Catégorie : Jardins de la Bible

  • « Le semeur sème la Parole. »

    « Le semeur sème la Parole. »

    Frères, nous devons veiller à ce que la Parole sortie de la bouche du Père et venue jusqu’à nous par l’intermédiaire de la Vierge Marie ne s’en retourne pas vide (cf Is 55,11), mais à ce que nous lui rendions grâce pour grâce, par cette même Vierge. Sans arrêt donc ramenons à notre esprit le souvenir du Père, aussi longtemps que nous serons réduits à soupirer après sa présence. Faisons remonter à leur source les flots de la grâce, afin qu’ils en reviennent plus abondants…

    Vous gardez le Seigneur à l’esprit : alors ne vous taisez pas, ne gardez pas le silence à son égard. Ceux qui vivent déjà en sa présence n’ont pas besoin de cet avertissement…; mais ceux qui vivent encore dans la foi doivent être exhortés à ne pas répondre à Dieu par le silence. Car « le Seigneur parle, il adresse des paroles de paix à son peuple », à ses saints, à ceux qui rentrent en eux-mêmes (Ps 84,9). Il écoute ceux qui l’écoutent ; il parlera à ceux qui lui parlent. Autrement lui aussi, il gardera le silence, si vous vous taisez, si vous ne le glorifiez pas. « Ne vous taisez donc pas, ne répondez pas au Seigneur par le silence, jusqu’à ce qu’il restaure Jérusalem et l’érige en gloire sur la terre » (Is 62,6-7). Car la louange de Jérusalem est douce et belle…

    Mais, quelle que soit l’offrande que vous présentez à Dieu, souvenez-vous de la confier à Marie, afin que la grâce remonte à sa source par le même canal qui nous l’a apportée… Ayez bien soin de présenter à Dieu le peu que vous avez à lui offrir par les mains de Marie, ces mains très pures et dignes de recevoir le meilleur accueil.

    Saint Bernard (1091-1153)

  • « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers. »

    « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers. »

    Un jour que je pensais à ce que je pouvais faire pour sauver les âmes, une parole de l’Évangile m’a montré une vive lumière. Autrefois Jésus disait à ses disciples en leur montrant les champs de blés mûrs : « Levez les yeux et voyez comme les campagnes sont déjà assez blanches pour être moissonnées » (Jn 4,35), et un peu plus tard : « À la vérité la moisson est abondante mais le nombre des ouvriers est petit ; demandez donc au maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers ». Quel mystère ! Jésus n’est-il pas tout-puissant ? Les créatures ne sont-elles pas à celui qui les a faites ? Pourquoi Jésus dit-il donc : « Demandez au maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers » ? Pourquoi ?

    Ah ! c’est que Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu’il veut que nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans nous. Le créateur de l’univers attend la prière d’une pauvre petite âme pour sauver les autres âmes rachetées comme elle au prix de tout son sang. Notre vocation à nous ce n’est pas d’aller moissonner dans les champs de blés mûrs. Jésus ne nous dit pas : « Baissez les yeux, regardez les campagnes et allez les moissonner ». Notre mission [comme Carmélites] est encore plus sublime. Voici les paroles de notre Jésus : « Levez les yeux et voyez. Voyez comme dans mon Ciel il y a des places vides, c’est à vous de les remplir ; vous êtes mes Moïse priant sur la montagne (Ex 17,8s). Demandez-moi des ouvriers et j’en enverrai, je n’attends qu’une prière, un soupir de votre cœur ! »

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

  • Je sais bien, Moi, ce dont vous avez besoin !

    Je sais bien, Moi, ce dont vous avez besoin !

    [Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire :] Comment l’homme peut-il refuser de croire que j’aurai soin de lui, lui que j’ai créé à mon image et ressemblance, quand il me voit nourrir et préserver le ver dans le bois sec, donner leur pâture aux bêtes des champs, aux poissons de la mer, aux oiseaux de l’air, à tous les êtres vivants qui sont sur terre ? Je fais luire mon soleil sur les plantes, et je répands sur elles la rosée qui féconde. N’est-ce pas pour son service que tout a été fait ? Ma bonté n’a rien créé sans penser à lui.

