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  • Solennité de l’Annonciation du Seigneur

    Le Verbe est venu de lui-même, et il est descendu au-dessous de lui-même quand il s’est fait chair et a habité parmi nous (cf. Jn 1,14), quand il s’est dépouillé de lui-même, prenant forme d’esclave (cf. Ph 2,7). Son dépouillement fut une descente. Il descendit pourtant de façon à ne pas être privé de lui-même, il s’est fait chair sans cesser d’être Verbe, sans porter atteinte, en prenant l’humanité, à la gloire de sa majesté. (…)

    De même en effet que l’éclat du soleil pénètre le verre sans le briser, et que le rayon visuel plonge dans un liquide pur et tranquille sans le séparer ni le diviser pour sonder toutes choses jusqu’au fond, de même le Verbe de Dieu a atteint la demeure virginale et en est sorti, le sein de la Vierge restant clos. (…) Le Dieu invisible s’est donc fait homme visible ; impassible et immortel, il s’est montré passible et mortel. Lui qui échappe aux limites de notre nature, il a voulu y être contenu. Il est enfermé dans le sein d’une mère, celui dont l’immensité renferme tout l’ensemble du ciel et de la terre. Et celui que ne peuvent contenir les cieux des cieux, les entrailles de Marie l’étreignent.

    Si tu cherches comment cela s’est fait, écoute l’archange expliquer à Marie le déroulement du mystère, en ces termes : « L’Esprit Saint surviendra en toi, et la force du Très-Haut te prendra sous son ombre. » (cf. Lc 1,35). (…) Car de préférence à tous et au-dessus de tous c’est toi qu’il a choisie afin que tu surpasses par la plénitude de grâce tous ceux qui, avant toi ou après toi, ont été ou doivent être.

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

     

     

     

  • « Tous ceux qui le touchèrent étaient sauvés. »

    La petitesse humaine a été assumée par la majesté de Dieu, notre faiblesse par sa force, notre servitude à la mort par son immortalité. Pour payer la dette de notre condition humaine, la nature inaltérable de Dieu s’est unie à notre nature exposée à la souffrance. C’est ainsi que, pour mieux nous guérir, « le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ » (1Tm 2,5) devait, d’un côté, pouvoir mourir, et de l’autre, ne pas pouvoir mourir.

    C’est donc dans la nature intégrale et complète d’un vrai homme que le vrai Dieu est né (…). Il a pris la condition de l’esclave sans la souillure du péché ; il a rehaussé l’humanité sans abaisser la divinité. En se dépouillant lui-même (Ph 2,7), celui qui était invisible s’est rendu visible ; le Créateur et Seigneur de toutes choses a voulu être un mortel parmi les autres mortels. Mais tout cela était la condescendance de sa miséricorde, non une défaite de sa puissance. (…) Tout cela est d’un ordre nouveau (…) : lui qui dépasse toute limite a voulu être limité comme nous, lui qui existait avant la création du temps a commencé à exister dans le temps, le Seigneur de l’univers a pris la condition d’esclave (Ph 2,7), en plongeant dans l’ombre la grandeur infinie de sa majesté. Le Dieu incapable de souffrir n’a pas dédaigné d’être un homme capable de souffrir, et lui qui est immortel, de se soumettre aux lois de la mort. En effet, le même Christ qui est vrai Dieu est aussi vrai homme (…). Il est vrai Dieu du fait qu’« au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu » ; il est homme du fait que « le Verbe s’est fait chair et a établi sa demeure parmi nous » (Jn 1,1.14).

    Saint Léon le Grand (?-v. 461)

     

     

     

     

  • Il s’est fait notre Sauveur

    Seigneur, nous avons appris tes œuvres et nous avons été épouvantés ; nous avons contemplé tes merveilles et nous avons défailli.

    Ton Verbe une fois descendu, notre cœur a fondu et toutes nos entrailles frémissantes se sont ouvertes à lui. En effet, alors que le silence enveloppait toutes choses et que la nuit avait parcouru la moitié de sa course, ta Parole toute-puissante est venue des palais royaux (cf. Sg 18,14-15). Car tu as répandu sur nous, Père, les entrailles de ta charité et tu n’as pu retenir plus longtemps la multitude de tes miséricordes. Tu as répandu la lumière dans les ténèbres, la rosée sur la sécheresse, et dans le froid perçant tu as allumé le feu le plus violent. C’est pourquoi ton Fils nous est apparu comme une abondance de vivres quand menace une disette extrême, et comme une source d’eau vive pour l’âme qui souffre et qui défaille en pleine chaleur. Ou bien encore, comme se manifeste d’habitude l’auxiliaire puissant et le libérateur aux assiégés qui vont s’élancer au combat avec la mort en perspective, sous la menace du glaive ennemi : ainsi nous est-il apparu et s’est-il fait notre Sauveur.

