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Archive pour décembre 2020

Dieu est sur la terre et l’homme est dans les cieux

jeudi 31 décembre 2020

Dieu, qui a donné l’être aux créatures, a lié toute chose à sa providence.

Lui qui est le maître et qui s’est fait esclave (cf. Ph 2,6-7), a révélé à la création la cime de sa providence.

Dieu le Verbe, qui sans changer s’est incarné, s’est uni dans la chair à toute la création.

Un miracle étrange a lieu dans le ciel et sur la terre : Dieu est sur la terre, et l’homme est dans les cieux.

Après avoir uni aux anges les hommes, il accorde ainsi à tout le monde créé la déification.

La sanctification et la déification des anges et des hommes, c’est la connaissance de la Trinité sainte et consubstantielle. (…)

Quand le Verbe s’est fait chair (cf. Jn 1,14) dans son amour de l’homme, il n’a pas changé ce qu’il était, ni a modifié ce qu’il est devenu.

De même que nous disons que l’unique et même Christ est né de la divinité et de l’humanité, et existe dans sa divinité et son humanité, de même nous disons qu’il est né de deux natures, et qu’il existe en deux natures. (…)

Jésus est le Christ l’un de la Trinité, dont toi aussi tu dois être l’héritier (cf. Rm 8,17).

Thalassius l’Africain

« Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. »

mercredi 30 décembre 2020

« Dieu prépare pour eux une cité » (He 11,16) : la foi et le bien commun. Dans la présentation de l’histoire des patriarches et des justes de l’Ancien Testament, la lettre aux Hébreux met en relief un aspect essentiel de leur foi. Elle ne se présente pas seulement comme un chemin, mais aussi comme l’édification, la préparation d’un lieu dans lequel les hommes peuvent habiter ensemble…. Si l’homme de foi s’appuie sur le Dieu de l’Amen, sur le Dieu fidèle (Is 65,16), et devient ainsi lui-même assuré, nous pouvons ajouter que cette fermeté de la foi fait référence aussi à la cité que Dieu prépare pour l’homme. La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant : la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. Le Dieu digne de confiance donne aux hommes une cité fiable.

En raison de son lien avec l’amour (Ga 5,6), la lumière de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la paix. La foi naît de la rencontre avec l’amour originaire de Dieu en qui apparaissent le sens et la bonté de notre vie… La lumière de la foi est capable de valoriser la richesse des relations humaines, leur capacité à perdurer, à être fiables et à enrichir la vie commune. La foi n’éloigne pas du monde et ne reste pas étrangère à l’engagement concret de nos contemporains.

Sans un amour digne de confiance, rien ne pourrait tenir les hommes vraiment unis entre eux. Leur unité ne serait concevable que fondée uniquement sur l’utilité, sur la composition des intérêts, sur la peur, mais non pas sur le bien de vivre ensemble, ni sur la joie que la simple présence de l’autre peut susciter… Oui, la foi est un bien pour tous, elle est un bien commun. Sa lumière n’éclaire pas seulement l’intérieur de l’Église et ne sert pas seulement à construire une cité éternelle dans l’au-delà ; elle nous aide à édifier nos sociétés, afin que nous marchions vers un avenir plein d’espérance.

Pape François

 

 

 

« Maintenant…tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix. »

mardi 29 décembre 2020

« Le Royaume de Dieu est proche » (Lc 21,31). Le Royaume de Dieu, très chers frères, approche désormais. Avec la fin du monde s’annoncent déjà la récompense de la vie, le bonheur du salut éternel, la sécurité perpétuelle et la joie du paradis que nous avons jadis perdue. Et déjà les réalités du ciel succèdent aux réalités humaines, les grandes aux petites, les éternelles aux temporelles. Y a-t-il lieu de s’inquiéter, d’appréhender l’avenir ?…

En effet, il est écrit que « le juste vit de sa foi » (Rm 1,17). Si vous êtes justes, si vous vivez de la foi, si vous croyez vraiment en Jésus Christ, pourquoi ne vous réjouissez-vous pas d’être appelés vers le Christ…, puisque vous êtes forts de la promesse de Dieu et destinés à être avec le Christ ? Prenez l’exemple de Syméon, le juste : il a été vraiment juste et a observé fidèlement les commandements de Dieu. Une inspiration divine lui avait appris qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Christ, si bien que lorsque le Christ enfant est venu au Temple avec sa mère, il a réalisé, éclairé par l’Esprit Saint, que le Sauveur était né, comme il lui avait été prédit ; et à sa vue, il a compris que sa mort était imminente.