    De quelque côté qu’il se tourne, au spirituel comme au temporel, il ne trouve rien d’autre que l’abîme de feu de ma charité, servie par la grande et douce et parfaite providence. Mais il ne voit pas, parce qu’il s’est privé de la lumière, et qu’il ne veut pas voir. Dès lors il se scandalise de l’épreuve, il restreint sa charité envers le prochain, il se fait avare et s’inquiète du lendemain, comme si ma Vérité ne le lui avait pas défendu quand elle a dit : « Ne vous tourmentez pas pour le jour qui vient : à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34) ! Il vous reprochait ainsi votre peu de confiance, en vous mettant sous les yeux ma providence et la brièveté du temps. Ne vous inquiétez pas pour demain, disait-il. C’est comme s’il avait dit : Ne vous donnez pas de souci pour ce que vous n’êtes pas sûr d’avoir : c’est assez de suffire au jour présent.

    Il vous enseignait à demander d’abord le royaume des cieux, c’est-à-dire la bonne et sainte vie. Quant à ces choses de rien, je sais bien, moi votre Père du ciel, que vous en avez besoin, puisque c’est pour vous que je les ai faites, puisque c’est pour vous que j’ai commandé à la terre de vous donner ses fruits.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

  • « La moisson est abondante. »

    « La moisson est abondante. »

    Tous les travaux de l’agriculteur aboutissent naturellement à la moisson. Comment donc le Christ a-t-il appelé moisson une œuvre qui en était encore à ses débuts ? L’idolâtrie régnait sur toute la terre… Partout la fornication, l’adultère, la débauche, la cupidité, le vol, les guerres… La terre était emplie de tant de maux ! Aucune semence n’y avait encore été jetée. Les épines, les chardons et les mauvaises herbes qui recouvraient le sol n’avaient pas encore été arrachés. Aucune charrue n’avait encore été tirée, aucun sillon tracé.

    Comment donc Jésus peut-il dire que la moisson est abondante ? … Les apôtres sont probablement bouleversés et déconcertés : « Comment pourrons-nous même ouvrir la bouche, nous tenir debout, devant tant d’hommes ? Nous, les Onze, comment corrigerons-nous tous les habitants de la terre ? Saurons-nous, si ignorants, aborder des savants ; nous si dépouillés, des hommes armés ; nous, des subordonnés, des autorités ? Nous ne connaissons qu’une langue, arriverons-nous à discuter avec les peuples barbares qui parlent des langues étrangères ? Qui nous supportera sans même comprendre notre langue ? »

    Jésus ne veut pas que de pareils raisonnements les plongent dans le désarroi. Aussi appelle-t-il l’Évangile une moisson. C’est comme s’il leur disait : « Tout est préparé, toutes les dispositions ont été prises. Je vous envoie récolter le grain mûr ; vous pourrez semer et moissonner le même jour. » Quand l’agriculteur sort de chez lui pour aller faire la moisson, il déborde de joie et resplendit de bonheur. Il n’envisage ni les peines ni les difficultés qu’il pourra rencontrer… Prêtez-moi votre langue, dit le Christ, et vous verrez le grain mûr entrer dans les greniers du roi. Aussi les envoie-t-il ensuite en leur disant : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20).

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

  • « Je suis la vraie vigne. » (Jn 15,1)

    « Je suis la vraie vigne. » (Jn 15,1)

     Doux Jésus, en quel état je te vois ! Très doux et très aimant, qui t’a condamné à une mort si amère ? Seul Sauveur de nos blessures anciennes, qui donc t’amène à souffrir ces blessures, non seulement si cruelles mais encore si ignominieuses ? Douce vigne, bon Jésus, voilà le fruit que te donne ta vigne…       

    Jusqu’à ce jour de tes noces, tu as patiemment attendu qu’elle produise des raisins, et elle ne donne que des épines (Is 5,6). Elle t’a couronné d’épines et elle t’a entouré des épines de ses péchés. Cette vigne, qui n’est déjà plus la tienne mais qui est devenue une vigne étrangère, qu’elle est devenue amère ! Elle t’a renié en criant : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jn 19,15). Après t’avoir chassé du vignoble de ta cité et de ton héritage, ces vignerons t’ont mis à mort : non pas d’un coup, mais après t’avoir accablé par le long tourment de la croix, et t’avoir torturé par les blessures des fouets et des clous…, Seigneur Jésus…, toi-même tu livres ton âme à la mort, personne ne peut te l’enlever, c’est toi qui la donnes (Jn 10,18)… Quel échange admirable ! Le Roi se donne pour l’esclave, Dieu pour l’homme, le Créateur pour celui qu’il a créé, l’Innocent pour les coupables.

