Étiquette : Jésus Christ

  • « Personne ne mit la main sur lui. »

    Nous rencontrons dans le Christ des traits si humains qu’ils n’ont rien qui les distingue de notre commune faiblesse à nous mortels, et en même temps des traits si divins qu’ils ne peuvent convenir qu’à la souveraine et ineffable nature divine. Devant cela, l’intelligence humaine, trop étroite, est frappée d’une telle admiration qu’elle ne sait à quoi s’en tenir ni quelle direction prendre. Sent-elle Dieu dans le Christ, elle le voit pourtant mourir. Le prend-elle pour un homme, voici qu’il revient d’entre les morts, avec son butin de victoire, après avoir détruit l’empire de la mort. Aussi notre contemplation doit-elle s’exercer avec tant de révérence et de crainte qu’elle considère dans le même Jésus la vérité des deux natures, évitant d’attribuer à l’ineffable essence divine des choses qui sont indignes d’elle ou qui ne lui conviennent pas, mais évitant aussi de ne voir dans les événements de l’histoire que des apparences illusoires.

    Vraiment, faire entendre de telles choses à des oreilles humaines, essayer de les exprimer par des mots dépasse largement nos forces, notre talent et notre langage. Je pense même que cela dépasse la mesure des apôtres. Bien plus, l’explication de ce mystère transcende probablement tout l’ordre des puissances angéliques.

    Origène (v. 185-253)

     

     

     

  • « C’est de moi qu’il a parlé dans l’Écriture. »

    « Le visage de Moïse rayonnait parce qu’il avait parlé avec Dieu. Aaron et tous les Israélites le virent… et avaient peur de l’approcher… Quand Moïse eut fini de leur parler, il mit un voile sur son visage » (Ex 34,29s). L’éclat dont resplendissait le visage de Moïse, c’était le Christ qui brillait en lui ; mais il a été caché aux yeux des Hébreux ; ils ne l’ont pas vu… Tout l’Ancien Testament se présente à nous voilé, comme Moïse, le symbole de toute prophétie. Derrière ce voile, étendu sur les livres des prophètes, apparaît le Christ, auguste juge, siégeant sur son trône de gloire…

    Si Moïse était voilé, quel autre prophète aurait pu se découvrir la face ? À sa suite, tous voilèrent donc leurs discours. Simultanément, ils annonçaient et voilaient ; ils présentaient leur message, et en même temps le recouvraient d’un voile… C’est parce que Jésus brillait dans leurs livres qu’un voile le dérobait aux yeux, voile qui proclame à tout l’univers que les paroles des Saintes Écritures ont un sens caché…

    Notre Seigneur a soulevé ce voile lorsqu’il a expliqué les mystères à l’univers entier. Par sa venue, le Fils de Dieu a découvert le visage de Moïse voilé jusqu’alors, paroles inintelligibles. La nouvelle alliance est venue éclairer l’ancienne ; le monde peut enfin saisir ces paroles que plus rien ne recouvre. Le Seigneur, notre Soleil, s’est levé sur le monde et a illuminé toute créature ; mystère, énigmes sont enfin éclaircis. Le voile qui recouvrait les livres a été soulevé et le monde contemple le Fils de Dieu à visage découvert.

    Saint Jacques de Saroug (v. 449-521)

     

     

     

  • « L’homme se mit à voir, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. »

    Notre Rédempteur, prévoyant que les disciples seraient troublés par sa Passion, leur annonce bien à l’avance à la fois les souffrances de sa Passion et la gloire de sa résurrection (Lc 18,31-33). Ainsi en le voyant mourir comme il le leur avait annoncé, ils ne douteraient pas de sa résurrection. Mais pris encore dans notre condition charnelle, les disciples ne pouvaient pas saisir ces paroles annonçant le mystère (v. 34). C’est alors qu’intervient un miracle : sous leurs yeux un aveugle recouvre la vue, pour que ceux qui étaient incapables de saisir les paroles du mystère surnaturel soient soutenus dans leur foi à la vue d’un acte surnaturel.

    Car nous devons porter un double regard sur les miracles de notre Sauveur et Maître : ce sont des faits qu’il faut accueillir comme tels et ce sont des signes qui renvoient à autre chose… Ainsi, au plan de l’histoire, nous ne savons rien de qui était cet aveugle. Mais qui est désigné de façon cachée, nous le savons. Cet aveugle, c’est le genre humain chassé, en la personne de son premier père, de la joie du Paradis, et qui n’a aucune connaissance de la lumière divine mais qui est condamné à vivre dans les ténèbres. Pourtant, la présence de son Rédempteur l’illumine ; il commence à voir les joies de la lumière intérieure, et, en les désirant, il peut poser le pied sur le chemin de vie des bonnes œuvres.

    Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l’Église

     

     

  • « Marie, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. »

    Pour que rien ne me sorte du beau silence du dedans, [je garderai] toujours la même condition, le même isolement, la même séparation, le même dépouillement. Si mes désirs, mes craintes, mes joies ou mes douleurs… ne sont pas parfaitement ordonnés à Dieu, je ne serai pas solitaire, il y aura du bruit en moi ; il faut donc l’apaisement, le « sommeil des puissances », l’unité de l’être. « Écoute, ma fille, prête l’oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père, et le Roi sera épris de ta beauté » (Ps 44,11-12)… « Oublier son peuple » c’est difficile, il me semble ; car ce peuple c’est tout ce monde qui fait pour ainsi dire partie de nous-mêmes : c’est la sensibilité, les souvenirs, les impressions, etc. … Quand l’âme a fait cette rupture, quand elle est libre de tout cela, le Roi est épris de sa beauté… Le Créateur, en voyant le beau silence qui règne en sa créature, en la considérant toute recueillie…, la fait passer en cette solitude immense, infinie, en ce « lieu spacieux » chanté par le prophète (Ps 17,20) et qui n’est autre que lui-même… « Je la conduirai dans la solitude et je lui parlerai au cœur. » (Os 2,16) La voici, cette âme entrée en cette vaste solitude où Dieu va se faire entendre ! « Sa parole, dit saint Paul, est vivante et efficace, et plus pénétrante qu’aucun glaive à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, jusque dans les jointures et dans les mœlles. » (He 4,12) C’est donc elle directement qui achèvera le travail du dépouillement dans l’âme… Mais ce n’est pas tout de l’entendre, cette parole, il faut la garder ! (Jn 14,23) Et c’est en la gardant que l’âme sera « sanctifiée dans la vérité » (Jn 17,17) ; c’est là le désir du Maître… À celui qui garde sa parole, n’a-t-il pas fait cette promesse : « Mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » ? (Jn 14,23) C’est toute la Trinité qui habite dans l’âme qui l’aime en vérité, c’est-à-dire en gardant sa parole.

    Sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906), carmélite

     

     

     

     

  • « Celui qui vous écoute, m’écoute. »

    Quelqu’un, ayant entendu le verset « Offre à Dieu un sacrifice de louange » (Ps 49,14), s’était dit : « Tous les jours, en me levant, j’irai à l’église, j’y chanterai un hymne du matin ; en fin de journée un hymne du soir ; puis chez moi un troisième et un quatrième hymne. Ainsi, je ferai tous les jours un sacrifice de louange et je l’offrirai à mon Dieu ». C’est bien de faire ainsi, si tu le fais vraiment, mais garde-toi de te rassurer sur ce que tu fais, et crains que, tandis que ta langue parle bien devant Dieu, ta vie ne parle mal devant lui… Prends garde de vivre mal, tout en parlant bien. Pourquoi cela ? Parce que Dieu dit au pécheur : « Qu’as-tu à réciter mes commandements, à garder mon alliance à la bouche, [toi qui rejettes mes paroles derrière toi] ? » (v. 16-17) Voyez avec quelle crainte nous devons vous parler… Vous, mes frères, vous êtes en sécurité : si vous entendez dire de bonnes choses, c’est Dieu que vous entendez, quelle que soit la bouche qui vous parle. Mais Dieu n’a pas voulu laisser ceux qui parlent sans les reprendre, de peur qu’ils ne s’endorment en sécurité dans une vie de désordre, se disant qu’ils parlent du bien, se disant : « Dieu ne voudra pas nous perdre, nous par qui il a voulu dire de si bonnes choses à son peuple ». Donc, vous qui parlez, qui que vous soyez, écoutez ce que vous dites ; vous qui voulez être écoutés, écoutez-vous, vous les premiers… Puissé-je écouter le premier, puissé-je écouter, écouter mieux que tous « ce que le Seigneur Dieu dit en moi, car il fait entendre des paroles de paix à son peuple » (Ps 84,9).

    Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

     

     

     

     

  • « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête »

    Rappelle-toi de la gloire du Père

    Rappelle-toi des divines splendeurs

    Que tu quittas t’exilant sur la terre

    Pour racheter tous les pauvres pécheurs

     

    Ô Jésus ! t’abaissant vers la Vierge Marie

    Tu voilas ta grandeur et ta gloire infinie Ah ! du sein maternel

    Qui fut ton second Ciel Rappelle-toi…

    Rappelle-toi que sur d’autres rivages

     

    Les astres d’or et la lune d’argent

    Que je contemple en l’azur sans nuages

    Ont réjoui, charmé tes yeux d’Enfant.

    De ta petite main qui caressait Marie

    Tu soutenais le monde et lui donnais la vie.

     

    Et tu pensais à moi, Jésus, mon petit Roi

    Rappelle-toi. Rappelle-toi que dans la solitude

    Tu travaillais de tes divines mains

    Vivre oublié fut ta plus douce étude

     

    Tu rejetas le savoir des humains

    Ô Toi ! qui d’un seul mot pouvais charmer le monde

    Tu te plus à cacher ta sagesse profonde.

    Tu parus ignorant, Ô Seigneur Tout-Puissant !

     

    Rappelle-toi. Rappelle-toi qu’étranger sur la terre,

    Tu fus errant, toi le Verbe Éternel,

    Tu n’avais rien ; non, pas même une pierre

    Pas un abri, comme l’oiseau du ciel.

     

    Ô Jésus ! viens en moi, viens reposer ta Tête,

    Viens, à te recevoir mon âme est toute prête

    Mon Bien-Aimé Sauveur

    Repose dans mon cœur Il est à Toi.

     

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l’Église

     

     

  • « Sa parole était pleine d’autorité. »

    « La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus incisive qu’un glaive à deux tranchants » (He 4,12). Toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu, voilà ce que par ces mots l’apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ, lui qui est la parole, la force et la sagesse de Dieu (1Co 1,24). Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement par le peuple des croyants… Elle est vivante cette Parole à qui le Père a donné d’avoir la vie en elle-même, comme lui la possède en lui-même (Jn 5,26). C’est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est la vie, comme il est écrit : « Je suis la voie, la vérité, la vie » (Jn 14,6). Et puisqu’elle est la vie, elle est vivante et vivifiante, car « comme le Père relève les morts et leur donne la vie, ainsi le Fils lui aussi donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21). Elle est vivifiante lorsqu’elle appelle Lazare hors du tombeau et lui dit : « Viens dehors ! » (Jn 11,43) Lorsque cette Parole est proclamée, la voix qui la prononce résonne à l’extérieur avec une force qui, perçue à l’intérieur, fait revivre les morts, et en éveillant la foi, suscite de vrais enfants à Abraham (Mt 3,9). Oui, elle est vivante cette Parole, vivante dans le cœur du Père, dans la bouche de celui qui la proclame, dans le cœur de celui qui croit et qui aime.

    Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque

     

     

     

     

  • « Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et sa puissance. » (Ac 10,38)

    Notre Sauveur est devenu Christ ou Messie dans son incarnation, et il demeure vrai roi et vrai prêtre… Chez les Israélites, les prêtres et rois recevaient une onction d’huile… ; on les appelaient « chrismés » ou « christs » — tandis que le Sauveur, qui est vraiment le Christ, a été consacré par l’onction du Saint-Esprit… Par le Sauveur lui-même, nous savons que cela est vrai. Quand il a reçu le livre d’Isaïe, il l’a ouvert et y a lu : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction », puis il a déclaré que la prophétie était alors accomplie pour ceux qui l’entendaient. En outre, Pierre, le prince des apôtres, nous a enseigné que cette huile sainte, ce chrême, par lequel le Seigneur se manifeste comme Christ, est le Saint-Esprit, autrement dit la puissance de Dieu. Dans les Actes des Apôtres, lorsqu’il parlait à cet homme plein de foi et de miséricorde qu’était le centurion, il dit : « Cela a commencé en Galilée, après le baptême proclamé par Jean. Jésus de Nazareth, Dieu l’a consacré par l’Esprit Saint et sa puissance. Là où il passait, il accomplissait des miracles et des merveilles, et il délivrait tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du démon » (10,37s). Vous voyez donc que Pierre aussi l’a dit : Ce Jésus, dans son incarnation, a reçu l’onction qui l’a « consacré par l’Esprit Saint et sa puissance ». C’est pourquoi Jésus lui-même, dans son incarnation, a été fait Christ, lui que l’onction de l’Esprit Saint a fait roi et prêtre pour toujours.

