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  • La myrte

    Lorsque les enfants d’Israël arrivent dans la Terre promise, ils ont vu de grands espaces montagneux couverts d’épaisses forêts. Impossible de cultiver ces terres sans auparavant défricher le sol, construire des terrasses… Le hadas (la myrte ou l’arbre dru) représente cette végétation touffue. Il est le souvenir des débuts de l’installation du peuple juif  sur sa terre alors couverte de forêts.

    La myrte n’exige pas beaucoup d’eau. Une branche de myrte conserve sa fraîcheur des semaines après avoir  été coupée de l’arbre.   La myrte se contente de l’eau de pluie.   Pendant des années, des plants  peuvent sembler être  complètement secs et morts mais dés les premières pluies, ils reprennent vie, reverdissent et fleurissent.

    La myrte devenue le symbole de la continuité, de la résistance et de l’immortalité complète l’image de l’olivier du prophète Isaïe qui semble mort et sec mais qui reprend vie quand même.

    La myrte symbolise non seulement le peuplement historique du pays d’Israël mais aussi les espoirs de l’agriculteur d’une année de prospérité et d’abondance.

    « Au lieu du buisson croîtra le sapin et au lieu de l’épine croîtra le Myrte ; et cela rendra glorieux le nom de l’Éternel et sera un signe perpétuel, qui ne sera jamais retranché »(Is 55,13)

    « J’eus une vision pendant la nuit. Voici : Un homme montant un cheval roux se tenait parmi les myrtes qui ont leurs racines dans la profondeur » (Za 1, 8)

    La myrte est aussi:

    * l’emblème de la paix et de la joie. « L’ange du Seigneur parla à Zacharieen se tenant au milieu des Myrtes, et l’Éternel répondit par de bonnes paroles de consolation. (Za 1,10,13)

    * le  symbole de justice. Le mot Hadassah, l’un des noms de la reine Esther, signifie en hébreu : Myrte, et un rabbin dit : « Elle s’appelait Hadassah parce qu’elle était juste et qu’on compare au Myrte ceux qui aiment la justice » (Un Rabbin)

    * la reine des plantes odorantes en Israël.  Selon  la Tradition rabbinique, le jour où a été donné la Torah : « à mesure que chaque commandement fut prononcé par le Seigneur, béni soit-il, le monde fut rempli de parfum. »

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  • Des origines

    codexL« Codex Sinaiticus », manuscrit vieux d’environ 1 600 ans, est désormais consultable dans son intégralité sur Internet, a annoncé, lundi 6 juillet, la British library. A cette fin, les huit cents pages de la plus ancienne des bibles ont été numérisées.

    L’édition en ligne de ce trésor est le fruit de la coopération de quatre institutions internationales : la British Library, la Bibliothèque universitaire de Leipzig (Allemagne), la bibliothèque nationale de Russie à Saint-Pétersbourg et le monastère Sainte-Catherine (Egypte).

    Le « Codex Sinaiticus », rédigé en grec au milieu du IVe siècle sur un parchemin en peau de bœuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï est considéré comme la plus ancienne bible connue. Seul le « Codex Vaticanus », détenu par la bibliothèque du Vatican à Rome, date approximativement de la même époque.

    « L’UN DES PLUS GRANDS TRÉSORS ÉCRITS DU MONDE »

    Seules quatre cents feuilles sur les plus de sept cents du manuscrit original, écrites recto-verso par trois ou peut-être quatre scribes, ont été préservées. Elles comprennent la moitié de l’Ancien Testament et la version complète du Nouveau Testament et laissent apparaître les corrections apportées au fil des siècles.

    « Le Codex Sinaiticus est l’un des plus grands trésors écrits du monde », a déclaré le responsable de la British Library. « Ce manuscrit vieux de 1 600 ans ouvre une fenêtre sur les débuts du christianisme et offre des indices de première main sur la manière dont la bible s’est transmise de génération en génération. » Le Codex a été conservé au monastère Sainte-Catherine jusqu’au XIXe siècle, lorsque le savant allemand Konstantin von Tischendorf, originaire de Leipzig, l’a rapporté en Europe pour le publier.

    Source lemonde.fr

  • Le figuier

     

    figuier(hébreu theènàh, grec sukê).

    L’importance du figuier dans l’économie de la Palestine ressort des nombreux passages qui en parlent dans la Bible: une cinquantaine. «Les produits de la contrée judéenne furent surtout ses arbres fruitiers, et spécialement la grande triade: olivier, vigne et figuier, les trois espèces que les arbres, dans la parabole antique, demandent tour à tour pour roi (Jug 9:8). Toute la poésie de l’A.T, les célèbre, ainsi que les proverbes parlant du confort du foyer et de la prospérité du pays. C’est eux qui donnent brillante parure à tout ce qui n’est pas en Judée paysage désertique. A toute époque c’est d’eux uniquement que les habitants tirèrent non seulement leur subsistance, mais encore, grâce à la production surabondante, le moyen de se procurer par échange les ressources dont manquait leur propre pays; aucun de ces arbres, en effet, ne se trouve en Babylonie ou en Arabie.» (G.-A. Smith.)