Tout joyeux de cette perspective et sûr désormais d’être prochainement rappelé auprès de Dieu, il a pris l’enfant dans ses bras et s’est exclamé en bénissant le Seigneur : « Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut ». Il prouvait ainsi et il témoignait que la paix de Dieu appartient bien à ses serviteurs, qu’ils jouissent des douceurs de la quiétude et de la liberté lorsque, soustraits aux tourments du monde, ils gagnent le refuge et la sécurité éternels… C’est alors seulement que l’âme trouve la paix véritable, le repos total, la sécurité durable et perpétuelle.

Saint Cyprien (v. 200-258)

 

 

Fête des saints Innocents, martyrs

lundi 28 décembre 2020

L’apôtre Jean écrit : « Celui qui dit qu’il demeure dans le Christ doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6) ; et saint Paul : « Nous sommes enfants de Dieu ; puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire » (Rm 8,16s)… Frères très chers, imitons Abel le juste qui a inauguré le martyre en subissant le premier la mort pour la justice (Gn 4,8)…; imitons les trois jeunes gens, Ananias, Azarias, Misaël, qui…ont vaincu un roi par la vaillance de leur foi (Dn 3)… Les prophètes à qui l’Esprit Saint avait donné la connaissance de l’avenir et les apôtres que le Seigneur avait choisis, est-ce que ces justes ne nous apprennent pas, en se laissant mettre à mort, à mourir à notre tour pour la justice ?

La naissance du Christ a été marquée aussitôt par le martyre des enfants de moins de deux ans, à cause de son nom ; incapables de combattre, ils ont réussi à conquérir la couronne. Pour que ce soit bien clair que ceux que l’on tue pour le Christ sont innocents, des enfants innocents ont été mis à mort pour son nom… Combien il serait grave pour un serviteur portant le nom de chrétien de ne pas vouloir souffrir quand son maître, le Christ, a souffert le premier…! Le Fils de Dieu a souffert pour faire de nous des enfants de Dieu, et les enfants des hommes ne veulent pas souffrir pour continuer d’être enfants de Dieu…? Le maître du monde nous le rappelle : « Si le monde a de la haine contre vous, souvenez-vous qu’il en a eu contre moi d’abord. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis et tirés du monde… Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas au-dessus de son maître » (Jn 15,18-20)…

Lorsque nous soutenons le combat de la foi, Dieu nous regarde, ses anges nous regardent, le Christ nous regarde. Quelle gloire, quelle chance d’avoir Dieu comme président de l’épreuve et le Christ pour juge lorsque nous sommes couronnés ! Armons-nous donc, frères très chers, de toutes nos forces, préparons-nous à la lutte avec une âme sans tache, une foi entière, un courage généreux.

Saint Cyprien (v. 200-258)

 

 

Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

dimanche 27 décembre 2020

Vous pouvez prier la Sainte Famille pour la vôtre :

Notre Père qui es aux cieux, tu nous as donné un modèle de vie
dans la Sainte Famille de Nazareth.
Aide-nous, Père très aimant, à faire de notre famille
un nouveau Nazareth où règnent la joie et la paix.
Qu’elle soit profondément contemplative,
intensément eucharistique et vibrante de joie.
Aide-nous à rester ensemble à travers bonheur et peine
grâce à la prière familiale.
Apprends-nous à reconnaître Jésus
dans chaque membre de notre propre famille,
particulièrement quand il souffre et reste blessé.
Que le Cœur eucharistique de Jésus
rende nos cœurs doux et humbles comme le sien (Mt 11,29).
Aide-nous à accomplir saintement notre vocation familiale.
Puissions-nous nous aimer les uns les autres
comme Dieu aime chacun de nous,
chaque jour davantage,
et nous pardonner nos fautes les uns aux autres
comme tu nous pardonnes nos péchés.
Aide-nous, Père très aimant,
à prendre tout ce tu nous donnes
et à donner tout ce que tu nous prends
avec un large sourire.
Cœur immaculé de Marie, cause de notre joie,
prie pour nous.
Saint Joseph, prie pour nous.
Saints anges gardiens,
soyez toujours avec nous,
guidez-nous, protégez-nous.

