait sa présence indispensable. Que le Sauveur vienne donc vite ! Qu’il vienne habiter au milieu de nous par la foi, dans toute la richesse de sa grâce. Qu’il vienne nous arracher à notre aveuglement, qu’il nous libère de nos infirmités, qu’il prenne en charge notre faiblesse ! S’il est en nous, qui pourra nous égarer ? S’il est avec nous, que ne pouvons-nous pas faire en celui qui est notre force ? (Ph 4,13) « S’il est pour nous, qui donc sera contre nous ? » (Rm 8,31) Jésus Christ est un conseiller absolument sûr, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper ; il est une aide puissante dont la force ne peut jamais s’épuiser. (…) Il est la sagesse même de Dieu, la force même de Dieu (1Co 1,24). (…) Recourons donc tous à un tel Maître : dans toutes nos entreprises, invoquons cette aide ; au cœur de nos combats, confions-nous à un défenseur si assuré. S’il est déjà venu dans le monde, c’est pour habiter au milieu de nous, avec nous et pour nous.

    Saint Bernard (1091-1153)

     

     

  • « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place… au festin du Royaume des cieux. »

    « Image du Dieu invisible » (Col 1,15), le Christ est l’Homme parfait qui a restauré dans la descendance d’Adam la ressemblance divine, altérée dès le premier péché. Parce qu’en lui la nature humaine a été assumée, non absorbée, cette nature a été élevée en nous aussi à une dignité sans égale. Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché (Hé 4,15)…

    Devenu conforme à l’image du Fils, ce « Premier-né d’une multitude de frères » (Rm 8,29), le chrétien reçoit « les prémices de l’Esprit » (Rm 8,23), qui le rendent capable d’accomplir la loi nouvelle de l’amour. Par cet Esprit, « gage de l’héritage » (Ep 1,14), c’est tout l’homme qui est intérieurement renouvelé, dans l’attente de « la rédemption du corps » (Rm 8,23)… Certes, pour un chrétien, c’est une nécessité et un devoir de combattre le mal au prix de nombreuses tribulations et de subir la mort. Mais, associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, fortifié par l’espérance, il va au-devant de la résurrection.

    Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous (Rm 8,32) et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal.

    Concile Vatican II

     

     

  • S’attacher à l’Éternel, notre rocher

    Pensant à l’éternité de Dieu, je me la suis représentée comme un rocher immobile sur le bord d’un fleuve, d’où le Seigneur voit passer toutes les créatures sans se remuer et sans qu’il passe jamais lui-même. Tous les hommes qui s’attachent aux choses créées m’ont paru comme des gens qui, étant entraînés par le courant de l’eau, s’attacheraient les uns à une planche, les autres à un tronc d’arbre, les autres à des amas d’écume qu’ils prendraient pour quelque chose de solide. Tout cela est emporté par le torrent ; les amis meurent, la santé se consume, la vie passe, on arrive jusqu’à l’éternité porté sur ces appuis passagers comme à une grande mer, où vous ne pouvez pas vous empêcher d’entrer et de vous perdre.

    On s’aperçoit combien on a été imprudent de ne s’attacher pas au rocher, à l’Éternel ; on voudrait revenir, mais les flots nous ont emporté trop loin au-delà, on ne peut plus revenir, il faut nécessairement périr avec les choses périssables. Au lieu qu’un homme qui s’attache à Dieu voit sans crainte le péril et la perte de tous les autres ; quoi qu’il arrive, quelque révolution qu’il se fasse, il se trouve toujours sur son rocher ; Dieu ne lui saurait échapper ; il n’a embrassé que lui, il s’en trouve toujours saisi ; l’adversité ne fait que lui donner lieu de se réjouir du bon choix qu’il a fait. Il possède toujours son Dieu ; la mort des ses amis, de ses parents, de ceux qui l’estiment et le favorisent, l’éloignement, le changement d’emplois ou de lieu, l’âge, la maladie, la mort ne lui ôtent rien de son Dieu. Il est toujours également content, disant en la paix et en la joie de son âme : « Pour moi, approcher Dieu est mon bien, j’ai placé dans le Seigneur mon refuge » (Ps 73,28 Vg).

    Saint Claude la Colombière (1641-1682)

     

     

  • « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu’une telle foule mange à sa faim ? »

    D’où vient la multiplication des pains ? La réponse se trouve dans l’invitation de Jésus aux disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13) — « donner », partager. Qu’est-ce que les disciples partagent ? Le peu qu’ils ont : cinq pains et deux poissons (ibid.). Mais ce sont précisément ces pains et ces poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient toute la foule. Et ce sont précisément les disciples, égarés devant l’incapacité de leurs moyens, de la pauvreté de ce qu’ils peuvent mettre à disposition, qui font asseoir les gens et qui — confiants dans la parole de Jésus — distribuent les pains et les poissons qui nourrissent la foule. Ceci nous dit que dans l’Église, mais aussi dans la société, un mot-clé dont nous ne devons pas avoir peur est « solidarité », c’est-à-dire savoir mettre à la disposition de Dieu ce que nous avons, nos humbles capacités ; car c’est seulement dans le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, qu’elle portera du fruit. Solidarité : un mot mal vu par l’esprit du monde !

    [Dans l’eucharistie de] ce soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui est son Corps : il se fait don. Et nous aussi, nous faisons l’expérience de la solidarité de Dieu avec l’homme, une solidarité qui ne s’épuise jamais, une solidarité qui ne finit pas de nous surprendre : Dieu se fait proche de nous. Dans le sacrifice de la croix, il s’abaisse en entrant dans l’obscurité de la mort pour nous donner sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Ce soir aussi, Jésus se donne à nous dans l’eucharistie, partage notre chemin, se fait même nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route devient difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l’eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa voie, celle du service, du partage, du don. Ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s’il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l’amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer.

    Pape François

     

     

     

  • Fête de saint André, apôtre

    « Qu’il est agréable et doux pour des frères de vivre dans l’unité » (Ps 132,1)… André, après avoir demeuré auprès de Jésus (Jn 1,39) et avoir beaucoup appris, n’a pas gardé ce trésor pour lui : il se hâte de courir auprès de son frère Simon-Pierre pour partager avec lui les biens qu’il a reçus. (…) Considère ce qu’il dit à son frère : « Nous avons trouvé le Messie, c’est-à-dire le Christ » (Jn 1,41). Vois-tu le fruit de ce qu’il venait d’apprendre en si peu de temps ? Cela démontre à la fois l’autorité du Maître qui a enseigné ses disciples et, dès le début, leur zèle de le connaître.

    L’empressement d’André, son zèle à répandre tout de suite une aussi bonne nouvelle, suppose une âme qui brûlait de voir l’accomplissement de tant de prophéties concernant le Christ. C’est montrer une amitié vraiment fraternelle, une affection profonde et un naturel plein de sincérité, que de partager ainsi les richesses spirituelles. (…) « Nous avons trouvé le Messie » dit-il ; non pas un messie, un messie quelconque, mais bien « le Messie, celui que nous attendions ».

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)