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  • « Les biens de Dieu me contentent car je mets ma confiance en lui. »

    « Les biens de Dieu me contentent car je mets ma confiance en lui. »

    [Sainte Hildegarde présente une vision où vice et vertu se répondent :]

    – Avarice : « Je ne suis pas bête… je m’empare de tout, je rassemble tout en moi et plus je rassemble, plus je possède. Il vaut mieux pour moi posséder tout ce qui m’est nécessaire que de supplier les autres. Ce n’est pas une faute que de s’emparer de ce qui a été accumulé par celui qui a plus que le nécessaire. Quand j’aurai tout que je veux, je n’aurai plus le souci de demander quoi que ce soit à autrui. Et quand je verrai en ma possession tout ce que j’ai voulu, je serai comblé de tout ce que j’aime. Alors je ne craindrai personne et je vivrai heureuse, je n’aurai pas besoin de demander l’aumône. Car dans ma dureté, j’ai un savoir astucieux : je réclame tout pour moi et nul ne peut me tromper. Que risquerai-je alors face aux menaces ? Nul ne pourra me nuire. Je ne suis ni voleur ni brigand, mais je prends tout ce que je veux grâce à mon habileté. »

    – Pur contentement : « Ruse de l’ennemi ! Rapide comme un loup pour le pillage, tu dévores comme un vautour ! Tu vis dans la dureté et en toutes chose tu oublies Dieu parce que tu n’as pas confiance en lui. Tu es dure, rude et sans pitié, tu ne veux pas le succès d’autrui. Tu tires ta substance de ce qui appartient aux autres, car rien ne te suffit. Moi, au contraire, tous les biens de Dieu me contentent, je me réjouis car je mets ma confiance en lui. J’embrasse le soleil, car il fait ma joie, la lune, car je l’aime, et ce qu’ils font pousser me suffit, pourquoi désirerai-je plus que ce qu’il me faut ? J’éprouve de la pitié pour tous, je suis doux et utile à tous. Je participe au festin du roi, car je suis fils de roi. »

    Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

  • « Qui s’abaissera sera élevé. »

    « Qui s’abaissera sera élevé. »

    Ne cesse pas de faire des actes d’humilité et d’amour à l’égard de Dieu et des hommes ; car Dieu parle à celui qui tient son cœur humble devant lui, et il l’enrichit de ses dons.

    Si Dieu te réserve les souffrances de son Fils et veut te faire toucher du doigt ta propre faiblesse, mieux vaut faire acte d’humilité que perdre courage. Fais monter vers Dieu une prière d’abandon et d’espérance quand ta fragilité cause ta chute, et remercie le Seigneur de toutes les grâces dont il t’enrichit.

    Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)

  • « Qui vous accueille, m’accueille. »

    « Qui vous accueille, m’accueille. »

    « Celui qui reçoit l’un de ces petits, c’est moi qu’il reçoit » dit le Seigneur (Lc 10,48). Plus ce frère est petit, plus le Christ est présent. Car lorsqu’on reçoit un grand personnage, on le fait souvent par vaine gloire ; mais celui qui reçoit un petit, le fait avec une intention pure et pour le Christ. « J’étais un étranger, dit-il, et vous m’avez accueilli. » Et encore : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,35.40). Puisqu’il s’agit d’un croyant et d’un frère, serait-ce le plus petit, c’est le Christ qui entre avec lui. Ouvre ta maison, reçois-le.

    « Qui reçoit un prophète en sa qualité de prophète, recevra une récompense de prophète. » Donc celui qui reçoit le Christ recevra la récompense de l’hospitalité du Christ. Ne mets pas en doute ses paroles, fais-leur confiance. Lui-même nous l’a dit : « En eux, c’est moi qui me présente. » Et pour que tu n’en doutes pas, il décrète le châtiment pour ceux qui ne le reçoivent pas, les honneurs pour ceux qui le reçoivent (Mt 25,31s). Il ne le ferait pas s’il n’était pas personnellement touché par l’honneur ou le mépris. « Tu m’as reçu, dit-il, dans ta demeure ; je te recevrai dans le Royaume de mon Père. Tu m’as délivré de la faim ; je te délivrerai de tes péchés. Tu m’as vu enchaîné ; je te ferai voir ta libération. Tu m’as vu étranger ; je ferai de toi un citoyen des cieux. Tu m’as donné du pain ; je te donnerai le Royaume comme ton héritage et ta pleine propriété. Tu m’as aidé en secret ; je le proclamerai publiquement et je dirai que tu es mon bienfaiteur et moi ton débiteur. »

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

  • « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. »

    L’apôtre Paul a dit : « Dépouillez-vous du vieil homme avec ses agissements et revêtez l’homme nouveau » (Col 3,9-10)… Telle a été l’œuvre que le Christ a accompli en appelant Lévi ; il l’a refaçonné et a fait de lui un homme nouveau. Aussi est-ce au titre de créature nouvelle que l’ancien publicain offre un festin au Christ, parce que le Christ se plaît en lui et que lui-même mérite d’avoir sa part de bonheur avec le Christ… Il le suivait maintenant, heureux, allègre, débordant de joie.