Amen.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

 

 

Fête de saint Étienne, premier martyr

samedi 26 décembre 2020

Imitons notre Seigneur, et prions pour nos ennemis… Il était crucifié et priait en même temps son Père en faveur de ceux qui le crucifiaient. Mais comment pourrais-je imiter le Seigneur, peut-on se demander ? Si tu le veux, tu le peux. Si tu n’étais pas capable de le faire, comment aurait-il pu dire : « Prenez exemple sur moi, car je suis doux et humble de cœur » ? (Mt 11,29)…

Si tu as du mal à imiter le Seigneur, imite du moins celui qui est aussi son serviteur, son diacre. Je veux parler d’Étienne. Lui en effet, a imité le Seigneur. De même que le Christ au milieu de ceux qui le crucifiaient, sans tenir compte de la croix, sans tenir compte de sa propre situation, implorait le Père en faveur de ses bourreaux (Lc 23,34), de même le serviteur, entouré de ceux qui le lapidaient, assailli par tous, accablé de volées de pierres, sans tenir compte des souffrances qu’elles lui causaient, disait : « Seigneur, ne fais pas retomber sur eux cette faute » (Ac 7,60). Tu vois comment parlait le Fils et comment prie le serviteur ? Le premier dit : « Père, pardonne-leur cette faute : ils ne savent pas ce qu’ils font » et le second dit : « Seigneur, ne leur retiens pas cette faute ». D’ailleurs, pour qu’on réalise mieux avec quelle ardeur il priait, il ne priait pas simplement debout, sous les coups des pierres, mais c’est à genoux qu’il a parlé avec conviction et compassion…

Le Christ dit : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Étienne s’écrie : « Seigneur, ne leur retiens pas cette faute ». Paul dit à son tour : « J’offre ce sacrifice pour mes frères, mes proches selon la race » (cf Rm 9,3). Moïse dit : « Si tu voulais bien pardonner leur faute, sinon efface-moi du Livre que tu as écrit » (Ex 32,32). David dit : « Que ta main retombe sur moi et sur ma famille » (2S 24,17)… Quel pardon pensons-nous pouvoir obtenir si nous faisons le contraire de ce qui nous est demandé et prions contre nos ennemis, alors que le Seigneur lui-même et ses serviteurs de l’Ancien et du Nouveau Testament nous exhortent à prier en leur faveur ?

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

 

 

Le Fils de Dieu a visité les fils d’Adam

vendredi 25 décembre 2020

Par une admirable condescendance, par un amour étonnant et incroyable, Dieu est descendu dans un corps et ayant pris chair il a visité les fils d’Adam. (…)

Le Fils de Dieu est donc devenu le Fils de l’homme, si bien que dans l’unité de la personne il était à la fois Dieu et homme : Dieu engendré de la substance du Père avant les siècles, et homme né de la substance de sa mère au cours des siècles. Il a bondi, géant à la double nature, pour chanter en paroles mélodieuses et en accents très harmonieux sur la cithare de notre corps, pour produire des sons très doux sur l’instrument formé par notre chair, pour faire retentir comme une musique d’une ineffable harmonie afin de faire se dresser les pierres, d’ébranler les arbres, d’entraîner les bêtes sauvages et de conduire dans les hauteurs les hommes délivrés de leur chair. En effet, par la douceur de cette musique admirable, des pierres il a suscité des fils d’Abraham, et les arbres des forêts, c’est-à-dire les cœurs des païens, il les a mis en mouvement vers la foi. Les bêtes féroces aussi, c’est-à-dire les passions sauvages et la rude barbarie, il les a dressées selon les bonnes mœurs ; et des hommes tirés d’entre les hommes, il les a établis au rang des dieux.

C’est donc à bon droit que (…) les chants retentissent jusqu’aux extrémités de la terre.

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

 

La lumière a lui dans les ténèbres

jeudi 24 décembre 2020

Dans l’enfantement de Marie, les cieux se sont réjouis et la terre a exulté ; l’enfer même, ébranlé, fut épouvanté. Dans leur joie, les cieux ont donné l’étoile étincelante et la glorieuse armée des anges qui chante cette louange : « Gloire à Dieu dans les hauteurs, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. » (Lc 2,14) Dans son allégresse, la terre a donné les bergers qui glorifient et les mages qui adorent en offrant leurs présents : l’or, l’encens et la myrrhe. (…)

