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  • « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

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    Il y a bien des gens qui, pour avoir l’extérieur bien composé et l’intérieur rempli de grands sentiments de Dieu, s’arrêtent à cela…; ils se contentent des doux entretiens qu’ils ont avec Dieu dans l’oraison… Ne nous trompons pas : toute notre tâche consiste à passer aux actes. Et cela est tellement vrai que l’apôtre saint Jean nous déclare qu’il n’y a que nos œuvres qui nous accompagnent dans l’autre vie (Ap 14,13). Faisons donc réflexion à cela ; d’autant plus qu’en ce siècle il y en a beaucoup qui semblent vertueux, et qui en effet le sont, qui néanmoins inclinent à une voie douce et molle plutôt qu’à une dévotion laborieuse et solide.

    L’Église est comparée à une grande moisson qui requiert des ouvriers, mais des ouvriers qui travaillent. Il n’y a rien de plus conforme à l’Évangile que d’amasser, d’un côté, des lumières et des forces pour son âme dans l’oraison, dans la lecture et dans la solitude, et d’aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle. C’est faire comme notre Seigneur a fait, et, après lui, ses apôtres ; c’est joindre l’office de Marthe à celui de Marie ; c’est imiter la colombe, qui digère à moitié la pâture qu’elle a prise et puis met le reste par son bec dans celui de ses petits pour les nourrir. Voilà comme nous devons faire, voilà comme nous devons témoigner à Dieu par nos œuvres comme nous l’aimons. Toute notre tâche consiste à passer aux actes.

    Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
    Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171 (Seuil 1960 p. 908 et Orval)

     

     

     

  • Salaire

    http://youtu.be/cRBEkC_Ty04

     

    « Allez, vous aussi, à ma vigne »

    Il est bien évident que cette parabole vise la conversion des hommes à Dieu, les uns dès leur jeune âge, d’autres un peu plus tard, et enfin quelques-uns seulement dans leur vieillesse. Le Christ réprime l’orgueil des premiers appelés pour les empêcher de faire des reproches à ceux de la onzième heure, en leur montrant que la récompense est la même pour tous. En même temps il stimule le zèle de ces derniers en leur montrant qu’ils peuvent mériter le même salaire que les premiers. Le Sauveur venait de parler du renoncement aux richesses, du mépris de tous les biens, de vertus qui demandent un grand cœur et du courage. Il fallait pour cela stimuler l’ardeur d’une âme pleine de jeunesse ; le Seigneur rallume donc en eux la flamme de la charité et fortifie leur courage en leur montrant que même ceux qui sont arrivés les derniers reçoivent le salaire de toute la journée…

    Pour parler plus clairement, certains pouvaient en abuser et tomber dans l’indifférence et le relâchement. Les disciples verront clairement que cette largesse est un effet de la miséricorde de Dieu, qui seule les soutiendra pour mériter une récompense si magnifique… Toutes les paraboles de Jésus, celles des vierges, du filet, des épines, de l’arbre stérile, nous invitent à montrer notre vertu dans nos actes… Il nous exhorte à une vie pure et sainte. Une vie sainte coûte plus à notre cœur que la simple pureté de la foi, car c’est une lutte continuelle, un labeur infatigable.

    Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
    Homélies sur l’évangile de Matthieu, n°64, 4

     

     

     

  • « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers.»

    Un jour que je pensais à ce que je pouvais faire pour sauver les âmes, une parole de l’Évangile m’a montré une vive lumière. Autrefois Jésus disait à ses disciples en leur montrant les champs de blés mûrs : « Levez les yeux et voyez comme les campagnes sont déjà assez blanches pour être moissonnées » (Jn 4,35), et un peu plus tard : « A la vérité la moisson est abondante mais le nombre des ouvriers est petit ; demandez donc au maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers ». Quel mystère ! Jésus n’est-il pas tout-puissant ? Les créatures ne sont-elles pas à celui qui les a faites ? Pourquoi Jésus dit-il donc : « Demandez au maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers » ? Pourquoi ?

    Ah ! c’est que Jésus a pour nous un amour si incompréhensible qu’il veut que nous ayons part avec lui au salut des âmes. Il ne veut rien faire sans nous. Le créateur de l’univers attend la prière d’une pauvre petite âme pour sauver les autres âmes rachetées comme elle au prix de tout son sang. Notre vocation à nous ce n’est pas d’aller moissonner dans les champs de blés mûrs. Jésus ne nous dit pas : « Baissez les yeux, regardez les campagnes et allez les moissonner ». Notre mission [comme Carmélites] est encore plus sublime. Voici les paroles de notre Jésus : « Levez les yeux et voyez. Voyez comme dans mon Ciel il y a des places vides, c’est à vous de les remplir ; vous êtes mes Moïse priant sur la montagne (Ex 17,8s). Demandez-moi des ouvriers et j’en enverrai, je n’attends qu’une prière, un soupir de votre cœur ! »

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l’Église
    Lettre 135


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  • Ouvriers

    Il leur dit :

    « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
    Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

    Luc 10, 2

  • Ouvriers de la vigne

     

    vigneLe Royaume des cieux est comparable, en effet, au maître d’un domaine qui sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec les ouvriers d’une pièce d’argent pour la journée et les envoya à sa vigne. Sorti vers 9h, il en vit d’autres qui se tenaient sur la place, sans travail, et il leur dit: « Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste ».  Ils y allèrent. Sorti de nouveau vers midi, puis vers 15h, il fit de même. Sur le coup de cinq heure du soir, il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient là et leur dit: « Pourquoi êtes-vous restés là tout le jour, sans travail »? « C’est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés ». Il leur dit: « Allez, vous aussi, à ma vigne ».

           Le soir venu, le maître de la vigne dit à son comptable: « Appelle les ouvriers, et remets à chacun son salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers ». Ceux de cinq heure du soir vinrent donc et reçurent chacun une pièce d’argent. Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu’ils allaient recevoir davantage; mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent.  En la recevant, ils murmuraient contre le maître de maison: « Ces derniers venus, disaient-ils, n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons supporté le poids du jour et la grosse chaleur ». Mais, il répliqua à l’un d’eux: « Mon ami, je ne te fais pas de tort; n’es-tu pas convenu avec moi d’une pièce d’argent? Emporte ce qui est à toi et va-t-en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien? Ou alors ton oeil est-il mauvais parce que je suis bon »! Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers».      

    Matthieu chapitre 20

     

    En référence à cet évangile, Jean-Paul II, dans sa lettre aux laïcs de l’église catholique écrit:

    « La vigne, c’est le monde entier qui doit être transformé selon le dessein de Dieu en vue de l’avènement définitif du Royaume de Dieu… Examinez donc un peu votre mode de vie, et vérifiez bien si vous êtes des ouvriers du Seigneur. Que chacun juge ce qu’il fait et se rende compte s’il travaille dans la vigne du Seigneur ».

    (Les fidèles laïcs du Christ, 1988, introduction.)