    Il nous est très bon et très salutaire de nous reporter aux origines de celui qui est notre salut et de redire son incarnation, de rappeler d’où il est venu, de quelle manière il est descendu.

    Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

     

     

     

  • « Béni est Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ (…) En lui, il nous a choisis avant la création du monde. » (Ep 1,3-4)

    L’Incarnation du Verbe, la Parole de Dieu, concerne le passé comme l’avenir ; aucun âge, si reculé soit-il, n’a été privé du sacrement du salut des hommes. Ce que les apôtres ont prêché, c’est ce que les prophètes avaient annoncé, et on ne peut pas dire que ce qui a été cru de tout temps a été accompli tardivement. En différant l’œuvre du salut, Dieu, dans sa sagesse et sa bonté, nous a rendus plus aptes à répondre à son appel (…), grâce à ces annonces anciennes et fréquentes.

    Il n’est donc pas vrai que Dieu a pourvu aux affaires humaines en changeant de dessein et mû par une miséricorde tardive : dès la création du monde, il a décrété pour tous une seule et même voie de salut. En effet, la grâce de Dieu, par laquelle tous ses saints ont toujours été justifiés, a grandi et non pas commencé lorsque le Christ est né. Ce mystère d’un grand amour, qui a maintenant rempli le monde entier, a déjà été aussi puissant en ses signes avant-coureurs ; ceux qui y ont cru quand il était promis n’en ont pas moins bénéficié que ceux qui l’ont reçu quand il a été donné.

    Mes bien-aimés, c’est donc avec une bonté évidente que les richesses de la grâce de Dieu ont été répandues sur nous. Appelés à l’éternité, non seulement nous sommes soutenus par les exemples du passé, mais encore nous avons vu apparaître la vérité elle-même sous une forme visible et corporelle. Nous devons donc célébrer le jour de la naissance du Seigneur avec une joie fervente qui n’est pas de ce monde (…). Grâce à la lumière de l’Esprit Saint, sachez reconnaître celui qui nous a reçus en lui et que nous avons reçu en nous : car de même que le Seigneur Jésus est devenu notre chair en naissant, de même en retour nous sommes devenus son corps en renaissant. (…) Dieu nous a proposé l’exemple de sa bienveillance et de son humilité (…) : soyons donc semblables au Seigneur dans son humilité, si nous voulons lui ressembler dans sa gloire. Lui-même nous aidera et nous conduira jusqu’à l’accomplissement de ce qu’il a promis.

    Saint Léon le Grand (?-v. 461)

     

     

     

     

  • « Écoute, mon peuple (…) ; je t’adjure, moi ton Dieu. » (Ps 49,7)

    « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs comme aux jours dans le désert, où vos pères m’ont mis à l’épreuve. (…) Jamais ils n’entreront dans mon repos » (Ps 94,7-11). La grâce de la promesse de Dieu est abondante, si aujourd’hui nous écoutons sa voix, car cet aujourd’hui s’étend à chaque jour nouveau aussi longtemps qu’on dira « aujourd’hui ». Cet aujourd’hui demeure jusqu’à la fin des temps, ainsi que la possibilité d’apprendre. A ce moment-là le véritable aujourd’hui, le jour sans fin de Dieu, se confondra avec l’éternité. Obéissons donc toujours à la voix du Verbe divin, la Parole de Dieu faite chair, car l’aujourd’hui de toujours est l’image de l’éternité et le jour est le symbole de la lumière ; or le Verbe est pour les hommes la lumière (Jn 1,9) dans laquelle nous voyons Dieu.

    Il est donc naturel que la grâce surabonde pour ceux qui ont cru et obéi, mais contre ceux qui ont été incrédules (…), qui n’ont pas reconnu les voies du Seigneur (…), il est naturel que Dieu soit irrité contre eux et qu’il les menace. (…) Ainsi les Hébreux ont erré dans le désert ; ils ne sont pas entrés dans le lieu du repos à cause de leur incrédulité. (…)

    Parce qu’il aime les hommes, le Seigneur les invite tous « à la connaissance de la vérité » (1Tm 2,4), et il leur envoie l’Esprit Saint, le Paraclet. (…) Écoutez donc, vous qui êtes loin et vous qui êtes proches (Ep 2,17). Le Verbe ne se cache de personne. Il est notre lumière commune, il brille pour tous les hommes. Hâtons-nous donc vers le salut, vers la nouvelle naissance. Hâtons-nous de nous réunir nombreux dans un seul troupeau, dans l’unité de l’amour. Et cette multitude de voix (…), obéissant à un seul maître, le Verbe, trouvera son repos en la Vérité même et pourra dire « Abba, Père » (Rm 8,15).

