Étiquette : figuier

  • Fête de saint Barthélémy, apôtre

    barthelemyL’évangéliste Jean nous rapporte que, lorsque Jésus voit Nathanaël s’approcher, il s’exclame : « Voici un véritable fils d’Israël, un homme qui ne sait pas mentir ». Il s’agit d’un éloge qui rappelle le texte d’un psaume : « Heureux l’homme…dont l’esprit est sans fraude » (Ps 31,2), mais qui suscite la curiosité de Nathanaël ; il réplique avec étonnement : « Comment me connais-tu ? » La réponse de Jésus n’est pas rapidement compréhensible.

    Il dit : « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ». Nous ne savons pas ce qui s’est passé sous ce figuier. Il est évident qu’il s’agit d’un moment décisif dans la vie de Nathanaël. Il se sent touché au plus profond du cœur par ces paroles de Jésus, il se sent compris et il comprend : cet homme sait tout sur moi, il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement faire confiance à cet homme. Et ainsi, il répond par une profession de foi limpide et belle en disant : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ! »

    Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l’itinéraire d’adhésion à Jésus. Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l’identité de Jésus : il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique, que dans son rapport au peuple d’Israël, dont il est déclaré le roi, un qualificatif propre au Messie attendu. Nous ne devons jamais perdre de vue ni l’une ni l’autre de ces deux composantes, car si nous proclamons seulement la dimension céleste de Jésus, nous risquons d’en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l’histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui précisément le qualifie.

    Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
    Audience générale du 04/10/06 (© Libreria Editrice Vaticana)

     

     

     

  • « Voyez le figuier ! »

    monde invisible

    La terre que nous voyons ne nous satisfait pas. Ce n’est qu’un commencement ; ce n’est qu’une promesse d’un au-delà ; même dans sa plus grande joie, quand elle se couvre de toutes ses fleurs, et qu’elle montre tous ses trésors cachés de la manière la plus attirante, même alors, cela ne nous suffit pas. Nous savons qu’il y a en elle beaucoup plus de choses que nous n’en voyons. Un monde de saints et d’anges, un monde glorieux, le palais de Dieu, la montagne du Seigneur Sabaoth, la Jérusalem céleste, le trône de Dieu et du Christ : toutes ces merveilles éternelles, très précieuses, mystérieuses et incompréhensibles, se cachent derrière ce que nous voyons. Ce que nous voyons n’est que l’écorce extérieure d’un royaume éternel, et c’est sur ce royaume que nous fixons les yeux de notre foi.

    Montre-toi, Seigneur, comme au temps de ta Nativité, où les anges ont visité les bergers ; que ta gloire s’épanouisse comme les fleurs et le feuillage s’épanouissent sur les arbres. Par ta grande puissance, transforme le monde visible en ce monde plus divin que nous ne voyons pas encore. Que ce que nous voyons soit transformé en ce que nous croyons. Si brillants que soient le soleil, le ciel, et les nuages, si verdoyants que soient les feuilles et les champs, si doux que soit le chant des oiseaux, nous savons que tout n’est pas là, et que nous ne voulons pas prendre la partie pour le tout. Ces choses procèdent d’un centre d’amour et de bonté qui est Dieu lui-même, mais elles ne sont pas sa plénitude. Elles parlent du ciel, mais elles ne sont pas le ciel. Elles ne sont en quelque sorte que des rayons égarés, un faible reflet de son image ; elles ne sont que des miettes qui tombent de la table.

    Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
    « The Invisible World » PPS, t. 4, n°13 (trad. AELF rev.)

     

     

     

  • Texte du jour

    Giotto – Padoue (Italie)

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 11,11-26.
    Après son arrivée au milieu des acclamations, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il inspecta du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit avec les Douze pour aller à Béthanie.
    Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim.
    Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues.
    Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples écoutaient.
    Ils arrivent à Jérusalem. Alors Jésus entra dans le Temple et se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes,
    et il ne laissait personne traverser le Temple en portant quoi que ce soit.
    Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison s’appellera maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
    Les chefs des prêtres et les scribes apprirent la chose, et ils cherchaient comment le faire mourir. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement.
    Et quand le soir tombait, Jésus et ses disciples s’en allaient hors de la ville.
    Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines.
    Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. »
    Alors Jésus leur déclare : « Ayez foi en Dieu.
    Amen, je vous le dis : tout homme qui dira à cette montagne : ‘Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer’, s’il ne doute pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé !
    C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez déjà reçu, cela vous sera accordé.
    Et quand vous êtes là, en train de prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »

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  • Neuvième jour de la neuvaine pour la fête du Christ Roi

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33.
    Jésus parlait à ses disciples de sa venue. Il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres.
    Dès qu’ils bourgeonnent, vous n’avez qu’à les regarder pour savoir que l’été est déjà proche.
    De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
    Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout arrive.
    Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »

  • Troisième dimanche

    Marc Chagall – Moïse devant le buisson ardent

    Le figuier – Evangile selon saint Luc (13, 1-9)


    Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
    Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vient chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouve pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera- t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas’. »

  • Le figuier

     

    figuier(hébreu theènàh, grec sukê).

    L’importance du figuier dans l’économie de la Palestine ressort des nombreux passages qui en parlent dans la Bible: une cinquantaine. «Les produits de la contrée judéenne furent surtout ses arbres fruitiers, et spécialement la grande triade: olivier, vigne et figuier, les trois espèces que les arbres, dans la parabole antique, demandent tour à tour pour roi (Jug 9:8). Toute la poésie de l’A.T, les célèbre, ainsi que les proverbes parlant du confort du foyer et de la prospérité du pays. C’est eux qui donnent brillante parure à tout ce qui n’est pas en Judée paysage désertique. A toute époque c’est d’eux uniquement que les habitants tirèrent non seulement leur subsistance, mais encore, grâce à la production surabondante, le moyen de se procurer par échange les ressources dont manquait leur propre pays; aucun de ces arbres, en effet, ne se trouve en Babylonie ou en Arabie.» (G.-A. Smith.)