Songe que la nuit a répandu la lumière dans les ténèbres et que, au lieu d’obscurité, elle a fourni une lumière éclatante. Cette nuit a donné la lumière avant que le soleil ne se lève, lumière qui, par son éclat extraordinaire, éclipse la splendeur du soleil. C’est de cette nuit que le psalmiste dit : « la nuit sera pour moi lumière dans mes délices. » Puis, tourné vers le Seigneur, il poursuit en disant : « Pour toi, les ténèbres ne seront pas obscures, et la nuit sera lumineuse comme le jour. Pour lui, les ténèbres sont comme la lumière. » (Ps 138(139),11-12 LXX) (…)

Recevant l’Emmanuel nouveau-né, Marie contempla une lumière incomparablement plus belle que le soleil, elle ressentit un feu que les eaux ne pouvaient éteindre. Elle reçut dans l’enveloppe du corps qu’elle avait enfanté la splendeur qui illumine toutes choses, et elle mérita de porter dans ses bras le Verbe qui porte l’univers.

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159)

 

 

« Il parlait et il bénissait Dieu. »

mercredi 23 décembre 2020

[Jean Baptiste disait : ] En ta présence, Seigneur Jésus, je ne peux pas me taire, car « je suis la voix, et la voix de celui qui crie à travers le désert : préparez le chemin du Seigneur. C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » (Mt 3,3.14)

Moi, quand je suis né, j’ai effacé la stérilité de celle qui m’enfantait ; et quand j’étais un tout nouveau-né, j’ai porté remède au mutisme de mon père en recevant de toi la grâce de ce miracle. Mais toi, né de la Vierge Marie de la manière que tu as voulue et que tu es seul à connaître, tu n’as pas effacé sa virginité, tu l’as protégée en lui ajoutant le titre de mère ; ni sa virginité n’a empêché ton enfantement, ni ton enfantement n’a souillé sa virginité. Ces deux réalités incompatibles, l’enfantement et la virginité, se sont rejointes en une harmonie unique, ce qui est à la portée du Créateur de la nature.

Moi, qui suis un homme, je ne fais que participer à la grâce divine ; mais toi, tu es à la fois Dieu et homme, parce que tu es par nature l’ami des hommes (cf Sg 1,6).

Homélie attribuée à saint Grégoire le Thaumaturge (v. 213 – v. 270)

 

 

« La promesse faite à nos pères. »

mardi 22 décembre 2020

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur (…) Il a porté secours à Israël son enfant (Lc 1,54 grec), se souvenant de sa miséricorde et de l’alliance qu’il avait établie avec Abraham et sa descendance pour l’éternité ». Voyez-vous comment la Vierge surpasse la perfection du patriarche et confirme l’alliance que Dieu a établie avec Abraham, lorsqu’il lui dit : « Telle sera l’alliance entre moi et toi » ? (Gn 17,11). (…) C’est le chant de cette prophétie que la sainte Mère de Dieu adresse à Dieu lorsqu’elle dit : « Mon âme exalte le Seigneur (…), car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses, saint est son nom. En me rendant la mère de Dieu, il préserve ma virginité. En mon sein se récapitule, pour y être sanctifiée, la plénitude de toutes les générations. Car il a béni tous les âges, hommes, femmes, jeunes gens, enfants, vieillards ». (…)

« Il a renversé les puissants de leur trône et a élevé les humbles » (…). Les humbles, les peuples païens, qui étaient affamés de justice (Mt 5,6), ont été exaltés. En faisant paraître leur humilité et leur faim de Dieu, et en sollicitant la parole de Dieu comme la Cananéenne demande les miettes (Mt 15,27), ils ont été rassasiés des richesses que recèlent les mystères divins. Car tout le lot des faveurs divines, Jésus Christ notre Dieu, le fils de la Vierge, l’a distribué aux païens. « Il a relevé Israël son enfant », non un quelconque Israël, mais son enfant, dont il honore la haute naissance. Voilà pourquoi la Mère de Dieu appelle ce peuple son enfant et son héritier. Dieu trouvant ce peuple épuisé par la lettre, exténué par la Loi, l’appelle à sa grâce. En donnant ce nom à Israël, il le relève, « se souvenant de sa miséricorde, ainsi qu’il l’avait promis à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance pour l’éternité ». Ces quelques paroles résument tout le mystère de notre salut. Voulant sauver l’humanité et sceller l’alliance établie avec nos pères, Jésus Christ alors « inclina les cieux et descendit » (Ps 17,10). Et ainsi il se manifeste à nous, se mettant à notre portée, afin que nous puissions le voir, le toucher et l’entendre parler.

Une homélie grecque du 4e siècle