    Saint Clément d’Alexandrie (150-v. 215)

     

     

     

  • Solennité de la Nativité du Seigneur

    Dieu sur terre, Dieu parmi les hommes ! Cette fois il ne promulgue pas sa Loi au milieu des éclairs, au son de la trompette, sur la montagne fumante, dans l’obscurité d’un orage terrifiant (Ex 19,16s), mais il s’entretient d’une façon douce et paisible, dans un corps humain, avec ses frères de race. Dieu dans la chair !… Comment la divinité peut-elle habiter la chair ? Comme le feu habite le fer, non pas en quittant le lieu où il brûle, mais en se communiquant. En effet, le feu ne se jette pas sur le fer, mais en demeurant à sa place, il lui communique sa puissance. En cela il n’est nullement diminué, mais il remplit entièrement le fer auquel il se communique. De la même manière, Dieu, le Verbe, qui « a habité parmi nous », n’est pas sorti de lui-même. « Le Verbe qui s’est fait chair » n’a pas été soumis au changement ; le ciel n’a pas été dépouillé de celui qu’il contenait, et pourtant la terre a accueilli dans son sein celui qui est dans les cieux.

    Pénètre-toi de ce mystère : Dieu est dans la chair afin de tuer la mort qui s’y cache… « Quand la grâce de Dieu s’est manifestée pour notre salut » (Tt 2,11), quand « s’est levé le Soleil de justice » (Ml 3,20), « la mort a été engloutie dans la victoire » (1Co 15,54) parce qu’elle ne pouvait pas coexister avec la vie véritable. Ô profondeur de la bonté et de l’amour de Dieu pour les hommes ! Rendons gloire avec les bergers, dansons avec les chœurs des anges, car « aujourd’hui est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur » (Lc 2,11-12).

    « Dieu, le Seigneur, nous illumine » (Ps 117,27), non sous son aspect de Dieu, pour ne pas épouvanter notre faiblesse, mais sous son aspect de serviteur, afin de conférer la liberté à ceux qui étaient condamnés à la servitude. Qui aurait le cœur assez endormi et assez indifférent pour ne pas se réjouir, exulter d’allégresse, rayonner de joie devant cet évènement ? C’est une fête commune à toute la création. Tous doivent y contribuer, nul ne doit se montrer ingrat. Nous aussi, élevons la voix pour chanter notre allégresse !

    Saint Basile (v. 330-379)

     

     

     

     

     

     

  • Généalogie de Jésus

    Dieu, qui par son Verbe crée et conserve toutes choses, présente aux hommes par le monde créé un témoignage incessant de lui-même (Rm 1,20) ; voulant ouvrir le chemin du salut éternel, dès l’origine il s’est manifesté à nos premiers parents… Sans relâche, il a montré sa sollicitude pour tout le genre humain, afin de donner la vie éternelle à tous ceux qui cherchent le salut en persévérant dans le bien. Au moment marqué, il a appelé Abraham pour faire de lui le père d’un grand peuple ; après les patriarches, c’est par Moïse et les prophètes qu’il a formé ce peuple, pour qu’on le reconnaisse comme le seul Dieu vivant et vrai, comme le Père prévoyant et le juste juge, et pour qu’on attende le Sauveur promis. C’est ainsi qu’au long des siècles il a préparé la route à l’Évangile.

    « Après avoir à bien des reprises, et de bien des manières, parlé par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils » (He 1,1-2). Il a en effet envoyé son Fils, c’est-à-dire le Verbe éternel qui « éclaire tous les hommes » (Jn 1,9), pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu. Jésus Christ, le Verbe fait chair, envoyé « comme homme aux hommes », « prononce donc les paroles de Dieu » (Jn 3,34) et achève l’œuvre du salut que le Père lui a donnée d’accomplir. Celui qui voit le Christ voit aussi le Père (Jn 14,9), c’est pourquoi Jésus Christ, par toute sa présence, par tout ce qu’il montre de lui-même, par ses paroles, par ses œuvres, par ses signes, par ses miracles, mais surtout par sa mort et sa glorieuse résurrection d’entre les morts, enfin par l’envoi de l’Esprit de vérité, achève la révélation en la rendant accomplie.