    Saint Bonaventure (1221-1274)

  • « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » (Jn 2,16)

    « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » (Jn 2,16)

    « Alors Jésus entra dans le Temple et se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient. » Certains s’étonnent de la résurrection de Lazare (Jn 11,44), ils sont stupéfaits que le fils d’une veuve soit ressuscité (Lc 7,15), d’autres sont frappés par d’autres miracles. Sans aucun doute, il est admirable de rendre la vie à un corps mort. Pour ma part, je suis davantage frappé par l’évènement présent. Cet homme, fils de charpentier, un pauvre sans demeure, sans gîte où se reposer, sans armée, qui n’était ni chef ni juge ; quel pouvoir l’a autorisé à… chasser une foule si nombreuse alors qu’il était seul ? Personne n’a protesté, personne n’a osé opposer de résistance, car personne n’a osé s’opposer au Fils qui réparait l’injure faite à son Père…

    « Il se mit à chasser ceux qui vendaient et achetaient dans le Temple. » Si cela a été possible chez les juifs, pourquoi cela ne l’est-il pas à plus forte raison chez nous ? Si cela arrive dans le cadre de la Loi, pourquoi n’en est-il pas de même à plus forte raison dans l’Évangile ?… Le Christ, un pauvre, chasse les acheteurs et les vendeurs, qui sont riches. Celui qui vend est jeté au même titre que celui qui achète. Que personne ne dise : « Moi, j’offre tout ce que je possède, je fais des offrandes aux prêtres, comme Dieu l’a ordonné ». Dans un passage de Matthieu, nous lisons ceci : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8). La grâce de Dieu ne se vend pas, elle se donne.

    Saint Jérôme (347-420)

  • « Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie. »

    « Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie. »

    Comme Abraham était prophète, il voyait dans l’Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, par laquelle lui-même et tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu seraient sauvés. Et il a tressailli d’une grande joie. Le Seigneur n’était donc pas inconnu d’Abraham, puisque celui-ci a désiré voir son jour… Il a désiré voir ce jour afin de pouvoir lui aussi embrasser le Christ, et l’ayant vu de façon prophétique par l’Esprit, il a exulté.

    C’est pourquoi Syméon, qui était de sa postérité, accomplissait la joie du patriarche et disait : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser s’en aller ton serviteur en paix selon ta promesse ; car mes yeux ont vu ton salut que tu prépares à la face des peuples »… Et Élisabeth a dit [selon certains manuscrits]: « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur ». L’exultation d’Abraham descendait de la sorte sur ceux qui veillaient, qui voyaient le Christ et qui croyaient en lui. Et de ses enfants, cette exultation remontait vers Abraham…

    C’est donc à bon droit que le Seigneur lui rendait témoignage en disant : « Abraham votre Père a exulté à la pensée de voir mon jour : il l’a vu et il s’est réjoui ». Et ce n’est pas seulement à propos d’Abraham qu’il a dit cela, mais de tous ceux qui, depuis le commencement, ont acquis la connaissance de Dieu et ont prophétisé la venue du Christ. Car ils ont reçu cette révélation de la part du Fils lui-même, ce Fils qui dans ces temps qui sont les derniers s’est fait visible et palpable et a conversé avec les hommes pour susciter à partir des pierres des fils d’Abraham et rendre sa postérité semblable aux étoiles du ciel.

    Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)

    (Références bibliques : Gn 17,17; Lc 2,29s; Lc 1,46; He 1,2; Ba 4,38; Mt 3,9; Gn 15,5)         

  • « Chaque arbre se reconnaît à son fruit. »

    « Chaque arbre se reconnaît à son fruit. »

    Si vous croyez au Christ, faites les oeuvres du Christ, afin que vive votre foi ; l’amour animera cette foi, l’action en fera la preuve. Vous qui prétendez demeurer en Jésus Christ, il faut marcher comme lui. Si vous recherchez la gloire, si vous enviez les heureux de ce monde, si vous dites du mal des absents et si vous rendez le mal pour le mal, ce sont là des choses que le Christ n’a pas faites. Vous dites que vous connaissez Dieu, mais vos actes le nient…: « Cet homme m’honore des lèvres, dit l’Écriture, mais son cœur est loin de moi » (Is 29,13; Mt 15,8)…

    Or la foi, même droite, ne suffit pas à faire un saint, un homme droit, si elle n’opère pas dans l’amour. Celui qui est sans amour est incapable d’aimer l’Épouse, l’Église du Christ. Et les oeuvres, même accomplies dans la droiture, ne parviennent pas sans foi à rendre le cœur droit. On ne peut attribuer la droiture à un homme qui ne plaît pas à Dieu ; or, « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (He 11,6). Celui qui ne plaît pas à Dieu, Dieu ne saurait lui plaire. Mais celui à qui Dieu plaît ne saurait déplaire à Dieu. Et celui à qui Dieu ne plaît pas, l’Église-Épouse non plus ne lui plaît pas. Comment donc pourrait-il être droit, celui qui n’aime ni Dieu ni son Église, à laquelle il est dit : « Les justes savent t’aimer » (Ct 1,3 Vulg).

    Au saint, la foi ne suffit pas sans les oeuvres, ni les oeuvres sans la foi, pour faire la rectitude de l’âme. Frères, nous qui croyons au Christ, il nous faut tenter de suivre une voie droite. Élevons à Dieu nos cœurs et nos mains ensemble, afin d’être trouvés entièrement droits, confirmant par des actes de droiture la rectitude de notre foi, aimant l’Église-Épouse et aimés de l’Époux, notre Seigneur Jésus Christ, béni par Dieu dans les siècles des siècles.

    Saint Bernard (1091-1153)

  • Porter du fruit

    Porter du fruit

    Le Seigneur ne cesse de comparer les âmes humaines à des vignes : « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau, en un lieu fertile » (Is 5,1) ; « J’ai planté une vigne, je l’ai entourée d’une haie » (cf Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu’il a entourées, comme d’une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car « l’ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent » (Ps 33,8). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l’Église, « premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner » (1Co 12,28). En outre, par les exemples des saints hommes d’autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d’être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d’une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui. Ainsi gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élèverons comme des vignes grimpantes, jusqu’aux plus hautes cimes.

    Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d’elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l’amour de ce monde et l’attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde.

    Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne faut pas que nous produisions seulement du bois, c’est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors. Il nous faut porter du fruit en réservant nos œuvres pour les montrer au vrai vigneron (Jn 15,1).

    Saint Basile (v. 330-379)

  • Semés en terre

    Semés en terre

    Ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans tous les membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde. L’âme habite dans le corps et pourtant elle n’appartient pas du corps, comme les chrétiens habitent dans le monde mais ne sont pas du monde (Jn 17,16). Invisible, l’âme est retenue prisonnière dans un corps visible. Ainsi les chrétiens : on les voit vivre dans le monde, mais le culte qu’ils rendent à Dieu demeure invisible. La chair déteste l’âme et lui fait la guerre, sans en avoir reçu de tort, parce qu’elle l’empêche de jouir des plaisirs ; de même, le monde déteste les chrétiens qui ne lui font aucun tort, parce qu’ils s’opposent à ses plaisirs. L’âme aime cette chair qui la déteste, et ses membres, comme les chrétiens aiment ceux qui les détestent.       

    L’âme est enfermée dans le corps ; c’est elle pourtant qui maintient le corps. Les chrétiens sont comme détenus dans la prison du monde ; ce sont eux pourtant qui maintiennent le monde. L’âme immortelle habite une tente mortelle ; ainsi les chrétiens campent dans le monde périssable, en attendant l’incorruptibilité du ciel (1Co 15,50)… Le poste que Dieu leur a fixé est si noble, qu’il ne leur est pas permis de le déserter.

    La Lettre à Diognète (v. 200)