    « Je ne fais plus figure de publicain, disait-il ; je ne porte plus le vieux Lévi ; j’ai dépouillé Lévi en revêtant le Christ. Je fuis ma vie première ; je ne veux suivre que toi, Seigneur Jésus, qui guéris mes blessures. Qui me séparera de l’amour de Dieu qui est en toi ? la tribulation ? l’angoisse ? la faim ? (Rm 8,35) Je suis attaché à toi par la foi, comme par des clous, je suis retenu par les bonnes entraves de l’amour. Tous tes commandements seront comme un cautère que je tiendrai appliqué sur ma blessure ; le remède mord, mais il enlève l’infection de l’ulcère. Retranche donc, Seigneur Jésus, par ton glaive puissant la pourriture de mes péchés ; viens vite inciser les passions cachées, secrètes, variées. Purifie toute infection par le bain nouveau.

    « Écoutez-moi, hommes collés à la terre, vous qui avez la pensée enivrée par vos péchés. Moi aussi, Lévi, j’étais blessé par des passions semblables. Mais j’ai trouvé un médecin qui habite le ciel et qui répand ses remèdes sur la terre. Lui seul peut guérir mes blessures car il n’en a pas ; lui seul peut ôter au cœur sa douleur et à l’âme sa langueur, car il connaît tout ce qui est caché. »

    Saint Ambroise (v. 340-397)

  • Bulletin n°148

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  • Bulletin n°147

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  • Bulletin n°146

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  • Dieu fait appel à notre liberté

    Dieu incite l’homme à se lever du péché (…). Plus promptement l’homme reconnaît sa misère, plus vite aussi il s’humilie et s’abandonne à Dieu, connaissant que c’est à Dieu qu’il appartient de faire cette œuvre de conversion en lui. Il en prend conscience peu à peu par les inspirations continuelles que Dieu lui envoie, et voyant l’œuvre et l’avantage qu’il en retire il dit en lui-même : « Il me semble vraiment que Dieu n’ait pas autre choses à faire que de s’occuper de moi. Oh ! Qu’elles sont douces et pleines d’amour les œuvres de Dieu sur nous ! » (…)

    Dès cette vie, servir Dieu est en vérité régner. Quand Dieu délivre l’homme du péché qui le rend esclave, il le dégage de toute servitude et il l’établit dans une vraie liberté. Autrement l’homme va toujours de désir en désir sans jamais s’apaiser ; plus il a plus il voudrait avoir ; cherchant à se satisfaire, jamais il n’est content. En effet, quiconque a un désir en est possédé ; à cette chose qu’il aime, il s’est vendu ; cherchant sa liberté, suivant ses appétits avec offense de Dieu, il s’en rend esclave sans fin.

    Considère donc la force et la puissance de notre libre arbitre qui renferme en soi deux choses si opposées et si contraires l’une à l’autre : la vie ou la mort éternelles. Il ne peut être violenté par aucune créature s’il ne le veut pas ; c’est pourquoi, tant que ce sera en ton pouvoir, réfléchis bien et prends garde à ce que tu fais.

    Sainte Catherine de Gênes (1447-1510)

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  • « Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49)

    Notre Seigneur Jésus Christ vit sur la terre dans les âmes et prend accroissement en elles selon les opérations de sa grâce, comme il faisait autrefois conversant en son enfance avec sa Mère, et il continue en nous sa vie intérieure quand nous sommes à lui uniquement. Ce qu’il a commencé en soi, il le continue dans son Église, en sorte que la vie divine qu’il lui communique et qui est si glorieuse à Dieu son Père, n’aura jamais de fin dans l’éternité. Il désire que toute la terre soit pleine de feu, et il ne l’a envoyé ici-bas qu’afin qu’il dévore le monde (cf. Lc 12,49). (…)

    Il n’y a rien de plus doux, ni qui donne plus de repos et de consolations à l’âme, que d’être ravi hors de soi-même par Jésus Christ et par son divin Esprit, qui n’a pas besoin pour cela du char ardent d’Élie (cf. 2 R 2,11) ; mais qui, par sa seule puissance, nous élève de la terre dans le ciel, et du fond de nous-mêmes nous transporte dans le sein de Dieu. Je serai infidèle à Jésus si je ne pressais incessamment votre âme pour l’empêcher de se reposer un seul moment sur elle-même.

    Jean-Jacques Olier (1608-1657)

  • Appelés à choisir d’aimer et à être aimé

    Nous sommes tous capables de faire le bien comme de faire le mal. Nous ne sommes pas nés mauvais : tout le monde a quelque chose de bon en soi ; les uns le cachent, les autres le négligent, mais la bonté est là. Dieu nous a créés pour aimer et être aimé ; ainsi choisir un chemin ou l’autre c’est une sorte de test envoyé par Dieu. La négligence à aimer peut nous amener à dire « oui » au mal et alors nous ne nous rendons pas compte jusqu’où cela peut nous conduire…

    Heureusement, nous avons le pouvoir de tout surmonter par la prière. Si nous nous tournons vers Dieu, nous répandons la joie et l’amour sur tous ceux qui nous entourent. En revanche, si le mal s’empare de quelqu’un, cette personne peut répandre le mal autour d’elle. Si nous sommes en contact avec une telle personne, faisons tout pour l’aider et lui montrer que Dieu se soucie toujours d’elle. Prions fort afin qu’elle redécouvre la prière, qu’elle revoie Dieu en elle-même et le retrouve dans les autres… Tous nous avons été créés par la même main aimante. L’amour du Christ est toujours plus fort que le mal dans le monde. Il nous faut donc aimer et être aimé. C’est aussi simple que cela, et ce ne devrait pas être un tel combat pour y parvenir.

    Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)