    Concile Vatican II

     

     

     

  • « Il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. »

    Le Verbe, la Parole de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu’il n’en ait pas été loin auparavant. En effet, il n’avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père. Mais il s’est rendu présent en s’abaissant à cause de son amour pour nous, et il s’est manifesté à nous… Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition périssable. Il n’a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n’a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes. Il a donc pris un corps, et un corps qui n’est pas différent du nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps ou seulement se manifester. S’il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c’est bien notre corps qu’il a pris…

    Le Verbe a pris un corps capable de mourir afin que ce corps, en participant au Verbe qui est au-dessus de tout…, reste impérissable grâce au Verbe qui y demeure, et afin de délivrer de la dégradation définitive tous les hommes par la grâce de la résurrection. Le Verbe a offert donc à la mort le corps qu’il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans aucune tache ; et aussitôt il a anéanti la mort en délivrant de la mort tous les hommes ses semblables par l’offrande de ce corps qui leur ressemble.

    Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa mort. Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d’incorruptibilité, selon la promesse apportée par sa résurrection. Car la corruption elle-même, impliquée dans la mort, n’a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.

    Saint Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église
    Sur l’Incarnation du Verbe, 8-9 (trad. bréviaire, 2 mai ; cf SC 190, p. 288s)

     

     

  • Te Deum Laudamus – Action de Grâce

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    Notre Sauveur, frères bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous ! Il n’est pas permis d’être triste en ce jour où naît la vie. Ce jour détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie que donne la promesse de l’éternité. Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse ; un seul et même motif de joie est commun à tous. Car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort…, est venu libérer tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. En effet, quand est venue la plénitude des temps fixée par la profondeur insondable du plan divin, le Fils de Dieu a épousé notre nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur…

    Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu, Fils de Dieu, « qui était auprès de Dieu au commencement, par qui tout a été fait et sans qui rien n’a été fait », est devenu homme pour délivrer l’homme d’une mort éternelle. Il s’est abaissé pour prendre notre humble condition sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas, il a uni notre condition d’esclave à sa condition d’égal de Dieu le Père… La majesté se revêt d’humilité, la force de faiblesse, l’éternité de mortalité : vrai Dieu et vrai homme, dans l’unité d’un seul Seigneur, « seul médiateur entre Dieu et les hommes » (1Tm 2,5)…

    Rendons grâce donc, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint. Car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il nous a pris en pitié. « Alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre par le Christ », voulant que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains (Ep 2,4-5 ; 2Co 5,17)… Chrétien, prends conscience de ta dignité.

    Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l’Église
    1er sermon pour la Nativité du Seigneur ; PL 59,190 (trad. cf SC 22 bis, p. 67s, bréviaire et Orval)

     

     

    citationmmdh-dec1994

     

    Bénissez-vous tous et louez le Seigneur de connaître la volonté Divine. Unissez-vous et que les étoiles forment la guirlande qui illuminera la terre jusqu’à la fin des siècles. Béni soit Dieu le Père d’avoir donné Son Fils aux hommes et je l’honore de m’avoir choisie comme Mère afin que je sois celle de tous les hommes.

    Marie Mère des hommes – décembre 1994

     

     

     

     

     

  • « Sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : … il bénissait Dieu. »

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    Zacharie se tait et perd la parole jusqu’à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole. Que signifie le silence de Zacharie sinon que la prophétie a disparu, et qu’avant l’annonce du Christ, elle est comme cachée et close ? Elle s’ouvre à son avènement, elle devient claire pour l’arrivée de celui qui était prophétisé. La parole rendue à Zacharie à la naissance de Jean correspond au voile déchiré à la mort de Jésus sur la croix (Mt 27,51). Si Jean s’était annoncé lui-même, la bouche de Zacharie ne se serait pas rouverte.

    La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix ; car on demandait à Jean, qui annonçait déjà le Seigneur : « Toi, qui es-tu ? » Et il a répondu : « Je suis la voix qui crie dans le désert ». La voix, c’est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole : « Au commencement était le Verbe ». Jean, c’est la voix pour un temps ; le Christ, c’est le Verbe au commencement, c’est le Verbe éternel.

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
    Sermon 293,3, pour la nativité de Jean Baptiste (trad. bréviaire 24/06)

     

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