    Faustin de Rome (2e moitié du 4e s.), prêtre

     

     

     

     

     

  • « C’est votre intérêt que je m’en aille. »

    L’Esprit Saint a couvert la Vierge Marie de son ombre (Lc 1,35) et, le jour de la Pentecôte, il a fortifié les apôtres ; pour elle, c’était en vue d’adoucir l’effet de la venue de la divinité en son corps virginal et, chez eux, en vue de les « revêtir de la force d’en haut » (Lc 24,49), c’est-à dire de la charité la plus ardente… Comment, dans leur faiblesse, auraient-ils pu remplir leur mission de triompher de la mort sans cet « amour aussi fort que la mort » et de ne pas laisser « les portes de l’enfer prévaloir contre eux » sans cet « amour aussi inflexible que l’enfer » ? (Mt 16,18; Ct 8,6) Or, en voyant ce zèle, certains les croyaient ivres (Ac 2,13). Effectivement, ils étaient ivres, mais d’un vin nouveau…, celui que la « vraie vigne » avait laissé couler du haut du ciel, celui « qui réjouit le cœur de l’homme » (Jn 15,1; Ps 103,15)… C’était un vin nouveau pour les habitants de la terre, mais au ciel il se trouvait en abondance…, il coulait à flot dans les rues et sur les places de la cité sainte, où il répandait la joie du cœur…

    Ainsi, il y avait au ciel un vin particulier que la terre ignorait. Mais la terre avait aussi quelque chose qui lui était propre et qui faisait sa gloire — la chair du Christ -– et les cieux avaient une grande soif de la présence de cette chair. Qui pourrait empêcher cet échange si sûr et si riche en grâce entre le ciel et la terre, entre les anges et les apôtres, de sorte que la terre possède l’Esprit Saint et le ciel la chair du Christ ?… « Si je ne m’en vais pas, dit Jésus, le Défenseur ne viendra pas à vous. » C’est-à-dire, si vous ne laissez pas partir ce que vous aimez, vous n’obtiendrez pas ce que vous désirez. « C’est votre intérêt que je m’en aille » et que je vous transporte de la terre au ciel, de la chair à l’esprit ; car le Père est esprit, le Fils est esprit, et l’Esprit Saint est aussi esprit… Et le Père « qui est esprit, recherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité » (Jn 4,23-24).

    Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
    3ème sermon pour la Pentecôte

     

     

  • « Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais et elles me suivent. »

    Bon Pasteur, Jésus, pasteur vraiment bon, pasteur plein de bienveillance et de tendresse, vers toi monte le cri d’un pasteur pauvre et misérable : pasteur fragile, pasteur maladroit, pasteur quelconque (cf Lc 17,10), mais malgré tout, pasteur de tes brebis. Oui, vers toi, Bon Pasteur, monte le cri de ce pasteur qui est loin d’être bon ; vers toi il crie, inquiet pour lui-même, inquiet pour tes brebis… Tu connais mon cœur, Seigneur : tu sais que mon souhait est de dépenser entièrement pour ceux que tu m’a confiés tout ce que tu as donné à ton serviteur…, et plus que tout, me dépenser pour eux sans compter (2Co 12,15)…

    Toi-même, tu n’as pas dédaigné de te dépenser pour eux. Apprends-moi donc, Seigneur, à moi ton serviteur, apprends-moi, par ton Esprit Saint, comment me dépenser pour eux… Donne-moi, Seigneur, par ta grâce inexprimable, de supporter avec patience leurs faiblesses, d’y compatir avec bonté, de les secourir avec discrétion. Que l’enseignement de ton Esprit m’apprenne à consoler les affligés, à fortifier les craintifs, à relever ceux qui tombent, à être faible avec les faibles, à partager la brûlure de ceux qui trébuchent, à me faire tout à tous pour les gagner tous (2Co 11,29; 1Co 9,19.22). Mets sur mes lèvres une parole vraie, une parole droite, une parole juste, afin qu’ils grandissent dans la foi, l’espérance et l’amour, en chasteté et en humilité, en patience et en obéissance, en ferveur d’esprit et pureté de cœur. Puisque c’est toi qui leur as donné ce guide aveugle (Mt 15,14), cet enseignant ignorant, ce chef incapable, enseigne celui que tu as établi comme enseignant, conduis celui à qui tu as ordonné de conduire les autres.

    Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
    Prière d’un pasteur, 1.7 (trad cf coll. Pain de Cîteaux, n°24, p. 261s)